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ES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Y\ ANNALES DE LA DE BE]LC3-IQ,TJE TOME XX (TROISIÈME SÉRIE, TOME V) ANNEE 1885 BRUXELLES p. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 45, RUE OU POINÇON, 45 J ^ k THOMAS DAVIDSON NOTICE BIOGRAPHIQUE V of PAR LE D-- Henry WOODWARD, LLD., F.RS. Thomas Davidson naquit à Edimbourg, le 17 mai 1817. Ses parents possédaient de grandes propriétés foncières dans le Midlothian; j\Iuir- house, près d'Edimbourg, est le berceau de la famille. A l'âge de six ans, Thomas fut envoyé sur le continent, et, à part quelques visites qu'il revint faire, en certaines occasions, en Ecosse, son éducation s'accomplit entièrement en France, en Suisse et en Italie, sous la direction de maîtres français et italiens, A onze ans, il montrait déjà une prédilection marquée pour l'étude de l'histoire naturelle aussi bien que pour les beaux-arts, et, en conséquence, ses parents firent le nécessaire pour lui assurer les grands avantages que Paris offre aux jeunes gens qui étudient les sciences et veulent cultiver les arts. Pendant six ans, Davidson suivit les cours de Cordier, Élie de Beaumont, Constant Prévost, Dufrenoy, Geoffroy Saint- Hilaire, Dumeril, Valenciennes, de Blainville, Milne Edwards, Audouin, Brongniart, Pouillet, du baron Thénard et d'autres grands maîtres de la science; — cours excellents, donnés gratuitement aux auditeurs de la Sorbonne, du Jardin des plantes, de l'École des mines et du Collège de France, aux frais du gouvernement français. Dès 1832, l'étude de sir Charles Lyell intitulée : Prùicipes de géologie, aussi bien que l'intimité qui s'établit entre Davidson et Constant Prévost dirigèrent l'application spéciale du défunt vers les sciences géologiques et paléontologiques, de sorte que, à l'âge de quinze ans, il avait déjà exploré la plus grande partie du bassin parisien et formé une remarquable collec- tion des roches et des fossiles de la région. Cette collection est maintenant déposée au musée de Brighton. vj SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Eu 1835, nous voyons Davidson inscrit à l'université d'Edimbourg^ suivant les cours du professeur Jamicson et la classe de chimie du D' Rééd. En même temps, il accompagnait et assistait M. R. Cuuninghame dans ses travaux géologiques relatifs aux trois Lothians. Pendant Thiver de 1836, il revint sur le continent, et, principalement à pied, il explora, le marteau à la main, une grande partie de la France, de la Belgique, de la Suisse et de l'Italie. Peu après 1837, Davidson entra en relations avec le baron von Buck. Ce remarquable géologue prussien l'engagea fortement à entreprendre une étude détaillée et approfondie sur les Brachiopodes récents et fossiles, cette importante division desinvertébrés étant alors très peu connue. Il lui montra aussi les grands avantages que la géologie devait recueillir d'une heu- reuse élaboration de cette classe d'animaux. En conséquence, Davidson se mit au travail avec ardeur et rassembla graduellement tout ce qui pouvait tendre à élucider leur caractère, leur classification, leur histoire ainsi que leur distribution dans le temps et dans l'espace. Depuis 1837 jusqu'à sa mort, il consacra toutes ses forces à l'avancement de cette partie de la paléontologie et ne cessa de stimuler les recherches des autres sur le même sujet. Dix ans après, Davidson accorda beaucoup de temps à l'examen appro- fondi d'une grande partie de la région silurienne étudiée par sir Murchi- son, et, après un court séjour qu'il fit à Paris, en 1848, les professeurs E. Forbes, J. Morjïs, S. -P. Woodward et le D^ Bowerbank lui deman- dèrent une MonograpJiie des BracJdopodes fossiles delà Grande-Bretagne pour la Société paléontograpbique. La publication de cette monographie, commencée en 1850, fut terminée en 1885. L'ouvrage se compose de cinq volumes in-4'' et est illustré de plus de deux cents planches dessinées sur pierre de la main même de Davidson. Il devint nécessaire, en 1853, qu'il proposât une nouvelle classification pour le groupe entier, et cette partie de l'œuvre reçut immédiatement l'honneur d'une édition en français et en allemand. L'auteur en prit occasion pour reviser l'introduction générale, qui fut également traduite en français par M. E. Deslougcharaps et son fils, et en allemand par le D' Suess et le comte Marshall, de Vienne. Le professeur sir Richard Owen, le D"" Carpenter et sir R. Murchison ont aussi amicalement contribué, pour certains chapitres, à la composition de l'ouvrage. Pendant la période de temps consacrée à la préparation de son œuvre anglai:-:e, l'attention de Davidson fut constamment dirigée vers l'étude des espèces fossiles récentes et étrangères, comme cela était, du reste, néces- saire pour lui permettre d'établir une comparaison entre les fossiles de l'Angleterre et ceux des autres parties du monde, et aussi pour déterminer NOTICE BIOGRAPHIQUE vij la distribution géologique et géographique de la totalité du groupe. Il poursuivit avec autant de soin l'étude des parties molles de l'animal, et les résultats de ces investigations ont paru en assez grand nombre dans le Journal trimestriel de la Société géologique de Londres, dans le Bul- letin de la Société géologique de France, dans les Annales et Magasin d'histoire naturelle, dans le Magasin géologique, dans le Journal géolo- gique de Londres, dans le Bulletin de la Société linnéenne de Normandie, dans le Bulletin de la Société zoologique de Londres, dans les Transac- tions de la Société géologique de Glasgow, dans les Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, et dans nos Annales. Dans ce recueil, il a publié : Qu'est-ce qu'un Bracliiopode? traduit par M. Th. Lefèvre, et un Tableau indÂquant la distribution géologique des Bracliiopodes dans le temps. Davidson a écrit également, pour X Encyclopédie britannique, l'article Bracliioj^odes, dans lequel il décrit la série entière des individus de ce groupe recueillis pendant l'expédition d'exploration du Challenger, de la marine royale. Il préparait encore uu Mémoire sur les Brachiopodes récents; ce mémoire est actuellement en cours de publication par les soins de la Société linnéenne de Londres. Les œuvres de Davidson doivent le faire considérer comme l'un des plus ardents travailleurs et l'un des plus profonds naturalistes de ce siècle. Aussi, quoique vivant dans la retraite, avait-il été élu membre honoraire des principales sociétés scientifiques de l'Europe et de l'Amé- rique. Notre Société l'avait inscrit, en cette qualité, sur sa liste, en 1875. Il fut, en outre, honoré de la médaille d'or de la Société royale de Londres, en 1870, de la médaille d'or WoUaston de la Société géologique de Londres, en 1865, et de la médaille silurienne fondée par sir Murchison, en 1868. Il a rempli, pendant plus de trente ans, les fonctions de direc- teur du musée Tiron de Brighton, et il fut un généreux donateur de cette institution, qui doit à ses efforts la meilleure part de sa réputation. Davidson est mort, le 14 octobre 1885, à sa résidence de la chaussée de Salisbury, à Brighton, après de grandes souffrances provoquées par une affection aiguë des poumons. Par une dernière marque de sa géné- rosité, il a légué à la nation sa magnifique collection de Brachiopodes récents et fossiles, contenant la plupart des types qui figurent dans ses ouvrages; il a donné aussi à son pays sa bibliothèque et ses dessins origi- naux, afin que le tout fût intégralement conservé au département de géologie du Musée britannique. "^U'-C^S^Jic:^ FREDERIC LilNGIA DE BROLO NOTICE BIOGRAPHIQUE PAR LE Meti-quis A. cle GREGORIO o>«jt;oo- M. Frédéric Lancia, duc de Brolo, décédé le 20 avril 1883, était membre correspondaut de la Société depuis le 2 juin 1872. Issu de l'une des plus anciennes et des plus nobles familles de la Sicile, il naquit à Palerme, le 14 octobre 1824, fit ses humanités au couvent des nobles dirigé par les jésuites et y obtint ses grades en philosophie, en 1842. Il entra ensuite à l'université de sa ville natale, où il suivit les cours de droit. Lorsque, en 1848, la Sicile secoua le joug des Bourbons pour consti- tuer un gouvernement provisoire, il faisait déjà partie du Parlement en qualité de représentant de la ville de Polizzi. Les années suivantes le virent simultanément membre de la municipalité, administrateur de l'uni- versité, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences et des lettres de Palerme ; il occupa également les fonctions de consul de la principauté de Monaco. Pendant la cruelle épidémie cholérique de 1855, le duc de Brolo déploya beaucoup de courage et d'abnégation en coopérant, pour une large part, à la distribution des secours, ainsi qu'aux opérations dange- reuses de l'inhumation des cadavres. Aimable, très accueillant et de mœurs simples, il n'avait rien de la morgue qu'affectent trop souvent ceux que favorisent la naissance, le savoir et la fortune. L'influence qu'il avait acquise, tant à cause de ses fonctions de secrétaire perpétuel que par ses qualités personnelles, le mit à même de rendre service à de nom- breuses sociétés. C'est ainsi que, dès son admission parmi nous, commen- cèrent les relations de notre association avec l'Acaééffik^-de Catane, la NOTICE BIOGRAPHIQUE ix Société d'acclimatation et d'agriculture de Païenne et d'autres corps savants de l'Italie. Le duc de Brolo avait beaucoup voyagé non seulement en Europe, mais encore en Afrique et en Asie ; il prit part, en outre, à plusieurs congrès scientifiques et littéraires, notamment au Congrès géologique de Bologne. Littérateur distingué, auteur de plusieurs opuscules, il n'était pas moins érudit, car il cultivait passionnément les sciences naturelles et particu- lièrement la géologie. N'étant pas spécialiste, il ne publia rien de pure- ment scientifique; mais il se complaisait avec tant d'intérêt à la lecture des ouvrages d'études générales, qu'il y puisait un fond de savoir qui rendait sa conversation aussi attachante qu'instructive : il avait, en un mot, le culte des sciences, et ses plus nombreux amis se rencontraient surtout parmi les gens instruits. Aussi, la nouvelle de sa mort, à la suite d'une longue et pénible maladie, qui l'emporta à l'âge de cinquante-neuf ans, souleva-t-elle de vifs sentiments de regrets à Palerme et dans tout le monde savant. M. le duc Frédéric Lancia de Brolo, décoré de nombreux ordres de son pays et de l'étranger, était chevalier de Malte. xij SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE part à des dragages sur le littoral de la Nouvelle-Bretagne. Quatre ans après, il accompagna le Valorous, de la marine royale, jusqu'à l'île de Disco, dans la baie de Baffin, et, à son retour de voyage, il reprit la haute direction des sondages en mer profonde. En 1880, sur l'invitation du professeur Alphonse Milne Edwards, il se joignit à l'expédition préparée par le gouvernement français en vue d'explorations du même genre. Les opérations eurent lieu d'abord dans le golfe de Biscaye et dans le voi- sinage du bassin atlantique, puis spécialement dans cette première baie. A la mort de sa femme, qu'il perdit Tannée suivante, Gwyn Jeffrey s quitta Ware-Priory pour Kensington, où il passa le reste de ses jours. Dans la soirée du 23 janvier 1885, alors qu'il venait d'accomplir sa soixante-seizième année, il entendit encore une lecture faite par son gendre, le professeur H.-N. Moseley, à l'Institution royale ; mais, le len- demain, il fut atteint d'une apoplexie qui l'emporta quelques heures après. Si Gwyn Jeffreys possédait une très bonne connaissance générale de la zoologie des Invertébrés marins, sa véritable autorité scientifique résidait surtout dans ses connaissances en conchyliologie, et l'on doit dire que, dans cette branche des sciences naturelles, il occupait un rang aussi distingué qu'élevé. L'étude approfondie et systématique des coquilles dans ses rapports avec la distribution géographique des espèces vivantes de Mollusques tant marins que terrestres est d'une haute importance, parce qu'elle con- tribue à élucider l'histoire ancienne du globe. Toutefois, peu de nos jeunes naturalistes se consacrent actuellement à cette branche de recherches. C'est cependant sur les comparaisons conchyliologiques de Deshayes et d'autres que Lyell fonda entièrement sa division des formations tertiaires en éocène, miocène et pliocène, division qui a été admise pendant ces dernières cinquante années. On ne peut proposer de meilleur exemple à suivre que celui de la vie toute de travail de Gwyn Jeffreys, dont les résultats se traduisent par une période de cinquante-cinq ans de recherches et la pubhcation de plus de cent ouvrages. Dès l'âge de vingt ans, nous le répétons, il était élu membre de la Société linnéenne de Londres. Eu 1840, il entra à la Société royale ; en 1861, à la Société géologique, dont il fut longtemps le trésorier, pendant qu'il remplissait les mêmes fonctions au sein de la Société linnéenne. Gwyn Jeffreys fut, en outre, élu LLD. honoraire de Saint-André, la plus ancienne université d'Ecosse, il était encore membre honoraire de nombreuses sociétés scientifiques étrangères, et notre Association lui avait décerné ce dernier titre en 1876. MÉMOIRES DE LA 1 r F DE :beil,c3-iqxje TOME XX (TROISIÈME SÉRIE, TOME V) ANNÉE 1885 BRUXELLES p. WElSSEiNBRUCH, IMPRIMEUR DU RO.I 45, RUE DU POINÇON, 45 :s"cjrt UNE COUPE OBSERVÉE A ME8VIN DANS LE TERRAIN QUATERNAIRE PAR F.-L, CORNET PLANCHE I — SÉANCE DU 1" AOUT 1885 - Le 7 juin 1884, nous avons fait connaître à la classe des sciences de l'Aca- démie royale de Belgique la découverte (»), dans les alluvions quaternaires de Mesvin, d'ossements de mammouth, de rhinocéros, de cheval et d'un silex taillé, le plus parfait rencontré jusqu'à ce jour dans les dépôts quaternaires des plaines de la Belgique. Depuis lors, nous avons fait plusieurs autres découvertes semblables dans la même localité, et nous y avons relevé un grand nombre de coupes dont une surtout mérite d'être placée sous les yeux de la Société, car elle est certainement la plus remarquable que nous ayons eu l'occasion d'observer. La figure 1, que nous joignons à notre note, donne le profil de la surface du sol, à partir du ruisseau le By, en suivant la crête du talus du nord du grand chemin de Nouvelles, c'est-à-dire du chemin qui conduit de la ferme de Bélian au village de Nouvelles. Ce profil est destiné à montrer la position eu altitude, relativement au ruisseau, d'une vaste excavation pratiquée par la société Solvay et 0% pour l'exploitation du phosphate de chaux, sur la parcelle n° 296 du territoire de Mesvin. On a enlevé, pour mettre à découvert la craie brune phosphatée, une épaisseur considérable de dépôts quaternaires et tertiaires. (') Bulletins de V Académie royale, 3« série, t. VII, n» 6. 4 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE L'extrémité orientale de l'excavatioii se trouve à 480 mètres de la chaussée romaine, distance mesurée le long du chemin de Bélian à Nouvelles. Ce point est précisément celui où l'on voyait jadis, dans la partie encaissée du chemin, de l'ergeron sableux renfermant beaucoup de coquilles appartenant aux genres Hélix, Succinea et Pti;pa. La Société malacologique de Belgique s'y est arrêtée le 20 avril 1873, et la Société géologique de France le 31 août 1874. (Voir les comptes rendus de ces excursions.) A cette époque, la coupe était masquée en grande partie par des éboule- ments et par la végétation; cependant, on y observait très nettement la superposition de l'ergeron fossilifère sur du sable laudenien vert; mais rien n'aurait permis de soupçonner qu'il y avait là, une succession de couches aussi remarquable que celle qui nous a été montrée, grâce aux importants déblais pratiqués par la société Solvay et C'*. L'excavation a une longueur de 200 mètres, mesurée le long du chemin, et une largeur variable, mais qui est de 25 mètres dans la partie orientale, que nous allons décrire en nous aidant de la figure 2, dessinée à l'échelle de 0"'002 pour 1 mètre. L'épaisseur maximum des dépôts enlevés pour mettre la craie brune phosphatée à découvert (n° 1) est de 8 à 9 mètres. Sur la moitié environ de la partie longue de 90 mètres, que nous représentons, ces dépôts sont constitués principalement par des sables (n° 2) gl au conifères, très argi- leux, mais cohérents vers le bas, et passant, vers le haut, à du sable meuble, (n* 3) vert, mais devenu, sur quelques points, jaunâtre par alté- ration. Ce sable est exploité pour la fabrication des briques. Au contact de la couche n° 2 et de la craie brune phosphatée, se trouve un lit peu épais renfermant de gros rognons de silex verdis sur leur surface et quelques galets bien arrondis. Nous rapportons les sables n"" 2 et 3 à l'étage inférieur du système landenien de Dumont, La seconde moitié de la partie de la carrière dessinée sur notre coupe présente, dans les dépôts de recouvrement de la craie phosphatée, une constitution tout autre que celle de la première. Le sable landenien a été complètement enlevé sur une largeur de 40 mètres mesurée au fond de l'excavation, et remplacé par des couches (n" 5) nettement stratifiées en fond de bateau et dont les plus inférieures se terminent en biseau sur la surface de la craie ou sur des amas (n" 4) d'épaisseur très variable mais atteignant quelquefois 0'"40, d'un dépôt caillouteux formé de nombreux petits galets de craie et de fragments de silex à angles un peu arrondis, les uns blanchis à la surface des cassures, les autres ayant presque conservé la teinte primitive de la roche. De très nombreux ossements de mammouth, de rhinocéros, de cheval et de bœuf ont été recueillis dans MÉMOIRES 5 ce gravier. On y a aussi rencontré de très heaux silex travaillés par V homme. Les conciles n" 5 stratifiées en fond de bateau sont toutes constituées par du limon plus ou moins sableux et calcareux, mélangé quelquefois à de très petits fragraentsde craie blanche. Plusieurs d'entre elles renferment en abondance des coquilles que nous croyons pouvoir rapporter aux espèces suivantes : Pîtpa mnscorum, Succinea oUonga, Hélix concinna. Mais d'autres, parmi ces couches, présentent une particularité que l'on n'a pas encore signalée, pensons-nous, à propos de nos terrains quater- naires. On y trouve en grande quantité des parties charbonneuses noires, tapissant souvent les parois de tubulations cylindriques de O^OOl de diamètre et disposées verticalement. Ce sont, d'après nous, les traces laissées par une végétation qui a envahi les dépôts de limon opérés par les eaux sur les berges d'une rivière quater- naire, comme nous en voyons se former aujourd'hui sur les berges des cours d'eau qui charrient du limon. Entre les couches de sable landenien n"*" 2 et 3 et les alluvions limo- neuses n° 5, il existe un dépôt (n° 6) de sable meuble, glauconifère,ver- dâtre ou jaunâtre, qui nous semble provenir de la couche n° 3 dont une partie aura glissé sur la berge de la rivière quaternaire. Un sable (n" 7) nettement stratifié et formé d'éléments qui proviennent, sans nul doute, d'un dépôt landenien remanié, recouvre en stratification discordante les alluvions limoneuses n° 5. Son épaisseur dépassait l^ôO sur certain point de la partie déblayée. Il est recouvert par la couche n" 8, constituée par un limon jaunâtre, calcareux, renfermant de petits frag- ments de craie blanche. Cette couche déborde le n° 7 et recouvre alors, sans intermédiaire, le sable landenien n° 3. Enfin, la coupe se terraiue à la partie supérieure par un dépôt continu (n° 9) de limon brun, non cal- careux, propre à la fabrication des briques. L'ensemble des couches n'"7,8 et 9 a présenté, sur certains points de la partie déblayée par MM. Solvay et C'% une puissance de 3 à 4 mètres. Nous avons eu l'occasion de relever, dans les nombreuses carrières des environs de Ciply et de Mesvin, plusieurs autres coupes intéressantes au point de vue de l'étude du terrain quaternaire. Nous espérons pouvoir bientôt les communiquer à la Société. ÉPOQUE QUATERNAIRE QUELQUES MOTS SUR LE GRAND BLOC ERRATiaUE D'OUDENBOSCH PRÈS DE BRÉDA ET SUR LE DEPOT DE ROCHES GRANITIQUES SCANDINAVES DÉCOUVERT DANS LA RÉGION PAR SEANCE DU 5 SEPTEMBRE 1885 OÏOÎC Staring (^) et M. le D"" Winkler Ç) sont les premiers géologues qui aient appelé l'attention sur le grand erratique d'Oudenboscli. Ils lui attri- buaient une importance d'autant plus grande qu'ils le considéraient comme le plus occidental de tous ceux qui, jusqu'à ce jour, avaient été signalés en Hollande. Depuis 1868, de nombreuses trouvailles ont reculé vers le sud la limite de l'aire occupée par les blocs erratiques Scandinaves. Tout dernièrement, les dragages exécutés dans la mer du Nord, au large d'Ostende, par M. le professeur E. Van Beneden, ont permis d'en recueillir un grand nombre et ont établi la liaison entre le dépôt glaciaire qui recouvre la (') Starinq, De Bodem van Nederland, t. II, p. 78. (2) T.-C. Winkler, Considérations sur l'origine du zand-diluvium, du sable campinien des dunes maritimes des Pays-Bas. (Extrait des Archives du Musée Teyler, t. V, p. 35, Haarlem, 1878.) MÉMOIRES 7 plaine germanique et sa limite terminale vers Toccident sur la côte de Norfolk, en Angleterre. Nonobstant ces découvertes, étant donné ses dimensions, le bloc d'Oudenbosch ne perdait rien de l'intérêt qu'il avait excité dans le prin- cipe, et, dans le travail de recherche auquel nous nous livrions depuis quelque temps, il conservait la première place. Aussi ne négligeâmes- nous aucune occasion d'obtenir des renseignements à son sujet. Malheureusement, aucun géologue ne l'avait directement observé ; on ne pouvait l'examiner, attendu qu'il était enfoui, rapportait-on, à une cer- taine profondeur sous la surface. M. le D' Winkler lui-même ne l'avait pas vu : un fragment détaché de la masse lui avait été simplement envoyé en communication et cet échantillon s'était égaré, de sorte que ce géo- logue n'était à même de fournir aucune donnée autre que celles consi- gnées dans l'ouvrage cité plus haut et ne possédait guère de renseigne- ments précis sur sa position géographique. Notre confrère M. P. Cogels, avec le soin qui caractérise ses recherches bibliographiques, n'avait pas manqué de signaler, au nord d'Anvers, la présence de l'erratique, dans son intéressante Étude paléontologiqiie et géo- logique de la Campine Q), mais diverses circonstances l'avaient empêché de se rendre à Oudenbosch pour se livrer à des recherches qui lui eussent permis de décrire le monolithe. En un mot, aucun géologue ne l'avait vu et personne n'en pouvait rien dire. Nous résolûmes de combler la lacune, d'effectuer au besoin les fouilles nécessaires pour arriver à retrouver cette masse qu'on représentait comme ensevelie dans les sables et, le 25 juillet dernier, nous partions pour Oudenbosch. Disons-le tout de suite, le bloc d'Oudenbosch ne se trouve plus in situ. On ignore l'époque précise de sa découverte, mais elle doit remonter assez haut. Dans les registres de l'ancien cadastre de Oud-Gastèl, où le bloc a été trouvé, registres qui datent de 1733, il en est déjà fait mention. Le champ où la trouvaille a été faite y était inscrit sous le n° 610, tandis que, dans le nouveau recensement cadastral, il est renseigné maintenant sous le n" 40. Situé au nord de la route appelée Steenstraat, qui mène de Gastel à Oudenbosch (villages distants l'un de l'autre de 5 kilomètres), ce champ est éloigné de 450 mètres, est, du vieux moulin (Oude molen) de Gastel (-). Il fut appelé donderakher, champ du tonnerre, par les gens du pays. (') P. Cogels, Contribution a l'élude paléontologique et géologique de la Campme. (Extrait des Bulletins de la Société royale malacologique de Belgique, t. XVI, p. Liv. Bruxelles, 1881.) (2) Les coordonnées géogi'aphiques du point où le bloc a été trouvé (angle sud-est du 8 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE En effet, comme les assises qui forment le sous-sol de la région ne ren- ferment jamais de roches cohérentes en place, la rencontre d'un pareil bloc dut exciter au plus haut degré la curiosité des habitants. Un peu d'observa- tion leur eût fait cependant découvrir des roches semblables aux alentours, dans les rues mêmes du village ; mais le merveilleux offrira toujours plus d'attraits que la vérité. Nos gens préférèrent lever les yeux en l'air au lieu d'étudier le sol qui s'étendait à leurs pieds, et déclarèrent venue du ciel, dondersteen, pierre de foudre, cette masse qui, par tant de rapports, appartenait à la terre. Semblable erreur est arrivée souvent aux hommes! En 1808, un cultivateur, parent du sieur Arnold Ackermans, vieillard de qui nous tenons ces renseignements, en faisant exécuter quelques travaux dans son champ, rencontra le bloc. Celui-ci était enseveli dans du sable pur (zniverzand)^ blanc jaunâtre, quelque peu cristallin, non pailleté. Tous les renseignements s'accordent à établir qu'il reposait sur l'argile, à une faible profondeur dans le sol (O^ôO à 0™75) ; il y a lieu de tenir compte toutefois de ce fait, que le limon recouvrant (lehm local), avait été primitivement enlevé pour faire les briques qui ont servi à la construction de l'église. La surface de ce terrain, privé de cailloux, est constituée actuellement par un sable meuble, semblable à celui qui se voit partout aux alentours, et qu'on a rapporté, jusqu'à présent, au campinien. Le propriétaire fit exhumer l'erratique, qui fut transporté sur un chariot attelé de six chevaux à Oudenbosch et, chose que l'on arrivera difficile- ment à s'expliquer, déposé dans une fosse creusée à cet effet, où il se trouve encore à l'heure actuelle Q). Pour voir le bloc, nous avons dû, en conséquence, faire pratiquer une excavation; on a déblayé la partie supérieure de la masse et, d'après ce qui nous a été affirmé par des personnes dignes de foi, et ce que nous avons vu nous-même, elle ne doit pas être de beaucoup inférieure aux proportions indiquées par M, le D' Winkler (^). Le sommet se trouve à 0"'40 environ, en dessous de la surface du sol de la rue. La partie mise à découvert, que nous avons vue, avait 0°65 en hauteur, l'^lO en largeur et O^ôO étaient seulement visibles dans le sens de la longueur. champ) comptées à partir du clocher de l'église de Oud-Gastel, sont : Long, est, 488 mètres; Lat. sud, 450 mètres. Feuille de Bergen-op-Zoom, n" 49 du tableau d'assem- blage. Topographische en militaire Kaart van het koningrijk der Nederlanden, op de Schaal vaa 1/50 000. H. 1881. (1) Le bloc est enfoui à 4^50, nord, d'une auberge ayant pour enseigne : Ret Oudland- zicht, "W.-V. Bechoven-Van den Enden Vercunning, située dans Kerkstraat. Feuille de Willemstad, n" 43 du tableau d'assemblage. Topographische en militaire Kaart van het koningrijk der Nederlanden, op de Schaal van 1/50000. H. 1883. (2) Ces proportions sont; Longueur, in^ôO; largeur, l'"40; hauteur, 1 mètre; le poids est estimé à 7,000 kilogrammes. Cf. T.-C. Winklbe, op. cit., p. 35-36. MÉMOIRES 9 Cet erratique a dû être beaucoup plus volumineux qu'il est actuelle- ment. En effet, indépendamment de l'espèce de gangue sableuse, résul- tant de sa propre désagrégation, qui l'enveloppait à Oud-Gastel, il a, en outre, été détaché, à diverses époques, de nombreux fragments de la surface du bloc : nous avons obtenu nous-raême, trois échantillons pins ou moins gros; M. le D*" Winkler nous a déclaré en avoir reçu également, enfin il en reste quelques-uns, qui sont conservés à Ouden- bosch. D'un autre côté, le granité qui constitue cette masse est tellement altéré, qu'il s'exfolie vers la surface, en présentant des calottes concentriques et il s'en détache facilement des plaques ou des esquilles, plus ou moins éten- dues et épaisses, qui diminuent non seulement le volume du bloc, adou- cissent les arêtes, mais encore ont fait disparaître, depuis longtemps, toutes traces de cannelures ou de stries, s'il en a jamais existé à la surface. Le bloc lui-même est formé d'un granité porphyrique à éléments moyens, blanc jaunâtre pointillé de noir; sa composition minéralogique, telle que la décèle l'examen macroscopique, est la suivante : Orthose blanc, peu altéré, en grands cristaux hémitropes; Oligoclase jaunâtre, à éclat gras, très altéré, empâtant ; Quartz hyalin en grains pisaires et subpisaires, arrondis; Mica noir (biotite), abondant, peu altéré. Comme minéraux accidentels, nous avons observé quelques écailles de chlorite, des lamelles de muscovite, du kaolin et des traces d'oxyde de fer. Cette variété de granité ne paraît pas être représentée dans les roches cristallines des Vosges que nous connaissons, mais semble se rapprocher des types du Nord, ainsi qu'il résulte de l'examen comparatif auquel nous nous sommes livré. Bien que, à part le grand erratique que nous venons de décrire, personne n'ait, jusqu'à présent, signalé dans la région l'existence d'un dépôt gla- ciaire renfermant des blocs de granité, nous nous faisions difficilement à l'idée que l'énorme masse fût absolument isolée et, avant même de nous rendre à Oudenbosch, notre conviction était formée : nous estimions à priori qu'il devait s'en trouver d'autres encore dans la région. Aussi quelle n'a pas été notre satisfaction, lorsque nous avons obtenu, en traversant les" rues d'Oudenbosch, la confirmation de nos prévisions. Nous avons constaté la présence d'un certain nombre de blocs de granité, rouge, rose chair, ou gris noirâtre; ils se trouvaient enchâssés dans le pavé, devant le seuil des portes, ou dans la bordure des trottoirs de cer-^^ taines maisons. .i-r V ■ ■ ^>> r '■ "'^ . ^ p.'-"' •f^i r^ ■Jê: -•^K® •^ \ '\ \ g) C â e > 40 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Ces dernières observations, faites rapidement, justifient pleinement nos conclusions et indiquent tout ce qu'une recherche attentive et une explo- ration méthodique de la région fourniraient d'éléments au géologue qui voudrait se donner la peine de les entreprendre (^). Dès à présent, il n'est pas permis de douter qu'il ne se trouve un grand nombre de blocs granitiques tant à Oudenbosch qu'à Oud-Gastel et dans les localités voisines. Or, quand on songe à la densité de ces roches, à leur poids spécifique et que l'on considère l'irrégularité de leur forme, il ressort à l'évidence qu'elles n'ont pu être recueillies qu'aux environs immédiats ; loin de les rechercher pour les employer au pavement des rues, usage pour lequel elles conviennent si peu (le pavement moderne est constitué d'éléments tout différents, réguliers, de véritables pavés en grès, etc., comme il s'en trouve partout), nous verrons, au contraire, les habitants obligés d'enfouir les plus volumineux d'entre ces blocs, pour en débarrasser la voie publique. Indépendamment des blocs de granité, nous avons remarqué, utilisées comme bornes dans certaines rues, soit aux angles des maisons ou dans la bordure des trottoirs, plusieurs masses volumineuses et de nombreux cailloux roulés de quartzite et d'autres roches, appartenant à la série sédi- mentaire,. Bien que nous n'ayons pas eu le loisir d'examiner si les grès et les roches calcaires que nous avons aperçus, ne renferment point de fos- siles, nous avons de sérieuses raisons de les rapporter, comme leurs simi- laires trouvés à Urk et dans la province de Groningue, au dépôt gla- ciaire du nord, provenant de l'île de Gottland. Aux alentours d'Oudenbosch et dans toute la région, le dépôt caillou- teux de la Meuse, fort réduit, est constitué par des éléments d'un faible volume. Ce sont, en général, de petits cailloux ou éclats de silex roulés (yuuTSteenen\ qui s'étalent actuellement à la surface du sol, non en pro- Q) Nous avons eu l'heureuse fortune de faire la connaissance et d'être accompagné par- tout, lors de notre course, de M. V. Becker, professeur au collège d'Oudenbosch. Ses bons ofïices nous ont été fort utiles, et sa complaisance, qui n'a d'égale que sa modestie, nous a permis de gagner un temps précieux ; nous lui sommes redevable de renseignements circonstanciés très précis : qu'il veuille bien recevoir ici l'expression de notre vive gratitude. Nous avons appelé son attention sur l'existence de ces blocs de granité et nous l'avons prié, dans ses promenades, de recueillir toutes les données qu'il serait à même d'obtenir à leur sujet. Une première lettre, que nous avons l'eçue, nous apprend, que cinquante blocs de granité environ, dont plusieurs striés, ont été, en quelques jours à peine, découverts par lui et repéi'és à notre demande. Ce sont, en général, des masses, plus ou moins volumineuses, dont le poids varie de l''200 à 25 et 42 kilogrammes. Elles appartiennent à différentes variétés de granité, de micaschiste, de gneiss, de syénite, etc.; les variétés rouges, si répandues en Norvège, dominent. Bien que toutes ces pièces n'aient pas été trouvées en place, il ne peut subsister pour personne le moindre doute, étant donné la nature de la roche et les habitudes locales, qu'un important dépôt de blocs erratiques Scandinaves n'ait existé dans la région. MÉMOIRES 11 fondeur, et qui ressemblent absolument à ceux que Ton voit dans certaines parties de la Campine limbourgeoise. Il semblait de la plus haute importance de s'enquérir de la nature du sol de la plaine, à la surface de laquelle s'étendent les cailloux de la Meuse, et de chercher à obtenir quelques renseignements sur celle du sous-sol, où se trouvent enfouis les blocs de granité du dépôt erratique. Nous avons appris qu'à Oud-Gastel, aux environs du donderakker en particulier, où le bloc erratique a été découvert, les puits domestiques ont une profondeur moyenne de 3 à 5 mètres ; l'eau se trouve elle-même en équilibre statique à 2 mètres environ sous la surface. Le creusement des puits est généralement arrêté au niveau de la première couche d'ar- gile que l'on rencontre; cette dernière, gris bleuâtre, passe au jaunâtre par altération; plus ou moins sableuse, toujours très compacte, elle est fort dense. A Oudenbosch, les puits atteignent 3 mètres à 3"50 seulement; toute- fois, celui du collège est profond de 7 mètres; mais il y a lieu de consi- dérer que cet établissement est bâti sur une sorte de monticule artificiel formé d'éléments rapportés (un ierpen?). Enfin, nous avons remarqué, en traversant la commune d'Oudenbosch, que l'eau d'une pompe ou fontaine publique déposait un résidu, un enduit ferrugineux sur la pierre qui lui sert de base. D'après les renseignements qui nous ont été donnés, une mince couche de tourbe, voisine de la sur- face, recouvre en certains endroits le sable concrétionné limoniteux, à peine épais de quelques centimètres, qui colore les eaux. Si nous résumons les données acquises par notre exploration rapide de la région d'Oudenbosch, nous constatons : 1° L'existence d'un erratique colossal, formé d'une roche granitique blanc jaunâtre, pointillée de mica noir (biotite) ; 2" Cette masse, étrangère par sa composition minéralogique aux roches cristallines originaires des Vosges, se rapproche étroitement des types Scandinaves ; 3° Son état d'altération a fait disparaître les arêtes, les cannelures et les stries, qu'elle a pu posséder, et explique l'aspect roulé qu'elle présente actuellement ; 4° Ce bloc reposait dans le sol à une faible profondeur, sur un lit d'argile gris bleu, devenant jaunâtre par altération, dans du sable pur, enveloppé sans doute d'une gangue de sable cristallin, résultant de la désintégration de ses propres éléments. Anciennement, une éjmisse couche de lehm, exploitée pour faire des briques, recouvrait la surface actuelle du champ; 42 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 5° Le bloc a été ti'ouvé in situ, non à Oiidenbosch, mais à Oud-Gastel, village situé à 10 kilomètres sud, de la rive gauche de la Meuse, dont il est séparé par la Dintel; 6° Aux environs d'Oudenbosch, et dans toute la contrée, d'innom- brables blocs, plus que céphalaires, de granité du Nord et d'autres roches, appartenant à la série sédimentaire Scandinave, ont été recueillis, dans des conditions que nous connaissons, et, suivant l'habitude locale, utilisés comme seuils, margelles de puits, dalles ou pavés, dans tous les villages d'alentour, où on les retrouve ; 7° Cet ensemble, présentant les éléments d'un northern drifô, d'un dépôt glaciaire bien complet (blocs de granité et autres, sables purs, argiles, etc.), se rencontre h une faible profondeur, sous le limon ou lehm, sur l'argile, et se continue par des alternances de sables et d'argiles, qui offrent une grande pui^^sance; 8° Le dépôt de transport de la Meuse, bien distinct du précédent, est très réduit; il se compose de très petits cailloux de silex (vuursteenen), étalés actuellement à la surface; 9° Le sol de surface est formé de sable arénacé, rapporté jusqu'à présent au campinien ; ce dépôt remanié moderne, recouvre tour à tour, suivant les endroits, le lehm, la tourbe, des sables plus ou moins purs ou limoniteux, des argiles, etc.; 10° Le sous-sol est constitué par des alternances de couches sableuses et argileuses, jusqu'à une profondeur indéterminée; elles présentent la plupart des caractères que l'on attribue au drift glaciaire; la consti- tution du sous-sol de la région nous est fournie par le sondage de Rosendaal (i). (1) La coupe de ce sondage nous parait offrir une grande importance ; nous croyons utile de la reproduire : Coupe du sondage de Rosendaal (*), exécuté par M. le B°° 0. van Ertborn en 1870. Moderne. Terre végétale I^^IO Sable jaune l 90 Tourbe mêlée de sable , 3 70 Sable argileux 35 Campinien. Sable jaune pointillé de glauconie .... 3 10 A reporter. . . lOmiS (*; Rosendaal est à 8,050 mètres sud-ouest du village d'Oudenboseli. Annales de la Société royale malacologiqxie de Belgique, t. XVII, 1882, p. ccxx. MÉMOIRES 43 Conclusions En attendant qu'une étude détaillée, complète, de la région, exécutée par nos confrères de Hollande, nous en apprenne davantage, nous pré- sentons les conclusions suivantes : Le dépôt de transport de la Meuse, très atténué, actuellement dénudé, se trouve à la surface. Le bloc erratique, dit d'Oudenbosch, a été découvert, à un niveau distinct du précédent et stratigrapbiquement très inférieur, dans des alternances argilo-sableuses, que nous assimilons au dilivinm Scandinave. Il n'est pas isolé, mais fait partie d'un dépôt considérable d'autres blocs moins volumineux de roches cristallines originaires de la Scandi- navie {R1iomhen-Por])hyr). Pour expliquer sa présence, s'il était isolé, on pourrait choisir entre les hypothèses suivantes : 1° Le bloc a été charrié par la Meuse; 2" Il a été déplacé, postérieurement à son premier dépôt, et transporté à Oud-Gastel par les glaces de fond; 3° Il a été déposé in situ,, parle retrait des glaciers Scandinaves. Report. . , 10«>15 / Argile brune sableuse , 60 Sable légèrement argileux 2 50 Argile 1 00 Argile sableuse 2 60 Argile verte 45 Sable argileux 25 93 Argile brune 1 42 et / Argile sableuse 2 30 QUATERNAIRE 1 ^^^'^^ ^^^^ ^^^^^ 7 25 Ai'gile sableuse 2 25 Argile grisâtre 3 15 Argile sableuse 8 30 Argile très dure 9 20 Argile avec alternances plus ou moins plas- tiques (non percée) 7 80 Quaternaire MOYEN INFERIEUR. Total. . . Si'^gO Nous ne discuterons pas les déterminations stratigraphiques, sur lesquelles nous aurions beaucoup de choses à dire. On remarquera que ces alternances de couches argileuses et sableuses sont caracté- ristiques des dépôts glaciaires en Irlande, en Angleterre et en Ecosse; on les retrouve dans le nord de la Hollande et en Allemagne. Nous appelons particulièrement l'attention, sur la couche de 25 mètres. Ne serait-elle point le prolongement de celle, qui a été signalée à Utrecht et en d'autres points, et rapportée partout, au diluvium Scandinave, par nos confrères néerlandais ? 14 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Si nous examinons successivement les trois hypothèses, nous remar- quons que la longueur du transport, les sinuosités du fleuve, le nombre des boucles, l'absence constatée de jalons intermédiaires, le volume et la nature minéralogique de la roche, suffisent pour écarter la première hypothèse. Le remaniement ou déplacement, par l'action des glaces de fond, qui constitue la deuxième, ne peut guère plus être invoqué qu'infirmé ; ce mode de transport n'est pas impossible, mais assez improbable, étant donnée l'épaisseur des sédiments fins accumulés, qui ont dû recouvrir, postérieurement à leur dépôt, les gros éléments du drift glaciaire. Reste la troisième. D'après nous, le bloc erratique était in situ, à Oud- Gastel. Cette conclusion est confirmée par la présence d'un grand nombre d'autres blocs, qui ont été jadis en place, dans le sol, aux environs et qui ont été recueillis dans la suite par l'homme; elle est démontrée, nous semble-t-il, par la nature du sous- sol, que le sondage de Rosendaal a fait connaître Q). 31 juillet 1885. (1) Le 17 août dernier, l'auteur a reçu un magnifique envoi d'échantillons granitiques de la région d'Oudenbosch, qui lève les derniers doutes. Toutes ces variétés de roches cristallines appartiennent à la Scandinavie : plusieurs sont typiques. Nous appellerons tout spécialement l'attention sur les échantillons de Syénite zii'conienne, de Mélaphyre amygdaloïde et, enfin, sur un superbe fragment de Rhomben PorpJiyr, le premier, à notre connaissance, qui ait été recueilli sous une latitude aussi méridionale. Nous extrayons de la lettre qui accompagnait l'envoi les renseignements suivants. Depuis que nous avons appelé son attention dans cette direction, M. V. Becker a ren- contré des blocs et cailloux granitiques, en telle abondance, qu'on peut dire, qu'il y en a partout, aux alentours d'Oudenbosch, de Oud-Gastel, etc. : en quelques jours, notre savant confrère en a compté plusieurs centaines : les uns anguleux, peu ou pas roulés, les autres, au contraire, fort usés. Il s'en rencontre de très volumineux; presque toutes les variétés de roches cristallines du Nord y sont représentées, et plusieurs portent des stries gla- ciaires, des cannelures admirablement conservées. « Pour vous envoyer, comme vous le demandez, des échantillons de tous, ajoute notre gracieux correspondant, il faudrait dépaver toutes les rues. « L'architecte de la commune d'Oudenbosch a connu, dans Kerk- straat, des blocs tellement volumineux, que deux hommes avaient peine à les remuer. Pour s'en débarrasser, on les a enfouis dans le sol. {Note ajoutée pendant l'impression.) NOTE SUCCINCTE SUR L'EXCURSION DE LA SOCIETE GEOLOGIQUE DE BELGIQUE A SPA, STAVELOT & LAMMERSDORF EN AOUT-SEPTEMBRE 1885 PAR - SEANCE DU 5 SEPTEMBRE 18S5 — La session extraordinaire de la Société géologique a été clo.se le 1" sep- tembre. Pendant sa durée, plusieurs faits importants ont été mis en lumière, et certaines questions ont reçu une solution définitive. En atten- dant la publication du compte rendu officiel, nous croyons intéresser les membres de la Société qui s'occupent de géologie eu donnant le résumé succinct des derniers travaux accomplis. Rentré le 2 courant, nous avons à peine eu le temps de déballer nos échantillons, de débrouiller notre carnet et d'écrire rapidement ces lignes. On voudra bien nous excuser, si ce travail laisse à désirer au point de vue de la forme. Dé]}ots détritiques de surface Les cartes de Dumont Q) n'indiquent rien, au-dessus des terrains pri- maires, de cette partie de la province de Liège, qui s'étend à Test de l'Ourthe et au sud de la Vesdre. En réalité, il en est tout autrement. M. G. Dewalque, qui dirigeait les excursions, nous a montré, aux envi- (') Sol et sous-sol. 46 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE rons de Spa, un dépôt composé de blocs anguleux, subanguleux ou roulés, plus ou moins volumineux, de quartzite revinien et d'argile empâtante, jaune pâle, passant au gris, sans calcaire, s'étendant à la surface de tous les plateaux, couvrant les versants des collines et descendant jusqu'au fond des vallées. L'épaisseur de ce dépôt est inconnue. Ces éléments détritiques sont rarement en place. Ainsi, de Spa à la fontaine de Bari- sart, bien que l'on chemine constamment sur le salmien, des blocs de quartzite revinien, descendus avec le dépôt prédécrit, se voient souvent à la surface du sol. Quelle est l'origine de ce dépôt? Peut-on j voir une action glaciaire? Quel serait son âge? N'a-t-on affaire qu'à des éléments détritiques, obéis- sant aux lois de la pesanteur et glissant sur les pentes ou ayant subi un transport plus éloigné? Telles sont les questions qui se posent. Il ne peut être douteux pour personne que nous ne soyons en présence des éléments résultant de la désintégration des roches par les actions météoriques. Ce résidu d'altération descend constamment dans les vallées, où les cours d'eau s'en emparent, pour les étaler en nappes alluviales et les transporter à la mer. Quoique l'on n'ait point observé à leur surface de stries glaciaires ou de cannelures, l'aspect bouleversé des blocs, qui encombrent le lit du ruis- seau de Barisart et qui se voient dans les berges, donne, au dire de M. Cornet, une idée assez exacte en raccourci, des dépôts morainiques des Alpes. Quant à l'argile, elle avait attiré notre attention dès 1881, lors d'une excursion que nous fîmes à la Baraque Micliel. Nous en avions recueilli plusieurs échantillons et nous venons de les comparer avec ceux pris eu différents points pendant l'excursion de la Société. L'examen macroscopique les montre tous formés d'éléments identiques. Au premier aspect, cette argile offre une étrange ressemblance et ne doit pas être sans relations avec le limon quaternaire inférieur de la moyenne Belgique, dont nous avons signalé la présence à Overlaer, aux environs deTirlemont (i). Nous reprendrons cette question ailleurs. Au sud de Spa, ce limon renferme, d'après M. Lohest, des grains de tourmaline provenant du poudingue gedinnieu, qui, comme on sait, est tourmalinifère. L'étude microscopique des roches est appelée, on le voit, à rendre de précieux services aux géologues, et nous ferions chose louable, ce nous semble, en ne nous laissant pas devancer, ici encore, dans l'examen des roches de notre pays, par nos voisins de l'Est. Ils ont déjà décrit la compo- \}) É. Delvaux, iVo^e^ur quelques ossements fossiles recueillis aux environs cC Overlaer, près de Tirlemont, et observations sur les formations quaternaires de la contrée. (Ann. (Mémoires) de la Soc. géol. de Belg., t. V, p. 48, 1878.) MÉMOIRES <7 sitioii minéralogique des sables landeniens, bruxellieus et rupeliens, entre autres, celle des sables de Berg (*). Conglomérat à silex de Hochai {^) Davreux (3) et Durnout ('*) ont, les premiers, comme on sait, fait con- naître l'existence des dépôts crétacés de Hockai. MM. Gosselet et Ch. Bar- rois ont, de leur côté, signalé l'existence de lambeaux appartenant au terrain secondaire, sur un certain nombre de sommets de l'Ardenne. Enfin, MM. Dewalque, Lohest et Forir ont également constaté la pré- sence de silex sur les points culminants de la région parcourue par la Société, notamment aux environs de Spa. Ces dépôts sont plus ou moins épais, mais, nulle part, ils n'atteigieut un développement com- parable à celui qui s'observe à Hockai. Le sous-sol de la région est constitué par les quartzites et les phyl- lades reviniens. L'extrémité nord de la tranchée d'Hockai, qui les entame, commence à l'altitude de 510 mètres et finit, passé la station du chemin de fer, à celle de 538 mètres. La longueur totale est de 1,120 mètres; la profondeur maxima, de 18 mètres environ. Dans cette coupe magnifique, le revinien occupe 3 mètres, à peine, tandis que le conglomérat à silex est puissant de 15 mètres. Malheureusement, les talus sont couverts d'éboulis, assez épais, qui cachent le revinien et descendent jusque sur la voie. Ils empêchent absolu- ment de distinguer la disposition des silex tassés, de déterminer leur nature et de rechercher leur provenance. Les plus nombreux appartien- nent au silex gris jaunâtre, caverneux, criblé de perforations en tous sens, que nous reconnaissons immédiatement pour l'avoir vu en place, à Ciply et à Maastricht. On a recueilli fort peu de fossiles dans la tranchée de Hockai, où nous avons passé d'ailleurs trop rapidement. Indépendap.iment de ces blocs, il existe encore d'autres silex dans le conglomérat, mais le temps nous a manqué pour les observer convenablement. Les interstices qui existent entre les silex sont remplis d'argile détri- tique jaune, dont il a été question tout à l'heure, et de graviers; nous (') DJ" Hans Thurach, TJéber das vorkommen mikroskopischer zirkone tind Titan- Mineralien m rfen gesteinen. "Wûrzburg. In-8°, 1884, p. 77. (2) Planchette de Sart. N° L/1. Carte topograpkique de la Belgique à l'échelle de 1/20,000. Hockai est à 6''200, sud-ouest, de la Baraque-Michel. (3) G.-J. Davreux, Essai sur la constitution géognostique de la province de Liège. Mémoire couronné par l'Académie royale des Sciences de Belgique. lu^", Bruxelles. T. IX. Année 1833, p. 79. (*) A. DuMONT, Mémoires sur les terrains crétacés et tertiaires, etc., édités par M. MourloD. In-8o, Bruxelles. T. I^r, p. 2 et 518. 1885 2 »8 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE avons recueilli des cailloux primaires, en général peu volumineux et très roulés ; ils doivent provenir du sommet. Les silex, au contraire, ne sont point roulés et ne paraissent avoir subi qu'un simple affaissement ou déplacement vertical. En présence de ces faits, il est impossible de nier que le crétacé ait couvert ces sommets, les plus élevés de l'Ardenne. Il serait nécessaire de faire rafraîchir le talus, pour étudier l'allure du dépôt de silex et pouvoir déterminer les assises qui sont représentées par ces éléments tassés. En un mot, l'étude détaillée de la tranchée est encore à faire: elle en vaut la peine. Poudingue de Malmedy Au nord de Stavelot, vers la borne n° 109, le passage de la voie ferrée a nécessité l'ouverture d'une belle tranchée, tout entière creusée dans le poudingue de Malmedy. L'altitude est de 355 mètres, à l'extrémité nord, et de 350 mètres, à l'extrémité sud. La longueur totale ne dépasse pas 340 mètres, la profondeur maxima est de 16 mètres. Le poudingue, qui constitue la base du trias, est formé, comme on sait, d'éléraeuts entremêlés de toute grosseur, depuis les blocs céphalaires jusqu'aux plus petits grains de gravier; ils sont, en général, très roulés et réunis par un ciment argileux, plus ou moins cohérent, rouge, qui colore les roches sous-jacentes avec beaucoup d'intensité et altère parfois leur faciès. Ce conglomérat renferme des cailloux de calcaire avec fossiles; les assises, sensiblement horizontales dans la direction nord-sud, sont incli- nées, à l'est, vers le thalweg de VJSau Rouge, q\\. elles descendent assez bas. La vallée était donc creusée à l'époque où les flots de la mer tria- sique roulaient et accumulaient cette énorme masse de cailloux. Combien de fois, dans le cours des âges géologiques, ces vallées n'ont -elles pas été comblées et creusées à nouveau? Dans le dépôt caillouteux, on observe des lits d'argile schistoïde peu épais, subordonnés : ce sont les schistes argileux de Stavelot des auteurs. Les divers éléments du poudingue ont été parfois utilisés pour la confection de briques qui sont fort appréciées. La Diabase de Challes La petite carrière, où l'on a exploité jadis la roche cristalhne, se trouve exactement située entre la pointe supérieure du C et celle de Vh du mot Challes, inscrit sur la carte (*). (1) Planchette de Stavelot. N» L/5. Carte topographique de la Belgique à l'échelle de 1/20,000. MÉMOIRES <9 La coupe figurée par M. A. Renard, dans les Bulletins de l'Académie royale des sciences Q), donne une idée très exacte du gisement. Bien qu'ayant perdu la moitié de sa hauteur, j»ar suite des éboulis qui en recouvrent la base, le filon apparaît néanmoins très nettement avec ses joints de retrait, ses veines tapissées de minéraux d'origine secondaire, entre les pbyllades reviniens ondulés, presque verticaux (70"incliuaison), qui rencaissent. Au contact du phyllade décomposé, terreux, brunâtre, et de la roche massive, on observe les couches de passage, constituées d'éléments ali- gnés, qui tiennent autant de la nature phylladeuse que de la roche compacte : ce sont des plaques minces, gris verdâtre du côté du filon, brunâtre du côté de la roche encaissante. Nous possédons un superbe échantillon de petits cristaux de quartz provenant des fissures de la roche. Ces cristaux, accolés suivant l'axe vertical, paraissent aplatis et offrent ces cannelures, dont parle M. Re- nard, qui les font rapporter à l'albite; — c'est effectivement sous ce nom que l'échantillon nous a été offert. La diabase de Challes est extraordinairement tenace. Si elle avait été à découvert à l'âge néolithique, nul doute qu'elle n'eût été utilisée pour la fabrication des haches polies. Ce filon intrusif de diabase reproduit en petit ce que le granité de Lammersdorf nous montrera bientôt en grand, dans la tranchée de ce nom. Les Roches striées de la, vallée de VAmhlèxie Au sortir de la carrière, si l'on suit le chemin qui remonte la rive droite de l'Amblève, on arrive, après avoir parcouru une longueur de 400 mètres environ, au pied des roches striées. Leur position exacte est à O^'OOl est, de 1'^ du mot Cballes (-). A quelques mètres au-dessus du niveau du chemin, de gros quartiers de quartzite revinien apparaissent en saillie, au-dessus de l'argile détri- tique éboulée. Très dure en profondeur, comme d'ordinaire, la roche paraît avoir subi certaines altérations vers la surface. On y distingue des dépressions plus ou moins profondes et des stries sensiblement parallèles au cours actuel de la rivière : ces stries ou impressions sont toutes à peu près horizontales (') A. Renard, la Diabase de Challes, près de Staveloi. (Bull. Acad. royale des sciences de Belgique, 2« série, t. XLVI, n° 8, p. 228, 1878.) (2) Planchette de Stavelot. N» L/5. Carte topographique de la Belgique, à l'échelle de 1/20,000. 20 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE et De paraissent pas offrir la régularité et les caractères que nous avons observés dans les roches soumises aux actions glaciaires. La surface semble avoir été usée, rayée, comme par le passage d'un torrent entraî- nant et roulant pêle-mêle des sables et des cailloux. Sans vouloir trancher la question, nous croyons que ces impressions sont d'un âge p!us rapproché que la période glaciaire. D'ailleurs, leur faible altitude, au-dessus du lit actuel de la rivière, est encore une preuve, nous semble-t-il, de leur origine récente. Eurite de Spa Plusieurs filons d'eurite ont été découverts par les membres de la Société, par ÛJ. Firket fils et par M. P. Destinez, dans la promenade située à l'ouest de la ville et dans le chemin sous bois, parallèle à la route qui conduit à Marteau. Ils apparaissent intercalés dans les phyllades cambriens, qui sont à peu près verticaux; en ce point, leur épaisseur est d'ailleurs peu considérable. L'un d'eux se bifurque et forme un v majuscule, dont la pointe se voit un peu au-dessus de la surface de la promenade. Granité de Lammersdorf Le village de Lammersdorf est situé à 1*2 kilomètres nord-est de la Baraqiie-MicJiel. Pour gagner les plateaux, la voie ferrée s'élève, à partir de Eothe-Erde, en décrivant de nombreux lacets. Nous avions l'espoir de lavoir entamer, à une certaine profoodeur, le sol des hautes fanges et nous livrer ainsi une coupe intéressante, mais nous avons été absolument déçu et la seule tranchée méritant de fixer l'attention était précisément celle de Lammersdorf, où le train nous déposait vers dix heures du matin. Nous étions attendus : des hommes d'équipe accompagnent les ingénieurs, qui nous font les honneurs de la profonde coupure, car il sera nécessaire de découvrir les talus, déjà revêtus de parallélipipèdes de gazon, de végé- tation et, partant, assez obscurs. La tranchée de Lammersdorf, longue de 840 mètres, profonde de 8"70, so trouve à l'altitude de 550 mètres (M; la pente de la voie, qui décrit une courbe de 350 mètres de rayon, est de 1 mètre par 60 mètres. Au sortir de la gare, nous suivons quelque temps le talus ouest en mar- chant vers le nord. A hauteur du poteau 35/9, nous rencontrons les premiers bancs de phyllade revinien, bleu foncé, redressés : direction 40", inclinaison 50° sud. (') Niveau de la mer d'après le zéro du Peel d'Amsterdam. M ÉMOI n ES 21 A 100 mètres avant d'arriver au poteau 35/7, la direction devient 55°, l'inclinaison 60° sud. Nous avançons de 120 mètres environ et nous obtenons les valeurs suivantes : direction 55', inclinaison 65° sud. A quelques mètres au-delà de ce point, les bancs sont presque verticaux et la direction atteint 90". Le phyllade revinien, bleu noir, s'altère profondément, passe au gris bleu, devient friable et se transforme en argile plastique; la zone du phyllade altéré est tout au plus épaisse de O'^'IO à 0™15. Cette altération résulte de l'intrusion d'une roche cristalline qui se trouve en contact avec le phyllade. Cette roche, altérée elle-même au point d'offrir la consi.stance argileuse gris bleu pâle pa.s.sant au blanc, n'est autre cho^e que le granité décomposé. Le phyllade cambrien encaisîsant et le granité s'élèvent aux deux tiers de la hauteur totale du talus ; arrivées à ce point, les roches en place, maintenant altérées et tran.sformées, le phyllade en argile plastique bleu foncé jusqu'à l^oO de profondeur, le granité en argile blanche par place jusqu'au-dessous de la voie, ont été jadis arasées et sont recouvertes d'éléments détritiques remaniés : blocs de qîiartzite plus ou moins volu- mineux, empâtés dans une argile sableuse gris bleu, jaune, ou blanc jaunâtre. Enfin le limon sableux détritique jaune, passant au terreau tourbeux, occupe le tiers supérieur, recouvre le tout et forme le sol de surface. A 25 mètres nord du poteau 35/6, nous observons distinctement des alternances de quartzo-phyllade, de quartzite reviniens et de granité plus ou moins altéré. Le doute n'est plus possible : il ne peut plus être question de granité fondamental, mais bien de filons érnptifs. L'intrusion est évidente. L'épanchement d'une coulée ou nappe granitique s'effectuant sous les flots de la mer revinienne, qui plus tard l'auraient recouverte des mêmes sédiments, est l'hypothèse qui se présente la première à l'aspect de ces couches aujourd'hui redressées; mais on ne tarde point à s'apercevoir qu'elle e.?t loin de satisfaire aux multiples données du problème. On songe ensuite aux granités porphyroïdes de Rostrenen, si bien étudiés par M. Ch. Barrois (^) et l'on incline à admettre, comme l'auteur l'a fait dans son mémoire, que la roche éruptive a pénétré dans les joints, suivant le plan de stratification des roches cambriennes, et que le magma a été injecté de vive force entre leurs feuillets : ceux-ci se sont 0) Ch Barrois, Mémoire sur le granité de Rostrenen (Cûtes-du-Nord), ses apophyses et ses contacts. (Ann, Soc. Géol. du Nord, t. XII, p. 1. Lille, in-8°, 1884.) n SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE trouvés ainsi écartés et refoulés comme par l'action mécanique d'un coin. Sous l'influence de la poussée venue du sud, les roches cambriennes étaient d'ailleurs bien préparées à recevoir le magma éruptif qui, pour autant que nous ayons pu voir, n'a pas projeté de digitations ou d'apophyses, mais s'est développé dans le sens de la moindre résistance, c'est-îï-dire suivant le plan de la stratification. A 150 mètres au nord du dernier point observé, le granité est beaucoup moins altéré que partout ailleurs, la direction est 60" et l'inclinaison 60". On remarque, dans la masse filonienne du granité, des joints de retrait sensiblement horizontaux, semblables à ceux que nous avons observés dans la diabase de Challes ; ils permettent à la roche cristalline de se débiter en prismes rhombiques assez réguliers. Cette disposition, qui ne s'observe jamais dans le granité fondamental, est l'un des caractères des roches filoniennes et fournit une preuve de plus, s'il en était besoin, du bien fondé de l'interprétation de M. G. Dewalque. -Quant à l'erreur dans laquelle a versé M. von Lasaulx, elle est fort excusable, et on se rend très bien compte de la manière dont elle s'est pro- duite. En effet, dans les couches de l'extrémité nord de la tranchée, nous avons remarqué des clivages ou lignes de fausse stratification, qui sont, à peu de chose près, perpendiculaires au plan de stratification véritable, et nous estimons que plus d'un géologue s'y fût laissé prendre. Nous aurions quelques observations à présenter au sujet de la compo- sition minéralogique du granité, qui nous paraît présenter plutôt les caractères d'une syénite que ceux de la granitite. En effet, la horne- blende transformée par altération en chlorite domine, tandis que nous n'avons guère rencontré, dans nos échantillons, de mica (biolite) dont nous soyons absolument assuré. Mais ces observations, nous les réser- vons pour une publication ultérieure. Nous signalerons, toutefois, la présence dans la pâte granitique de fragments subanguleux presque arrondis de roches cambriennes. Dans l'un des échantillons recueillis par nous, on voit un fragment de scliiste ou phyllade revinien présenter une section bien nette de 14 ou 15 milli- mètres au sein du magna cristallin. Le phyllade est très reconnaissable et son état d'altération n'est pas plus avancé que celui de la roche encais- sante. Un dernier mot. La crête occidentale de la tranchée borde à peu près la limite du terrain tourbeux tracée par M. von Dechen sur sa feuille d'Aachen (*). (') D"" H. VON Dechen, Geologische Karte der Rheinpromnz und der Provins West- phalen. (Blatt n» 19. Anchen.) MEMOIRES 23 Il nous a été impossible de rien observer de bien net h la partie supé- rieure des talus. Une petite carrière de recherche, ouverte dans le prolongement de la direction du granité, à 480 mètres nord de la tranchée, ne nous en a point appris davantage. Profonde de 2 mètres au plus, elle n'a rais à décou- vert que des blocs de quartzite cambrien plus ou moins volumineux, empâtés dans l'éternelle argile jaune détritique. ^XJJEL LE TEEEAIN QUATERNAIRE DES ENVIRONS DE MONS PAR A. RUXOT - SEANCE DU 5 SEPTEMBRE 1885 - — — *oî»îo«— Notre confrère M. Cornet a fait, à la dernière séance de la Société, une communication relative à une coupe remarquable de terrain quaternaire située le long du chemin qui mène de Bélian à Nouvelles ; coupe dans laquelle il annonce avoir recueilli plusieurs silex taillés. Cette coupe nous est également bien connue, et nous y avons conduit récemment, à plusieurs reprises, des géologues français et anglais, qui se sont fait une spécialité de l'étiide des terrains tertiaires et quaternaires. A proximité de cette tranchée, il en existe encore plusieurs autres où nous avons été conduit par M. l'ingénieur Lemonnier et dans lesquelles cet infatigable chercheur a rencontré une assez grande quantité de magni- fiques silex taillés de l'âge paléolithique, actuellement déposés au Musée royal d'histoire naturelle, grâce à la générosité du donateur. Ainsi que nous l'a dit M, Cornet, les silex se rencontrent dans la base caillouteuse du terrain quaternaire, épais de 2 à 5 mètres et constitué par une couche superficielle de terre h briques, surmontant un limon stratifié que l'auteur de la communication nomme ergeron. De plus, des débris assez nombreux de mammouth et de rhinocéros ont été recueillis au même niveau stratigraphique que les silex. Telle est la détermination des couches, que notre confrère croit suffisante pour fixer l'âge des importants documents trouvés dans les fouilles et relatifs à l'homme préhistorique. Or, nous croyons, avec M. Van den Broeck, que la détermination de couches renfermant des restes aussi précieux et aussi rares que ceux qui MÉMOIRES 25 viennent d'être recueillis ne peut être faite avec trop d'exactitude, car cette nouvelle découverte e.-t appelée h intéresser vivement le monde scientifique. Les termes dont s'est servi M. Cornet pour désigner les couches nous semblent peu précis, surtout au point de vue de nos confrères étrangers, non habitués à l'emploi des noms locaux usités parmi les ouvriers; et notre observation est d'autant mieux justifiée, dans le cas présent, que depuis nos dernières recherches sur le terrain quaternaire de la Belgique, les noms de terre à briques et d'ergeron ont perdu toute signification sérieuse, car nous les voyons, même aux environs de Mons, appliqués indifféremment au limon hesbayen et au quaternaire ancien. Nous nous sommes même décidé h ne plus les utiliser dans le langage géologique, car ils ont été et sont encore une source d'erreurs et de confu- sions graves. Il y a, en effet, autant de terres à briques que d'espèces de limons, et, ainsi que nous venons de le dire, le terme d'ergeron est employé pour désigner des limons d'âges très différents. Écrire actuellement qu'un fossile ou qu'un silex a été recueilli à la base de l'ergeron, n'a plus, selon nous, de signification précise ; c'est à peine si le mot ergeron peut encore être employé dans le langage courant, entre géologues belges s'entretenant de questions relatives au quaternaire des environs de Mons. Nous croyons donc utile d'ajouter à la communication de M. Cornet quelques mots d'explication concernant l'âge du gisement. Ce gisement est bien, comme il a été dit, la base généralement peu caillouteuse d'un limon sableux, nettement stratifié, hétérogène, renfer- mant dans sa masse, et surtout vers le bas, des linéoles de petits fragments de craie blanche peu roulés, ainsi que — en divers endroits privilégiés — des coquilles terrestres et d'eau douce bien conservées, parmi lesquelles ITelix Mspida, Pupa muscorum et Stcccinea oblonga sont les plus abon- dantes. Ce limon, superposé au landenien inférieur, remplit des poches de ravinement, recouvertes elles-mêmes par un dépôt de limon homogène, non stratifié, avec cailloux à la base, qui est le limon hesbayen et qui s'étend uniformément sur tout le plateau. Les silex ont été rencontrés entre 55 et 60 mètres d'altitude, alors que les eaux du By et du ruisseau de Nouvelles coulent à la cote 40 environ. Des restes de mammouth, de rhinocéros et de plusieurs autres espèces animales ont également été signalés à la base des ravinements quaternaires. Or, le limon stratifié si parfaitement caractérisé a été très exactement 26 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE classé par M. E. Van den Broeck et par moi-môme dans la série chronolo- gique quaternaire dont nous avons récemment donné un aperçu à la Société. Cette chronologie indique l'existence de trois termes ou assises, qui sont, en partant de la moins ancienne ; Q3. Assise flandrienne. Q2. Assise hesMyenne. Ql. Assise campinienne. De plus, nous avons distingué dans l'assise campinienne : Qlc. Alluvions grossières anciennes du fond des vallées ; Ql(c). Limons anciens d'inondation, stratifiés, déposés sur les plaines, les flancs et les plateaux de la moyenne et de la basse Belgique ; caractérisés par la présence de Jlelix Mspida, Succinea ohlonga, etc.; Qlc'. Dépôt caillouteux des plateaux de moyenne hauteur ; Qlô. Dépôt caillouteux des sommets les plus élevés, témoins de la plaine primitive. C'est donc à la base, assez peu caillouteuse, presque dépourvue de galets de silex roulés, du limon stratifié à Hélix, Pupa et Succinées,SiU^ne\ nous avons, avec M. Van den Broeck, attribué la notation Ql(c), que les instru- ments ou silex taillés ont été recueillis, en compagnie des débris du mam- mouth et du rhinocéros. Ce limon stratifié, qu'il faut bien se garder de confondre avec le limon hesbayen qui le surmonte, est calcareux ; il prend dans les environs de Monsetde Tirlemont un faciès souvent sableux très mouvementé; mais sur les territoires de Montenaeken et de Hannut, ainsi que dans la Flandre occidentale et à roue?t de Bruxelles, des observations précises et de nombreux sondages ont démontré qu'il passe latéralement au faciès limoneux pur, stratifié vers le bas avec des lits de sable ; la couleur, de jaune roux, devenant alors d'un gris pur. En résumé, les silex taillés recueillis k Mesvin à la base du terrain quaternaire, qui recouvre un plateau assez élevé au-dessus du fond delà vallée actuelle, sont d'âge quaternaire ancien. Ils ont été déposés où nous les trouvons pendant l'époque du creusement des vallées, et sensiblement avant la fin de ce creusement. Enfin, l'homme qui les a taillés était contemporain du mammouth, du rhinocéros et des autres grands animaux qui peuplaient notre sol pendant les premiers temp:^ de l'époque quaternaire. asroTE SUR LB SOUS-GENRE SMENDOVIA, TOURNOUËR (1882) PAR lo Docteur LUDOVICO FORESTI (Traduit de l'italien par le major É. Hennequin) - SÉANCE DU 3 OCTOBRE 1885 - Les observations de M. Fischer (') sur le sons-genre S^nendoma, créé par M. Tournouër (^) comme une forme spéciale du genre Meîanopsis, m'ont paru si justes et si rationnelles que, ayant trouvé des faits et des arguments qui en confirment la justesse, je crois intéressant de les publier. J'ai eu l'occasion d'observer, dans les riches collections du musée géo- logique et paléontologique de l'univer.^ité (royale) de Bologne, de très nombreux exemplaires de Melanopsis Bartolinii, forme autrefois décrite et figurée par M. le professeur Capellini (^j, et j'ai comparé ces exem- plaires aux descriptions et aux figures des Melanopsis Tliomasi (") et (1) P. Fischer, Observations sur la note précédente (de M. Tournouër). (Journal de conchyliologie de Paris, 3» série, t. XXIII, 1883, p. 60.) (*) R. Tournouër, Description d'un nouveau genre de Melanopsidinœ fossile du terrain tertiaire supérieur de V Algérie. (Journal de conchyliologie de Paris, 3» série, t. XXII, 1882, p. 59.)— Ouv. cit. (Journal de conchyliologie de Paris, 3« série, t. XXIII, 1883, p. 58.) (3) G. Capellini, la Formazione gessosa di Castellina-Marittima e i suoi fossili. (Memorie dell' R. Accademia dell Scienze dell' Istituto di Bologna, série 3«, t. IV, 1874, p. 523; pi. VIII, p. 1-4.) — Gli Strati a congerie e la formazione gessosa Solfifera nella provincia di Pisa, e nei dintorni di Livorno. (Mem. R. Accad. Lincei. Rome. Série 3", V, 1880, p. 375, t. IX, f. 1-6.) (•*) R. Tournouër, Description d'une nouvelle espèce fossile de Melanopside provenayit du terrain tertiaire supérieur de la province de Consfantine. {SowyvlhX de conchyliologie de Paris, 3» série, t. XVII, 1877, p. 275.) — Description, etc. (Journal de conchyliologie de Paris, 3« série, t. XXIII, 1883, pi. 111. f. 1-2.) 28 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 3Ielanopsis decipiens Q) de Tournouër, formes connues jusqu'aujourd'hui qui, par leurs caractères spéciaux, concourent à former le sous-genre Smendoma. Ces comparaisons et observations m'ont paru fournir assez d'arguments et de raisons pour confirmer davantage encore l'opinion qu'exprimait le distingué malacologue français. Les caractères différentiels principaux au moyen desquels M. Tournouër distinguait ces formes de mollusques de la forme typique Melanopsis ne sont pas toujours égaux entre eux, et telle est quelquefois leur différence, ainsi que je l'établirai ci-dessous, que l'on ne parviendrait pas, en ne tenant compte que de ceux-ci, à justifier cette séparation. Ces caractères ne sont pas assez constants pour permettre de se persuader et de décider que les trois formes citées doivent se réunir en un seul groupe. Le seul caractère vraiment constant et qui ne fait jamais défaut, que les individus soient jeunes ou adultes, qu'on les ait recueillis dans telle ou telle localité, quelque diverses que soient les dimensions de la coquille entière ou de ses diverses parties, sont les protubérances épineuses plus ou moins accentuées qui se développent près de la suture. Ce caractère, dont M. Tournouër n'a pas tenu grand compte, me paraît, comme l'observe judicieusement aussi M. Fischer, l'emporter sur les autres, qui varient ou manquent tantôt dans l'une, tantôt dans l'autre forme en question. Quand on observe l'ensemble de ces trois formes, leur différence saute immédiatement aux yeux. Les individus adultes de Smendoma TTiomasi (voir figure ci-contre) sont moins élancés que les individus jeunes de la même forme; ils ont le dernier tour très développé et enflé, et leur spire s'allonge et s'amincit, pour ainsi dire, tout à coup. Tandis que le Smendoma decipiens présente une forme plus obtuse, le dernier tour étant beaucoup plus long que la spire, laquelle est proportionnellement beaucoup plus courte et moins aiguë. Dans le Smendoma Bartolinii, la coquille est svelte et la spire s'allonge et s'amincit graduellement, offrant ainsi comme un trait d'union, comme un lien entre les deux formes citées. Les exem- plaires adultes de Smendoma Bartolinii auraient, par leur forme générale, quelque analogie avec les exemplaires jeunes du Smendovia Tliomasi, faisant cependant abstraction de la forme de la bouche, laqiîelle est plus étroite et allongée dans cette dernière et dans laquelle la troncature antérieure est beaucoup moins accentuée, présentant, au contraire, un commencement de canal étroit et une extrémité plutôt aiguë. 0) P. Fischer, Observations, etc. (Journal de conchyliologie de Paris, 3« série, t, XXIII, p. 60, pi. III, f. 3.) MÉMOIRES 29 Dans le Smendoma Thomasi,\e tour extrême, outre qu'il est plus gonflé et un peu en saillie, s'allonge aussi inférieurement, et par la forte dépres- sion antérieure présente une queue (un appendice) qui souvent est pliée un peu à l'extérieur; ce qui ne s'observe pas chez le Smendovia deci- piens et dans le iS. BartoUnii, où, au contraire, elle est moins gonflée, plus courte, tronquée antérieurement et, à cause de cela, dépourvue ou presque dépourvue d'appendice. Smendovia decipiens. Smendoma Bartolinii. Jeune âge. Smendovia Thomasi: Dans le Smendoma Bartolinii, en outre, on observe, dans le dernier tour, vers sa moitié, une partie anguleuse quelquefois à peine indiquée, d'autres fois, au contraire, avec une carène bien visible, plutôt obtuse, formée par un petit cordon qui souvent se double par un fort sillon médian. Quelques filets et non des stries, plus ou moins apparents, s'obser- vent vers la moitié postérieure et plus près de la suture, d'autres antérieu- rement vers la base qui varient eu nombre, en dimension et en disposition. Les premiers tours sont presque plans dans les trois formes susindi- quées. Dans beaucoup d'exemplaires de Smendovia Bartolinii, on voit à la base des tours médians, là oii les épines du tour subséquent sont bri- sées, une partie fort anguleuse qui n'est autre chose que la carène que l'on observe ensuite modifiée dans le dernier tour; ce détail e!=t également indiqué dans les figures et dans la description du ^5*. Tliomasi. 30 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE L'ouverture est ovale dans les S. Bartolinii et S. decipiens; mais un peu plus étroite postérieurement, elle est ovale et allongée dans les exem- plaires jeunes de S. Thomasi, tandis qu'elle se trouve élargie et obli- quement ovale dans les exemplaires adultes de cette dernière forme. La columelle est plus longue et plus droite dans le S. Thomasi; dans les deux autres formes, elle est plus courte et excavée dans son centre ; quant à la callosité, elle est proportionnelle aux dimensions. Dans le S. Tho- masi seulement, elle se montre postérieurement plus accentuée. Des plis longitudinaux plus ou moins gros et irréguliers se montrent sur les trois formes; toutefois, si l'on s'en rapporte aux dessins du iS. Thomasi, ils sembleraient dans celle-ci beaucoup plus réguliers et indiquant de véritables petites côtes très fines, tandis que, dans les deux autres formes, ces plis ne sont autres que les lignes d'accroissement plus ou moins développées qui, dans le S. decipiens sont très fines et non sail- lantes, tandis qu'elles sont grosses, irrégulières et saillantes dans le jS. Bartolinii. Finalement, ces trois formes offrent près de la suture une ornementation toute spéciale, à savoir une série irrégulièrement ondulée de tubercules plus ou moins plats et aigus, variant de no;nbre, de dimensions et de forme, et qui ne manquent jamais dans aucun exemplaire, qu'il soit jeune ou adulte. Dans \qS. Bartolinii, ils acquièrent le maximum de leur déve- loppement, mais sont en nombre beaucoup moins grand chez les plus petites protubérances aiguës et en forme d'épines des S. decipiens et jS. Thomasi. La coquille est mince et fragile dans le )S. Thomasi, grosse et assez solide dans les deux autres formes; le iS. Bartolinii cependant ne présente que très rarement des individus ayant la bouche complète. Quant à la dimension des exemplaires, elle est très variable dans les trois formes indiquées; si je l'indique, c'est pour compléter la différence plutôt que pour indiquer un caractère de quelque importance. aS'. Thomasi : longueur, 45 mill., larg. 23 mill. S. Bartolinii : — 21-24 — 9,11 — £f. decipiens : — 13 — 7 — M. Tournouër a cru avec raison que les caractères observés sur le >S!. Tho- masi avaient assez d'importance pour faire de cette forme le sous-genre Smendovia subordonné au type de la section des Melanopsis., et, parmi ces caractères, il tient compte particulièrement de la délicatesse et de la fragi- lité du test et de la disposition de la columelle qui, au lieu de décrire, comme les Melanopsis typiques, une concavité brusquement interrompue à la troncature très marquée du canal, est presque droite et prolongée en MÉMOIRES 31 un petit canal qui se renverse légèrement à l'extérieur, et qui montre à son extrémité une troncature bien peu marquée. Ces caractères, plus importants d'après M. Tournouër, que l'ornemen- tation ne sont pas toujours apparents, comme je l'ai déjà fait observer, dans les deux autres formes, le £>. decipiens et le 6\ Bartolinii, attendu que cbez celle-ci la coquille n'est ni aussi délicate, ni aussi fragile et que la columelle ne s'allonge pas de manière à former un canal, et conserve ainsi le caractère typique du genre, tandis que, d'autre part, les parti- cularités de l'ornementation sont visibles et même apparentes. C'est pourquoi, tenant compte des différences qui se manifestent dans les diverses parties de ces trois formes, je crois opportun, comme l'a déjà indiqué M. Fischer, de modifier la description du sous-genre donnée par M. Tournouër, et je l'exprimerais ainsi : Sous-GENRE SMENDOVIA Tournouër Testa fusiformis, spira acuta. Anfradus sub-plani caréna iuberculis acutis spiniformis prope suturant sub-canalicidatam cingulati; ultimus inflatus gibbosus seu angulosus, longitudinaliter plicatns. Columella catlosa, canalis aut brevi ant producius emarginatus. Quant au gisement, tout ce qu'on peut dire, c'est que ces coquilles appartiennent, en général, au terrain tertiaire et aux dépôts d'eau douce. Les /S'. TJiomasi et decijnens ont été recueillis dans les argiles de Smen- dou, province de Constantine (Algérie); lo S. Bartolinii dans les marnes de la vallée de la Sterza, près de Castellina-Marittima (Toscane). D'après M. Tournouër, les argiles de Smendou appartiennent au tertiaire supé- rieur; d'après M. Fischer : o L'horizon des argiles de Smendou n'est pas exactement fixé : toutefois, l'on sait aujourd'hui qu'il surmonte les marnes à Hélix suhsenilis, Crosse de Coudiat-Atv, et qu'on y trouve associés aux Smendovia TJiomasi des ossements d'Hippariou et de YEqims Stemnis (?). Coquand avait placé les fossiles de Smendou dans la forma- tion éocène (horizon des gypses d'Aix), et y avait cité une plante fossile {Flahellaria Lamanonis), qui n'est probablement qu'un Sabal (') ». Le professeur Capellini établit que les marnes à S. Bxtrtolinii repré- sentent la portion inférieure des strates à congeries ou formation gypseuse à soufre. Dans tous les cas, l'apparition et la disparition de ces formes particu- lières du Melanopsis fossile sont, jusqu'à présent, très courtes et limitées. (') Fischer, Observations, etc. (Journal de conchyliologie de Paris, S^ série, t. XXIII, 1883, p. 60. NOUVEAUX BRYOZOAIRES DU CRÉTACÉ SUPÉRIEUR PAR A. MEUNIER et Éd. PERGENS PLANCHE II SÉANCE DU 7 NOVEMBRE 1885 — Dans nos recherches sur la faune crétacée du sud de Maestriclit, nous avons trouvé plusieurs formes nouvelles. C'est surtout le gite de Petit- Lanaye qui est remarquable pour la conservation parfaite des bryozoaires. Aux environs de Fauquemont, nous avons trouvé quelques espèces nou- velles dans la couche inférieure à bryozoaires (couche à Stdlocavea Uhaghs. PalœontograpUca, 1858. Neue Bryozoën-Arten der MaestricUer Tnfflreidè). Les environs de Ciply nous ont fourni un nombre plus con- sidérable de formes non décrites. Aujourd'hui, nous publions sept espèces. La seconde couche à bryozoaires de Petit-Lanaye, outre les espèces déjà citées dans les lisles de M. Ubaghs, nous a donné deux espèces du cré- tacé de France : Semifascipora variahilis, d'Orb. Serietubigera Franc^ana, d'Orb. La montagne Saint-Pierre nous a fourni : Disco/tustrellaria Ubaglisi, sp. n. (PI. II, ôg. 8«, h, c, d, e.) Bryozoaire celluliné, empâté; zoécies entièrement ouvertes, sans pores spéciaux près de l'ouverture, sur une seule face de la colonie. Colonie libre, non encroûtante, discoïdale. Zoécies disposées en rangées rayon- MÉMOIRES 33 nantes, sans pores à la face inférieure. La colonie est convexe en dessus, concave en dessous. Les zoécies ont des cloisons communes avec leurs voisines. Elles sont un peu arrondies, ovales et pointues à leurs parties antérieure et postérieure; leur diamètre moyen varie de 15 à 22 micro- millimètres. La face inférieure offre des sillons rayonnants et irrég-ulière- ment dichotomiques ; elle ne présente pas d'impressions correspondant aux zoécies. Le diamètre des colonies varie de 6 à 14 millimètres; leur élévation, de 2 à 4 millimètres. L'aspect de la partie inférieure, la forme des zoécies, leur diamètre distinguent cette espèce de la Discoflustrellana clypeiformis , d'Orb. Cette espèce est assez rare à la montagne Saint-Pierre. PL II, fig. ^a. Grandeur naturelle, vue de la face inférieure; b. Id., vue de profil; c. Vue de la face supérieure, 8/1; d. Vue de la face inférieure, 8/1; e. Quelques zoécies isolées, 25/1. LopTiolepis o'apax, sp. u. (PI. If, fig. Qa, b, c.) Bryozoaire centrifuginé empâté. Les zoécies sont réunies eu faisceaux saillants, sans pores accessoires ni intermédiaires. Une seule couche de zoécies fasciculinées forme la colonie, qui est fixe. Quatre à six proéminences un peu courbées en forme de griffe s'élèvent de la base. Chaque proéminence est composée d'un nombre variable de zoécies tubuleuses (6 à 16). Parvenus à une élévation de 2 millimètres, ces groupes se bifurquent ou se divisent en plusieurs faisceaux, qui ne renferment non plus un nombre égal de zoécies. Les extrêmes observés varient entre trois et neuf. Ces proéminences sont comprimées et présentent en avant une côte aiguë, souvent voilée par des zoécies avortées ou fermées. La partie pos- térieure est un peu arrondie et cannelée. Lors de la division en faisceaux, les proéminences se recourbent beaucoup et, après que celle-ci est accom- plie, elles sont dans une direction à peu près horizontale. Longueur de la colonie, 8 à 16 millimètres; élévation, 3 millimètres. Cette espèce est très rare et provient de la couche à Stellocavea de Fau- quemont. PI. II, fig. Qa. Grandeur naturelle; b. Vue de face, 8/1 ; c. Vue posté- rieure, 8/1. FAMILLE DES CAMERAPORID.E, nobis. (PL II, fig. 1-5.) Cette famille se place dans les centrifuginés de d'Orbigny, division des Tubulinés. Elle est caractérisée par la présence d'une chambre dans 1885 3 34 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE laquelle les zoécies viennent s'ouvrir. Chaque série de zoécies (souvent 4 rangées de 8) a une cloison entre elle et la série voisine. Les séries latérales ont également une lame qui limite la colonie. Ces cloisons sont formées par une lame analogue à la lame germinale, décrite par d'Orbigny dans le genre Stellocavea. Les chambres restent complètement ouvertes à l'extérieur pendant toute leur vie et sont limitées des cinq autres côtés {Camerapofd), ou bien elles se ferment plus tard en partie {Clausacame- raporà), ou bien elles ne sont limitées que de quatre côtés et laissent la partie supérieure ouverte ; dans ce cas, les cloisons se fléchissent vers leur droite {Curvacamerapora). Les colonies de CloMsacamerapora que nous avons recueillies, ainsi que celles de la collection Ubaghs, ne sont pas complètes. Nous croyons que ce genre se compose de colonies rondes fortement déprimées à leur centre. Camerapora, genus nov. Chambres renfermant chacune 4 à 6 rangées de 10 à 12 zoécies tubu- leuses. Les chambres restent toujours ouvertes. La fermeture des zoécies se fait par une membrane calcaire. Camerapora recta, sp. n. (PI. II, fig. 1<î, J, c.) La colonie est en plaques d'une longueur de 10 à 14 millimètres sur une largeur maximum de 7 millimètres. Les chambres occupent en moyenne une largeur de 0.75 à 1 millimètre avec une hauteur de 3 à 4 millimètres. Les cloisons ne montrent pas de dichotomisation. Elles ont un espace libre de 1 millimètre, derrière lequel les zoécies s'ouvrent. La colonie se compose d'un nombre variable de chambres (10 à 14). La partie infé- rieure de la colonie est plate et sans dessins. C'est par cette partie que la colonie était attachée à son substratum. En avant, s'élèvent les chambres, commençant à leur base par un bord très mince au jeune âge, s'épaissis- sant plus tard. Ce rebord est sillonné par les cloisons des chambres, qu'il relie dans leur partie inférieure. On y remarque également quelques sillons horizontaux. Aux chambres terminales, ce rebord se recourbe et passe dans le bord supérieur de la chambre en s'amincissant. Les chambres sont verticales ou inclinées ; alors, leur partie supérieure rentre vers l'intérieur. La face supérieure de la colonie, en se dirigeant vers l'extrémité postérieure, s'abaisse assez brusquement; de sorte que, de 3 à 4 millimètres de hauteur, elle tombe au quart de millimètre. Cette partie supérieure, légèrement gonflée entre les cloisons, présente des stries analogues à celles du rebord inférieur. Chaque chambre offre, en coupe autéro-postérieure, la figura d'un triangle. MÉMOIRES 35 Cette espèce provient de la troisième couche à bryozoaires de Faii- quemont. Fig. la. Colonie en grandeur naturelle ; b. Id. 8/1; vue postérieure. Du côté droit, on voit la disposition des zoécies ; deux chambres ont été enlevées. La partie inférieure dans la figure a été enlevée pour montrer leurs terminaisons; c. Id. 8/1; vue antérieure. Clausacamerapora, genus nov. (PI. II, fig. 2-4.) Chambres renfermant chacune 4 à 5 rangées de zoécies tubuleuses. Les parois des chambres se soudent dans la partie moyenne, en laissant une ouverture circulaire en haut et une autre à la partie inférieure. Par ces deux ouvertures, les zoécies communiquent avec l'extérieur. Clausacamerapora mamillata, sp. n. (PL II, fig. 2 et 3.) Colonies probablement en cercle fortement aminci au centre. Chaque chambre a une largeur de 1 à 3 millimètres sur une élévation de 3 à 5 mil- limètres. La partie inférieure de la colonie est plane et assez épaissie. Les cloisons ont, à leur terminaison antérieure, une lame qui va à droite et une autre qui va vers le côté gauche. Ces lames s'accroissent surtout vers leur partie moyenne et finissent par se toucher. Cette transition se voit parfois sur une seule colonie (fig. 3). Les bords se joignent et se soudent inti- mement. Les deux ouvertures circulaires de chaque chambre reçoivent un rebord qui se bombe en proéminence, et qui laisse l'ouverture à leur centre. Les colonies comprennent un nombre de chambres très variable : depuis 16 jusqu'à 40 pour une colonie complète. Nos plus grands échan- tillons renferment 11 chambres. Une forme plus grêle, peut-être une espèce nouvelle, mais assez mal conservée, comprend 14 chambres pour un demi-tour de cercle. Rarement la fermeture des chambres est complète par l'accroissement égal des lames. Cette tendance se voit en quelques chambres de la figure 2. Entre la forme déprimée et celle qui s'amincit moins brusquement (fig. 4), il existe beaucoup de formes intermédiaires. Les plus bombées forment la variété injlata. Cette espèce se rencontre aussi à la troisième couche de bryozoaires. Fig. 2a. Grandeur naturelle; h. Même colonie, 8/1, vue d'en haut. Fig. 3«. Grandeur naturelle; h. Même colonie, 8/1, vue de face. On y voit le mode de jointure des lames. Fig. 4. Var. mjlata; a. Grandeur naturelle; b. Même colonie, 8/1, vue d'en haut. Ici, la fermeture est complète. C6 SOCIÉTÉ ROYALE MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE CuRVACAMERAPORA, genus nov. (PI. II, fig. 5.) Chaque colonie est formée de plusieurs chambres séparées par des cloisons qui se recourbent vers leur droite ('). Les chambres communi- quent avec l'extérieur par des fissures laissées entre les cloisons recour- bées et par leur partie supérieure. Curmcamempora cretacea, sp. n. (PI. II, fig. 5.) La colonie a 1 centimètre de largeur sur 5 à 8 millimètres d'élévation. Chaque chambre a une largeur d'environ 2 millimètres. Les cloisons sont plus épaisses que dans les autres Caméraporidées. Les chambres renfer- ment 4 à 5 rangées de zoécies, 8 sur une ligne. Chaque colonie se com- pose de 5 à 9 chambres. Les chambres aux extrémités de la colonie sont moins élevées que dans la partie moyenne. A la partie supérieure, les cloisons sont arrondies, et les chambres communiquent avec l'extérieur. En arrière, on voit les chambres gonflées, ornées de stries transversales. Cette rare espèce est de la couche inférieure de Fauquemont. Fig. 5a. Grandeur naturelle; h. Même colonie, 8/1, vue de face (la figure est dessinée sens dessus dessous, on devra donc retourner la planche) ; c. Vue postérieure, 8/1; d. Coupe transversale schématique faite par le milieu de la colonie, 25/1. Eeptotuhigera cristata, sp. u. (PI. II, fig. 7.) Colonie empâtée à zoécies tubulinées, sans pores spéciaux ni intermé- diaires. Zoécies groupées par rangées transversales, d'un seul côté de la colonie fixe. La longueur de la colonie est de 4 à 6 millimètres sur une largeur de 2 à 3 millimètres. De la ligne médiane de la colonie s'élèvent transversalement, en alternant et en divergeant, des crêtes composées de 5 à 9 zoécies tubuleuses, disposées sur une seule ligne. Les ligues primi- tives en renferment un nombre moindre. Leurs parois sont très minces. A l'extérieur, on aperçoit facilement les lignes qui indiquent leurs points de suture. L'angle de divergence entre deux crêtes varie de 30" à 50". Les colonies que nous possédons renferment cinq à neuf paires de crêtes. Nous remarquons que, dans les colonies à grand nombre de crêtes, chaque crête a ordinairement un petit nombre de zoécies (souvent 5 à 6). Tous les échantillons sont rampants, et jamais jusqu'ici nous n'en avons rencontré qui manifestaient une tendance à s'élever. C'est pour cela que nous (') Dans les figures, on n'a que des images renversées, de sorte que les lames sont fléchies vers la gauche. MEMOIRES 37 n'avons pas admis la répartition de former comme celle-ci dans le genre Tuhdipora ('). Cette espèce provient de la seconde couche à bryozoaires de Petit- Lanaye. Fig. la. Grandeur naturelle; h. Grossie à 8 diamètres. Bidiastopora Corneti, sp. n. (PL II, fig. 9.) Colonie fixée par sa base, à rameaux fortement comprimés et dichoto- miques. Zoécies saillantes en tube, disposées sur deux plans adossés, et non sur des lignes transversales. Les deux faces de la colonie sont séparées par une lame. Les Bidiastopora sont, dans l'ordre des Cyclos- tomes, ce que les Eschara sont dans celui des Chilostoraes. Les zoé- cies sont longues et s'élèvent obliquement en ligne droite. L'ouverture de la zoécie est située à la partie supérieure et regardo "^in peu en dehors. Ces zoécies se rétrécissent lentement vers leur extrémité. Elles sont dis- posées eu V. Un V comprend de 8 à 10 zoécies. Le diamètre est de 2 à 5 millimètres. Cette espèce provient du tufeau de Ciply, 200 mètres sud- sud-ouest du clocher. Fig. 9a. Grandeur naturelle; b. Coupe transversale; c. Colonie grossie, 9/1. {') ^vim , Kritish fôrteckning ôfver Shand. Ha f sbry ojoër U, la Ofversigt of Kongl. Vetensk. Âk. Fôrhandlinger, 1866. LISTE DES PTÉROPODES DU TEERAIN TERTIAIRE PARISIEN PAR G. DOLLPUS et G. RAMOND PLANCHE III - SÉANCE DU 3 OCTOBRE 1886 — Nous trouvons, dans le volume XV, fascicule I, page 100, des Annales de la Société Malacologiq'ue de Belgique pour 1880, qui vient de paraître depuis peu de jours, une notice de MM. Lefèvre et Watelet sur quelques Ptéropodes nouveaux du bassin de Paris. Ce travail nous suggère diverses observations que nous soumettons, à notre tour, à la critique de nos confrères en paléontologie. Les mollusques tertiaires des environs de Paris ont été magistralement décrits par Desbayes dans son bel ouvrage des Animaux sans vertèbres ; mais ce serait une erreur de croire que la science tout entière est renfermée dans ce livre. Sans vouloir attaquer le mérite d'une si belle œuvre, nous sommes obligés de dire qu'il s'y rencontre bien des erreurs, bien des omissions. Les lacunes et les cbangements que nous allons indiquer pour les Ptéropodes pourront servir d'exemple. Il existe, en effet, bon nombre de travaux anciens de valeur qu'il faut reprendre, beaucoup de sources spéciales négligées, puis une foule de travaux modernes dont il importe de tenir compte ; la science progresse sans cesse et toutes les découvertes faites dans un sens entraînent néces- sairement un remaniement correspondant dans les autres parties et prin- cipalement dans la nomenclature. En vue de ces modifications forcées, progressives, nous avons, depuis longtemps, cru qu'il serait utile de soumettre à une revision critique générale la paléontologie parisienne. Cette revision comprenant, à nos yeux, dans la mesure du possible : MfîMOIRES 39 1" une comparaison scrupnlense des espèces pour en aug-menter ou en diminuer le nombre; 2° une étude spéciale des genres et sous-genres de mollusques avec recherche de leur type vivant ou fossile pour placer convenablement les espèces dans des genres précis; 3° une enquête sur les premiers descripteurs, sur les auteurs véritables des espèces pour con- duire à une nomenclature juste et châtiée; 4° une précision de plus en plus grande des horizons géologiques dans lesquels chaque espèce se rencontre : c'est sur ces bases que notre travail général a été entrepris, et le synopsis qui suit des Ptéropodes n'est qu'un extrait. Depuis longtemps, on connaît de vraies coquilles de Ptéropodes coni- ques et hélicoïdes dans le bassin de Paris; elles ont été étudiées par les maîtres, leur existence n'est pas contestable, et si leur nombre n'est pas très grand, c'est que les couches tertiaires de Paris sont des couches littorales et l'on sait que les Ptéropodes vivant par troupes nombreuses en haute mer, leurs dépouilles caractérisent les grands fonds. On ren- contre, au contraire, ces animaux dans le miocène de l'Allemagne du Nord, et avec plus d'abondance dans les terrains tertiaires supérieurs du bassin méditerranéen. Les Annales de la Société Malacologique ont publié, il y a peu d'années, une revision des espèces italiennes par le D"" Tiberi. (Traduction Colbeau — 1878.) Rang, à qui nous sommes redevables d'une notice sur les Ptéropodes fossiles {Annales se. nat., 1829, t. XVI, p. 492), ne signale qu'une espèce dans les terrains tertiaires de Paris; le Creseis gadus (pi. XV, fig. 5), qui a été reconnu pour un genre de mollusques Scaphopodes, voisin des Den- tales et décrit par Deshayes comme genre Gadiis (1861). La confusion des coquilles hélicoïdes de Ptéropodes avec d'autres genres a été longtemps un obstacle à leur étude; on les prenait pour des natices ou pour des jeunes d'autres espèces. MM. Lefèvre et Watelet insistent avec raison sur leur confusion possible avec certaines espèces de Pla- norbes. Nous pensons même qu'il faut retrancher des espèces de Ptéropodes le Spirialis suhangulatus, Watelet et Lefèvre, qui ne serait autre que PlanorUs hemistoma, Sow., espèce bien connue des sables de Cuise. (Desh., Anim. sans vert., pi. 45, fig. 23-26.) Mais le Spirialis parisiensis, Watelet et Lefèvre, reste une espèce importante et, comme elle s'éloigne des véritables Spirialis, nous indi- querons dans quel genre elle nous paraît devoir être placée. Voici le tableau, puis la récapitulation descriptive des formes qui nous paraissent avoir été jusqu'ici indiquées dans le terrain tertiaire éocène des environs de Paris. L'oligocène de la même région n'a révélé encore aucune espèce. 40 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE LiSTJE DES ii:si>È:ciï:« PTÉROPODES I. Coquilles hélicoïdes. Gen. SPIRIALIS, Eydoux et Souleyet, 1840, type Sp. ventricosa, E. et S. i. Spirialis pygmaea, Lamark, sp. (Amptillaria). 2. — Bernayi, de Laubrière. Gen. VALVATINA, Bornmann, 1855, type V. umbilicata, Bornmann. 3. Valvatina parisiensis, Lefèvre et Watelet sp. (Spirialis). ■4. — Mercinensis, — — II, Coquille droite. Gen. VA6INELLA, Daudin, 4800, type V. depressa, Daudin. 5. Vaginella parisiensis, Watelet sp. {Cleodora). Gen. EUCHILOTHECA, Fischer, 4882, type E. succincta, Def. sp. 6. EucMlotheca succincta, Defrance, sp. {Vaginella). SPIRIALIS PYGM^A, Lamark, sp. PI. III, fig. U'd 4804. Ampullaria pygmaea, Lamarck, Anna/M du Muséum, t. V, p. 30, pi. XIII, fig. 6. (T. VIII, pi. 54, fig. 6.) 1824. — — Lk. Defrance, Dict. Se. Nat., t. XX, p. 446. 4822. — — — Anim. sans vert., t. VII, p. 547. 4824. — — — Deshayes, CoçMz'/Ze^ /Ô5S. e«u. Pam, t. II, p. 444, pi. XVII, fig. 45-46. 4838. — — — Anim. sans vert., édit. II, t. VIII, p. 549. 4847. — — — Graves, Topogr. géognostique, p. 605. 4850. Naticapygmeea, d'Orbigny, Prodrome Pal., t. II, Et. 25 n» 424. 4862. Spirialis — Lk. Deshayes, Anim. sans vert. bass. Paris, t. II, p. 520. 4882. — — Lk. Fischer, Manuel Conchy., fasc. V, p. 434. Gisement : Calcaire grossier inférieur. Localités : GrigDon, Chaumont, Marquemont, Gypseuil, Essomes, etc. Collections : École des Mines, Muséum, D"" Bezançon, de Laubrière. Deshayes, en traitant les généralités de ses natices, a indiqué la véritable place de cette espèce, s'excusant de n'en avoir pas parlé en traitant des MÉMOIRES il Ptéropofles. C'est une coquille sénestre, un peu naticoïde et planorbuli- forrae, à ouverture semi-lunaire, souvent plus ronde que la figure, h spire peu élevée et faible, toujours très fragile et dont la taille ne dépasse pas 4 millimètres. Elle n'est pas très rare dans certains lits sableux du calcaire gravier inférieur. Le genre Spirialis, Eydoux et Souleyet, 1840, a été démembré du genre Limacina, Cuvier, 1817, pour des différences anatomiques impos- sibles à apprécier à l'état fossile ; cependant, on peut s'accorder à conserver dans le genre Limacina les coquilles largement ombiliquées, et à placer dans le genre Spirialis les espèces peu ou point ombiliquées, comme celles du bassin de Paris. SPIRIALIS BERNAYI, de Lauhrière PL m, fîg. 2 1881. Spirialis Bernayi, de Laubrière, 5w/L iSoc. Géol. de France, 3«8ér , t. IX, p. 377, pi. VIII, fig. 5. Gisement : Calcaire grossier moyen. Localité: Trie-Château. (Rare). Collection : de Laubrière. Coquille voisine du S. pygmœaet surtout du S.ventricoH'Ejà.ei Soûl., le type du genre. Voici sa diagnose : Coquille sénestre, globuleuse, subovalaire, mince et fragile. Spire obtuse au sommet avec quatre tours : les trois premiers médiocrement convexes, plus hauts que larges, réunis par une suture peu profonde; der- nier tour grand, ventru, formant les trois quarts de la coquille, surface lisse et brillante; ouverture grande, oblique, subovale, largement cana- liculée en avant, anguleuse en arrière, bords discontinus. Diamètre, 3 millimètres sur 1 millimètre 1/2. VALVATINA PARISIENSIS, Watelet et Lefèwe, sp. 4885 (1880). Spirialis parisiensis, Watelel et Lefèvre, Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. XV, fasc. I, p. 101, pi. V, fig. 3. Gisement : Calcaire grossier moyen. Localités : Essomes, Grignon. Collections : de Laubrière, D' Bezançon. Cette petite espèce, toute planorbuliforme et subsymétrique, ne saurait subsister dans le G. spirialis de Eyd. et Soûl, dont le type est une coquille à spire toujours élevée, dissymétrique, h ouverture non continue. Mais sa 42 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE classification dans un autre genre est encore un peu confuse, non par Tatsence de genres créés, mais par leur trop grand nombre. En raison de l'état de conservation des échantillons fossiles, on ne peut savoir s'il existait ou non des prolongements au labre. Dans le cas où il existe des denticulations au labre, les spirialis à spire plane doivent être classés dans le genre : Heliconoïdes, d'Orbigny, 1835, type H. injlata. Syn. G. Protomedea, Costa Senior, 1861 (non Blainville, 1834), type Sp. rostralis, Eydoux et Souleyet. — G. Embolus, Jeffreys, 1869, même type. Mais, comme l'absence de quille, de carène, la rotondité du labre nous font supposer qu'il n'y avait pas de prolongements; nous avons employé le G. Vahatina, Bornmann, 1885. Ce genre Vahatina a été établi sur des échantillons très petits de l'oli- gocène de Wieliczka comme foraminifère; mais, depuis, Eeuss et d'autres ont reconnu sa véritable position zoologique; la synonymie de C'.^ genre s'établit comme nuit : Type Valvatina umbilicata, Bommaim, 185S. Syn. Limacina hospes. Belle, 1861. — Spirialis valvatica, Reuss, 1867 et v. Koenen, 1868. — Valvatella atlanta, Morch, 1874, Mioc. inf. Danemark. Voyez : Fischer, Manuel Conchy., p. 430; v. Koenen, Mioc. AU. Nord, 1882, pi. VU, fig. 16, p. 359, II. Il faut placer dans le même genre : Emboltis belleropUna, Seguenza, Formazioni tcrziarie délia prov. di Recjgio, p. 277, pi. 16, fig. 34. et peut-être BelleropJiina minuta., Forbes 1843, mer Égpe. Non. G. Beîle- ropliina, d'Orb., dont le type B. Vihrayei. du crétacé du centre, n'est pas éloigné, comme forme, des nos espèces, mais qui diiTère essentiellement par sa taille, l'épaisseur de son test, son ornementation et fait partie d'une autre famille. ?VALVATINA MERCINENSIS, Watelet et Lefètre 1885 (1880). Spirialis Mercinensis, Watelet et Lefèvre, Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. XV, p, 101, pi. V, fig. 2. Gisemeid : Sables de Cui.se. Localité : Mercin. Cette espèce est moins bien caractérisée que la précédente; elle n'est peut-être qu'une partie embryonnaire d'une autre coquille plus grande. MÉMOIRES 43 La famille des Pyramidallide nous offre souvent des s juiraet^ de r.pire sénestres sur plusieurs tours, enroulés sur un antre axe que celui de la coquille adulte, et le présent frag-ment pourrait très bien se rapporter à quelqu'une de ces espcces. VAGINELLA PARISIENSIS, Wafelet, sp. PI. III, fig. 3 \SM. Cleodora parisiensis, Walelct, Recherches sur les sables inférieurs; Bull. Soc. Archéol. hist. et scient, de Soisso7is, t., V p. 150, pi. II, Gg. 14-16. (Son Cleodora parisiensis , Deshayes, 1861.) Gisement : Sables de Cuise. Localité : Mercin (très rare). Collections : Watelet, École des Mines. Voici une espèce bien intéressante, bien oubliée; oubliée par son auteur même, car elle ne figure pas dans le catalogue des sables inférieurs de 1870, et il est extrêmement singulier que Deshayes, qui connaissait les travaux de Watelet, l'ait à ce point perdue de vue qu'il a décrit sous le même nom de Cleodora parisiensis une tout autre espèce, d'un autre genre, sans analogie. Quoi qu'il en soit, l'espèce est bonne, mais elle ne peut rester dans le genre Cleodora; elle rentre, au contraire, complètement dans le genre Vaginella créé par Daudin en 1800 ^our \&Vaginella depressa, Daud., espèce commune du miocène de Bordeaux, tout en se distinguant suffisamment de l'espèce typique. Basterot ayant décrit cette espèce sans citer Daudin, on lui attribue généralement à tort la paternité du V.depressa. Voici ses caractères : coquille lisse, mince, droite, svelte, déprimée vers sa pointe, gonflée en son milieu, pincée et rétrécie à son ouverture; con- tour ovale. Sur chaque face latérale, on remarque une petite côte qui s'étend de l'ouverture à la pointe. La pointe est aiguë, les bords de l'ouver- ture sont renversés en arrière. Dimension, 6 millimètres sur 3 millimètrei. EUCHILOTHECA SUCCINCTA, Befrance, sp. PI. III, fig. ^a-d 1828. Vaginella? succincta, Defrance, Bict. Se. Nat.,t. LVI, p. 427; Atlas Conchyl., pi. 97, fig. 5ft, b, tantum (*). 1838. Creseis Chasteli, Potier et Michaud, Galerie du Musée de Douai, t. I, p. U, pi. X, %. 1M4. 1847. Vaginella succincta, Defrance. Graves, Topog. géognostique, p. 594. (') Il faut exclure flg:. 5c, qui représente probablement un jeune Cœcum. 4i SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1861. Cleodora parisiensis, Deshayes, Anim. sansverL, bass. Paris, t. lî, p. 487, pi. III, fig. 15-17 (nonWatelet, 1851). 1870. Creseis Ohasteli, Potier et Michaud. Bayan, Étiid. cril. sur coll. École des Mines, t. I, p. 65. 1882, Euchilotheca parisiensis, Deshayes. Fischer, /owm. Conchyl., t. XXII, p. 59 1882. — Oàasteli, P. et M. Fischer, Manuel Conchy., fasc. X, p. 437, fig. 213. Gisement : Calcaire grossier inférieur. Localités : Chaumont, Gisors, Boigeloup, Les Groux {Liancourt), Fon- te n ai {Eure). Collections : École des Mines, Muséum, D' Bezançon, de Bourj, etc. Sables de Cuise? Horizon de Visigneux. Watelet, 1870. La figure de Defrance n'est pas douteuse, sa description est satisfai- sante, son rapprochement avec Vaginella depressa de Daudin est même une idée très remarquable pour l'époque; il convient donc de restituer à cette forme son nom le plus ancien et de la désigner comme Succincta de Defrance. D'autre part, elle ne pouvait rester placée ni dans les Vaginelles, ni dans les Cléodores, et M, Fischer a créé avec raison un genre spécial pour cette espèce, dont la nomenclature paraît enfin fixée. Cette petite coquille, qui n'a pas plus de 5 millimètres, n'est pas très rare dans cer- tains bancs sableux du calcaire grossier inférieur, les exemplaires à deux collets sont exceptionnels. CATALOGUE DES MOLLUSQUES DES ENVIRONS DE COÏMBRE (PORTUGAL) PAR AUGUSTE NOBRE SÉANCE DU 5 DECEMBRE 1885 — Dans cette liste, j'ai réuni tous les éléments que j'ai pu colliger dans quelques excursions malacologiques faites aux environs de Coïmbre. Cette liste ne représente certainement pas la totalité des mollusques qui habitent le bassin du Mondego. Peut-être un grand nombre m'ont échappé; mais, en publiant ce catalogue, je crois contribuer en quelque façon à la connaissance de cette faune locale. La Serra do Bussaco, qui possède toutes les conditions nécessaires à la vie des mollusques, en est presque dépourvue. Dans toutes les eaux des nombreuses fontaines qu'on y rencontre, je n'en ai pas trouvé un seul. Dans le Mondego vivent certainement un grand nombre à'Unio; je n'ai pu pourtant m'en procurer qu'une seule espèce. Les marécages du Mon- dego et du Vouga fourniront aussi des Uoiio peut-être inconnus. J'ai compris dans cette liste les observations faites jusqu'aujourd'hui à Aveiro, bien que cette ville soit déjà située à une assez grande distance de Coïmbre. A ce catalogue, j'ai joint aussi toutes les observations faites par MM. les D" Paulino de Oliveira et Roza de Carvalho, et par mon ami Henrique de Aguiar. Quoi qu'il eu soit, si cette liste peut être de quelque utilité pour ceux qui étudient notre faune malacologique , je me croirai suffisamment récompensé de mon travail. 46 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE GASTROPODES I. — Testacella, Cuvier i. Testacella Maugei, Férussac. MoRELET, Mollusques du Portugal, p. 48. Hidalgo, Moluscos terrestres de Espana, Portugal y las Baléares, p. 218. Habitat : Coïmbre (Morelet). Cette espèce n'est pas commune, elle se trouve cachée sous les feuilles mortes des arbres ou sous terre. II. — LiMAx, Linné 2. Lim&z agrestis, Linné. MouELET, Moll. du Portugal, p. 34. Hidalgo, Mol. terr., p. 'ilO. Habitat : Coïmbre (D' Pauline), Aveiro. Assez commun. 3. Limax lomtricoides, Morelet. Morelet, Moll. du Portugal, p. 39, pi. III, fig. 4. Hidalgo, Mol. terr., p. 211. Habitat : Baleia, à Coïmbre (Aguiar). III. — ZoNiTES, MontfoTt Sous-genre : Hyalinia, Férufsac 4. Zonites cellarius, Mùller. Morelet, Moll. du Portugal, p. 54, Luso, Molluscos terrestres e fluviaes de Portugal, p. 181 {Jornal de Scieiicias physicas, malhematicas e naturaes, 1870-71). Hidalgo, Mol. terr., p. 193. Habitat : Bussaco, Coïmbre (Paz, Aguiar), Luzo. CondeixR, cap Moudego, Figueira da Foz, Buarcos, Aveiro. Commun partout, sous les feuilles mortes, sous la mousse. Très abondant dans la Serra do Bussaco, jusqu'aux lieux les plus élevés. MÉMOIRES 47 5. ZoQites nitans, Michaud. MoRELET, MolL du Portugal, p. 55. Luso, Moll. de Portugal, p. 181. Hidalgo, Mol. ten\, j). 20'2. Habitat : Aveiro, Biissaco, Cuï ubi-e (Paz, Heydeii), Trôria (D' Ruza), Peu commun. 6. Zonites crystallinas, Millier. MORELET, Moll. du, Portugal, p. 55. Luso, Moll. de Portugal, p. 181. Hidalgo, Mol. terr., p. 19 L Habitat : Bussaco (Paz), Baleia, à Coïmbre (D' Roza de Carvalho). IV. — Arion, Férus sac 7. Arion empiricorum, Ferussac. Limax ater, Linné. Limax rufus, Linné. MoRELET, Moll. du Portugal, pp. 27, 30, X Hidalgo, Mol. terr., p. 181. Habitat : Serra do Bussaco. V. — Hélix, Linné 8. Hélix aouleata, Millier. Morelet, Moll. du Portugal, p 72. Hidalgo, Mol. terr., p. 188. > Habitat : Baleia, à Coïmbre (D' Rozu). 9. Hélix rupestris, Draparnaud. Morelet, Moll. du Portugal, p. 72. Luso, Moll. de Portugal, p. 192. Hidalgo, Mol. terr., p. 206. Habitat : Condeixa (Luso). 10. Hélix Lusitanica, Ptéiffer. Morelet, Moll. du Portugal , p. 5o, pi. VI, fig. 1 Luso, Moll. de Portugal, p. ISS. Hidalgo, Hojas malacologicas , \u 17. Hidalgo, Mol. terr., p. 199, pi. XVIII, fig. 17.M8J , ^^■t^u 1 fc. t sTc rv i?^ Habitat : Bussaco (Paz, Heydeu). 48 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Je n'ai pu trouver cette espèce dans la Serra do Bussaco. Elle vit sous les pierres, dans les fentes des murs, sous les mousses, dans les lieux assez humides. L'animal est assez semblable à celui de VHelix larlvla. Il a le corps assez granuleux et, dans la partie supé- rieure, d'une couleur noire bleuâtre. En dessous, il est un peu plus clair. H. Hélix barbula, Charpentier. Hidalgo, Mol. terr., p. 190, pi. XVIII, fig. 190-192. HaUtat : Coïmbre, Santa-Cruz (D' Roza), Fonte Nova, Baleia (Aguiar), Bussaco (Paz), Condeixa, Soure, Buarcos, Figueira da Foz, cap Mou- dego, Aveiro. Commun partout, sous les pierres, les mousses, contre les murs, dans les lieux humides et secs. On trouve des individus avec la carène tranchante ; mais, comme le fait remarquer M. Morelet, la coquille à carène émoussée est la plus commune. Presque toutes les coquilles que j'ai trouvées avec la carène tranchante sont d'une couleur plus claire que celles à carène émoussée, qui sont d'un marron très foncé. Les monstruosités sont communes dans cette espèce; j'en signalerai seulement deux provenant de Coïmbre : une portant deux lèvres de 4 millimètres d'ouverture, et l'autre présentant la partie supérieure de la spire évasée, montrant la coquille presque perforée par l'ombilic d'un côté à l'autre. D'après M. Morelet, la spire s'enroule dans le même plan dans la coquille à carène tranchante ; les exemplaires que je possède à carène tranchante ont aussi la spire légèrement convexe; mais, dans quelques- uns, en moindre proportion que dans les autres. 12. Hélix Tariabilis, Draparnaud. Hidalgo, Mol. terr., p. 209. Habitat : Coïmbre et environs, Estrada do Porto, Santa-Cruz (D' Roza), monte Arroio, gare du chemin de fer (Aguiar). Assez abondant. Cette espèce, qui se multiplie extraordinairement dans le sud du Portugal, ne s'étend pas vers le nord. 13. Hélix conspurcata, Draparnaud. Luso, Moll. de Portugal, p. 1^5. Hidalgo, Mol. terr., p. i9i. HoMtat : Coïmbre (Luso, D'' Roza), Bussaco (Paz). MÉMOIRES 49 ii. Hélix apicina, Laniarok. Hidalgo, Ilojas malacologicas, \k 47. — Mol. terr., p. 189, pi. XVI, iig. 1S5-157. Ilal'itat : Coïmbre (Paz, D"" Roza), Bussaco (Paz),Fig"ueira da Foz, cap Mondego, Aveiro (D"" Paulino). Dans une excursion que j'ai faite, h Aveiro, avec M. le D' Paulino de Oliveira, entomologiste distingué, nous avons trouvé cette espèce sur les pelouses qui se trouvent à côté de la ville, sur la rive gauche du Vouga. Assez commune. C'est la localité la plus septentrionale du Portugal où cette espèce ait été indiquée jusqu'à présent, mais elle se trouve dans le nord de l'Espagne (Hidalgo). 15. Hélix intersecta, Poirel. ffelix caperata, Montagu. Hidalgo, Hojas malacologicas, p. 17. — il/o/. ^m-., p. 191, pi. XLIII, fig. 507-511. Habitat : QdimhvQ (Paz, Aguiar), Bussaco (Paz), Luzo, Aveiro, cap Mondego, Buarcos, Figueira da Foz, Soure, Condeixa. Très commun partout, sous les pierres, sur les murs; assez variable en couleur. M. Morelet, dans son ouvrage : Molluspies dtc Portugal, a indiqué \Eelix cancUdula, Férussac, comme vivant à Montemor, dans la province de Beira. D'après ce savant malacologiste {Revision des mollusques du Portugal^ Journal de Conchyliologie, p. 245, 1877), l'espèce indiquée sous le nom de candidula, Studer, est une variété plus petite de Xllelico caperata, Montagu, mesurant seulement 7 millimètres de diamètre. Notre regretté naturaliste Mengo da Silva a aussi mentionné (Gollecçào conchyliologica, p. 18) XHelix candidula à Tavira, dans l'Algarve. D'après M. Morelet, il faudrait regarder la présence de cette espèce en Portugal comme douteuse. Elle est aussi indiquée en Espagne, mais sans indication de localité. 16. Hélix pisana, Mûller. Luso, Moll. de Portugal, p. 484. Hidalgo, Hojas malacologicas, p. 47. — Mol. terr., p. 204, pi. XIII, fig. 416-127. EaUtat : Coïmbre (Paz, Luso, Aguiar, D' Roza), Figueira, Buarcos, cap Mondego, Cova, Aveiro. Très commun et variable en couleur et forme. Les individus qu'on 1885 4 50 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE trouve en plus grand nombre à Coïmbre sont d'une couleur blanchâtre uniforme, ayant le péristome rosé et quelquefois jaunâtre. Ceux qui vivent près de la mer appartiennent, le plus souvent, à la variété Uneolata. A Coïmbre, elle est très commune sur les plantes croissant près de la gare. Cette espèce vivant à Coïmbre se trouve déjà à une assez grande dis- tance de la mer, ce qui ne doit, d'ailleurs, pas étonner, vu les grandes plaines qui bordent le Mondego et qui, environnant la ville, s'étendent jusqu'au littoral. J'ai trouvé cette espèce dans les lieux les plus élevés de la ville de Coïmbre, au Penedo da Saudade, etc. A Porto, dans les lieux élevés, on ne trouve pas cette espèce, malgré la grande différence des distances qui séparent Porto et Coïmbre de la mer. Mon ami Aguiar a également trouvé la variété Alba, Moq. Tand. dans le jardin botanique de Coïmbre. M. Hélix acuta, Miiller. Hidalgo, Hojas malac, p. 18. — il/o/. /m-., p. 182. Habitat : Coïmbre, Soure, Bussaco (Paz), Figueira, Buarcos. Peu commun. 18. Hélix ventrosa, Férussac. Hclix barbara, Bourguignal. Bulimus venlricosus, Draparnaud. BouRGUiGNAT, iV/fl/oc de V Algérie, ^oV I, pi. XXXII, fig. 39-41. Hidalgo, Mol. terr., p. 184. Habitat : Coïmbre, Santo-Antonio dos Olivaes, Jardin botanique, Sémi- naire (D' Roza) ; Figueira, Buarcos, Soure, Aveiro. Peu commun, sur les plantes; à Coïmbre, je l'ai trouvé aux bords des ruisseaux, sous les pierres. 19. Hélix conoidea, Draparnaud. BouncncNAT, Malac. de l'Algérie, voL 1, pi. XXXII, p. 29-34. Hidalgo, Mol. terr., p. 184. Habitat : Figueira, Cova, Buarcos, cap Mondego, Aveiro. Assez commun sur les plantes et sur le sable, près de la mer. Cette espèce est très commune sur tout notre littoral. MÉMOIRES 31 *20. Uelix pulchella, Mililer. Liso, MoUhscos lerr. e fltiv. de Portugal, p, 190. Hidalgo, Mol. terr., p. 205. Habitat : Mealhada (Luso). •21 . Hélix occidentalis, Recluz. Hélix revelala, Férussac. — ponentina, Morelet. MoiiELET, Moll. du Portugal, p. 65, pi. VI, iig. 4. Hidalgo, lilol. terr., p. 203. pi. XLII, fig. 494-496. Morelet, Revision des Mollusques du Portugal, p. 245. (Journal de Conchylio- logie, i877.) Habitat . Coïmbre (Paz, Aguiar), Bussaco (Paz), Condeixa, Soure, Figueira, Buarcos, Aveiro. Très abondant. Vit contre les murs exposés au soleil ; près de la mer, sur le sable, parmi les sapins. Je n'ai pu trouver de différences remar- quables parmi les exemplaires recueillis, à Porto, sur les granités et, à Coïmbre et Lisbonne, .sur le calcaire. 22. Hélix marmorata, Férussac. Hidalgo, Mol. terr., p. 200, pi. XXX, fig. 339-344; pl.XLIV, fig. 612-517. Habitat : Bussaco (Heyden). Malgré mes efforts, il ne m'a pas été pos- sible de trouver cette espèce dans le Bussaco. Je n'ai pas connaissance qu'on l'ait trouvée de nouveau en Portugal. Elle vit à Gibraltar, Malaga (Hidalgo) et, d'après M. Kobelt, cette espèce est la forme caractéristique de Gibraltar, mais elle est difficile à apercevoir, se trouvant presque tou- jours cachée dans les fentes des rochers. A Bussaco, elle trouve peut-être d'assez bonnes conditions d'existence, mais l'absence, en ce point, de presque toutes les formes méditerranéennes et de celles qui vivent dans le sud du Portugal, nous fait éprouver quelque doute quant à la présence de cette espèce dans la Serra do Bussaco. Mais, sans contester l'habitat de cette espèce en Portugal, je crois que tous les naturalistes qui visiteront le Bussaco ne laisseront pas de cher- cher cette espèce. 23. Hélix nemoralis, Linné. Luso, Moll. de Portugal, p. 489. Hidalgo, Mol. terr., p. 201, pi. II, fig. 10-21. Habitat : Très multiplié partout; sur les plantes et dans les fentes des murs. Je l'ai trouvé dans toutes les localités que j'ai visitées. Il vit 52 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE en grand nombre sur les arbustes qui bordent YEstmda da JBeira, à Coïmbre. Bussaco (Mengo), Coïmbre (D' Roza, Aguiar). On trouve quelques variétés de couleur. Entre autres, je cite les suivantes : Castanea, assez rare. Rosea, — Lutea, commune. Fasciata, très commune. Dans la variété Fasciata^ on trouve des exemplaires avec une, deux et jusqu'à cinq faciès. Cette dernière variété est la plus abondante. Je n'ai trouvé nulle part Y Hélix liortensis, Mûller, que quelques auteurs considèrent comme une variété de Y Hélix nemoralis, et d'autres comme une espèce distincte. 24. Hélix inchoata, Morelet. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 70, pi. VII, fig. i. Hidalgo, Mol. terr., p. i97, pi. XV, fig. 149-151. Halitat : Coïmbre (D' Roza, Aguiar), Bussaco, Soure, Condeixa, Figueira, Buarcos, Aveiro. Assez commun partout, spécialement dans le mont de Santa-Clara, Baleia et Santa-Cniz (Aguiar). 25. Hélix aspersa, Millier. Luso, Moll. de Portugal, p. 183. Hidalgo, Mol. terr., p. 189, pi. I, fig. 1-5. Habitat : Coïmbre (Aguiar), Bussaco, Soure, Condeixa, Figueira, Buarcos, cap Mondego, Aveiro, Commun partout, contre les murs et sur les plantes. Espèce très répandue en Portugal. On trouve aussi quelques variétés en couleur et en forme. VI. — BuLiMiNUS, Ehrenherg 26. Bnliminns obscurus, Draparnaud. Morelet, Moll. de Portugal, p. 73. Hidalgo, Mol. terr., p. 183. Habitat : Coïmbre, Fonte Nova (Aguiar), Baleia (D' Roza, Aguiar). MÉMOIRES 53 VII. — PuPA, Draparnaud 27 Pupa gr&num, Draparnaud. Hidalgo, Mol. terr., p. 215. BouRGUiGNAT, Moll. de l'Algérie, vol. II, pi. VI, fig. 1-3. Habitat : Coïmbre, Baleia (D' Roza, Aguiar). 28. Pupa secale, Draparnaud. Luso, Moll. de Portugal, p. 64. Hidalgo, Mol. terr., p. 216. MoRELET, Revision des Mollusques du Portugal, p. 247. Hahitat : Condeixa (Luso). D'après M. Morelet {Rev. Moll.), le Pîq^a secale doit être exclu, au moins jusqu'à présent, de la liste des coquilles portugaises. Sous le nom de Secale, le savant naturaliste avait indiqué une espèce qui participe à la fois de VAvenacea et du Secale, sans répondre exactement ni à l'un ni à l'autre, mais qui, bien certainement, est le Lusitanica de Ross. (Morelet). J'ignore si cette espèce a été trouvée de nouveau en Portugal. 29. Pupa umbilicata, Draparnaud. Hidalgo, Hojas malac, p. 18. Hidalgo, Mol. terr., p. 217. Hahitat : Coïmbre (Agiiiar, Paz), Bussaeo (Paz), Luzo, Soure, Figueira, Buarcos, Aveiro. J'ai trouvé cette espèce sur un des points les plus élevés de la Serra do Bussaco, à Cruz-Alta, dont l'altitude est d'environ 540 mètres. A Coïmbre, je l'ai trouvée, en grand nombre, au sud de la gare, près du pont qui traverse la route. 30. Pupa anglica, Férussac. Morelet, Moll. de Portugal, p. 75. Hidalgo, Mol. terr., p. 213. Habitat : Bussaco (Heyden). VIII. — Vertigo, Millier 31. Vertigo muscorum, Draparnaud. Pupa nnnutissima, Hartmann. Habitat : Baleia, près de Coïmbre (D' Roza). 54 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE IX. — Balea, Pridmxioc 32. Balea perversa, Linné. Hidalgo, Hoias malac, p. 18. — Mol. terr.,i>.\8'i. HaUtat : Coïmbre (Aguiar), Bussaco (Paz). Cette espèce est très abondante dans le nord du Portugal, dans l'écorce des arbres, contre les murs, etc. X. — Clausilia, Do'aparnand 33. Clausilia rugosa, Draparnaud. Hidalgo, Hojas malac, p. IS. — Mol. lerr., p. 186. Habitat : Coïmbre (Paz, Heyden, D' Roza, Aguiar). Assez abondant. Aveiro. XI. — Stenogyra, Shittleovorth Sous-genre : Rumina, Bisso 3i. Stenogyra decollata, Linné. Ll'so, Moll. de Portugal, p. 258. Hidalgo, Mol. lerr., p. 183. Habitat : Coïmbre (Luso, D'' Paulino , D' Roza, Aguiar), Soure, Fjgueira, Condeixa. A Coïmbre, on le voit, en assez grande abondance, par un temp.s humide, dans les bords de XEstrada da Beira. Cette espèce a été trouvée par M. Paz y Membiella, à Porto, où, jusqu'à présent, il ne m'a pas été possible de la trouver. Je crois qu'elle jjréfère les terrains calcaires et secs s'étendant au sud d'Aveiro, mais la région la plus septentrionale où je l'ai vue se trouve aux environs de Coïmbre. XII. — Feuussacia, Risso 35. Feruasacia folliculus, Gronovius- MoRELET, Moll. du Portugal, p. 73. Hidalgo, Mol. lerr., p. 187. Habitat : Coïmbre (D'' Roza), Soure, Figueira. Je l'ai trouvé en grand nombre à Soure, sur la mousse, près du ruis- seau qui traverse le village. MEMOIRES 5 DO 30. Ferussacia lubrica, Mûller. MoRELET, il/cj//. du Portugal, p. 73. Hidalgo, Mol. terr., p. 187. Uahilat : Environs de Coïmbre (D'Roza), Soure. Assez rare. XIII. — Cœcilianella, Férussac 37. Cœcilianella acicula, MûUer. Luso, MolL du Portugal, p. 258. Hidalgo, Mol. terr., p. 179. Habitat : Luzo, près du Bussaco. Je n'ai trouvé que quatre exemplaires roulés SQr un muT, près d'un ruisseau. XIV. — SucciNEA, Draparnàud 38. Succinea Pfeifferi, Rossmassler. Succinea amphibia, Morelet. MouELET, 3Ioll. du Portugal, p. o2, pi. V, fig. 2. Luso, Moll. de Portugal, p. 180. Hidalgo, Mol. terr., p. 218. Habitat : Coïmbre, S. Fagando (D"" Roza), Soure. Je l'ai trouvé aux environs de Coïrahre, en grand nombre sur les plantes, près des ruisseaux à Santa-Clara, Porto do Almégue, Chou- pal, etc. XV. — Carycpiium, Millier 39. Carycîiiam gracile, Morelet. Morelet, Moll. du Portugal, p. 76, pi. VH, lig. 3. Hidalgo, Mol. terr., p. 184. Habitat : Coïmbre (Morelet). Il ne m'a pas été possible de trouver cette espèce. XVI. — Ancylus, Geoffroy 40. Ancylus fluviatilis, Draparnàud. Morelet, Moll. du Portugal, p. 86. Habitat : Fontaine do Espinheiro, à Coïmbre (D"" Roza), Luzo. J'ai remarqué, à Luzo, une variété plus petite. 56 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 41. Ancylus striatus, Quoy et Gaimard. MoRELET, Mail, du Portugal, p. 8G. Habitat : Environs de Coïmbre, ruisseau de Santa-Clara. XVII. — LiMN.EA, LamarcTi 42. Limnsa ovata, Draparnaud. Limnœa limosa, Linné. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 81. BouRGUiGNAT, Malac. de l' Algérie, vol. II, pi. XI, fig. 2. Habitat : Commun dans toutes les eaux des environs de Coïmbre, Soure, Luzô. 43. Limneea auricularia, Draparnaud. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 82. BûiiRGUiGNAT, Malac. de l'Algérie, voL II, pi. XI, fig. 1, p. 178. Habitat : Coïmbre, ruisseau de Santa-Clara, Choupal, Porto do Almégue, Soure, Luzo. Assez commun, mais peu développé. Ai. Limnaa truncatula, MûUer. Limnœa minuta, Draparnaud. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 83. BOURGUIGNAT, Malac. de l'Algérie, p. 185, vol. II, pi. XI. Habitat : Commun dans tous les ruisseaux de Coïmbre et des environs. Fontaine du Jardin botanique, Soure, Condeixa, Luzo. XVIII. — Planorbis, Giiettard 45. Planortis Dufouri, Graells. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 78. {P. comeus. Drap.) Graells, Catalogo de los Moluscos terrestres y de agua dulce de Espana, p. H, lig. 11-15. Morelet, Revision des Mollusques du Portugal, p. 248. {Journal de Conchylio- logie, 1877.) Habitat : Coïmbre (D"^ Paulino), Espinheiro, San-Romào (D' Roza). Je n'ai trouvé que deux exemplaires, très peu développés et à coquille très fragile, dans les ruisseaux du côté droit de la route de Santa-Clara, en face de Coïmbre. Cette espèce est indiquée par M. Morelet [Moll. du Portugal, p. 78), MÉMOIRES 57 sous le nom de P. corners; elle s'en distingue pourtant par la couleur, la frag-ilitt'; du test et la direction de l'ouverture. D'après M. Morelet [Revision des Mollusques dit Portugal), les P. cor- «f?/.y, Draparnaud, P. DiifouH, Graells, et/*, aclopus, Bourguignat, ne sont plus que des variétés du P. Metidjensis, Forbes, d'Alger, etc., nom qui doit être préféré en vue de sa priorité. Quelques auteurs les considèrent comme assez distincts. Comme je n'ai pas examiné les espèces africaines, j'adopte le nom de P. Pnfouri, Graells, pour l'espèce du Portugal. -16. Planorbis carinatus, Muller. Morelet, MoU. du Portugal, p. 79. Bourguignat, Malac. de l'Algérie, vol. II, p. 151, pi. IX, fig. 17. Habitat : Coïmbre (Morelet). Je possède quelques exemplaires de petite taille, provenant d'un ruis- seau, près de la gare. 47. Planorbis leucostoma, Muller. P. rotundalus, Poiret. Morelet, MoIL du Portugal, p. 80. Bourguignat, Malac. de l'Algérie, vol. II, p. 15S, pi. X, fig. t*. Habitat : Coïmbre, d'après M. Morelet ; Fontaine des Mauiques, h Géria (D' Roza). 4S. Planorbis albuB, Muller. P. villosus, Poirel. P. hispidus, Draparnaud. Morelet, Mail, du Portugal, p. 80. Bourguignat, Malac. de l'Algérie, vol. Il, p. 157, pi. X, fig. 18. Habitat : Coïmbre, Soure, Luzo. J'ai trouvé quelques exemplaires dans la fontaine du Jardin botanique de Coïmbre et à Santa-Clara, dans le ruisseau, à côté de la route. Peu commun à Aveiro (Newton). 49. Planorbis nautileus, Liunû. P. imbricatus, Muller. Bourguignat, Malac. de i Algérie, vol. Il, p. 162, pi. X, fig. 9. Habitat : Environs de Coïmbre. Je l'ai trouvé seulement dans le ruisseau de Santa-Clara, sur les feuilles des plantes aquatiques. 58 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Var. crisiatus, Draixirnaud. Habitat : Aveiro (Newton). XIX. — Physa, Draparnmid 50. Physa aouta, Draparnaud. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 84. Habitat : Coïmbre et les environs. Peu commun. 5i, Physa oontorta, Michaud. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 85, pL VIII, fig. 2. Habitat : Environs de Coïmbre, d'après M. Morelet. XX. — Hydrobia, Hartman 52. Hydrobia gibba, Draparnaud. Paludina gibha, Michaud. Morelet, 3Ioll. du Portugal, p. 91. Habitat : Fontaine des Larmes, près de Coïmure, d'a])rès M. Morelet. Je possède un seul exemplaire recueilli sur de la mousse et provenant de cette localité. Cette espèce est très abondante aux environs de Porto. 53. Hydrobia similis, Draparnaud. Paludina similis,. Michaud. Bijthinia similis, Dupuy. Morelet, Moll. du Portugal, p. 91. Habitat : Coïmbre et les environs, dans toutes les ennx, sur la mousse et la vase. J'ai trouvé cette espèce sur les bords du Tag-e, h Lisbonne. XXI. — Bythinia, Grai/ 5i. Bythinia tentaculata, Linné. Cyclostoma impurum, Draparnaud. Morelet, Moll. du Portugal, p. 90. Habitat : Coïmbre (D' Paulino), San-Fagundo, Géria(D'Roza), Soure, Condeixa. Très commun dans tous les ruisseaux des environs de Coïmbre. MÉMOIRI^S J>9 XXII. — Valvata, Millier 55. Valvata piscinalis, Miiller. MouELET, MoU. du Poriucjal, p. 60. IlaUtat : Coïrabre (D^ Paulino), environs de Coïmbre (Morelet), ruis- seau de Soure ; très commun sur la vase. XXIII. — Cyclostoma, JDraparnaud 56. Cyclostoma elegans, Draparnaud. Morelet, Aloll. du Portugal, p. 89. Habitat : Coïmbre (D' Paulino), Fonte Nova (Ag-uiar), Baleia (D' Roza, Aguiar), Soure, Condeixa, Fig-ueira, cap Mondego, Buarcos. Assez commun. A Coïmbre, je l'ai trouvé en plus grand nombre au mont Arroio, et au mont de Sanla-Clara. XXIV. — Neritina, Lamarck 57. Neritina violacea, Morolct. MonELET, Moll. du Portugal, p. 9^2, pi. IX, lig. i. IlaUtat : Fontaine des Larmes (Morelet, Newton, D' Paulino, D' Roza). Je l'ai trouvé à Soure, dans le ruisseau du sud du village. Cette espèce vit aussi aux environs de Lisbonne. K8. Neritina inquinata, îilorclet. Morelet, Moll. du Portugal, p. 93, pi. IX, fig. 2. Habitat : Ruisseau de Soure, sur la vase et les plantes aquatiques. PÉLÉCYPODES XXV. — Unio, Retzius 59. Unio pictorum, Draparnaud. Morelet, ilio//. du Portugal, p. tOS. Habitat : Mondego, dans les marécages de la rive droite, en face du Porto do Abnégue, près du pont du chemin de fer, et aux bords du Mondeg'o, dans le sable. Cette espèce est très commune. J'ai pu en observer une variété remar- quable, plus lancéolée que le type, à coquille moitié jaune et moitié verdâtre. 60 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOCilQUE DE BELGIQUE M. Morelet cite une variété du Mondego voisine de YUnio capigliolo et une autre analogue à YUnio gargottce. La variété que nous signalons est bien différente de ces deux espèces. J'ai trouvé aussi une valve au cap Mondego, caractérisée par son grand allongement. Les exemplaires du Douro, près de Porto, sont plus globuleux et déve- loppés que ceux que j'ai trouvés à Coïmbre. L'intérieur des coquilles de YUnio pictoru7}h de Coïmbre est d'une cou- leur jaune orangée. XXVL — Anodonta, Cuvier 60. Anodonta gallica, Dourguignat. J. SiLVA E Castro, Anodontes du Portugal {Jornal de Sciencias phijsicas, mathematicas enaturaes, n° XXXV, mai, 4883), p. 123. Halitat : Vallas de Foja, Mondego (Castro). Ci, Anodonta Henriquesi, Castro. CxVSTRO, Anodontes du Portugal, p. 123. Habitat : Foja (Castro). 02. Anodonta, Charpyi, Dupuy. Castro, opère citato, p. 125. Habitat : Foja (Castro), 63. Anodonta fragillima, var. Acyrta, Dourguignat, Castro, opère citato, p. 125. Habitat : Foja, Mondego (Castro). 64. Anodonta oblonga, Millet. Castro, opère citato, p. 126. Habitat : Vallée du Mondego, vallée do Roi, vallée de Foja (Castro). 05. Anodonta regularis, Morelet. Morelet, il/o//. d« Portugal, p. 100, pi. X. Castro, opère citato, p. 127. Habitat : Mondego, vallée de Foja (Castro). MÉMOIRES 61 GU. Anodonta subregularis, Caslro. Castro, opère citalo, p. 127. Halntat : Vallée de Foja (Castro). U7. Anodonta Silvai, Bourguignat. Castro, opère citato, p. 128. Habitat : Mondego (Castro). G8. Anodonta Giraldesi, Castro. Castro, opei'e citato, p. 130. Hahitat : Mondego (Castro). 69. Anodonta macilenta, Morelet. MoRELET, Moll. du Portugal, p. 102, pi. XI. Castro, opère citato, p. 133. HaUtat : Coïmbre (Castro), vallée de Géria (Morelet, Castro). Je l'ai trouvé en grand nombre en face du Porto do Almégue, rive gauche du Mondego. Aux environs de Coïmbre, on recueille cette espèce ainsi que toutes celles qu'on y trouve, et elles servent de nourri- ture. 70. Anodonta embiella, Hage-Mûllcr. Castro, opère citato, p. 183. HaUtat : Environs de Coïmbre (Castro) 71. Anodonta Bocageana, Castro. Castro, opère citalo, p. 138. Habitat : Environs de Coïmbre (Castro). 72. Anodonta Rosai, Castro. Castro, opère citato, p. 148. Habitat : Vallée de Géria, vallée de Foja (Castro). XXVII. — Sph.erium, Scopoli 73. Sphaerium lacustris, Mûller. Morelet, Moll. du Portugal, p. 99. Habitat : Aveiro, d'après F. Newton. Vit dans les marécages des envi- rons de la ville. 62 SOCIÉTÉ ROYALlî MALAGOLOGIQUE DK BELGIQUE XXVIII. — PisiDiuM, PfeiffcY 74, Pisidium amnicum, Miiller. EouRGUiGNAT, Malac. de l'Algérie, vol. II, p. 278, pi. XVII, fig. U. Habitai : Ruisseau de Soure ; peu abondant. M. Morelet n'a pas indiqué cette espèce en Portugal. Les stries qui sillonnent les valves sont très visibles et saillantes. BULLETINS DE LA DE BEXiOIQXJE TOME XX (TROISIÈME SÉRIE, TOME V) ANNEE 1885 BRUXELLES p. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROi 45, RUE DU POluÇON', 45 BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BULLETIN DES SÉANCES DE LA r r SOCIETE ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Séance du 3 janvier 1885. Présidence de M. P. Cogels. La séance est ouverte à 4 1/4 heures. Sont présents : MM. P. Cogels, président; A. Daimeries, comte A. de Limburg-Stiruin, baron A. de Loë, L. Dollo, É. Hennequin, C. Malaise, J. Ortlieb, P. Pekeneer, A. Rutot, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. Se fait excuser : M. D. Raeymaekers. Le procès- verbal de la séance du 6 décembre 1884 est adopté. Corvesfondance. M. F.-V.Hayden accuse réception de la lettre, en date du 20 août 1884, qui lui a été adressée et il a le regret d'annoncer que, par suite de son voyage annuel dans les Montagnes- Rocheuses, il lui a été impossible de représenter la Société au Congrès de l'Association pour l'avancement des sciences, qui a été tenu au mois de septembre dernier. M. le Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Paris annonce qu'un exemplaire du compte rendu des séances vient d'être mis à la disposition de la Société à partir de la présente année. — Remer- ciements. VI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE M. le Ministre de la guerre adresse, avec une note explicative, un exem- plaire de la nouvelle édition de la carte, h l'échelle du leOjOOO"" du royaume. — Eemerciements. La Société des naturalistes dinantais fait parvenir son rapport annuel pour l'année 1883-1884, et la Société royale de zoologie d'Amsterdam annonce l'envoi de publications. La Société royale de la Nouvelle-Galles du Sud accuse réception de publications. La Société malacozoologique allemande adresse son catalogue d'é- change n° 56. La Société royale Linnéenne de Bruxelles envoie la suite du programme de ses conférences pour 1884-1885. M. R. Sedlmayr, de Munich, fait parvenir son prix-courant d'objets pour les recherches malacologiques. Il est donné acte à MM. Van den Broeck et Rutot du dépôt aux archives d'un exemplaire du journal la Réforme du 15 décembre 1884 et de la CMonique du 17 du même mois. Dons et envois reçus. Brochures offertes par leurs auteurs : M. Ch. Barrois (1. Sur l'étendue du système tertiaire inférieur dans les Ardennes et sur les argiles à silex, 2. Le marlre griotte des Pyrénées, 3. Discours prononcé à la séance extraordinaire de la Société géologique du Nord, à Lens, 4. A geological sletch oftlie Boulonnais) ; M. J. Mac Leod {La structure de Viniestin anté- rieur des arachnides) \ M, A. Nobre {Catalogue des mollusques observés dans le sud-ouest du Portugal) ; MM. D. Raeymaekers et baron A. de Loë {Quelques observations faites aux environs de Grez); M. le baron 0. van Ertborn {Les terrains modernes et les déco2wertes récentes duKatiendycli). Publications reçues en échange de la part de l'Académie pontificale des Nuovi Lincei, du Service géologique de l'Inde anglaise, du Comité géologique russe, de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie, du Muséum de zoologie comparée de Cambridge, du Musée colonial et du service géologique de la Nouvelle-Zélande, de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie royale bavaroise des sciences de Munich; des rédactions du Journal de conchy- liologie de Paris, de la Feuille des jeunes naturalistes, du journal Science de Cambridge, du Mouvement industriel belge et des Sociétés BULLETIN DES SÉANCES. ~ ANNÉE 1885 VII suivantes iLinuéenne de la Nouvelle-Galles du Sud, Impériale des natura- listes de Moscou, Royale de la Nouvelle-Galles du Sud, Géologique de Londres, Linnéenne de Londres, Scientifique argentine, Centrale d'agri- culture de Belgique, Provinciale de la Westphalie, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Malacozoologique allemande, d'Histoire naturelle de Cheranitz, de Lectures et conversations scienti- fiques de Gênes, d'Histoire naturelle de Gand, Asiatique du Bengale, Royale de botanique de Belgique, Entomologique de Belgique, Belge de microscopie et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 6 décembre 1884. Lectures. M. le baron van Ertborn demande la parole et fait la lecture sui- vante : NOTE SUR LES CONSÉQUENCES DE CERTAINES ERREURS D'INTERPRÉTATION AU POINT DE VUE GÉOLOGIQUE, par le baron 0. VAN ERTBORN et P. COGELS. Dans la critique faite par M. Van den Broeck, le 1" avril 1882, des levés géologiques de MM. van Ertborn et Cogels se trouve le passage suivant, relatif à des sédiments regardés comme wemmeliens. « De nombreux sondages ont mis complètement hors de doute la nature alluviale de la nappe soi-disant wemmelienne ainsi que ses rela- tions avec le sous-sol tertiaire sous-jacent(^).» M. Van den Broeck trouvait la preuve de son allégation dans « les matières organiques en décompo- sition, les bancs tourbeux, la fétidité générale du dépôt.... » Cette fétidité était encore invoquée plus loin comme ne pouvant « laisser subsister aucun doute sur l'inexactitude des interprétations (*) » de MM. van Ert- born et Cogels. Plus loin, M. Van den Broeck disait encore : « J'ai refait et approfondi presque tous les Fondages effectués par MM. van Ertborn et Cogels au sein de la nappe indiquée par eux comme rupelienne dans la large vallée de la Winghe, au sud de la planchette d'Aerschot. Ces sondages m'ont démontré à toute évidence que nos confrères ont, sauf en un point peut- (<) Annales de la Soc. roy. malac. de Belgique, t. XVII, 1882. Bulletia des séances, page Lxxxiv. (2) Ibid., page Lxxxvi. Vm SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE être, confondu avec le rupelien un vaste dépôt d'alluvion quaternaire con- tenant — mélangés avec des graviers et des éclats de silex hétérogènes, dénotant un dépôt d'alluvion, — un grand nombre de cailloux plats et noirs, remaniés de la base du rupelien. C'est surtout la présence de ces cailloux qui a induit en erreur MM. van Ertborn et Cogels; ils ont cru y voir les cailloux in situ de la base du rupelien. «Ausein dece prétendu rupelien, j'ai retrouvé desalluvions fétides(^)...j> Dans la réponse que nous avons faite à ces critiques (~), nous avons donné une coupe extrêmement importante, présentant sous 17 mètres d'argile et d'argile sableuse avec sperkise (R^), le rupelien inférieur (R') repré- senté, de haut en bas, par 4 à 5 mètres de sable gris verdâtre glauconi- fère, très fossilifère à la partie supérieure, puis par 4 à 5 mètres de sable plus ou moins grossier, d'abord gris noirâtre, passant rapidement au noir et contenant des matières organiques en si grande quantité qu'un ouvrier qui travaillait au creusement du puits, y étant descendu sans prendre les précautions voulues, paya son imprudence de sa vie. Ce sable reposait sur les galets de silex plats et noirs si caractéristiques du rupelien infé- rieur. a Des cas d'asphyxie, dans des circonstances analogues, ont été consta- tés à plusieurs reprises dans cette région, ce qui prouve, disions-nous, que la couche fétide a une extension relativement considérable. Au point où elle a été rencontrée f ), elle ne se trouve qu'à 7 ou 8 kilomètres au sud de la zone que nous avons indiquée comme rupelien inférieur dans la vallée de la Winghe (planchette d'Aerschot).Le3 àé^ot?. fétides tertiaires peuvent donc parfaitement se prolonger jusque dans la vallée de ce ruisseau et atteindre même la vallée du Démer. Il n'est point impossible que nos con- frères ('') aient pris pour une alluvion quaternaire ce h^mc fétide qui se trouve à la base du rupelien inférieur. » Dans le même travail, nous avons fait voir que certains sables de la vallée du Rupel, déterminés par nous comme wemraeliens dans des circon- stances que nous avons exposées en détail, n'étaient pas wemmeliens, mais d'âge rupelien inférieur. M. Van den Broeck,dans sa réponse à nos observations (s), ne fit aucune attention à l'identité des caractères du dépôt rupelien et du dépôt regardé par lui comme quaternaire. Il ne trouva même dans notre travail aucun (') Annales de la Soc. roy. raalac. de Belgique, t. XVII, 1882. Bulletin des séances, page Lxxxvi. (2) Voirie procès-verbal de la séance du 4 mars 1883. (3) Coupe du puits creusé dans la propriété de M; de Heen à Turkelihcm. (Planchette de Lubbeek.) {*) M. Van den Broeck s'expiimait également au nom de M. Rutot. (=) Même séance. BULLETIN DKS SÉANCES. — ANNÉE 1883 IX aro-ument de nature h démontrer l'inexactitude de ses conclusions d'avril 1882. Le maintien absolu de celles-ci, subsistant « avec toutes leurs consé- Mytilus. Le savant professeur de Louvain désigna le Mytilus coclileatus^ Kickx, sous le nom de Dreissena coclileata {^). En 1835, Rossmâssler et Partsch, à leur tour, reprenant l'étude des Dreissènes, les rem- placèrent par Ticliogonia et Congeria (^). Cantraine, dans une notice donnant la description des Dreissènes au point de vue de leur système Voir à ce sujet, dans les Bulletins de l'Académie des sciences de Belgique, t. II, année 1835, p. 235, la note : Notice sur une nouvelle espèce de moule, 1 pi. in-8°, 2 pages, (2) Van Beneden, Mémoire sur le Dreissena, dans le Bulletin de l'Académie des sciences de Belgique, 1835; dans le Magasin de zoologie, 1835, et Annales des sciences naturelles, 1835. (3) Rossmâssler, Iconographie des mollusques terrestres et fluviatiles, XI livres in-8° 55 pi., 1835-1842. XXX SOCiETE ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE nerveux, travail paru dans les Bulletins du mois de mars 1837 de la même Académie, rangea le Dreissena cocUeaia^ Van Ben., ou TicJio- i gonia cocJileata, Rossm. dans une nouvelle création désignée sous le | nom de Mytilina coclileata. Six ans plus tard, Nyst, dans son mé- moire (1843) : « Description des coquilles et des polypiers fossiles des terrains tertiaires de la Belgique, » traite aussi la question des Dreis- I sènes {}). Il adopte la division formulée par M. Van Beneden et les sépare en deux grandes catégories, c'est-à-dire en espèces cloisonnées et dépourvues de cuilleron et en espèces cloisonnées et munies d'un cuille- ron. Du reste, Nyst range le Dreissena cocAleata, Kickx, dans cette dernière section. Colbeau eut la bonne fortune, une quinzaine d'années après, de pouvoir le recueillir lui-même à l'état vivant à Anvers (^). L'essai sur la faune malacologique de la Belgique par feu F. De Malzine mentionne son existence à Anvers et admet même la possibilité de trouver des représentants de cette espèce dans d'autres endroits (^). Un de nos collègues, M. Lansweert, l'aurait recueilli vivant sur la plage d'Ostende, vers Blankenberglie, parmi les plantes marines (*). Enfin : « M. Ph. Dantzenberg a recueilli à Bruxelles, parmi les « plantes provenant du curage du canal de Charleroi, plusieurs a exemplaires du Dreissena cocJileata, Kickx, espèce considérée jusqu'à « ce jour comme vivant dans les eaux salées ou saumâtres et qui tendrait a ainsi à s'acclimater dans les eaux douces de notre pays, comme l'a fait « son congénère le D. polymorpJia, Pallas » (^). Jusqu'à preuve du contraire, il est aujourd'hui avéré que les Dreissènes ne vivent que dans les eaux douces et saumâtres, mais jamais marines. Quant à sa présence dans le canal de Charleroi, nous dirons qu'elle n'a été constatée par personne d'autre que par M. Ph. Dantzenberg. Quoi qu'il en soit, malgré de nombreuses recherches faites par diffé- rents malacologistes, entre autres par MM. E. Van den Broeck et Cogels, cette espèce n'a plus été rencontrée à Anvers et semble avoir disparu ou émigré et s'être localisée dans des endroits oii un jour le hasard peut-être (0 Voir cet ouvrage, p. 262-63-64. (2) Voir ses différentes publications, parues, à l'exception de la première, dans les Annales de la Société; telles sont : 1° Matériaux pour la faune malacologique de Belgique (déc. 1859), n" 132; 2"^ Liste générale des mollusques vivants de la Belgique (déc. 1868), page 28; 3° Excursions et découvertes malacologiques faites dans quelques localités de la Belgique, années 1863-64-65, tiré à part, page 25. Voir cette publication page 35 et figui'e, pi. III, (•^) Voir cette publication, page 35. (*) Excursions et découvertes malacologiques, etc., page 52, *) Voir Bulletin des séances de la Société, 2 août 1868. BULLETIN DES SÉANCES. — ANINÉE 1885 XXXI la fera découvrir, comme nous venons de le faire. Elle n'aurait pas encore été rencontrée à l'étranger, si nous nous en lappurtons au cata- logue de la faune européenne des mollusques continentaux, terrestres et fliTviatiles de M. le docteur W.Kobelt, secrétaire de la Société malacologi- que allemande. Et ce dernier, tout en adoptant pour ces animaux la classilication de Rossmâssler, c'est-à-dire le genre TicJiogonia, reusei- gne-t-il cette espèce comme douteuse à Anvers. Mentionnons encore, en terminant, la présence de nombreuses coquilles aux valves bâillantes d^Unio pictonim, L., d'Uiiio pictomm, L., var, longirostris, Zgl., ou Unio rostmtus, Lmk., Unio tiimidus, Retz., Anodonta cygnœa, L., var. Cellensis, Graelin {'). Toutes ces coquilles avaient un aspect beaucoup plus frais que celui des Dreissena des bords de l'étang. Toutes ces Nayadés semblaient être mortes depuis très peu de temps et avoir été mangées parles rats. Parmi les Gastropodes fluviatiles, nous avons recueilli quelques spécimens de Linmaa aicrmdaria, Mûll. Lm7waUmosa,lj.,Byt1iiniatentaculata, L. Au reste, toutes ces espèces se retrouvent sur les berges de l'Escaut, après la marée, attachées aux roseaux, herbes, pierres etc. Nous avons aussi constaté leur présence sur la vase du Schijn, dont le cours vient d'être modifié. Une recherche faite dans les roseaux environnant l'étang nous donna quelques coquilles vides et détériorées à' Hélix nemoralis, L. un spécimen à: Hélix cantia7ia, Mont., ei quelques échantillons de Succineaputris, Risso, de très grande taille. M. Raeymaekers demande ensuite s'il ne serait pas possible d'obtenir du Gouvernement un exemplaire des Archives de Biologie, publication coûteuse, que la Société ne peut pas obtenir par voie d'échange. — M. le Secrétaire fera des démarches pour obtenir cette publication, qu'il serait désirable de voir figurer dans la bibliothèque de la Société. La séance est levée à 5 heures. Séance du 1" mars 1885. Présidence de M. J. Crocq. La séance est ouverte à 4 1/4 heures. Sont présents : MM. J. Crocq, vice-président ; P. Cogels, F. Crépin, (>) Retirée des eaux boueuses et infectées du Schijn, elle est mangée par la classe ouvrière habitant les baraquements de a Société alimentaire économique à l'Africa- Dock. XXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE A. Daimeries, J. De la Fontaine, baron A. de Loë, P. Desguin, L. Dollo, É. Folog-ne, E. Perg-ens, D. Raeymaekers, A. Rutot, E. Van den Broeck et Th. Lefèvre, secrétaire. Se font excuser : MM. le comte A. de Limburg-Stirum, É. Delvau.^, H. Denis, G. Dewalque, H. Forir, baron 0. van Ertborn et G. Velge. M. le Président propose l'adoption du procès-verbal de la séance du 7 février 1885. M. Cogels fait observer que dans la réponse de M. Van den Broeck, publiée au procès-verbal de la dernière séance, une citation d'un para- graphe de la réplique de M. le baron van Ertborn et de lui-même, insérée dans le même document, n'a pas été reproduit intégralement et il demande en conséquence que dans la note de M. Van den Broeck les mots ; « a faiblesse de l'argumentation de notre honorable contradicteur » soient suivis par ceux de : « nous pouvons dire le peu de solidité de V écJiafaudage à' arguments qu'il a élevé » . M. Cogels déclare ensuite avoir pris la résolution de répondre à M. Van den Broeck dans des publications autres que celles de la Société. Après observations, M. Van den Broeck ne voit aucun inconvénient à l'addition demandée. Il renouvelle son offre, de faire procéder devant témoins, à des sondages de vérification sur des points contestés de cer- taines planchettes de MM. le baron van Ertborn et Cogels. M. Cogels s'en réfère à sa précédente déclaration. M. le Président met ensuite aux voix la rédaction du procès-verbal de la séance du 7 février 1885, qui est adoptée. Correspondance. M. le D' Mario Canavari annonce l'envoi de la médaille frappée en l'honneur de M. le professeur Meneghini. M. le D'' Rudolf Haeusler fait part de son changement d'adresse. — Pris pour notification. M. H. Forir annonce l'envoi de son analyse bibliographique de l'ou- vrage intitulé : Les Roches, par M. Éd. Jannettaz. Le Service géologique des États-Unis accuse réception de publications. Le Musée national de Hongrie et l'Institut royal géologique de Hongrie annonce l'envoi de publications. L'Institut Linnaa d'histoire naturelle de Francfort fait parvenir son catalogue n" 59 de coquilles à vendre. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XXX III Dons et envois reçus. Ouvrages offerts par M. J, Rothschild, éditeur à Paris : Traité pra- tique de paléontologie française, par M. Stanislas Meunier; Les Roches, par M. Éd. Jannettaz (2° édition). Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie d'Hip- pone, de l'Académie nationale des sciences de Cordoba, de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, du Comité royal géologique d'Italie, de l'Institut impérial royal géologique d'Autriche, de l'Académie royale des Lynx, de l'Institut géologique de Hongrie, du Musée national de Hongrie, de l'Académie royale desfisiocritici de Sienne ; des rédactions du journal Science, de Cambridge, de la Feuille des jeunes naturalistes, du Journal of Concliology de Leeds, du Bulletin scientijicpie du départe- ment du, Nord, du Mourement industriel belge et des Sociétés suivantes : Géologique du Nord, d'Histoire naturelle de Nassau, Linnéenne de Bor- deaux, Royale de botanique de Belgique, Centrale d'agriculture de Bel- gique, d'Agriculture, de commerce et d'industrie du Var, Belge de micros- copie. Géologique de France, Zoologique de France, Entomologique de Belgique, Académique de l'arrondissement de Boulogne, Géologique alle- mande, Asiatique du Bengale, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Royale Linnéenne de Bruxelles, Géologique hongroise et du Club scientifique de Vieune. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 7 février 1885. Présentation de travaux p)our les 2)i''blic<-f'tions de la Société. M. le Secrétaire dépose, de la part de M. Delvaux, le compte rendu de l'excursion de la Société k Renaix. — L'assemblée vote l'impression de ce mémoire dans le volume à' Annales àQl'è'è'^ et M. le Président prie ensuite M. le Secrétaire de transmettre à l'auteur les remerciements de la Société. Lectures. M. Daimeries donne lecture de l'analyse suivante, qu'il a faite du ré- cent traité de paléontologie que vient de publier M. Stanislas Meunier : Traité pratique de paléontologie française, par Stanislas Meunier. Paris, Rothschild, 1884, in- 18. La paléontologie est le complément de la zoologie, de la botanique et l'aide nécessaire, souvent indispensable, de la géologie. Chacune de ces 3 XXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGiQUE DE BELGIQUE sciences est devenue si vaste qu'il est difficile, pour ne pas dire impos- sible, d'en faire une étude approfondie; la plupart des naturalistes restent presque toujours confinés dans une spécialité dont ils ne s'écartent que rarement. Les spécialistes qui poursuivent l'étude de la faune ou de la flore vivante laissent à d'autres, à de rares exceptions près, les recherches relatives aux faunes et aux flores fossiles ; travaux cepen- dant si intéressants depuis que la théorie de l'évolution tend à régner, de plus en plus, en maîtresse dans les sciences naturelles ; souvent ces spécialistes n'étudient même que les types, vivants et fossiles, d'une classe, d'une seule famille, restant étrangers aux progrès accomplis dans les autres parties des sciences naturelles. Les traités et les cours qui forment la base de l'enseignement univer- sitaire commencent, depuis un certain temps, à donner quelques notions sur les faunes et les flores des âges géologiques ; mais ces notions sont éparses, sans suite continue, relatives seulement à quelques points, trop peu nombreux, de la science. Les spécialistes et les étudiants qui sont désireux de sortir de leur ignorance relative doivent alors consulter des traités de paléontologie, tels que ceux, par exemple, de d'Orbigny, de Pictet, ou de Schimper. Ces ouvrages offrent les défauts inhérents à leurs qualités; au point de vue où nous nous plaçons ici, il sont trop détaillés, et conséquemment volu- mineux, coûteux, offrant, de plus, une lacune constante : la difficulté du travail , son étendue, demandant pour l'éditer un temps très long, pen- dant lequel la paléontologie progresse et c'est ainsi que l'ouvrage n'est pas encore terminé qu'il se trouve être incomplet. On recherche alors des traités élémentaires, presque de vulgarisa- tion. Parmi ces derniers, les œuvres sérieuses sont rares : le plus souvent, elles ne sont que de la vulgarisation faite pour plaire , romans scienti- fiques s'adressant aux gens du monde ou au jeune âge, d'une utilité incontestable, lorsqu'ils restent dans la véracité des faits, mais où le spécialiste et l'étudiant ne trouvent point ce qu'ils désirent ; le résumé scientifique d'une science dont ils veulent connaître l'ensemble. Ce genre d'ouvrages étant peu répandu, je crois utile d'attirer l'atten- tion de mes collègues sur une œuvre dont le premier mérite est de rem- plir ce desideratum : je veux parler du Traité pratique de paléontologie française^ par M. Stanislas Meunier, aide-naturaliste au Muséum de Paris. D'après l'auteur, l'ouvrage est destiné à la jeunesse et il a pour but de développer en elle le goût de la paléontologie. Nous ajouterons que, sans demander à cette jeunesse une connaissance technique bien approfondie pour en retirer tout le fruit désirable, il exige d'elle, cependant, des notions acquises de zoologie, de botanique et de géologie. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XXXV Nous y trouvons d'abord quelques généralités intéressantes sur la fossi- lisation et sur les fossiles, puis le tableau paléontologique de la série animale complète. L'auteur, ainsi qu'il le dit lui-môme, ne donne ni une description ni une liste complète de cette série animale, mais des espèces typiques choisies en nombre suffisant dans chaque famille pour montrer l'étendue des connaissances que la paléontologie a enregis- trées pour la France. L'homme préhistorique commence la classification suivie, qui est celle de Pictet. Prenant comme base la classification de Schimper, la partie botanique est traitée de la même manière. L'auteur ne prétend pas avoir fait une œuvre originale pour le fond; mais il a bien résumé, chose peu facile, un grand nombre de découvertes faites par les maîtres auxquels la paléontologie française doit ses connais- sances. Écrit dans un style simple, concis sans sécheresse, l'exposé est clair et un nombre suffisant de détails intéressants, bien choisis, enlève presque toute aridité au sujet. L'extension des genres dans les temps géologiques, quoique générale- ment bien donnée, offre cependant quelques inexactitudes que l'auteur aurait facilement pu éviter, s'il avait consulté davantage les travaux des savants étrangers. Les localités y sont souvent citées avec la désignation géologique des couches recelant les fossiles, et c'est là un des côtés pratiques par lesquels l'ouvrage s'adresse aux géologues. L'auteur,en parlant de l'homme préhistorique, cite la localité de Spiennes comme étant très riche en silex taillés. Il aurait pu faire remarquer que cette localité est située en Belgique : aucun Spiennes français, s'il en existe, n'ayant été, à notre connaissance, une station préhistorique. La troisième partie est consacrée à la description succincte de quelques gîtes fossilifères fort riches pris comme types dans chaque terrain. C'est le complément de l'ouvrage, son point d'attache à la géologie. L'éditeur a tenu, dans la partie matérielle, à rester à la hauteur du sujet et de son auteur. L'ouvrage, bien imprimé, quoique offrant de nom- breux errata, orné de nombreuses figures, de coupes et de cartes, forme un fort joli volume. Son prix, relativement minime, joint à la façon vraiment scientifique avec laquelle le sujet y est traité, en fait une œuvre de vulgarisation d'une réelle valeur. Deux cartes géologiques complètent ce volume : elles n'ont point, pensons-nous, la prétention d'être rigoureusement exactes, mais donnent au lecteur un à-peu-près de la distribution géographique des différents terrains et des gîtes fossili- fères indiqués dans le corps de l'ouvrage ; les couleurs bien marquées se détachent parfaitement les unes des autres et facilitent une étude d'en- semble. XXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Si nous nous sommes permis d'attirer l'attention sur l'œuvre de M. Sta- nislas Meunier, c'est que nous la croyons utile et digne d'être recom- mandée. L'ouvrage, quoique exclusivement français, mérite de franchir les frontières du pays dont il résume les découvertes paléontologiques. M. le Secrétaire lit ensuite l'analyse bibliographique envoyée par M. Forir et relative à la 2° édition de l'ouvrage intitulé : Les RocheSy que vient de faire paraître M. Éd. Jannettaz. Les Roches, par Éd. Jannettaz. Paris, Rothschild, 1884, in-18. Le nouveau traité que vient de publier la maison Rothschild répond à un besoin réel. Quoique la pétrographie soit, depuis quelques années, grâce surtout à l'emploi judicieux du microscope, sortie des ténèbres qui l'enveloppaient, il n'existait encore en langue française aucun manuel traitant de cette science. C'est aux ouvrages allemands surtout que l'on était contraint de recourir, compliquant ainsi une étude, ardue par elle- même, des difficultés résultant de l'emploi d'une langue étrangère. La vulgarisation de la connaissance des roches dans les pays latins en était inévitablement entravée, et c'est ce qui explique le peu de développement acquis en ces pays par les sciences pétrographiques. Mais l'œuvre de M. Jannettaz ne répond pas seulement à un besoin réel, elle présente toutes les qualités requises d'un semblable travail, par- ticulièrement l'attrait et la simplicité. Les trois premières parties du manuel traitent des caractères généraux des constituants des roches, parmi lesquels les caractères tirés de la forme et des propriétés optiques occupent la large place qui leur est assignée par leur importance. La quatrième partie s'occupe spécialement des géné- ralités sur les roches, de leur origine, de leur structure, de leur classifi- cation et, enfin, de la détermination de leurs éléments. La partie descriptive proprement dite se divise en nombreux para- graphes qui se groupent en cinq parties nettement séparées. Dans la pre- mière, l'auteur s'occupe des roches silicatées; dans la seconde, des roches pierreuses sans silice; dans la troisième, des roches métalliques; dans la quatrième, des roches combustibles et, dans la cinquième, de la détermi- nation pratique des roches. Enfin un aperçu lithologique du globe aux dift'érents âges de sa formation, accompagné des cartes géologiques de la France et de l'Europe, termine ce traité pratique d'une haute utilité. La méthode synthétique employée par l'auteur est celle qui semble le mieux répondre au but du livre. Les constituants sont examinés d'abord, et ce n'est qu'après leur description concise, mais nette, que sont étudiés leurs assemblages ordinaires. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XXXVlî L'un des grands avantages du livre est de mettre sous les yeux du lec- teur, à côté de la description, l'image de l'objet décrit et de remplacer ainsi des éuumérations souvent fastidieuses et peu représentatives par des figures frappant les yeux et évitant les confusions possibles. En résumé, le traité des roches de M. Jannettaz n'est pas seulement un ouvrage précieux pour les étudiants et les gens du monde, c'est aussi un aide-mémoire d'un usage commode et pratique, pour ceux qui sont déjà familiarisés avec les difficultés de la pétrographie microscopique. A propos de ces lectures, M, le Secrétaire rappelle brièvement la dis- cussion de principe, soulevée à la dernière séance, relative à la publica- tion, dans les procès-verbaux, de comptes rendus d'ouvrages, et à la- quelle ont pris part plusieurs collègues, M. le Secrétaire se déclare partisan de la publication proposée et M. Desguin appuie ses observations. Personne ne demandant la parole sur cet objet, M. le Président décide que les comptes rendus de MM. Daimeries et Forir seront publiés au procès-verbal de la séance. Communications des memhres. M. le baron de Loë rend compte d'une excursion en Normandie et a fait parvenir à ce sujet la note suivante : RECHERCHES MALACOLOGIQUES A L'EMBOUCHURE DE LA SOMME, A SAINT- VALÉRY, AU CROTOY, A CAYEUX, AU BOURG-D'AULT, A MERS ET AU TRÉPORT par le baron A. DE LOË et D. RAEYMAEKERS. La baie de Somme s'ouvre comme une vaste écbancrure entre les falaises de la Normandie et les dunes du Boulonnais, et forme un immense estuaire que recouvrent, à chaque marée, plusieurs millions de mètres cubes d'eau. La partie océanique du fleuve est soumise, en effet, aux marées qui, deux fois par vingt-quatre heures, changent ladirectiondu courant et font refluer l'eau vers l'amont. Les sables de la mer eussent rendu impossible, depuis longtemps déjà, la navigation de ce fleuve, si le canal d'Abbeville n'eût rétabli ses communications avec les autres cités du département. Ce beau canal, protégé contre la mer par de fortes écluses, s'étend sur une lon- gueur de près de trois lieues, et peut permettre à presque tous les bâti- ments qui entrent dans le port de Saint-Valéry de s'avancer jusqu'à Abbeville. A peine a-t-on quitté la gare de Noyelles, que le chemin de fer, décri- XXXVIII SOCJÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE vant une forte courbe à gauche, s'engage sur un pont viaduc ou estacade en bois, long de 1,367 mètres, nouveau Moerdijk, jeté au travers de la baie de Somme. On jouit d'une vue superbe; en face de soi, à droite, le Crotoy repose sur ses vieilles murailles ; sur le coteau qui borde la rive opposée, Saint-Valéry étale ses coquettes maisons; à l'iiorizon, s'étend la pleine mer. Le littoral sommois, formé par une série de plages, tantôt sableuses, tantôt graveleuses, s'étendant sur une grande surface, est limité par des dunes et des falaises. Les dunes présentent leurs caractères bien connus à un haut degré; les falaises sont constituées par une muraille de craie s'étendant d'un kilomètre environ au nord du Bourg-d'Ault jusqu'au Havre. Au pied de ces côtes escarpées ou de ces formations dunales, s'accumulent parfois, en grands tas, des quantités énormes de galets roulés par les eaux et enlevés à l'origine aux roches crétacées, jurassiques, carbonifères et dévoniennes du Boulonnais et de la Somme, La matière constituante de ces galets n'est autre que l'élément siliceux de la craie du turonien, le grès de l'aptien, du portlandien, etc. Tout le littoral est parsemé de ces débris de roches anciennes, dont quelques-uns atteignent des proportions considérables. Aussi l'esprit de l'observateur en est-il parfois frappé et demeure- t-il étonné devant ces quartiers de roches enlevés par les vagues déchaînées et usés ensuite par le frottement {^). De temps en temps, la mer rejette des coquilles fossiles, vestiges indéniables de l'évolution sédimentaire ancienne, empruntées aux forma- tions calcaires turoniennes {Micraster breviporus)^ aux assises kimme- ridgieunes inférieures {Pholadomya Jiortiilaria) et aux couches dévo- niennes {iSpirifer Vernueilli). A la base des falaises, on rencontre de grandes mares d'eau saumâtre retenues dans des bassins creusés dans un sol graveleux. C'est dans ces sortes de parcs naturels que vivent des myriades de Bytliinia uh(B. Au Crotoy, il en faisait « littéralement noir » sur un immense espace. Mentionnons encore l'établissement, en 1874, à Saint- Valéry, de parcs à huîtres et de bouchots à moules. Nous doutons fort que cette industrie soit à l'heure présente bien prospère. La culture de ces mollusques se fait d'après le système généralement répandu, au moyen de pieux et de fascines alignés sur de longues files et sur lesquels ces animaux s'attachent et se reproduisent. (1) Chaque année, Saint-Valéry expédie aux fabriques de porcelaine du continent des centaines de bateaux chargés de ces cailloux. Par leur accumulation, ils constituent presque à eux seuls cette pointe de l'embouchure de la Somme sur laquelle Le Hourdel, hameau de Cayeux, est bâti. lis servent aussi aux constructions locales de peu d'impor- tance, telles que maisons d'ouvriers, clôtures de jardins, macadamisage de routes, etc. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XXXIX A marée basse, on peut voir des quantités de tubes de Terebelles (J.'ere- hella conchjlega), des légions de crabes se dirigeant gauchement vers les bâches ou flaques d'eau laissées par la mer, occupées déjà par des Asiera- cautUon rubens, L., et d'autres animaux. Çà et là, attachés à des épaves, gisent quelques longs Lepas anati/era, L., en compagnie de colonies de Serpules et de Balanes {Balanus tintinnahulmn, L. et ^. inrforaius, Brug.). Le tamisage du sable nous fit observer parfois des fragments d'oursins. Enfin, tout meurtri par le choc contre les galets, agonise le Rhizostoma Cuvieri, Per. De petites barques sortent à chaque marée et se livrent à la pêche des Sauterelles, espèce de crevettes particulière au pays. La principale occu- pation des femmes est sans contredit la recherche sur le sable de YArém- cole des pêcheurs (Arenicola piscatorum, Lk.). On sait que les Arénico- liens habitent la zone moyenne que la marée laisse chaque jour à sec. Cette amorce de pêche, très estimée des pêcheurs de Dieppe et de Boulogne, est même l'objet d'un commerce, de très peu d'importance, du reste. S'il faut en croire Boucher de Perthes, l'auteur de la découverte de l'homme préhistorique dans les sédiments quaternaires d'Abbeville, il ne serait pas rare de rencontrer des phoques dans la baie, surtout vers les bancs et les passes : « Les jeunes phoques de la baie de Somme, dit-il, sont si peu sauvages que j'en ai vu, attirés par la curiosité, se rapprocher assez près du canot où j'étais pour qu'on put les toucher avec la rame et s'entêter à nous suivre, malgré les efforts des parents qu'on voyait s'agiter à quelque distance. » La nature grossière ou sableuse de la plage, la pente douce du rivage et l'absence d'abris font que l'existence des mollusques est peu assurée. Aussi rencontre-t-on des quantités de valves dépareillées, roulées, d'espèces côtières.Les lithophages, comme les pholades. par exemple, s'y rencontrent en grande quantité, mais présentent presque toujours des valves séparées. Aussi la faune marine du département de la Somme a dû pâtir de cet état physique du littoral. Dans le voisinage de l'embouchure de la Somme, elle nous a donné une faible quantité de représentants, pour la plupart défraîchis. Toutes les espèces recueillies, à l'exception du TropJion mûri- catum, appartiennent à la faune marine belge. Quant à la faune saumâtre de la baie de Somme, nous n'avons pas eu l'occasion de l'étudier sérieusement. Néanmoins, nous a/ons cru donner la liste des coquilles observées pendant quelques excursions faites au mois de juillet 1884. I, — CÉPHALOPODES Octopus vulgaris, L. Quelquefois après les fortes tempêtes, on en trouve couchés sur la grève. Les pêcheurs les prennent assez fréquemment dans XL SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE leurs filets. Des fortes marées ont même poussé des individus assez loin dans la baie. Le sol du littoral est assez favorable au genre de vie de ce céphalopode. On les capture quelquefois au moyen d'une corde à laquelle on attache, en guise d'appât, un ver, ou un paquet d'intestins de poisson. On cherche a enlacer alors les tentacules du mollusque et à lui paralyser les mouvements, pour le saisir ensuite, au moyen d'un petit filet. Nous ne savons pas si on le mange dans ces parages. Loligo vulgaris, Lk. Des pêcheurs affirment en avoir rencontré, la nuit, dans la haute mer, des troupes entières à la chasse des petits poissons dont ils font leur nourriture. Assez souvent on rencontre sur la plage des osselets plus ou moins complets de ces animaux. Sepiola Bondeletii, Leach. Ce petit céphalopode se rencontre assez fré- quemment dans les filets des pêcheurs de crevettes. Leur taille, qui n'est pas considérable, atteint environ 0"'08. Sepiola atlantica, Leach. Plus répandu que l'espèce précédente. Sepia offîcinalis, L. Ramené parfois vivant dans les chaluts. Loc. : Trèport. II. — GASTÉROPODES Cyprœa eitropœa, Montg. Abondant sur la plage, mais jamais vivant. Quelques exemplaires se rencontrent, présentant cette couleur gris ver- dàtre caractéristique de la putréfaction. Nassaincrassata, Strôm. Assez répandu. Nassa reticulata, L. Désigné sous le nom de Burgau-percenr par les Normands, il est bien connu des parqueurs d'huîtres et de moules de la Somme par les dégâts qu'il occasionne. Il perfore, en efiet, la coquille de l'ostracé et de la mytilacé, et tue l'animal. Buccinum undaiwn, L. Très abondant sur la plage. Il est quel- quefois recueilli en quantité suffisante pour pouvoir être livré à la consommation des populations riveraines. Certains échantillons présentent une forme plus ou moins dégagée, une bouche moins allongée et pour- raient, à la rigueur, être admis comme variétés. Purpura îapillus, L. Fréquent. Quelques spécimens présentent des colo- rations diverses du test. Trophon muricatus, Montg. Rare, comme on sait. Il se rencontre à l'état fossile dans les sâhles k C/iri/sodomus antiquus, h. ei k Isocardia cor, L., de Belgique. Il n'a pas encore été observé sur les côtes belges. Chrysodomus antiquus, L. Assez répandu à l'état vivant après les hautes marées. On rencontre abondamment sur la grève des exemplaires de coquilles privées de leur habitant.Un fait à remarquer, c'est que la variété droite ne se rencontre pas sur les côtes d'Espagne et du Portugal. L'atlas accompagnant l'ouvrage de M. Hidalgo sur la Faune marine d'Espagne, du Portugal et des îles Baléares ne donne, en effet, le dessin (pi. 52) que de la variété sénestre, et encore serait-elle rare. Dernièrement, un de nos col- lègues, M. Augusto Nobre, eut la gracieuseté de nous envoyer deux exem- BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XLI plairesde cette variété remarquable. Il la signale comme très rare en Por- tugal et l'aurait rencontrée à Foz et à Esposende. Disons aussi que le Chry- sodomiis anliqiius, L. var. sinistrorsus du scaldisien supérieur de Belgique, a la coquille moins épaisse et la bouche moins large que son con- génère vivant des côtes espagnoles et portugaises. Ce dernier se rapproche davantage du type anglais du crag de Suffolk. Chrysodomus islandicus, Chemn. Deux spécimens assez frais. Pleurotoma rufa, Mont. Assez commun sur la plage. Pleuroioma nebula, Mont. Idem. Chenopus pespelecani, L. Idem. Murex erinaceus, L. Idem. Natica catena., Da Costa (iV. monilifera). Des plus répandus, quelques exemplaires sont même vivants. Natica intermedia, Phil. [N. nitida, Jeffreys, N. Alderi, Forb.). Idem. Littorina littoralis, L. En abondance sur la grève. Litt07nna liitorea, L. Idem. Littorina rudis. Maton. Moins répandu. Littorina neritoideSy L. Rare. Lacuna divaricata, Fabr. Lacuna puteolus, Turt. Rissoa lactea, Mich. Hydrohia xdvœ, Pennant. Au Crotoy, sur les endiguements de la baie (en grandes masses). A l'examen d'échantillons recueillis par poignées, nous avons observé l'espèce suivante : Hydrohia ventrosa, Mont. Abondamment représentée. Turritella communis, Risso. Scalaria Turtonœ, Turt. Scalaria clathratula, Montg. Scalaria communis, Lamk. Utriculus truncatus, Montg. Utriculus obtusus, Turt. Philine aperta, L. Boris hilamAlata, Miill. Abondant. Alexia myosotis. Drap. Trochus zizyphinus, L. Rare sur la plage ; les pêcheurs le recueillent fréquemment dans leurs filets, à haute mer. Trochus milleg rames, Phil. Trochus magus, L. Trochus cinerarius , L. Fissurella reticulata, Donov. Assez abondant. Patella pellucida, L. Rare. Patella vulgata, L. Très commun. Patella athledca, Lsiink. Ra.Ye. Chiton cinereus, L. {Chiton asellus). On le rencontre encore assez fré- quemment dans les bancs de moules. XLII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE m. — SCAPHOPODES Dentalium tarentimton, L. Rarement entier. Dentalium entalis, L. Rarement entier. Le sable recèle une quantité de fragments de tubes de ces deux espèces, IV. — PÉLÉCYPODES Ano7nia ephippium,h. Yalves isolées : les valves plates sont assez abon- dantes. Osirea ediclis, L. Cultivée le long de la baie de Somme dans des parcs. Nous avons recueilli sur le sable de la baie, la valve courbe d'un exem- plaire d'Ostrea angulota, Lk. originaire du Portugal. Il vit en grande abondance sur les côtes de la Charente-Inférieure depuis qu'un navire du Portugal chargé de cette espèce de mollusque a fait naufrage dans les eaux de la Charente. Nous tenons ce renseignement de M. l'avocat Gustave Regelsperger, naturaliste, à Paris. Pecten tigerinus, Miill. Peu représenté. Fectenvarius, L. Commun. Pecten maximus, L. Plusieurs valves isolées sur la plage. Cette espèce est mangée par les populations riveraines sous le nom de coquilles Saint- Jacques. Il se rencontre dans la Manche d'une manière assez abondante, a une profondeur de 30 à 90 mètres environ. Les halles de Paris reçoivent journellement des arrivages de ce Pecten, venant de Berck-sur-Mer. Pecten opercularis, L. Assez abondant. Mytilusedulis, L. Cultivé. Mytilus galloprovincialis, Lamk. Modiola modiolus, L. Modiolabarbata,L. Peciunculus glycwieris, L. Arca laciea, L. Peu rare. Cardimn norvegicum, Spengler. Nombreuses valves. Parfois quel- ques exemplaires vivants. Cardium echinatum, L. Parfois quelques exemplaires vivants. CmxHum edule, L. Sous le nom de Clovis, il est mangé par la population riveraine de même que l'espèce précédente. Nous avons recueilli, dans la baie, un exemplaire de C. edide, L., très allongé et présentant sur le bord postérieur une série de petits tubercules comme ceux qui ornent un grand nombre de valves du Cardium edule, L. (C. edulinum, Nyst.), du scaldisien supérieur et inférieur d'Anvers. Lucina borealis, L. Commun. Lucina leucoma, Turt. Tellimya ferruginosa, Montg. Nous en avons trouvé des valves isolées et fixées sur les tubes de Terebelles. Cyprina islandica, L. Rare, un seul exemplaire provenant de Cayeuz. Dosinia ea'oleta, L. Assez abondant. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XLIII Venus ver rucosa, L. Idem. Venus casina, L. Rare. Cytherea chione, L. Idem. Tapes pullastra, Wood. Fréquent. Tapes decussata, L. Idem. Tellina halihica, L. Des plus abondants et en compagnie des Tellines dont les espèces suivent -. Tellina ienuis, Da Costa. Tellina fabula, Gronov. Psanunobia ferroensis, Chemn. Une valve trouvée au Bourg-d'Ault. Donax riltatus, Da Costa. Très nombreux individus frais. JDonaœ trunculus, L. Moins bien représenté. Donax politus, Poli. Rare, recueilli au Tréport. Mactra stultorum, L. Recueilli vivant à Mers. Macb^a helvacea, L. Idem. Mactra solida, L. Recueilli vivant au Bourg-d'Ault. Mactra subtruncaia, Da Costa. Lutraria elliptica, Lamk. Assez fréquemment, mais toujours à l'état roulé et isolé. Lidraria oblonga, Gmel. Rare. Scrobicularia piper ata, Gmel. Très commun. Syndosmya alba, Wood. Idem. Syndos7nyaprismatica,M.ord. Assez rare. Solen ensis, L. Abondant. Solen ensis, L., var. minor. Assez rare. Nous possédons un splendide échantillon provenant de Cayeux. Solen vagina, L. Commun à l'état roulé. Mya arenaria, L. Très nombreuses valves. Myatruncata, L. Idem. Saxicava arctica, L. Rare, une pierre présente des trous creusés par ces animaux. Pholas dactylus, L. Rarement vivant. On peut en recueillir parfois dans cet état au pied des falaises. Pholas candida, L. Très abondant à l'état roulé et disjoint. Pholas crispata, L. Idem, Teredo navalis, L. Nous avons recueilli plusieurs morceaux de bois rongés par ce taret, mais ne présentant plus l'animal. Gastrochœna modiolina, Lk. Quelques pierres présentant les traces de ces animaux. Sur les endiguements de la baie, nous avons trouvé quelques coquilles vides de Paludina contecta, Millet, des Limnœa limosa, L., Limnœa auricularia, L., Bythinia tentaculata, L., une Anodonte ayant des points de ressemblance avec VA. complanaia, Ziegl., ou bien \A.a7iatina, L., non adulte. Aux bords des petits bois avoisinant Saint-Yaléry, sur les tas de pierres XLIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE le long des routes, et au pied des haies, on trouve communément des Hélix aspersa, Miill. d'assez petite taille, des Hélix nemoralis, L., Hélix hor- tensis, Miill., Hyalina cellaria, Miill., Hyalina nitidula, Drap, et ^m/i- minus obscurus, Miill. La séance est levée à 5 heures. Séance du 4 avril 1885 PRESIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents : MM. P. Cogels, président; baron A. de Loë, P. Desguin, V. Dupont, P. Pelseneer, D. Raeymaekers, E. Van den Broeck, baron O.vanErtborn et Th. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. F. Cornet, F. Crépin et É. Hennequin. Le procès- verbal de la séance du 1" mars 1885 est adopté. Correspondance. Par dépêche en date du 9 mars 1885, M. le Ministre de l'agriculture, de l'industrie et des travaux publics annonce que le subside relatif à la publication du tome XVIII des Annales de la Société est accordé. M. J. Delgado, chef de la Section des travaux géologiques du Portugal, annonce la publication prochaine d'un recueil destiné à rassembler ces travaux et qui sera envoyé à la Société. — Remerciements. M. le Secrétj^ire général de l'Académie pontificale des Nouveaux Lynx de Rome fait part de ses regrets de n'avoir pas reçu la collection des Annales dont la Société a décidé l'envoi. — Il résulte des explications fournies par M. le Secrétaire que l'expédition a été faite par l'entremise de la Commission internationale des échanges internationaux. Avis en sera donné aux intéressés, avec prière de bien vouloir s'adresser au bureau italien, à Rome. Les rédactions du « West-Americau Scientist » et du « John's Hopkins University Circulars >» adressent leur dernier numéro avec demande d'échange. — L'envoi des procès-verbaux est accordé. Le Service géologique des États-Unis annonce l'envoi et la Société royale de Tasmanie accuse réception de publications. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XLV L'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Bel- gique adresse le programme de concours de la classe des sciences pour 1886. Première question. — Faire la description des terrains tertiaires belges appartenant à la série éocène, jusqu'au système laekenien de Dumont inclusivement. Deuxième question. — Faire l'étude de quelques-unes des principales fonctions d'un animal invertébré. Catalogues de livres de M. K.-F. Kœhler et de M. 0. Weigel, de Leipzig. Dons et envois reçus. Médaille offerte à M. le professeur Joseph Menegbini. Brochures offertes par leurs auteurs : M. W. Eben {De weeMieren van België); MM. le baron A. de Loë et D. Raeymaekers (Description d'une coîipe levée à Estinnes-au-Mont)\ M. J.-F. Matthew (1 . Illustrations oftlieFauna of tlie St-John Group; 2. Idem — continued — On tJie Conocoryphea witJi furtlier remarks on Paradoxides)\ M. Bryce Wright {A Catalogue raisonné of the natural Mstory^ etlmological spécimens and curiosities collected hj ladyBrassey). Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des sciences de Turin, du Service géologique de l'Inde anglaise, de l'Aca- démie nationale des sciences de Cordoba, du Musée national de Hongrie, du Département de géologie et d'histoire naturelle de l'Etat d'Indiana, de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, des Travaux de la section géologique du Portugal et de l'Académie royale des Lynx; des rédactions du Mouvement industriel helge^ du Bulletin scientifique du département du Nord, de la Feuille des jeunes naturalistes, du journal Science de Cambridge, du West-American Scientist, du Jolin's Hopkins University Circulars, et des Sociétés suivantes : Vaudoise des sciences naturelles, Eoyale belge de géographie, de Borda, à Dax, d'Étude des sciences naturelles de Nîmes, Royale de botanique de Belgique, Agri- cole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, Zoologique néer- landaise de Leyde, de Lectures et conversations scientifiques de Gênes, Entomologique de Belgique, Toscane des sciences naturelles, Scienti- fique Argentine, Centrale d'agriculture de Belgique, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Belge de microscopie et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 1" mars 1885. XLVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE LecUire. M. Pelseneer lit la note suivante : A la suite de travaux de terrassement exécutés à Zandvoorde et autour du port de Blankenberghe, j'ai pu recueillir un certain nombre de mollus- ques fossiles de l'argile d'Ostende (ou des Polders), et compléter quelque peu la liste publiée en 1876, par M. J. Deby, dans les Annales de la Société. Dans la liste suivante, les espèces qui n'ont pas été indiquées par cet auteur sont marquées d'un astérisque. *Pîifpnfa lapilkis, L. Blankenberghe, assez rare. *Scalana communis, Lmk. Zandvoorde, rare. Littorina Uttorea, L. Blankenberghe, assez rare. *Utriculus ohtusus, Montg. Blankenberghe, rare. *Mytihis eduUs, L. Blankenberghe, rare. Cardium eduîe, L. var. rustmim, Chemu. Zandvoorde et Blanken- berghe, très abondant. Tellina haltliica, L. Zandvoorde et Blankenberghe, commun. /Scrolicuîaria piperata, Gmel. Zandvoorde et Blankenberghe, très abon- dant. *Donax vUtatus, Da Costa. Blankenberghe, rare. 'Mya tfuncata, L. Blankenberghe, rare. Toutes ces espèces vivent encore aujourd'hui sur la côte belge. La présence constante et la grande abondance du Cardium edule, var. msticmn, et du ScroUcularia piperata, dans cette couche, montrent que, lors du dépôt de l'argile d'Ostende, la plus grande partie de la côte offrait une disposition qui ne se retrouve plus aujourd'hui qu'à l'endroit connu sous le nom de «Zwyn» . Commîinications des membres. M. Pelseneer, rappelant la note sur le Dreîssensîa cocldeata, Nyst, lue en séance du 7 février, par MM. Raeymaekers et de Loë, croit utile de faire remarquer qu'on ne doit pas considérer cette espèce comme appar- tenant à la faune belge. Le Dreissensia cocMeata vit très certainement dans un estuaire de l'Afrique ou de l'Amérique intertropicale, d'où il a été apporté à Anvers par quelque navire. Là, il s'est acclimaté et reproduit pendant un certain temps; mais les grands travaux entrepris depuis lors aux bassins d'Anvers ont amené rapidement la destruction complète de cette petite colonie. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1883 XLVII M. le baron van Ertborn fait ensuite une communication dont il a adressé la rédaction suivante : En 1882, M. Cogels et moi, nous avons publié deux diagrammes de la vallée delà Senne (^). L'une de ces coupes suit le cours de cette rivière de Rujsbroeck à Vilvorde; l'autre lui est perpendiculaire sous le parallèle de la gare de Bruxelles-Midi. Ces diagrammes sont basés sur les nombreux sondages que nous avons eu l'occasion de faire dans cette région depuis l'année 1869. Depuis la publication de ces coupes, quelques forages nouveaux ont permis de véri- fier leur parfaite exactitude. A l'usine de M. Peeters, rue de la Petite-Ile, à Cureghem, la craie a fait défaut et l'argile à psammites repose immédiatement sur les roches siluriennes. Un sondage à grand diamètre, exécuté à l'établissement de MM. de Lom de Berg, rue des Goujons, à Cureghem, a permis de constater la puissance de la craie, dont l'épaisseur, en ce point, est de 4'"54. A la manufacture de feutres et chapeaux, chaussée de Mons, à Cure- ghem, cette épaisseur est un peu plus grande et s'élève à 5"80. La puissance de la couche crayeuse augmente rapidement vers le nord et, à l'établissement de la société la Construction industrielle, chaussée d'Anvers, 84, elle est déjà de 15"'40. En ce point, elle renferme de nombreux silex noirs de petites dimensions. La source qui alimente le puits artésien foré dans cet établissement se trouve au contact de la craie et des roches primaires. Son niveau hydro- statique s'équilibre au-dessus de la surface du sol; le fait devient rare dans l'agglomération bruxelloise depuis que le forage d'un grand nombre de puits a eu pour résultat de déprimer de quelques mètres le pouvoir ascen- sionnel des nappes artésiennes. M. Pelseneer annonce l'existence à Paris d'une Société malacologique et il croit utile de lui proposer l'échange de publications. — Après obser- vations de M. le Secrétaire, il est décidé que la Société examinera avec bienveillance toute demande qui lui parviendrait. La séance est levée à 4 heures 1/2. (1) Sur la constitution géologique de la vallée de la Senne. — Ann. Soc. géol. de Bel- gique, t. IX. Mémoires, 1882. Ces deux diagrammea ont été reproduits dans V Explication de la feuille de Bruxelles, sans indication de leur origine. Nous saisissons cette occasion pour signaler ce fait et pour revendiquer comme nôtre la détermination géologique des couches qui consti- tuent le sous-sol de la vallée de la Senne, dans la banlieue de la ville de Bruxelles. XLVIIl SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Séance du 9 mai 1885 PRIÉSIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents: MM. P. Cogels, président; J. Crocq, comte A. de Lim- burg Stirum, É. Delvaux, S. Determe, L. Dollo, P. Pelseneer, A. Rutot, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. P. Desguin et D. Raeymaekers. Le procès-verbal de la séance du 4 avril 1885 est adopté. En ouvrant la séance, M. le Président propose l'envoi d'une adresse de félicitations à S. M. le Roi, à l'occasion de la constitution du nouvel État du Congo. — Adhésion. Correspondance. M. H.-B. Medlicott, directeur du service géologique de l'Inde anglaise, remercie pour sa nomination de membre honoraire de la Société. Les président et secrétaire général du prochain congrès géologique international rappellent que la troisième session aura lieu, à Berlin, du 28 septembre au 3 octobre de cette année. Le département de l'intérieur des États-Unis annonce l'envoi, sur la demande de M. le professeur F.-V. Hayden, de différents ouvrages des- tinés à combler des lacunes regrettables dans la bibhothèque. — Remercie- ments. Le Comité pour la publication des travaux de l'expédition norvégienne de 1876-1878, le Musée royal d'histoire naturelle de Belgique et le Service géologique des États-Unis annoncent l'envoi de publications. La Société royale de la Nouvelle-Galles du Sudaccuse réception de publi- cations. L'Institut royal géologique de Hongrie accuse réception et annonce l'envoi de publications. La Société royale linnéenne de Bruxelles adresse le programme des conférences et des herborisations qui seront organisées pendant la période d'été. Dons et envois reçus. Brochures offertes par leurs auteurs : M. G.-F. Matthew (Récent discourîes inthe Saint' JoJmGroîip); M. L. FoTesti {Descrizione diuna forma miova di BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XLIX Marginella ed alcune ossevcazîonl suWuso dei mcaboli mutazione e mrieiâ) ; MM. G. Pouchet et J. de Guerne (iSîcr la /aune pélasgique de la mer Baltique et du golfe de Finlande) ; M. A. Senoner (Cenni bibliogrqfici);M . E. Vanden Broeck {Quelques mots au sujet des larques trouvées à Anvers). La Société géologique de Belgique fait parvenir un exemplaire de la Pétition adressée aux Gliamhres législatives contre l'organisation actuelle du ■niervice de la carte géologique de la Belgique. Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale bava- roise des sciences de Munich, de l'Académie des sciences d'Agram, du Comité royal géologique d'Italie, de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie, de l'Académie des sciences de la Californie, de l'Académie nationale des sciences de Cordoba, du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique, de l'Académie royale des sciences de Turin, de l'Institut royal géologique de Hongrie, du Comité géologique russe, de l'Institut impérial- royal géologique d'Autriche, de l'Académie royale des Lynx, du Comité de l'expédition norvégienne de 1876-1878, de l'Académie pontificale des Nouveaux Lynx, de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique ; des rédactions du Journal de concliyliologie, du journal Science de Cambridge, du Mouvement industriel belge, de la revue IrmiscMa des sociétés de botanique de la Thuringe, du Journal de conchy- liologie de Leeds, de la Feuille des jeunes naturalistes de Paris et des sociétés suivantes : Scientifique et littéraire du Limbourg, Impériale-royale de zoo- logie et de botanique de Vienne, Entomologique de Belgique, Royale de Tasmanie, Malacologique italienne, Royale linnéenne de Bruxelles, Espa- gnole d'histoire naturelle, d'Histoire naturelle du Nouveau-Brunswick, d'Études scientifiques de Paris, Asiatique du Bengale, Botanique de Lyon, Helvétique d'histoire naturelle, pour l'Étude de la faune et de la flore de la Finlande, des Sciences naturelles de St-Gall, d'Histoire naturelle de Cincin- nati, des Amis des sciences naturelles de Mecklembourg, Isis de Dresde, d'Histoire naturelle de Riga, de la Ligue de l'enseignement, des Sciences naturelles de Hambourg, Royale de botanique de Belgique, de Lectures et conversations de Gênes, Centrale d'agriculture de Belgique, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 4 avril 1835, ainsi qu'un exem- plaire des tirés à part suivants des Annales, tome XX, 1885 : ÎSfotessur les conséquences de certaines erreurs d'interprétation au point de vue géologique, par le baron 0. van Ertborn et P. Cogels ; Noicvelles co7itroverses relatives 4 L SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE aux erretifs cV interprétation des cartes géologiques de MM. van Erthorn et Cogels\ Réponse et répliq^ie^ par E. Van den Broeck. Lecture. M. Rutot fait la lecture suivante : Je trouve dans le bulletin de la dernière séance une communica- tion de M. 0. van Ertborn relative à quelques puits artésiens qu'il a creusés à Bruxelles, dans laquelle l'auteur m'accuse tout simplement d'avoir reproduit, dans Y Explication de la feuille de Bruxelles, deux dia- grammes publiés dans la notice de MM. Cogels et van Ertborn, intitulée : Sur la constitution géologique de la vallée de la Senne, sans indication de leur origine. Notre contradicteur devrait cependant savoir que les textes de la carte géologique sont le résultat d'une étude monographique de tout le terri- toire belge et, par conséquent, expriment les résultats des recherches personnelles des auteurs, et nullement les opinions de tel ou tel géologue. M. van Ertborn, plus que tout autre, devrait se souvenir qu'en 1878, nous avons publié, avec M. G. Vincent, une Note sur le relevé des sondages entrepris par M. van Ertborn dans le Bradant, dans laquelle nous avons donné la première coupe en long de la vallée de la Senne, au moyen des éléments fournis par M. van Ertborn lui-même, parce qu'alors il ne se sentait pas à même de les utiliser au point de vue géologique. Notre confrère doit aussi se rappeler que c'est au moyen d'échantillons fournis par lui que M. Vincent et moi avons publié, en 1879, la Note sur im puits artésien foré à M olenheeh Saint- Jean, près de Bruxelles. Or, bien que ces deux notices ne fassent pas mention du landenien sous. Bruxelles, M. van Ertborn n'a nullement protesté lors de leur apparition,! attendu que les documents et matériaux qu'il nous avait remis ne pou- vaient faire supposer en rien l'existence du sable vert renfermant la pre- mière nappe aquifère artésienne sous la capitale. Il n'a, du reste, pas protesté non plus contre l'assimilation dubitative du landenien inférieur, dont nous ne possédions aucun échantillon, au heersien. C'est donc plus tard que notre confrère a modifié ses idées; mais, pendant ce temps, les nôtres se sont modifiées aussi, par la connaissance précise et par de bons échantillons de la véritable succession des couches existantes sous le territoire de Bruxelles. A la suite du creusement de nouveaux puits artésiens, forés par lui, M. van Ertborn, qui, à partir de 1880, année de notre entrée au service BULLETIN DES SÊAiNCES. — ANNÉE 1885 Ll de la carte géologique, ne nous a plus fourni de renseignements concer- nant ses sondages, a reconnu la véritable série des couclies et a publié, en 1882, sa note sur la constitution géologique de la vallée de la Senne avec les diagrammes dont il est question, en déterminant les terrains conformément aux connaissances qu'il avait acquises. Mais, pendant ce temps, nous n'étions pas, je suppose, restés inactifs. Notre entrée au service de la carte, nous mettant à môme de consacrer tout notre temps à nos études de prédilection, nous avait permis d'entamer vigoureusement l'étude et l'exploration générale de l'éocène, d'en dresser l'échelle stratigrapbique ainsi que l'allure des couches dans toutes les directions. J'ai donc pu, au moyen de matériaux ne provenant pas de M. van Ertborn, et du résultat de mes propres recherches sur le terrain lan- denien, reconnaître aussi la vraie nature des couches du sous-sol bruxellois. Quand j'ai écrit le chapitre hydrographique de l'explication de la feuille de Bruxelles, j'étais donc en pleine possession de mes matériaux et de mes convictions et, donnant une planche de coupes pour appuyer mon dire, je me demande par où j'aurais pu faire passer mes lignes de coupe, si ce n'est le long de la vallée de la Senne et vers la gare du Midi, seuls points oii existent des puits artésiens. J'ai donc fait usage, pour construire mes coupes, et non mes diagrammes, de matériaux que j'avais déjà personnellement mis en œuvre en 1878 et 1879, en les complétant d'après les observations faites sur des puits non creusés par M. van Ertborn, et j'en ai formé un tout beaucoup plus com- plet et plus précis que les croquis fournis par nos confrères. Non seulement le tracé des puits est indiqué, mais le détail des couches du sol est donné avec tonte l'exactitude désirable. La planche III de Y Explication de la feuille de Bruxelles représente donc exclusivement mes idées et ma façon de voir, et si mes coupes ressemblent aux croquis publiés antérieurement par mes contradicteurs, c'est que, d'une part, nous sommes tombés d'accord en travaillant chacun de notre côté et que, d'autre part, je ne pouvais tracer mes lignes de coupes que le long des seules directions où existent des puits artésiens. Je terminerai en priant MM. Cogels et van Ertborn de bien vouloir lire nos explications des feuilles de Landen, Saint-Trond et Heers, en attendant celles de Hannut, Montenaeken et Tirlemont; ils pourront se convaincre que je n'ai pas attendu après eux pour connaître l'échelle du landenien, et il est probable qu'ils y trouveront nombre de faits dont personne n'a encore connaissance. LU SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE M. le baron 0. van Ertborn fait remarquer que la date de publication fait loi et conteste plusieurs des conclusions présentées par M. Rutot. Il a fait parvenir la réponse suivante : A trois reprises différentes (^), j'ai revendiqué pour M. P. Cogels et pour moi la paternité de la détermination des couches landeniennes qui, dans le sous-sol de la ville de Bruxelles, séparent l'argile ypresienne de la craie blanche. J'ai dit et je maintiens que les diagrammes 1 et 2 de la planche 3 qui accompagne V Explication de la feuille de Bruxelles ne sont que la reproduction à une autre échelle de ceux que M. P. Cogels et moi avons publiés en 1882 (^). Répondant aux considérations que M. Rutot vient d'exposer, je ferai remarquer que dans le Relevé des sondages exécutés dans le Brdbant par M. mn Erthorn (5), les auteurs, dans la coupe de la page 74, indiquent la succession suivante de couches : B. Ypresien ; C. Sable vert landenien ; D. Argile à psammites (heersien). Dans les neuf premières coupes de sondages exécutés dans l'agglomé- ration bruxelloise, la série entière des dépôts tertiaires est rapportée à l'ypresien. Dans la coupe du puits artésien deTamidonnerie de Machelen,le sable vert est rapporté au landenien inférieur, et l'argile à psammites, au heer- sien. Dans les coupes de Vilvorde.le sable vert est rapporté, mais avec doute, au landenien inférieur, et l'argile à psammites, au heersien. Dans la Note sur un pîiits artésien foré par M. van Erthorn à la Brasserie de Boecl, à Molenleek-Saint-Jean, près Bruxelles Q), la série entière est rapportée également à l'ypresien, quoique le sable vert aqui- fère y soit nettement indiqué (n° 6) . Tel est l'exposé exact des publications de M. Rutot relatives à la con- (1) a) Les Feuilles de Bruxelles et de Bilsen de la carte géologique détaillée de la Belgique au point de vue utilitaire, p. 16-21 . b) Les Feuilles de Bilsen et de Bruxelles de la carte géologique détaillée de la Belgique considérées au point de vue utilitaire. Réponses à MM. E. Van den Broeck et A. Rutot, p. 19-20. c) Société royale malacologique de Belgique, procès-verbal de la séance du 4 avril 1885. Note. _ , . (2) Sur la constitution géologique de la vallée de la Senne. (Ann. Soc. géol. dé Belgique, t. IX, Mémoires, 1882.) (3) Ann. Soc. géol. de Belgique, t. V, Mémoires, 1878. (^j Ann. Soc. géol. de Belgique^ t. VI, Mémoires, 1879. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LUI stitution géologique de la vallée de la Senne. Chacun peut d'ailleurs véri- fier la chose. En 1882, M. Cogels et moi nous avons publié une note intitulée : Sur la constitution géologique de la Senne (^). Dans cette note et dans les deux diagrammes qui l'accompagnent, nous avons rapporté le sable vert au landenien supérieur. Nous avons fourni, à l'appui de cette opinion, l'argumentation suivante: « Il nous a été permis de le suivre (le sable vert) de l'ouest à l'est sur une longueur de 160 kilomètres, du département du Nord à Hasselt. « Les points où nous l'avons observé à la cote — 50 sont situés sur une ligne presque droite, courant de l'ouest à l'est en s'infléchissant légèrement vers le nord et passant par Menin, Courtrai, Audenarde, Ninove, la gare de Schaerbeek, Wilsele près de Louvain, Zeelhem et Kermpt. La régularité de ses allures ne peut, nous semble-t-il, laisser aucun doute sur son iden- tité aux différents points où la sonde l'a atteint. Ce sable bien connu dans le département du Nord, sous le nom de sable vert, affleure à Ostri- court et M. Gosselet l'a désigné comme tel dans l'interprétation du sondage de Menin : sable d'Ostricoiirt, landenien supérieur (^). « Nous nous raUions, pour notre part, à l'opinion du savant géologue français, parce que à Courtrai ce sable, très fossilifère, renfermait en abon- dance le Cyrena cuneiformis, fossile caractéristique du landenien su- périeur. » Personne n'ignore que l'on rencontre dans le landenien inférieur des couches sableuses absolument identiques au sable vert au point de vue minéralogique. Le sable vert que la sonde rencontrait en profondeur eu tant de points pouvait donc appartenir à l'une ou l'autre assise. Laquestion a été définitivement résolue parla découverte du Gyrena cuneiformis . Je me permettrai de demander à M. Rutot si ce résultat est dû à ses recherches ou aux miennes. Nous ralliant également aux idées émises par M. Gosselet, nous avons rapporté l'argile à psammites au landenien inférieur. Ceci posé, nous rappellerons que V Explication de la feuille de Bruxelles n'a été imprimée qu'en 1883 et distribuée en mai 1884. C'est dans cette publication nouvelle que M. Rutot a admis les déterminations adoptées en 1882 par M. Cogels et moi. Notre droit de priorité est donc établi, nous semble-t-il, sans conteste. Un des savants les plus illustres de ce siècle a écrit (^) : «Je l'ai dit souvent, il n'existe qu'une manière rationnelle et juste d'écrire l'histoire des sciences : c'est de s'appuyer sur des publications (') Ann. Soc. géol. de Belgique^ t. IX, Mémoires, 1882. (*) Mél. géol., par P. Cogels et 0. van Ertborn, p. 43. (3) F. Arago, Astronomie populaire, t. IV, p. 518. Paris, 1857. LIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ayant date certaine ; hors de là , tout est doute et confusion » . Ce priacipe est actuellement admis par toutes les Sociétés scientifiques du monde entier ; la question qui nous occupe est donc définitivement jugée. Passant ensuite au second point, je répéterai ce que j'ai dit déjà à plu- sieurs reprises (\) et que je ne cesserai de maintenir, c'est que les dia- grammes 1 et 2 de la pi. 3, qui accompagne Y E xplication de la feuille de Bruxelles^ ne sont que la reproduction, sur une échelle différente, de ceux publiés par M. Cogels et moi. Nous avons analysé minutieusement les diagrammes en question dans notre première brochure sur les feuilles de Bruxelles et de Bilsen. Le diagramme 1 est basé sur treize sondages, dont cinq ont été exécutés sous notre direction; des huit autres, pas un seul n'a atteint (^)les roches primaires. Nous avons démontré que, pour indiquer la position de ces roches au niveau qu'elles occupent réellement, M. Rutot avait du recourir à ceux de nos sondages qu'il avait passés sous silence. Le diagramme n° 2 est basé sur les sondages suivants: 1° Manufacture de bougies de la Cour ; 2" Gare du Midi; 3° Distillerie belge ; 4° Hôpital St-Pierre. Les trois premiers ont été exécutés sous notre direction ; la coupe du 4° nous a été communiquée par M. l'ingénieur Garez. Nous avons refusé communication des coupes des puits 1 et 3 à M. Rutot, qui s'est rendu à la Manufacture de bougies et à la Distillerie belge, pour ^ prendre copie des coupes que nous avions remises aux directeurs de ces établissements industriels. Sans les deux dernières coupes, M. Rutot n'aurait pu publier son dia- gramme 2. Que M. Rutot veuille bien nous dire le sens du mot plagiat. La séance est levée à 4 heures et demie. (1) Les Feuilles de Bruxelles et de Bilsen de la carte géologique détaillée de la Belgique auxtoint de vue utilitaire, par O. van Ertborn, 1884. Les Feuilles de Bilsen et de Bruxelles de la carte géologique détaillée de la Belgique. (-) Les Feuilles de Bruxelles et de Bilsen, p. 17-20. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE I880 LV Séance du 6 juin 1885 PRÉSIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents: MM. P. Cogel^, président; E. Bayet, A. Briart, F. Cornet, F. Crépin, A. Daimeries, J. De Lafontaine, C. do La Vallée Poussin, É. Delvaux, L. Dollo, É. Pologne. C. Fontaine, P. Pelseneer, D. Raeyraaekers, A. Rutot, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence MM. J. Crocq et G. Dewalque. M. le Président propose l'adoption du procès-verbal de la dernière séance. M. Rutot s'étonne de ne pas avoir trouvé mention au procès-verbal de la réplique qu'il a faite à la réponse de M. le baron van Ertborn et il en demande l'insertion au compte rendu de la présente séance. M le Secrétoire constate l'exactitude de l'observation présentée par son honorable collègue, mais il fait remarquer qu'il n'a pas non plus été tenu compte de la seconde réponse de BI . le baron van Ertborn ; qu'au surplus la discussion, à laquelle a pris également part M. Van den Broeck, a dégénéré en conversation entre plusieurs membres et qu'il eût été impossible d'actor au procès-verbal de la séance ces divers incidents. 11 ne s'oppose pas à l'insertion réclamée par M. Rutot qui sera, dans ce cas, suivie de la seconde réplique de M. le baron van Ertborn. — L'incident est clos. Ces honorables collègues ont fait parvenir les rédactions suivantes : M. Rutot répond qu'en science on commet un plagiat lorsqu'on publie en son nom un travail ou des idées déjà publiées par une autre personne, alors qu'on est soi-même incapable de produire un travail ayant au moins la même valeur ou d'émettre des idées sérieuses sur le même sujet, soit par manque de préparation scientifique, soit par absence de matériaux d'étude. Or, tel n'est pas ici le cas. M. Rutot rappelle qu'il a publié assez de travaux originaux et émis assez d'idées nouvelles, dont la plus grande partie s'est confirmée après étude approfondie, pour qu'il n'ait jamais besoin d'emprunter quoi que ce soit à des confrères. Il a eu à sa disposition assez de temps, de moyens et de matériaux d'étude pour que, dans une œuvre de l'importance de celle des textes de la carte géologique, où la responsabilité du géologue est en jeu, il ne s'en soit rapporté qu'aux seuls résultats de ses recherches personnelles. LVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Si M. van Ertborn n'avait pas refusé ses matériaux nouveaux à M. Rufot, large mesure lui aurait été faite, parce que ces éléments d'étude, sans doute mieux recueillis et mieux annotés que les anciens, auraient permis de résoudre en commun tous les problèmes. Par son refus, M. van Ertborn a mis M. Rutot dans la nécessité de rechercher d'autres matériaux d'étude et de remettre en question tout le problème de la connaissance du sous- sol bruxellois. Grâce à l'obligeance d'autres sondeurs, M. Rutot a réussi à se procurer non seulement d'admirables séries de forages exécutés récemment à Bruxelles, mais encore les échantillons ou des données précises sur des centaines de puits creusés dans la province de Liège, le Limbourg, le Brabant et les Flandres ; des courses nombreuses lui ont permis d'obtenir toutes les données désirables sur l'allure des couches, de sorte qu'il s'est trouvé à même, au bout de deux ans, d'aborder le problème et de le résoudre en toute connaissance de cause. Ce sont les résultats de ces recherches toutes personnelles qui ont été consignés dans l'explication de la feuille de Bruxelles. ^ M. le baron van Ertborn se permet de demander à M. Rutot, qui vient d'assurer qu'il n'a jamais dû emprunter quoi que ce soit à des confrères, s'il ne s'est pas rendu à la Distillerie belge et à la Manufacture de bougies de la cour pour prendre copie des coupes des puits artésiens forés dans ces usines par M. van Ertborn. M. van Ertborn fait remarquer ensuite que les coupes de ces deux puits ont servi à l'établissement de sa coupe transversale de la vallée de la Senne (»); il demande encore à M. Rutot quelles sont les coupes de forages qu'il a pu recueillir et qui ont atteint les roches primaires, l'Explication de la feuille de Bruxelles étant complètement muette sur ce point. M. van Ertborn déclare maintenir ses assertions et prie ses confrères de vouloir bien les vérifier. M . Pelseneer demande la parole et exprime ses regrets de ne pas avoir constaté, à la suite de la mention du décès de M. Gwyn Jeffieys, membre honoraire de la Société, de résolution relative à l'envoi d'une lettre de condoléance à la famille; il s'étonne également qu'il n'ait pas été publié de notice biographique sur l'éminent collègue que la Société vient de perdre. M. le Président fait remarquer que la Société n'ayant pas reçu avis du décès de M. Gwyn Jeffreys, elle n'avait pas à prendre semblable résolution. M. le Secrétaire expose ensuite qu'il avait rédigé une notice biographique quand il a appris, par une lettre de M. Van den Broeck, que M. Pelseneer se proposait de se charger de ce soin II déclare, en outre, qu'ayant pour principe de s'effacer devant ses collègues, il avait (') Sur la constitution géologique de la vallée de la Senne, p. II. BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE I880 LVIl abandonné le travail dont il se proposait de donner lecture à une séance ultérieure. — L'in- cident est clos. Le procès- verbal de la séance du 9 mai 1885 est ensuite adopté. Correspo7idance . La Société d'histoire naturelle d'Arau accuse réception de publications. Les Sociétés royale de zoologie d'Amsterdam, d'Histoire naturelle de Brûnn, Hollandaise des sciences de Harlem ; le Département de l'inté- rieur des États-Unis, l'Académie royale des sciences d'Amsterdam et le service géologique des États-Unis annoncent l'envoi de publications. La Société malacozoologique allemande adresse son catalogue d'échange n-ei. M. F. Coppi, de Modène, fait parvenir la liste de ses prix de collec- tions de fossiles et de minéraux, a vendre. Dons et erwois reçus. Brochures offertes par leurs auteurs : M. G. Dewalque (1. Compte rendu de la session extraordinaire de la Société géologique de Belgique, tenue à Liège, les 26, 27 et 28 août 1883. 2. Société géologique de Belgi- que. Rapports annuels 1874-1883.) Publications reçues en échange de la part de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersboug, de l'Académie royale des Lynx, de l'Acadé- mie d'Hippone, du Comité géologique russe, de l'Académie royale des sciences de Turin, du Comité royal géologique d'Italie, de l'Académie nationale des sciences de Cordoba, de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie, de l'Académie Peabody des sciences, de l'Académie natio- nale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, de l'Académie royale des sciences d'Amsterdam, de l'Institut national genevois; des rédactions du journal Science, de Cambrigde, de la Feuille des jeunes naturalistes, du Journal de Conchyliologie, du Mouvement industriel belge et des Sociétés suivantes: des Sciences physiques, naturelles etclimatologiques d'Algérie, Académique franco-hispano-portugaise de Toulouse, Archéologique, his- torique et scientifique de Soissons, des Amis des sciences naturelles de Rouen, Géologique de Londres, des Sciences naturelles de Ratisbonne, des Naturalistes de Brùnn, Zoologique de Londres, Géologique hongroise, Centrale d'agriculture de Belgique, Malacozoologique allemande. Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Géologique du Nord, des Sciences naturelles de la Charente-Inférieure, Hollandaise des sciences à LVIII SOCIÉTÉ ROYALE MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE Harlem, Géologique de France, Zoologique de France, Impériale des natu- ralistes de Moscou, Géolog-ique de Belgique, Géologique allemande, d'Histoire naturelle d'Offenbach, Scientifique Argentine, Belge de micros- copie, Entoraologique de Belgique, Royale de botanique de Belgique, Tos- cane des sciences naturelles, des Sciences, des arts et des lettres du Hainaut, de Lecture et conversation scientifique de Gênes, des Sciences natuelles de Brème et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 9 mai 1885. Communicatmis du Conseil. M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu avis du décès de M. Ernest Dubreuil, membre correspondant. Il pro- pose l'envoi d'une lettre de condoléance à la famille de notre estimable collègue. — Adhésion. Le Conseil a appris, dans cette même séance, le décès de M. Wiechmann, membre correspondant, et il a reçu la démission de M. le major A. Henné. Il a ensuite reçu membres effectifs de la Société : M. Ch. Bauwens, notaire, à Bruxelles, présenté par MM. P. Cogels et Th. Lefèvre ; et M. Ch. de La Vallée Poussin, professeur h l'université de Louvain, pré- senté par MM. F. Crépin et Th. Lefèvre. — M. de La Vallée Poussin, qui assiste à la séance, remercie la Société à l'occasion de sa réception. M. le Secrétaire annonce ensuite la clôture de la liste de souscription destinée à couvrir les frais de l'acquisition de la collection des mollusques terrestres et fluviales de Belgique, délaissée par feu Colbeau. Cette liste porte les noms de MM. P. Cogels, J. Crocq, H. Denis, P. Desguin, É. Fologne, É. Hennequin et Th. Lefèvre, membres du Con- seil, et de MM. J, Bâillon, L. Bauwens, A. Bouyet, A. Briart, Ch. Biilter, F. Cornet, F. Crépin, A. Daimeries, J. De Lafontaine, baron A. de Loë, baron E. de Sélys-Longchamps, G. Dewalque, P. Janson, É. Lansweert, C. Malaise, J. Moens, L. Pire, D. Raeymaekers, A. Rucquoy, A. Rntot, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn, G. Vincent et P. Weissen- bruch. Lectures. M. Pelseneer donne lecture d'une notice biographique sur Gwyn Jef- freys, dont l'assemblée vote l'impression dans le tome XX des Annales de la Société. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LIX M. Van den Broeck fait ensuite la communication suivante : DE LA CONSTITUTION GÉOLOGIQUE DU TERRITOIRE DE LA FEUILLE D'AERSCHOT, D'APRÈS LA CARTE AU I 20,000 DE MM. VAN ERTBORN ET COGELS, ET D'APRÈS LES LEVÉS DU SERVICE OFFICIEL, Par ERNEST VAN DEN BROECK Depuis quelques années, la constitution géologique du territoire corres- pondant à la feuille d'Aerschot a attiré l'attention, non seulement par suite de l'intérêt qu'offrent diverses questions stratigraphiques locales ou régionales, mais encore à cause des diverses phases par lesquelles ont passé les interprétations proposées. La feuille d'Aerschot, levée en 1880 à l'échelle du 20,000'= par MM. van Ertborn et Cogels, a fourni le point de départ et le plus riche répertoire de faits contradictoires de la Note que j'ai pubhée en 1882 dans les Bulletias de la Société Malacologique sous le titre : Note sur les levés géologiques de 3IM. van Erthorn et Cogels. Actuellement, nous sommes eu présence de l'interprétation et du levé au 100,000« d'André Dumont (1852); de l'interprétation et du levé au 20,000^ de MM. van Ertborn et Cogels (1880) et de mes conclusions fort explicites de 1882. Or, la question vient de faire un pas décisif, car je viens, tout récem- ment, de terminer le levé détaillé, au 20,000% du territoire précité, et les résultats de mes travaux confirment en tous points, en les étendant à d'autres problèmes encore, les observations critiques que j'ai formulées en 1882 contre les interprétations de mes confrères. Cen'est point le lieu ici de fournir le détail des faits prouvant l'exactitude de mes levés. Je me bor- nerai à exposer rapidement les divergences caractérisant les diverses interprétations proposées et ce document me permettra ainsi, tout en con- firmant et en précisant les données de ma Note de 1882, de prendre date pour les faits dont j'ai pu reconnaître et démontrer l'existence, faits qui constituent la raison d'être de mes critiques si graves sur les levés de mes confrères anversois. Pour A . Dumont, la majeure partie du territoire correspondant à la feuille d'Aerschot est constituée en sous-sol par son système pliocène diestien. Deux vallées, ouvertes vers l'ouest, coupent transversalement ce territoire, qui se trouve ainsi divisé en trois massifs principaux. La vallée du sud, où coule la Winghe, est indiquée comme presque entièrement occupée par les sables oligocènes du système rupelien, sauf dans la bordure méridionale de cette dépression, où l'illustre stratigraphe a indiqué un léger vestige du tongrien marin ou inférieur. La vallée du nord, qui est celle du Démer, ne laisserait guère constater LX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE que des alluvions modernes, sauf au sud-ouest de la colline diestienne de Betecom, où se trouve indiqué un petit lambeau oligocène, représenté par les deux assises du système rupelien (sables du Rupel et argile de Boom). Au point de vue du sol, la carte de Dumont montre une extension con- sidérable des affleurements diestiens dans les trois massifs qui séparent les vallées précitées. Un petit affleurement de sable rupelien est indiqué dans la vallée de la Winghe, à proximité de Dutzel. En ce qui concerne le quaternaire, Dumont en a restreint le terme sableux dit « campinien » à la région située au nord du Démer ; tandis que, dans toute la région du sud de ce cours d'eau où n'affleure point le pliocène diestien, il a étendu sur la carte du sol le manteau limoneux de la formation hesbayenne. Passons maintenant au levé de MM. van Ertborn et Cogels. Les données relatives au sous-sol indiquent, par la comparaison avec la carte de Dumont, une grande diminution de surface des massifs diestiens. La vallée de la Winghe montre une large nappe partout constituée par le rupelien inférieur et bordée au sud par une étroite lisière de ce même dépôt en affleurement direct. L'existence du tongrien n'est pas admise dans ces parages, où il est cependant visible sous forme d'affleurements superbes et largement exploités. Quant au sous-sol de la vallée du Démer il est indiqué, à l'ouest et au nord-ouest a Aerscbot, par une large zone de terrain éocène rapporté au wemmelien supérieur. Le lambeau oligocène du sud-ouest de Betecom se trouve supprimé (alors qu'on peut y observer, à 500 mètres à l'ouest-nord-ouest du clocber, des affleurements avec contact du diestien sur l'argile de Boom) et remplacé par ce même wemmelien qui, dans la région du nord de Betecom, fait place, avec à propos cette fois, à la formation oligocène. Au point de vue de la répartition des dépôts du sol, la carte de MM. van Ertborn et Cogels ne s'écarte pas moins des données fournies par A. Dumont. En effet, elle montre le limon hesbayen, strictement loca- lisé dans le minime massif du sud de la Vv^inghe, soit occupant 5,600 hec- tares de moins que d'après Dumont. Cette carte montre aussi une exten- sion correspondante du dépôt sableux de la Campine, extension qui, on le verra plus loin, est absolument contraire à la réalité des faits. J'ajoute- rai que deux horizons se trouvent indiqués dans ce « Campinien » ou quaternaire supérieur et que leur répartition est figurée sur la carte suivant des limites qui frappent tout d'abord par leur étrangeté. Les dunes, ou dépôts éoliens, que Dumont n'a eu garde d'oublier sur sa petite carte au 160,000% font ici absolument défaut comme figuré, et enfin, l'on constate que les affleurements diestiens sont beaucoup plus réduits que d'après Dumont, sauf aux environs immédiats d'Aerschot. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXl Dans leur rapport, présenté au nom de l'ancienne commission de la :arte et qui se trouve annexé au texte explicatif de la feuille d'Aerschot, MM. de La Vallée Poussin et Cornet s'étendent longuement sur les modifi- cations que MM. van Ertboru et Cogels ont apportées aux: données four- nies par la carte de Dumont et ils déclarent que le levé de ces messieurs a fait faire « un progrès notable à nos connaissances, progrès des plus mar- :jués pour la carte du sous-sol aussi bien que pour la carte du sol » . Les honorables rapporteurs de la commission relèvent à cet effet l'intro- duction de l'éocène wemmelien, les modifications apportées à la réparti- tion de l'argile de Boom, l'extension de la zone rupelienne de la vallée de la Wingbe, le rétrécissement du territoire à sous-sol diestien, etc. Au point de vue du sol, MM. de La Vallée Poussin et Cornet font remarquer le changement considérable de distribution et d'extension rela- tive du limon hesbayen et du sable campinien. Ils regrettent, avec raison cette fois, l'absence du figuré des formations dunales ; mais ils trouvent intéressantes et dignes d'attention les idées émises par les auteurs de la feuille d'Aerschot sur l'action dénudatrice du « campinien » et sur ses relations avec le modelé du sol. Ils trouvent judicieux de comparer ce modelé au relief des fonds marins formés par les courants à proximité des côtes, etc. Enfin, continuant à jouer de malheur avec une persistance vraiment extraordinaire, ils déclarent que les travaux qui leur sont pré- sentés ont le caractère sérieux que la commission doit désirer et qu'ils accroissent nos connaissances. MM. de La Vallée Poussin et Cornet terminent leur rapport en demandant que les minutes de levé réunissant le sol et le sous-sol, les textes explicatifs et les cahiers de sondages atte- nants soient publiés aux frais du gouvernement — ce qui a été fait sans retard. J'arrive maintenant à mes levés et j'en exposerai comme suit les prin- cipaux résultats, groupés en données relatives au sous-sol et au sol, et con- sidérés surtout au point de vue de leurs rapports avec les résultats de mes confrères anversois. Dèj^ots du soiis-sol de la feuille d'Aerschot V J'ai rétabli, conformément aux données générales de la carte de Dumont, l'extension du sous- sol diestien dans la vallée du Démer, où il occupe environ 500 hectares de plus que l'indique la feuille d'Aerschot de MM. van Ertborn et Cogels. Dans la vallée de la Winghe, j'ai restitué au diestien plus de 200 hectares, faussement attribués dans cette feuille à l'oligocène rupelien. 2° J'ai rétabli et démontré l'existence de l'argile oligocène, dite de r LXIl SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Boom, dans la bordure méridionale du massif diestien de Betecora. J'ai d'ailleurs constaté à l'état d'affleurement direct, dans des coupes de che-. mins creux, le contact du pliocène sur l'argile oligocène. Celle-ci atteint' en cette région un développement considérable en sous-sol, ainsi qu'en peu- vent témoigner tous les constructeurs et les propriétaires des puits creusés dans ces parages. Or, c'est l'éocène sableux wemmelien que MM. van Ertborn et Cogelg indiquent ici comme le substratum du diestien. 3° J'ai rectifié dans la région du nord du massif diestien deBetecom les^ limites de l'assise supérieure rupelienne et établi que celle-ci, très épaisse, se prolonge à l'est sous le diestien ou sous les alluvions quaternaires, au lieu de former de grandes poches dans un substratum sableux éocène, comme cela résulterait de la feuille de mes collègues anversois. 4° J'ai démontré d'une façon préremptoire, par mes levés, qu'il ne peut! exister un atome d'éocène wemmelien dans la carte du sous-sol de la' feuille d'Aerschot, et ce résultat s'étend aux feuilles voisines de Boisschot et d'Hej'st-op-den-Berg. Sur ces trois feuilles réunies, MM. van Ertborn et Cogels trouvent cependant plus de 7,000 hectares de wemmelien ! Comme exemple de l'insuffisance des procédés d'investigation ayant pu amener de telles interprétations, je citerai, pour la feuille d'Aerschot, le sondage réglementaire n" 3 de ces géologues, qui leur a fourni 1"40 de campinien sur 2"60 d'éocène wemmelien supérieur. Un sondage de 5'"25 exécuté par moi au même point a fourni, sous le sable dit campinien, 3'"50 d'alluvions anciennes, avec cailloux à la base, reposant sur 0'°75 de sable noir glauconifère diestien. De plus, à 180 mè- tres à l'est-nord-est, un puits domestique ayant fait retrouver la même suc- cession m'a permis de constaterde visu^ sous le diestien, l'argile de Boom, parfaitement caractérisée et qui forme d'ailleurs dans toute cette région le substratum du pliocène diestien. 5° J'ai montré que l'existence en sous-sol d'une nappe éocène comprise entre les îlots pliocènes de Betecom et du nord de Langdorp est purement imaginaire. Toute cette région consiste en pliocène diestien reposant sur l'argile de Boom et généralement recouvert par l'épaisse formation d'alluvion quaternaire ancienne qui a été si inexactement interprétée par MM. van Ertborn et Cogels, sur environ 700 hectares de la feuille d'Aerschot. 6" J'ai établi par mes levés que la presque totalité des dépôts oligocènes de la vallée de la Winghe appartient à l'assise tongrienue inférieure, qui affleure et se trouve largement exploitée dans le flanc méridional de cette vallée, où les géologues anversois l'ont confondue avec les dépôts de l'étage rupelien, et cela sur plus de 900 hectares. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXIII 7° J'ai montré que dans la vallée de la Winghe les sédiments de l'étage nipelien sont localisés, comme affleurement en sous-sol, sur une très minime surface aux environs de Vlasselaer, où j'ai constaté, en divers points, un superbe contact caillouteux de la base de cet étage sur le sable tongrien La zone d'affleurement en sous-sol du rupelien dans la vallée de la Winghe n'atteint pas une centaine d'hectares, tandis que la carte de MM. van Ertborn et Cogels lui attribue une extension de plus de 1,300 hectares. Dé2)ôts du sol de la feuille d'Aerscliot 1» J'ai rétabli, conformément aux données de la carte de Dumont, que le dépôt sableux dit « campinien » n'existe que dans les bas et dans les moyens niveaux de la vallée du Démer et qu'il se trouve surtout localisé sur la rive septentrionale de ce cours d'eau. Dans leur feuille d'Aerschot, MM. van Ertborn et Cogels l'étendent de 2 à 3 kilomètres plus au sud. Deux mille huit cents hectares, soit plus du tiers du territoire total de la feuille, se trouvent ainsi faussement interprétés. 2° J'ai montré que la limite septentrionale du limon quaternaire, que la feuille précitée montre formée par les alluvions modernes de la Winghe, doit être reportée à plus de 5 kilomètres plus au nord, ce qui représente une extension d'environ 5,600 hectares. De plus, ce n'est point le lUno7i heshayen qui se trouve ici représenté, mais bien le limon quaternaire ancien, ce qui est bien différent encore 3° J'ai reconnu, dans les moyens et dans les hauts niveaux des deux grandes vallées de la feuille d'Aerschot l'existence de lambeaux très développés des alluvions anciennes stratifiées, d'origine nettement fluviale, qui se rattachent aux alluvions quaternaires des bas niveaux et qui com- plotent le cycle des témoins du phénomène d'érosion purement fluvial que MM. van Ertborn et Cogels rattachent à tort à la période quaternaire finale dite « campinienne i. et qu'ils croient d'origine marine. 4° J'ai démontré l'existence, dans les bas niveaux des deux vallées précitées, de nappes épaisses et étendues d'alluvions sableuses quater- naires, dont les sédiments, faute de sondages assez profonds, ont été confondus par MM. van Ertborn et Cogels avec ceux de dépôts tertiaires marins d'âges variés : wemmehen, tongrien, rupehen et diestien, et ont été désignés comme tels sur leur carte. 5" J'ai rétabli l'extension, absolument insuffisante sur la feuille d'Aerschot, des affleurements diestiena et montré qu'un certain faciès d'affleurement diestien propre aux régions boisées a été confondu par LXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE mes confrères anversois avec des dépôts de transport quaternaires et a été erronément rattaché au campinien. 6° J'ai reconnu et délimité, dans mon levé du sol de la feuille d'Aerscliot, de nombreuses et importantes formations locales éoliennes, ou dunes! Bien que la carte au 160,000» de Dumont en signale quelques-unes, celle de MM. van Ertborn et Cogels, bien que publiée au 20,000% n'en fournit point le figuré. 7° J'ai représenté, avec tout le soin qu'elle comporte, l'alluvion des pentes, si généralement répandue partout et dont certaines parties observées par les auteurs de la feuille d'Aerschot, ont été prises par eux pour du quaternaire et désignées parfois comme un faciès argilo-sableux du campinien. Ce dépôt moderne des pentes, principalement localisé dans les dépressions et au fond des sinuosités du sol, a passé complètement inaperçu dans les levés de MM. van Ertborn et Cogels. Tels sont les résultats de mes observations toujours motivées et de mes travaux de levé, avec toutes preuves matérielles à l'appui, sur le terri- toire de la feuille d'Aerschot. Je m'offre volontiers, en attendant la publi- cation détaillée des documents que j'ai réunis, à fournir sur le terrain les preuves incontestables des déclarations qui précèdent et que je publie aujourd'hui, sous cette forme sommaire mais précise, en vue de prendre date pour l'exposé de ces résultats scientifiques, si différents à tous égards de ceux auxquels étaient arrivés MM. van Ertborn et Cogels. ^ L'énoncé de ces résultats suffit pour faire comprendre qu'il n'est point ici question de thèses ou d'interprétations sujettes à variations ulté- rieures, mais bien àe faits positifs, aisément vériflahles et ensuite desquels il sera facile à tous de se rendre compte de la valeur respective des travaux en présence et de celle des opinions qui ont été exprimées à ce sujet. La séance est levée à 5 heures. Assemblée générale annuelle du 5 juillet 1885 PRÉSIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 2 heures, La liste de présence porte les signatures de MM. P. Cogels, président ; J. Ballion, C. Bauwens, F. Crépin, J. Crocq, baron A. de Loë, É. Del- vaux, H. Denis, S. Determe, G. Dewalque, L. Dollo, A. Daimeries, C.de BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXV la Vallée Poussin, G. Eben, H. Forir, É. Pologne, Ê. Hennequin, P. Janson, V. Liénard, C. Malaise, C. Mallien, P. Pelseneer, E. Pergens, J. Purves, D. Raeymaekers, L. Raeymaekers, F. Roffiaen, H. Roffiaen, A. Roussel, A. Rutot, E. Rouffart, J. Stevens,E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn, G. Velge et Th. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. A. Briart, E. de Bullemont, P. Des- ?uin, J.-D. Stevens, A. Tillier, É. Van Beneden et G. Vincent. Le procès-verbal de l'Assemblée générale du 6 juillet 1884 est adopté. Rapj^ort dît Président. Messieurs, Conformément à nos statuts, je viens vous rendre compte des travaux de la Société pendant l'année sociale 1884-1885 et vous exposer sa situa- tion actuelle. Membres.— La Société se compose de 169 membres, dont 119 eifectifs, 13 honoraires et 37 correspondants. Elle a eu la douleur de perdre deux membres honoraires, M. Gwyn Jeffreys, universellement connu des natu- ralistes, et M. le professeur H. Miller; deux de ses membres correspon- dants, M. Dubreuil et M. V^iechmann, ainsi que l'un de ses plus anciens membres effectifs, M. Th. Le Comte. Des notices nécrologiques rappelle- ront, dans nos Annales, le souvenir de ces regrettés collègues. En la séance du mois de juin, M. Bauwens, notaire à Bruxelles, et M. Ch. de la Vallée Poussin, professeur à l'université de Louvain, ont été reçus membres effectifs. Nous avons, malheureusement, à enregistrer les démissions de MM. Bricourt, De Vos, Fastbeuder et Henné. Alhim. — La collection de portraits s'est accrue de celui de M. E. De- jaer. Bien des places restent vides, rappelant ainsi d'anciennes promesses qu'il serait désirable devoir réalisées. Publications. — Le tome XVIII (troisième série, tome III) des Annales a paru dans le courant de l'année sociale. Un exemplaire du tome XIX est déposé sur le bureau et sera prochainement distribué. Il en est de même de la première partie du tome XV. Au sujet de ce dernier volume, je pense qu'il est nécessaire d'entrer dans quelques explications. Vous vous sou- viendrez, Messieurs, qu'ensuite d'un vœu exprimé par M. Fr. Roffiaen, il a été décidé que l'on publierait, en tête du compte rendu de la part prise par la Société malacologique à l'exposition nationale, une notice historique sur la Société. La mort n'a pas permis à notre dévoué secrétaire J. Colbeau de s'acquitter de cette mission. Plusieurs de nos confrères qui avaient laissé 5 1.XVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE espérer qu'ils entreprendraient ce travail, n'aj^ant pu y donner leur temps et la publication du volume se trouvant, par suite de cette circon- stance, toujours entravée, j'ai accepté, vers la fin de Tannée dernière, de combler la lacune existante et je me suis mis à Tœuvre sans tarder : l'impression se fait au fur et à mesure de la rédaction. L'une et l'autre avançaient rapidement, quand je me suis vu obligé d'interrompre le travail, et ce n'est même qne tout récemment que j'ai pu le reprendre d'une manière régulière. Dans une première partie, j'analyse les commu- nications insérées dans les procès- verbaux des séances et je rappelle les faits qui ont marqué dans l'existence de la Société ; dans la seconde, je fais l'analyse des Mémoires et j'y ajoute des renvois aux sujets analogues traités dans les Bulletins. De cette façon, j'espère arriver non seulement à rédiger une table analytique et raisonnée des matières contenues dans nos quinze premiers volumes, mais à faire, en quelque sorte, la synthèse des travaux publiés par la Société malacologique pendant la première période de son existence. Les travaux de la Société, même ceux du domaine exclusif de la malacologie, sont trop peu connus. On ne les trouve pas cités — et cela assurément sans qu'il y ait aucun parti pris — là où ils devraient l'être, et c'est une considération qui m'a puissamment engagé à entreprendre le travail ardu et pénible d'analyse et de coordi- nation auquel je me livre et en considération duquel je vous demande, Messieurs, de prendre encore patience pendant quelque temps pour l'achèvement de ce volume. Les procès-verbaux des séances ont paru régulièrement, grâce à l'acti- vité de notre zélé secrétaire M. Lefèvre. Ils contiennent des communi- cations dues à MM. Cogels, Daimeries, baron de Loë, Dollo, Forir, Pelseneer, Raeymaekers, Rutot, baron van Ertborn et G. Vincent, et se rapportant soit à des questions de malacologie, soit à des questions de géologie parfois un peu spéciales, mais dont la Société s'est occupée depuis longtemps. Si la matière ne fait pas défaut pour le Bulletin, i\ n'en est pas de même pour les Mémoires, et j'éprouve un véritable sentiment de regret en rappelant qu'aucun travail n'est destiné à cette partie de nos Annales pour le volume de 1885. Les travaux de MM. Dollfus et Foresti, présentés dans le courant de l'année sociale actuelle, et le compte rendu par M. Delvaux de l'excursion effectuée en 1884 ont dû, en effet, être insérés dans le tome XIX. La Société a témoigné l'intérêt qu'elle prend à la grande œuvre de la civilisation de l'Afrique en votant une adresse de félicitation à Sa Majesté le Roi, à l'occasion delà constitution de l'Etat libre du Congo et de sa nomination à la souveraineté do cet État. BULLETIN DES SEANCES. — ANNÉE 1885 LXVI! Uue lettre de félicitation a été envoyée à la Société des sciences natu- relles de Chemnitz, qui avait invité la Société malacologique à se faire représenter aux fêtes qu'elle donnait à l'occasion du XXV* anniversaire de sa fondation. De môme, les félicitations de la Société ont été adressées à M. le professeur Meneghini, de Pise, à l'occasion de son cinquantenaire de professorat. La bibliothèque s'est considérablement accrue dans le courant de cette année, grâce aux soins de M. Lefèvre, qui s'est appliqué spécialement à compléter les séries de publications dont la Société ne possédait qu'une partie. La Société a reçu de M. le ministre de la guerre, par la bienveillante entremise de M. le major Hennequin, directeur de l'Institut cartogra- phique militaire, un exemplaire de la nouvelle édition de la carte de Belgique au 160,000^ Elle a encore reçu en hommage des publications dues à MM. Albrecht, Barrois, Brusina, Jonas CoUin, Dawson, de Guerne, baron Alf. de Loë, É. Delvaux, baron de Selys-Longchamps, G. Dewalque, Drouët, Eben, Foresti, Forir, Fraipont, Frolich, Hidalgo, Holmberg, Mac Leod, J.-F. Matthew, J.-R.Newlands,Nobre, Ortlieb, Fini, Pouchet, Raeymaekers, Rothschild, Rutot, D.-J. Salvana, Selwyn, Senoner, Six, Ubaghs, Van den Broeck, baron 0. van Ertborn, A. von Koenen et Bryce Wryght. M. Lefèvre a eu la générosité de faire don à la bibliothèque de treize volumes de la seconde série des publications de la Société hollandaise des sciences de Harlem. Vingt volumes de la première série des publications de cette Société sont entrés dans la bibliothèque par voie d'achat, de même que douze volumes des Mémoires de l'Académie nationale des sciences, arts et belles-lettres de Caen. Les collections se sont accrues de l'envoi fait par M. Ressmaun de coquilles vivantes de la Carinthie. Enfin, M. J. Deby a bien voulu pro- mettre à la Société une importante collection de coquilles tertiaires qu'il a rapportées de son voyage aux Indes. Le classement des collections se fait d'après le nouveau manuel de conchyliologie du D' Fischer, au fur et à mesure de l'apparition des fas- cicules. Toutes les coquilles vivantes sont groupées. Une grande partie en est classée et déterminée. Il ne reste plus qu'une dernière revision à en faire. Tout ce qui a été effectué dans cette voie est dû à l'obligeant concours de M. E. Vincent, auquel c'est pour nous un devoir d'exprimer des remer- ciements au nom de la Société malacologique. LocoX. — Les séances continuent à se tenir à l'université, dans un local provisoire. La bibliothèque et les collections sont déposées dans un local LXYIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE gracieusement mis à la disposition de la Société par la ville de Bruxelles et pour lequel l'Administration communale a droit à toute notre gratitude. Excursions. — L'excursion annuelle de la Société a eu lieu à Renaix et à Tournai, et a coïncidé avec l'excursion de la Société géologique de Belgique, affirmant ainsi, une fois de plus, les excellentes relations qui unissent les deux associations. Favorisée par un temps splendide, elle a réuni de nombreux partici- pants, qui ont contracté une dette de reconnaissance envers nos savants confrères MM. Cornet etDelvaux, leurs guides à Tournai et aux environs de Renaix, ainsi qu'au mont de la Trinité. On lira avec intérêt, dans les Annales, ]e compte rendu de ces journées trop rapidement écoulées, qu'en a rédigé M. Delvaux, l'auteur de l'intéressante relation de l'excursion à MaestricLt. La Société a fait encore une excursion à Anvers, qui, non moins favo- risée par le beau temps, a attiré un grand nombre d'excursionnistes. Finances. — Le déficit prévu au budget est resté conforme aux prévi- sions. M. le Trésorier donnera, à l'instant, lecture de tout ce qui concerne ce sujet, mais il me reste à rappeler le fait regrettable du renoncement de l'État aux abonnements souscrits à nos Annales, en 1880, par le ministère de l'instruction publique. Sans être aussi mauvaise qu'on aurait pu le craindre, la situation finan- cière de la Société est cependant loin d'être brillante et nous oblige h de la prudence. Bnd(/et. M. le Trésorier expose, au nom du Conseil, les comptes de l'exercice écoulé, arrêtés à la date du 2 juillet 1885 et vérifiés par lu Commission des comptes. — Ces comptes, ne donnant lieu à aucune observation, sont approuvés. M. le Trésorier présente ensuite le projet de budget pour l'année 1885-1886, proposé par le Conseil, prévoyant en recettes 9,578 fr. 10 c. et en dépenses 9,809 fr. 59 c, soit un déficit de 231 fr. 49 c. Cette situation permet de maintenir la cotisation des membres effectifs, pour l'année sociale 1885-1886, à 15 francs. — Le projet de budget est adopté. Fixation des jours et heures des assemblées de la Société. Le Conseil propose le maintien des jours et heures des réunions men- suelles. — Adopté. BULLETIN DES SIUNCES. ANNEE 1885 LXLX L'assemblée générale annuelle reste fixée au premier dimanche de juillet, à 2 heures. CJioix de la localité et de Vêpofpie de l'excursion annuelle de la fSociété. M. Crocq propose les environs d'Anvers. Quoique plusieurs fois visitée par la Société, cette localité lui semble tout indiquée par suite de Texpo- sition internationale. Plusieurs membres appuient cette proposition, qui est adoptée. L'assemblée décide ensuite que l'excursion annuelle, dont la direction est confiée à MM. Cog-els et baron van Ertborn,aura lieu dans la première quinzaine du mois de septembre prochain. Nomination de trois Membres du Conseil 2^onr les années 1885-1886 et 1886-1887. Trente-cinq membres prennent part au scrutin, dont le dépouillement donne les résultats suivants : MM. H. Denis . . . . 32 voix Th. Lefèvre . . . 29 — Ê. Hennequin. . . 28 J. Ortlieb . . . . 2 — F. Crépin . . . 1 — A. De Loë . . P. Janson . . F. Roffiaen. . A. Rutot . En conséquence, MM. H. Denis, Th. Lefèvre et É. Hennequin sont réélus membres du Conseil pour les années 1885-1886 et 1886-1887. {^Airplaudisse ment s .) Nomination de trois membres de la Commission des comptes 2^our l'année iS8o-l886. Trente-quatre membres prennent part au vote. MM. A. Daimeries, E. De Bullemont et J,-D. Stevens sont réélus respectivement par trente, trente-deux et trente-deux voix. L'ordre du jour étant épuisé, M. Lefèvre demande la parole. M. Lefèvre remercie l'assemblée de la nouvelle marque de confiance que ses collègues viennent de lui donner aujourd'hui. Comme par le passé, LXX SOCIÉTÉ ROYALE xMALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE il continuera la ligne de conduite qu'il a adoptée, s'inspirant toujours de la prospérité de la Société, à laquelle il est profondément attaché. La séance est levée à 3 heures. Séance du 1^' août 1885 PRESIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents : MM. P. Cogels, président; F.-L. Cornet, J. Delà Fon- taine, comte A, de Limburg Stirum, É. Delvaux, L. Dollo, C. Malaise, P. Polseneer, D. Raeyraaekers, A, Ratot, E. Van den Broeck et T. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. É. Hennequin et le baron 0. van Ertborn. Le procès-verbal de la séance du 6 juin 1885 est adopté. Correspondance. M. C. de la Vallée-Poussin accuse réception de la lettre lui notifiant sou admission comme membre efifectif de la Société. M, C. Bauwens remercie pour sa nomination de membre effectif de la Société. M. A. Dnbrueil, reconnaissant du bon souvenir que la Société a gardé de son frère, annonce l'envoi d'un travail que notre regretté correspon- dant destinait h la Société. — Remerciements. MM. les Président et Secrétaire du Congrès géologique international qui s'ouvrira, le 29 septembre 1885, h Berlin, font parvenir le programme de cette session. La Société royale de zoologie d'Amsterdam, l'Académie royale des Lynx, Hnstitut d'Essex, le Muséum de zoologie comparée de Cambridge, l'Académie Peabody des sciences, le Service géologique de l'Alabama, la BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXXI Société Linuéenne de la Nouvelle-Gnlles du Sud, TUniversité libre de Bruxelles et la Société d'histoire naturelle du Wurtemberg accusent réception de publications. L'Université royale de Lund, le Musée royal d'histoire naturelle de Belgique et le Service géologique de l'Inde anglaise annoncent l'envoi de publications. Le Service géologique des États-Unis et la Société d'histoire naturelle de Dorpat accusent réception et annoncent l'envoi de publications. L'Académie des lettres, scieuces, arts et agriculture de Metz fait par- venir le programme des concours ouverts pendant l'année 1885-1886. Catalogue de livres n" I de la librairie P. Klincksieck, de Paris. Dons et envois reçus. M. C. Bauwens fait don de son portrait photographié. Brochures offertes par leurs auteurs : M. Maurice Chaper [Description de quelques es^mes et genres noufeaux de coquilles virantes de diverses provenances) ; É. Delvaux (1, Les Alluvions de V Escaut et les tourbières aux environs d'Audenarde. 2. Compte rendu de la session extraordi- naire de la Société géologicpie de Belgique, à Audenarde, Renaix, Flobecq et Tournai, les H, '\5, i6 et 11 août 488 i) ; J. Dewalque (1. Compte rendu de la session extraordinaire de la Société géologicpie de Belgique tenue à Liège les 26, 27 et 28 août 1885. 2. Société géologique de Belgique. Rapports annuels, 1874-4885); M. le D' Mac Leod (1. Sur la présence d'une glande coxale cliez les Galéodes. 2. La Station zoologicque volante des Pays-Bas. 3. Description, de drogues nouvelles ou peu connues); M. A. -F. Renard {Les Porpliyres de Biergles); M. A. Senoner {Cenni hihUograJîci). Publications reçues en échange de la part de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, de l'Académie royale des Lynx, de l'Académie d'Hippone, du Comité géologique russe, de l'Académie royale des sciences de Turin, du Comité royal géologique d'Italie, de l'Acadé- mie nationale des sciences de Cordeba, de l'Académie des sciences natu- relles de Philadelphie, de l'Académie Peabody des sciences, de l'Aca- démie nationale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, de l'Académie royale des sciences d'Amsterdam, de l'Académie royale bavaroise des sciences de Munich, de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie d'Agram, du Service géologique de LXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE l'Inde, de l'Institut impérial-royal géologique d'Autriche, de l'Université de Lund, du Service géologique des États-Unis, de l'Académie des sciences naturelles du Minnesota, de l'Institut d'Essex, du Musée national de Hongrie, du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique, de l'Institut national genevois; des rédactions du Journal de concliyliologie, de la Feuille des jeunes naturalistes de Paris, du journal Science de Cambridge, du Alouvement industriel helge, du Bulletin scientifique du déjmrtement du Nord et des pays voisins, du Journal de conchyliologie de Leeds, et des sociétés suivantes : des Sciences physiques, naturelles et climatologiques d'Alger, Académique franco-hispano-portugaise de Toulouse, Archéolo- gique, historique et scientifique de Soissons, des Amis des sciences naturelles de Rouen, Géologique de Londres, des Sciences naturelles de Ratisbonne, d'Histoire naturelle de Brûnn, Zoologique de Londres, Géologique hongroise de Budapest, Centrale d'agriculture de Belgique, Malacozoologique allemande, des Sciences médicales et naturelles de Belgique, Géologique du Nord, des Sciences naturelles de la Charente- Inférieure, Hollandaise des sciences. Géologique de France, Zoologique de France, Impériale des naturalistes de Moscou, Géologique de Belgique, Géologique allemande, d'Histoire naturelle d'Offenbach, Scientifique Argentine, Belge de microscopie, Entomologique de Belgique, Royale de botanique de Belgique, Toscane des sciences naturelles, des Sciences, des arts et des lettres du Hainaut, de Lectures et conversations scientifiques de Gênes, de Sciences naturelles de Brème, de Borda à Dax, Botanique de Lj'on, des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer, d'Agriculture, de commerce et d'industrie du Var, Royale belge de géographie, d'Histoire naturelle de Glasgow, d'Histoire naturelle de Brookville, d'Histoire naturelle près l'université de Dorpat, d'Histoire naturelle de Groningue, d'Histoire natu- relle de Boston, de Physique et d'économie de Kœnigsberg, Allemande d'histoire naturelle et de géographie de Yokohama, des Naturalistes de Modène, Hongroise de géologie de Budapest, Linuéeune de la Nouvelle- Galles du Sud, d'Agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, Scientifique et industrielle de Marseille, Veneto-trentina d'histoire natu- relle de Padoue, des Naturalistes de la Nouvelle-Russie, d'Histoire natu- relle du Wurtemberg et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires des tomes XV (P" partie, 1880) et XIX (1884) des Annales de la Société, ainsi que trois exemplaires du procès-verbal de l'assemblée générale du 5 juillet 1885. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXXIII Comvmnications du Conseil. M, le Président annonce que le bureau de la Société, pour l'année 1885- 1886, reste composé de la manière suivante : Président : P. Cogels. Vice-président : J. Crocq. Secrétaire : T. Lefèvre. 2'rèsorier : É. Fologne. Bfemhres : H. Denis. — P. Desguin. — É. Hennequin. Dans sa séance de ce jour, le Conseil a reçu membres effectifs de la Société : M. Maurice Cossmann, ingénieur civil à Paris, présenté par MM. G. Vincent et T. Lefèvre, et M. R. Dedeyn, avocat à Saint-Josse- ten-Noode, présenté par MM. H. Denis et T. Lefèvre. Travaux pour les puUications de la Société. M. F.-L. Cornet donne lecture d'une communication, accompagnée d'une planche, intitulée : Sur une coîC2)e observée à Mesvin, dans le ter- rain quaternaire. — L'assemblée, consultée, en vote l'impression dans le tome XX des Annales, et M. le Président remercie l'auteur de son intéres- sante communication. M. le Secrétaire dépose la traduction française de la notice manuscrite de M. L. Foresti, intitulée : Nota sopra il sotto-genere Smendoma, Tour- nouër. — Sont nommés rapporteurs de ce travail : MM. P. Cogels et G. Vincent. M. le Secrétaire dépose ensuite un article posthume que feu E. Dubreuil destinait à la Société et portant pour titre : Quelques considérations sîcr l'anatomie, lliistologie et la physiologie de l'appareil générateur des mol- lusques terrestres et fiumatiles . — Sont nommés rapporteurs : MM. V. Lié- nard et J. Mac Leod. Lectures. M. F.-L. Cornet donne ensuite lecture de la note suivante : NOTE SUR DEUX GISEMENTS DES SABLES ET ARGILES D'HAUTRAGES, Par F.-L. CORNET Je crois utile de signaler à l'attention des membres de la Société l'exis- tence de deux coupes géologiques remarquables, que l'on peut, en ce LXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE moment, obsei-ver non loin de Mons. Elles montrent, parfaitement à découvert, des dépôts que Ton n'a pas souvent l'occasion d'étudier en affleurements, quoiqu'ils constituent des amas très importants intercalés entre le terrain houiller et les plus anciennes couches crétacées marines du Hainaut. Je veux parler de l'étage des sables et argiles d'Hautrages que Dumont avait à tort rapporté à son système aaclienien. Ces deux coupes se trouvent, l'une dans le ravin de Gottignies, à la distance de 2,100 mètres mesurée exactement vers le nord à partir de la station d'Havré-ville, sur le chemin de fer de Mons à Manage. L'étage y est constitué principalement par des graviers et des sables ligniteux renfermant de g-randes lentilles d'un grès très dur dont on fait des pavés. La seconde carrière est ouverte à 1,400 mètres au nord-nord-est du clocher deMaisières, dans le ravin, bien connu des géologues et des bota- nistes, où coule le ruisseau descendant de la plaine des manœuvres désignée sous le nom de Camp-de-Casteau. A l'exception des grès et de l'argile rouge, on trouve dans cette vaste excavation toutes les variétés de roches que Ton rencontre ailleurs dans l'étage, c'est-à-dire des argiles plastiques exploitées pour la fabrication des produits réfractaires, des pipes et des faïences; des argiles très siliceuses, d'une blancheur éclatante, ayant tout à fait l'aspect de la craie et employées dans la fabrication des carreaux céramiques par MM. Boch et C"; des sables blancs, gris et jaunes, à gros et à fins grains, très estimés pour les produits réfractaires ; des graviers de toutes gros^-^eurs, constitués principalement par des fragments de phtanites d'origine houillère, mélan- gés à de nombreux galets de quartz blanc laiteux provenant du silurien du Brabant, Le lignite se rencontre abondamment dans ces diverses couches. On trouve aussi dans les sables, mais assez rarement, des fragments de bois silicifié. Les dépôts qui recouvrent les sables et arg'iles d'Hautrages ne sont pas ceux qu'on pourrait s'attendre à rencontrer d'après l'échelle stratigra- pLique des terrains crétacés du Hainaut. Il y a là une importante lacune dont une grande partie est due au phénomène qui a raviné nos couches crétacées postérieurement au dépôt du troisième étage. On ne trouve donc ni les meules de Bracqiiegnies et de Bermssaft constituant le second étage, ni le lonrtia de Tournai et de Mooitignies appartenant au troi- sième. Il y a même absence de la marne glauconifère à Pecten asper connue sous le nom de tourtia de Mons et qui forme ailleurs la base du quatrième étage. A Gottignies comme à Maisières, on trouve, reposant sur l'étage des sables et argiles d'Hautrages, une couche à l'aspect vert foncé, formée de marne très glauconifère et représentant l'assise des dièves, qui fait partie BULLKTIN DES SÉANCKS. — ANNÉK 1885 LXXV du quatrième étage crétacé. Cette marne renferme, dans sa partie infé- rieure, des galets de phtanite et d'autres roches qui augmentent en nombre à mesure qu'on approche de la base, où ils constituent un con- glomérat épais et continu. Sur certains points des coupes, mais principalement dans la partie septentrionale de celle de Maisières, où la couche est très rapprochée de la surface, les infiltrations d'eaux superficielles ont enlevé tout le calcaire de la marne, dont l'épaisseur a été ainsi réduite à 3 mètres. Dans la partie méridionale de la carrière, la couche a 4 mètres de puissance, mais elle se trouve plus éloignée de la surface du sol, et la marne n'a perdu que partiellement son élément calcareux. Enfin, dans un sondage pratiqué plus au sud encore, sur un point où l'action dissolvante ne s'est pas exercée, l'épaisseur de la marne dépasse 6 mètres. M. Rutot obtient la parole et donne lecture de la note intitulée : SUR LES RÉSULTATS DE L'ÉTUDE DES ÉTAGES LANDENIEN ET HEERSIEN SUR LES FEUILLES DE LANDEN, SAINT-TROND ET HEERS, Par A. RUTOT A propos de la présentation, à la Société, des feuilles de Landen, Saint-Trond et Heers, je crois utile de résumer ici les principaux résultats du levé des étages landenieu et heersien. Sur ces feuilles, le landenien a été divisé, comme Dumont l'avait fait, en deux assises, l'une inférieure assez bien connue; l'autre supérieure, très peu connue. L'assise inférieure Ldl est entièrement marine. Elle commence géné- ralement à sa base par un gravier de silex Làla peu abondant ou par une simple ligue de ravinement, lorsqu'il y a contact avec la marne blanche heersienne. Que le gravier soit présent ou qu'il manque, on voit d'abord du gros sable vert, très glaucouifère, plus ou moins argileux LdlJ, surmonté d'un lit peu épais d'argile grise, passant soit à un tufeau calcareux, léger, fossilifère; soit au psammite. Ce psammite Ldlc se développe bientôt largement et atteint souvent une épaisseur assez considérable. Vers le bas, le psammite est argileuv, en bancs plus ou moins durs avec lits d'argile ; mais vers le haut, il devient sableux, léger, fendillé et il passe ainsi lentement et insensiblement à du sable micacé, demi fin, glauconifère, stratifié régulièrement, avec tubulation d'annélides. Ce sable, rangé souvent jusqu'ici dans le landenieu supérieur, n'est que le LXXYI SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE sable d'émersion de l'assise inférieure et il est d'origine évidemment marine, comme les couches qu'il surmonte ; sa notation est Làld. C'est au-dessus de ce sable que commence l'assise supérieure Ld2. Sur les feuilles de Landen et de Saint-Trond, cette assise est très com- pliquée; ses faciès changent à tout instant et déroutent l'observateur. Il n'y a qu'un levé complet et patient, accompagné de très nombreux sondages, qui permette la connaissance et la coordination de ces différents faciès. J'ai donc reconnu, dans ce qui forme le landenien supérieur des feuilles considérées, deux faciès principaux : 1° Le faciès normal ou lagnnane Ld2 (a) ; 2° Le faciès fiiimo'laguTiaife Ld2 (^). Ce dernier se divisant encore en : A. Faciès fluvio-lagunaire propremeoit dit; B. Faciès fumai. "Lç, faciès normal ou làgunaire ne présente jamais de gravier à la base et il recouvre toujours le sable LdkZ, auquel il passe insensiblement par le bas. Dans les coupes qui permettent l'observation, on voit, au sommet du sable Ldk?, apparaître de fines linéoles d'argile grise, qui se succèdent rapidement en devenant de plus en plus épaisses. Bientôt ce sont des lentilles argileuses qui forment la plus grande partie de la masse et l'on peut remarquer alors que l'argile grise n'est pas le dépôt primitif, mais qu'elle n'est que le résidu de l'altération sur place d'une marne blanche très pure. A mesure qu'on monte, le sable intercalé perd sa glauconie et devient blanc. Enfin, tout au haut, le sable est blanc, fin et il renferme alors un banc de grès blanc avec nombreux fragments de bois pétrifié et d'em- preintes silicifiées semblables à des racines. Ce banc de grès constitue la dernière couche visible du faciès normal. 1j& faciès fumo-lagunaire présente toujours un gravier à la base et il ravine le faciès normal ou lagunaire jusqu'à le faire disparaître entière- ment en certains points. Vers le sud du territoire considéré, c'est \q faciès fluvial qui est prin- cipalement accentué ; des coupes de chemins creux et de sablières mon- trent, ravinant soit le faciès lagunaire, soit le sable d'émersion LdlrZ jusqu'aux psammites, de vastes poches de sable grossier, graveleux, très contourné et obliquement stratifié, avec taches de lignite, galets d'argile grise et lit souvent épais de cailloux de silex et de phtanite à la base. BULLETIN DES SÉANCES. — AiNNÉE 1885 LXXVII En avançant vers le nord, l'allure ravinante se modère, mais la base est toujours nettement marquée par un lit de gravier. Au-dessus du gravier, viennent des sables irrégulièrement stratifiés, devenant plus fins en montant et bientôt on voit des lentilles d'argile grise ou de marne apparaître dans la masse et lui donner l'aspect et l'allure régulière du faciès normal. C'est cette dernière manière d'être que nous avons caractérisée par le nom diQjîuTio-lagunaire, parce qu'il représente la transition entre l'aspect fluvial proprement dit, entièrement sableux, et le faciès lagunaire sans cailloux à la base. L'ensemble des faits que je viens de signaler peut donc s'interpréter de la manière suivante : Après l'affaissement du sol qui a permis à la mer landenienne de péné- trer dans la région, un mouvement contraire s'est produit en même temps que le comblement du bassin s'est opéré par l'apport des sédiments d'un fleuve qui débouchait vers le sud. Peu à peu, le fond s'est rempli d'abord de sable et d'argile, puis de sable, d'après les principes de la théorie de la sédimentation ; puis le remplissage du bassin par les eaux marines étant à peu près terminé, une lagune s'est établie et les sédiments fins et marneux du faciès normal se sont déposés, au point que finalement une végétation terrestre a pu croître dans les parties émergées. Les rivages de la mer s'étaient, à cause du comblement, reculés vers le nord, mais l'embouchure du fleuve qui se jetait dans cette mer dut suivre le mouvement rétrograde des rives, son cours s'avança donc à travers la lagune comblée et ses bras la parcoururent en tous sens, en ravinant les couches précédemment déposées et en y apportant les cailloux et les sables grossiers que la vitesse des eaux permettait de charrier. Rappelons en passant que c'est dans le gravier de ba?edu faciès fluvio- lagunaire que j'ai rencontré, près d'Orsmael, au sud de Léau, l'intéres- sante faune de vertébrés fossiles déjà signalée par moi à la Société. Ce gravier m'a fourni des quantités assez considérables de restes de petits mammifères, de reptiles et de poissons. Pour ce qui concerne le heersien, j'aurai moins à dire que pour le lan- denien, car ses parties constituantes étaient assez bien connues depuis longtemps. Il commence par un gravier de base surmonté de sable très glauconi- fère, ee chargeant bientôt de calcaire, puis d'argile et passant insensible- ment à la marne impure, sableuse et glauconifère, puis h la marne blanche pure, crayeuse, si bien visible dans les exploitations d'Overbroeck, près Gelinden. LXXVIU SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Les fossiles apparaissent dès le sable calcareux et se propagent dans toute l'épaisseur de la marne. Ils sont cependant plus abondants vers le bas et consistent, ainsi qu'on le sait, en débris d'animaux, poissons et mol- lusques ; et en restes végétaux, ces derniers décrits par MM. Marion et de Saporta. Là s'arrêtait ce qu'on savait du heersien, mais la théorie de la sédimen- tation indiquait qu'au-dessus de la marne blanche, faisant fonction de noyau argileux, il devait exister, en outre, une série ascendante sableuse d'émersion. Ces vues théoriques se sont pleinement réalisées. L'aire couverte par le heersien débordant assez considérablement vers l'est celle couverte par le landenien, nous avons reconnu, dans des points où le ravinement de la base du landenien n'avait pu s'étendre, la série sableuse prévue. Nous avons vu la marne blanche redevenir sableuse et glauconifère, et passer au sable d'émersion ïisd, formé de sable fin, gris, micacé, glauco- nifère; surmonté à son tour par le gravier base du tongrien et les sédi- ments normaux de cet étage. Tels sont les principaux résultats acquis par le levé méthodique et com- plet effectué dans l'éocène des feuilles de Landen, Saint-Trond et Heers. M. Van den Broeck demande ensuite à communiquer la note suivante : NOTE SUR LA NOUVELLE CLASSIFICATION DU TERRAIN QUATERNAIRE DANS LA BASSE ET DANS LA MOYENNE BELGIQUE, Par A. RUTOT et E. VAN DEN BROECK Lors de la publication, en 1882, des feuilles de Bruxelles et de Bilsen de la Carte géologique du royaume, parues avant l'achèvement des études monographiques, nous distinguions dans le quaternaire les trois étages : diluvien, heshayen et campinien. Le premier et le plus ancien de ces horizons, l'étage diluvien, Ql, était divisé par nous en deux faciès, dont l'un, QIJ, est le diluvium caillouteux des plateaux, et l'autre, Qlc, est l'alluvion ancienne des vallées et de la plaine du Nord. La notation Ql« était réservée à un «utre dépôt plus ancien, à peine connu, d'origine plus ou moins problématique, et dont nous n'avions pas encore abordé l'étude. L'étage heshayen^ Q2, comprenait tous les limons de la moyenne Belgique et Vétage camjdnien correspondait au dépôt sableux supérieur de la plaine du Nord. Le levé ultérieur, et définitif cette fois, des feuilles de Landen, Saint- Trond, Heers, Montenaelven, Tirlemont, Hannut, Diest, Muntaigu, BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXXIX Aerschot, Wackeu, Thourout, Roulers, Anderleclit et Assclie, ainsi que les travaux de premier et de deuxième réseau en diverses régions de la moyenne et de la basse Belgique nous ont montré qu'en 1882 nous n'avions pas encore eu l'occasion de distinguer tous les termes du quater- naire. Dans le texte explicatif de la feuille de Bilsen (voir p. 138-139), nous avons cependant déjà signalé comme devant être distingué à l'avenir du limon hesbayen, un dépôt de limon ancien, Ql(c), sous-jacent à ce dernier et représentant le limon supérieur ou de débordement des eaux qui coulaient, à l'époque quaternaire, au fond des dépressions où se sont accumulés les sédiments plus grossiers, Qlc. Ce limon ancien avait déjà été signalé et figuré par nous dès 1878 dans nos description et coupe de la grande tranchée du chemin de fer au nord de Tongres ('). Les travaux de levé mentionnés ci-dessus nous ont permis, dans ces dernières années, d'aborder à la fois Tétude du « limon de la Hesbaye » et des « sables de la Carapine » , et cette étude nous a fourni des résultats qui sont relatés dans les textes des feuilles de Laiiden, Saint-Trond et Heers : celles que nous avons récemment présentées à la Société MaIacoL>gique. Voici comment peuvent se résumer les résultats de nos dernières études sur le quaternaire de la Belgique : Si la dénomination de «campinien » n'avait pas été disponible, par suite de l'impossibilité oii l'on se trouvera dorénavant de l'appliquer à l'ensemble des dépôts pour lesquels elle a été créée, on aurait pu proposer celle de moséen par exemple, en opposition avec JiesJjayen; mais aucun argument sérieux ne s'oppose à ce que l'on conserve l'expression de campinien pour celui des deux horizons quaternaires qui est le plus développé en Campine et à ce qu'on l'étende aux dépôts synchroniques de la moyenne Belgique. Quant au prétendu sable campinien des Flandres et de la Campine anversoise, qui, partout, repose soit sur des sables, soit sur des limons grisâtres appartenant à notre nouvelle « assise campinienne », nous en formons une assise nouvelle et bien distincte, \ assise fian'lrienne. Pour ce qui concerne le limon de la Hesbaye et de la moyenne Belgique, nous avons reconnu, sur un vaste territoire, que cette masse se subdivise distinctement en deux parties, toujours superposées dans le même ordre. Nous distinguons le limon supérieur, jaune, calcareux, homogène, non stratifié, avec lit de silex roulés, assez souvent brisés, à la base, et le limon inférieur^ gris, hétérogène, plus ou moins argileux, stratifié, très (') Observations stratigrapMques relatives aux terrains oligocène et quaternaire, faites à l'occasion delà session extraordinaire de 1878 de la Société géologique de Belgique dans le Limboui'g, par A. Rutot et E. Vau den Broeck. Ann. Soc. Géologique de Belgique, t. V, 1878. — {Bulletin, p. CXLI.) LXXX SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE sableux vers le bas, quelquefois tourbeux, renfermant souvent, dans les parties grises homogènes : Hdix Msjnda, Succinea anti([im, Succinea oUonga, Piq^a miisconion, etc., et terminé à la base par un lit générale- ment épais de cailloux roulés, renfermant aussi des ossements de mammouth, de rhinocéros, de cheval, etc. Le limon gris inférieur, à peine entrevu jusqu'ici, n'a jamais, en Belgique, été nettement séparé du limon supérieur ou hesbayen, et cepen- dant son importance est énorme ; il se développe sur une étendue presque double de celle du limon jaune supérieur, auquel nous conservons le nom de limooi lieslayen., en l'élevant, comme précédemment, au rang d'assise sous le nom à'assise heskiT/enoie, avec la notation Q2. Le limon gris inférieur, qui correspond aux périodes de crues survenues pendant l'époque du creusement des vallées et qui prend place ainsi dans notre nouvelle assise campinienne, s'étend largement, non seulement dans la Hesbaye, mais encore dans le Brabant et dans les Flandres, où il forme, sur de grandes surfaces, le substiatum du sable formant notre nouvelle assise flandrienne. Dans la Hesbaye et dans le Brabant, ce limon gris affleure sous le manteau de limon hesbayen, dans presque toutes les vallées, grâce aux dénudations et aux érosions causées par les phénomènes actuels ; récem- ment, sur les feuilles de Hannut, de Montenaeken, d'Anderlecht, d'Assche et de Ninove, les coupes naturelles et les sondages nous ont montré de nouveau un nombre considérable de bons contacts caillouteux de limon hesbayen sur le limon gris ancien ou campinien. Pour résumer ce qui vient d'être dit, nous pouvons donc dresser le tableau suivant, qui fournit les résultats de nos dernières recherches sur le quaternaire dans les régions abordées : Laissant de côté le dépôt quaternaire, d'âge sans doute fort ancien et à origine probablement marine, qui a été signalé aux environs d'Anvers par MM. van Ertborn et Cogels, et que nous n'avons encore pu étudier d'une manière approfondie; laissant aussi de côté les faibles traces laissées sur le sol belge par les phénomènes glaciaires, survenus plus tard, et qui consistent en blocs erratiques plus ou moins volumineux de roches granitoïdes reposant sur les dépôts de « l'étage diluvien » , il nous reste à faire connaître un certain nombre de dépôts que l'on retrouve partout dans la même succession et dont on peut établir l'échelle stratigraphique. Le principal résultat de nos levés de ces dernières années consiste dans la distinction nette de deux horizons d'âges différents dans la masse des « sables de la Campine » et dans la séparation non moins nette du limon de la Hesbaye, et en général de la moyenne Belgique, en deux dépôts d'âges également bien différeuts. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXXXI Inciderament, nous ajouterons qu'au lieu de diviser le quaternaire en étages, nous ne le considérons dans son entier que comme formant un seul élage^ subdivisible en assises. Nous considérons comme définitivement acquis que les dépôts sableux et caillouteux de la région orientale de la Carapine, — ceux qui s'étendent largement à gauche du cours inférieur de la Meuse — se rattachent latéra- lement au diluvium ancien des grandes vallées, taudis que le sable meuble des Flandres et de la Campine anversoise, resté confondu jusqu'ici avec les dépôts précités et généralement considéré comme d'origine marine, n'est autre chose qu'une alluvion fluviale sableuse, en partie remaniée et postérieure, non seulement à la phase quaternaire du creusement des vallées, mais encore au dépôt du limon quaternaire supérieur ou hesbayen, tel qu'il sera défini plus loin. On voit donc que le « campinien » , tel qu'il est généralement compris, constitue un terme hybride comprenant des dépôts sableux d'âges très différents. Il devient donc nécessaire, ou de supprimer ce terme, ou de lui donner une acception nouvelle et bien définie. Comme la partie septentrionale des sables et cailloux du diluvium ancien de la Meuse inférieure constitue dans la Campine limbourgeoise un type bien développé et dont l'étude est facilitée dans cette région par d'immenses gravières, comme à Genck, par exemple, nous proposons de remplacer le terme suranné et inexact de « diluvium » , généralement attribué à l'assise inférieure quaternaire, par celui de « campinien», et nous rangeons dans Yassise campmienne tous les dépôts dont la notation caractéristique est Ql. ÉTAGE QUATERNAIRE ASSISE CAMPINIENNE Ql Synonymie : fSUïex, cailloux de Dumont ; Salle campinien (pars) de Dumont. — DiUiviîim ancien de MM. A. Rutot, E. Van den Broeck et G. Vincent. — Quaternaire finmatile de MM. van Ertborn et Cogels; etc. Assise comprenant tous les termes déposés depuis le commencement du creusement des vallées quaternaires jusqu'à la fin de ce creusement. — Age du mammouth et du rhinocéros. Ql(2. Dépôts quaternaires probablement très anciens, paraissant localisés dans la région du bas Escaut, aux environs d'Anvers, et d'origine proba- blement marine. LXXXIl SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Qlh. Sables et cailloux des plateaux supèneurs. Vestiges des premiers dépôts de transport alluvial à la surface de la grande plaine primitive, après l'émersion définitive au bassin tertiaire. Ébauche du creusement des vallées. Qlc'. Sables et cailloux des plateaux d'altitude moyenne. Vestiges des dépôts abandonnés avant la fin du creusement des vallées en des points où l'approfondissement ne s'est pas continué par suite de la localisation croissante des eaux. Ql (c). Limon gris stratifié à Hélix et à Succinées. Nappe épaisse et très étendue de limon gris stratifié, parfois finement sableux, déposé sur les plateaux et à divers niveaux inférieurs pendant les crues de la période de creusement. Qlc. Sables, limons sableux et cailloux, tourbes, etc. Dépôts généralement grossiers, abandonnés au fond des vallées, surtout par les eaux vives lors de la fin de la période de creusement. ASSISE HESBAYENNE Q2 Synonymie : Limon hesbayen de Dumont et des géologues belges. Q2. Limon jaune, calcareux, homogène, parfois un peu sableux et stratifié vers le bas, où il commence par un lit plus ou moins épais de cailloux soit roulés, soit éclatés. La partie supérieure, argileuse et brune, de ce limon, décalcarisé par les infiltrations d'eaux superficielles, constitue la terre à briques. Le calcaire disdous, entraîné par les eaux d'infiltration, se précipite le plus souvent dans la partie inférieure non altérée et s'y concrétionne sous forme de petits nodules mamelonnés, connus sous le nom de « poupées du limon B . ASSISE FLANDRIENNE Q3 Synonymie : Sable campinien (pars) de Dumont. — Campinien des auteurs belges. Q3. Sable quarlzeux généralement meuble, avec gravier à la base, présentant quelquefois, vers le milieu de son épaisseur, une zone grisâtre limoneuse, due à la dénudation du limon gris Ql (c) sous-jacent. M. Cogels, à la suite de cette lecture, tient à déclarer que Ton ne peut pas interpréter son silence comme un acquiescement aux opinions émises par l'auteur. BULLETIN DES SÉANCES. — A^^mE 1885 LXXXIII M. Cogels donne ensuite communication de l'analyse bibliographique suivante : De Weekdieren van België par E. Eben, instituteur à Winxele-Delle Je me propose, dans les lignes qui vont suivre, d'attirer l'attention des membres de la Société sur l'ouvrage intitulé : de Weekdieren 'van België (*), dont l'un de nos collègues, M. Eben, est l'auteur. En ce moment de l'année, où les vacances donnent la liberté aux uns et oi!i les excursions et les voyages entraînent d'autres loin de chez eux, il semble — étant donné le nombre des amis des sciences naturelles — que les observations doivent considérablement se multiplier, et que, pendant une couple de mois aucun phénomène, aucune particularité ayant trait à l'étude de la nature ne vont passer inaperçus. Et cependant quelle est la moisson que rapportent la plupart des personnes dont il vient d'être parlé? Des souvenirs personnels intéressants auxquels se joignent tous les avan- tages qui résultent des voyages, instruction, santé, etc.; mais, au point de vue spécial de l'histoire naturelle, rien ou peu de chose. Il n'est pas donné, en effet, à tout le monde de s'improviser observateur, ni de savoir coor- donner des observations. Un guide est indispensable ici. Parmi ceux qui se procurent un manuel quelconque, il y en aura peu qui ne s'adonneront avec plaisir à l'étude de leur choix, si le livre est rédigé d'une manière claire et surtout s'il a le mérite de ne pas décourager le lecteur. Il faut que celui-ci, captivé par l'intérêt de l'étude que son guide lui facilite, devienne sans s'en douter, on peut bien le dire ici, une recrue pour l'une ou l'autre société scientifique. L'apparition d'un livre de vulgarisation ayant trait à la malacologie ne peut nous laisser indifférents, surtout s'il est capable de répandre le goût de recherches qui n'ont qu'un trop petit nombre d'adeptes dans notre pays. Sans se laisser arrêter par les difficultés de la tâche, M. Eben a voulu donner au public un manuel de malacologie belge, et comme il y a réussi, je pense qu'il ne sera pas sans utilité de jeter un rapide coup d'œil sur son ouvrage. Dans une première partie, il s'occupe de la structure interne et externe des mollusques. Il les décrit en détail et joint à son texte de nombreuses figures destinées à bien en faire comprendre les particularités. Il a soin de prendre pour exemples des mollusques que chacun peut facilement se procurer, l'arion, l'hélix, la moule... Un chapitre fort intéressant est con- sacré à la recherche des mollusques et à la manière de les collectionner. Après avoir donné d'utiles conseils sur l'équipement du chasseur de mol- (') Publication de la Natuurwetenschappelijk GenootscJiap van Gent. Gand, J. Vuyls- teke, 1884, in-8°. LXXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALÂGOLOGIQUE DE BELGIQUE lusques, il montre comment il faut procéder pour récolter les mollusques terrestres, fluviatiles et marins. M. Eben fait profiter son lecteur du fruit de son expérience et lui indique les meilleurs moyens pour conserver ses récoltes ainsi que pour disposer et arranger une collection. Ce qui frappe dans ces chapitres, c'est le caractère pratique des recommandations de l'auteur. Avant de conseiller, il a essayé, éprouvé, comparé les systèmes et les procédés. La description des mollusques belges constitue la seconde partie du travail de M. Eben. En tête de la description des espèces, on trouve les caractères des genres. De nombreuses figures accompagnent les descrip- tions, les unes dans le texte, les autres réunies sur des planches. Les pre- mières sont au nombre de cent et sept ; le nombre des planches est de sept. Un tableau dichotomique des genres cités dans le mémoire termine le volume. Tout en mettant à profit les travaux de M. Pire et de M. Pelse- neer, l'auteur a rédigé son tableau sur un plan nouveau et avec les coquilles sous les yeux. J'ajouterai que, dans cet ouvrage écrit en flamand, la synonymie flamande et latine devait être et a été traitée avec soin. M. Eben a réuni là des renseignements que l'on aurait bien de la peine à se procurer ailleurs. Je ne dis pas que si, au lieu de m'occuper d'un ouvrage entiè- rement terminé, j'avais été chargé de rédiger un rapport, je n'aurais pas fait quelques observations sur les dénominations employées par M. Eben. Ainsi, YÂrion empiricorum me paraît devoir conserver le nom ô!Arion nifus, etc., mais ce ne sont pas là des raisons pour méconnaître le carac- tère d'utilité de l'œuvre, d'autant plus que l'auteur n'a pas eu la préten- tion d'épuiser son sujet. En résumé, les WeeMieren van Belgi'è ont leur place marquée dans le sac de voyage de tout ami de la malacologie qui voudra faire des excur- sions dans le pays, aussi bien que sur les rayons de la bibliothèque du naturaliste belge. Fort utiles à ce dernier, ils seront en quelque sorte indispensables au premier. L'ordre du jour étant épuisé, M. le Président déclare la séance levée. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 188S LXXXV Séance du 5 septembre 1885 PRÉSIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents : MM, P. Cogels, président; P. Dautzenberg, J. Delà Fontaine, É. Delvaux, H. Denis, É. Pologne, V. Liéuard, D. Raeymaekers, A. Rutot, E. Van den Broeck et Th. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. J. Crocq, F. Crépin et baron 0. van Ertborn. Le procès-verbal de la séance du 1" août 1885 est adopté. Correspondance. M. J. Manfredonia accuse réception de publications et désire pouvoir compléter la collection des procès-verbaux qu'il possède. — M. le Secrétaire est chargé de donner à cette demande la suite qu'elle comporte. M. F.-E. Koch, secrétaire de la Société d'histoire naturelle du Mecklembourg, demande différents volumes des Annales et offre en échange les années non épuisées des Arcliives publiées par cette société. — Accordé. M. G. Storm, secrétaire général de la Société des sciences de Christiania, fait parvenir le volume, pour 1884, de cette société, et il offre de combler les lacunes qui lui seraient signalées. — M. le Secrétaire est chargé de proposer une demande régulière d'échange de publi- cations. La Société des amis de la nature de Reichenberg et le Musée Teyler accusent réception de publications. La Société d'histoire naturelle de Berne, la Société helvétique des sciences naturelles et la Société royale des sciences à Upsal accusent réception et annoncent l'envoi de publications. L'échange de publications avec les sociétés d'Histoire naturelle de Zurich et des Sciences naturelles et médicales d'Inspruck est accepté. Dons et enwis reçus. M. M. Cossmann fait hommage d'une suite nombreuse de coquilles du bassin de Paris. LXXXVr SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Brochures offertes par leurs auteurs : Anonyme {la Question de la carte géologique. A propos de la Irochure intitulée : la Vérité sur la carte géologique de la Belgique); M. É. Del vaux (Compte o'endu des excursions de la /Société royale malacologique de Belgique à Audenarde, Renaix, Flolecq et Tournai, du H au 47 août 4884); M. G. Dewalque {/Stries gla- ciaires dans la vallée de VAmhlène. Filons granitiques et poudingues de Lammersdorf); M. G. Manfredonia (1. L' Analettico del dottor cMmico Nicola /Senesi di Melfi {Basilicata). Risultati degli espterimenti clii- mico-clinici ; 2. Sul cliolera morhus infierito in Napoli nel 4884. Osser- vazioni patologic/ie-clinic/ie) ', M. A. Notre {liolluscos marinlios do Noroeste de Portugal) ; M. Ubaghs [Catalogue des collections géologiqiies, paléontologiques et d' arcliéologie préliistorique du musée Ubaglis, à Maes- triclit, rue des Blanchisseurs, %° 21384) ; M. A. von Koenen (1. Compa- raison des couches de l'oligocène supérieur et du miocène de V Allemagne septentrionale a'cec celles de la Belgique; — 2. Ueher Bislohationen rcestlich und sudrvestlich vom Ifarz); A. Senoner (Regenslurg Carres- pondenz Blatt. 4885). Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie royale des Lynx, de l'Académie des Fisiocritici de Sienne, de l'Académie des arts et des sciences du Connecticut, de la Société royale de Londres, du Comité royal géologique d'Italie, des rédactions de la Feuille des jeunes naturalistes, du Mouvement indîistriel belge, et des sociétés suivantes : Allemande de géologie de Berlin, Silésienne pour la culture scientifique nationale « Isis » , à Dresde, Malacozoologique allemande, d'Histoire naturelle et de médecine de Heidelberg, d'Histoire naturelle de Nurem- berg, Centrale d'agriculture de Belgique, des Naturalistes de Reichen- berg, « Irmischia », de Sonderhausen, des Sciences naturelles et de médecine d'Inspruck, Linnéenne de Londres, Géologique de Londres, Royale de botanique de Belgique, Royale linnéenne de Bruxelles, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Entomologique de Bel- gique, des Naturalistes dinantais, Royale des sciences de Liège, d'His- toire naturelle de Cincinnati, Géologique du Nord, Botanique de Lyon, Scientifique et industrielle de Marseille, d'Histoire naturelle de Metz, Asiatique du Bengale, Entomologique italienne, de Lectures et conver- sations scientifiques de Gênes, Italienne des sciences naturelles, Tosca- naise des sciences naturelles, Royale de Queensland, Impériale des natu- ralistes de Moscou, des Naturalistes de la Nouvelle -Russie, Royale des sciences d'Upsal, d'Histoire naturelle de Berne, d'Histoire naturelle de Coire, d'Histoire naturelle de Zurich, des Sciences de Christiania, du BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXXXVII Musée de zoologie comparée de Harvard Collège, du Musée indien, du Club scientifique de Vienne. Des remercîments sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plèiires du procès-verbal de la séance du 1" août 1885. Communications du Conseil. M. le Président annonce que l'excursion annuelle qui devait avoir lieu à Anvers, dans la première quinzaine du mois de septembre, est ajournée. Rapports sur les travaux présentés, M. Liénard annonce qu'il remettra à la prochaine séance son rapport et celui de M. Mac Leod sur le travail de feu E. Dubreuil, déposé en séance du 1" août 1885. Travaux pour les publications de la Société. M. É. Delvaux donne lecture d'un travail intitulé : Quelques mots sur le grand Moc erratique d'Oudenhoscli, près de Bréda, et sur le dépôt de rodes granitiques Scandinaves découvert dans la région, et d'une : Note suc- cincte sur V excursion de la Société géologique de Belgique à Spa, Stavelot et Lammersdorf, en août- septembre i883. M. le Président adresse des remercîments à l'auteur, dont les commu- nications ci-dessus mentionnées prendront place dans le tome XX des Annales de la Société. M. Rutot demande ensuite la parole et lit une note ayant pour titre : Le Terrain quaternaire des environs de lions. Ce travail prendra égale- ment place dans les Mémoires du tome XX des Annales. Communications des membres. M. É. Delvaux fait la communication suivante : J'ai l'honneur d'informer la Société de la découverte que je viens de faire, sur le territoire de Bruxelles, d'un magnifique bloc erratique, presque céphalaire. Cet échantillon, subanguleux, roulé, est formé de micaschiste gris verdâtre. La description macroscopique détaillée de ce bloc, qui figurera sous peu dans un travail actuellement en préparation, LXXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE fera connaître les raisons qui permettent de le rapporter aux roches cristallines du Nord. J'ai constaté dernièrement la présence de blocaux subanguleux grani- tiques dans le gravier base de l'étage bruxellien de Bruxelles. Les frag- ments que j'ai recueillis, au milieu de dents de poissons et de très nom- breux nodules de phosphate de chaux, dont la découverte à ce niveau a été récemment annoncée par moi, appartiennent à une variété de syénite verte à éléments moyens. Ils étaient empâtés, avec de gros grains de quartz hyalin et de quartzite blanc, dans un conglomérat fossilifère où dominaient surtout les serpiiles. Enfin, dans un nouveau puits artésien foré à Eenaix, dans l'usine de MM. Dupont frères, par notre confrère M. le baron 0. van Ertborn, dont les échantillons m'ont été gracieusement communiqués, j'ai recueilli, à la base du landenien, une petite faune qui rappelle, par son abondance et la variété des éléments qui la composent, les trouvailles d'Erquelinnes et de Léau. Les pièces dominantes sont, en général, des vertèbres, des plaques céphalaires et des écailles de poissons ganoïdes, des débris de tortues, etc. : elles sont à l'étude et le résultat de cette importante découverte ne tardera pas à être publié. M. Cogels prend ensuite la parole et s'exprime comme suit : M. Cogels rappelle les critiques dont l'évaluation de la cote de la base de l'argile de Boom a été l'objet de la part de M. Van den Broeck. MM. van Ertborn et Cogels ont dit, dans le texte explicatif du levé géologique des planchettes d'Hoboken, Contich et de Tamise, que la base de V argile devait se trouver à Boom et à Steendorp vers la cote 0. MM. Van den Broeck et Rutot ont contesté l'exactitude de cette donnée en soutenant que la base àe VargiU (') se trouve à Boom, Tamise, Niel, Steendorp et Rupelmonde, à une profondeur relativement considérable. Une première fois, dans leurs Observations sur le travail de MM. E. Van den Broeck et A. Rutot relatif à leurs levés géologiques, MM. van Ertborn et Cogels ont fait remarquer que, dans les briqueteries de Steendorp, l'argile doit cesser à la cote— 1 ou — 1.50. M. Cogels donne lecture des divers passages concernant ce sujet. Il est heureux de pou- voir annoncer aujourd'hui, au nom de M. van Ertborn, qu'à Steendorp, (1) Voici textuellement ce que disent MM. Van den Broe«k et Rutot : • L'argile de Boom, dépôt important, dont l'exploitation constitue une branche si active de l'industrie des bord» du Rupel et de l'Escaut, se trouve indiquée, par MM. van Ertborn et Cogel«, comme ne descendant guère au-dessous de la cote dans la région de Boom, Tamise, Niel, Steendorp et Rupelmonde... Or, la base de ce dépôt se trouve à une profondeur relativement considérable dans les localités précitées... » BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 LXXXIX près du point 44 du levé géologique de la planchette de Tamise, la base de l'argile de Boom se trouve à la cote — 1.10. L'exactitude des données rappelées ci-dessus est ainsi manifestement démontrée. En réponse à cette note, M. Van den Broeck a fait parvenir la rédaction suivante : M. Van den Broeck s'étonne de la voie dans laquelle M. Cogels paraît vouloir diriger la discussion, car son honorable collègue vient de parler ici en exploitant et non en géologue, M. Van den Broeck fait remarquer qu'en constatant, dans toutes ses publications antérieures, que la base de l'argile de Boom se trouve à une cote notablement inférieure à celle indiquée par M, Cogels, il s'est basé sur les données positives de ses sondages, qui lui ont montré sous une zone sableuse, peu épaisse, intercalée dans la masse de l'argile, la réappari- tion de l'argile de Boom type, bien caractérisée lithologiquement et paléon- tologiquement. Ce fait, non contestable, a été observé par lui en plusieurs points de la région où MM. Cogels et van Ertborn arrêtent vers la cote ou — 1 la base de l'argile de Boom. Il en résulte que le niveau sableux intercalé dans cette formation — et il se peut qu'il ne soit pas isolé — a été et se trouve encore actuellement confondu par MM. Cogels et van Ertborn avec le sable éocène wemmelien, qui sert de substratum à l'argile. Ces deux horizons sableux, bien que d'âges si différents, ont pu être confondus d'autant plus aisément que tous deux, minéralogiquement sem- blables, contiennent un niveau aquifère aisément observable dans les puits de la région. M. Van den Broeck s'étonne toutefois, abstraction faite de ces faits, que M. Cogels pouvait ignorer, de ce que, entre géologues, lorsqu'on parle de la base de l'argile de Boom, — ce qui constitue un niveau stratigraphique bien déterminé, — il ait pu entrer dans l'esprit de son collègue, ainsi qu'il voudrait le faire croire aujourd'hui, que l'on mettait en discussion la cote de la base de la partie exploitable de l'argile de Boom. C'est là un tour d'esprit, très subtil peut-être, mais qui lui paraît devoir rester étranger aux débats scientifiques. La séance est levée à 5 heures. XC SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Séance du 3 octobre 1885 PBÉSIDENCE DE M. J. CROCQ La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents : MM. J. Crocq, vice-président; E. Bayet, F. Crépin, J. De la Fontaine, baron A. de Loë, P. Desguin, L. Dollo, P. Pelseneer et Th.. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. P. Cogels, É. Delvaux, D. Raej- maekers, A. Rutot, E. Van den Broeck et baron 0. van Ertborn. Le procès-verbal de la séance du 5 septembre 1885 est adopté. Correspondance. M. H. Roffiaen donne connaissance de son changement de domicile. MM. G. Cotteau, A. Brot et L. Foresti accusent réception de publica- tions. M. G. Dollfus annonce l'envoi d'un travail manuscrit sur les Ptéropodes du bassin de Paris. M. M. Cossmann annonce l'envoi de la première partie d'un manuscrit intitulé : Catalogue illustré des coquilles de Véocène parisien. — Vu l'im- portance du mémoire, le travail est renvoyé à la prochaine séance du Conseil, qui aura à en examiner les conditions de publication. Le Musée Teyler, le Muséum d'histoire naturelle de Lyon, la Biblio- thèque de l'Université d'Amsterdam, la Société royale de zoologie de la même ville et l'Académie palermitaine des beaux-arts accusent réception de publications. La Société hollandaise des sciences de Haarlem accuse réception et annonce l'envoi de publications. La Société libre d'émulation de Liège adresse le programme de ses concours. La Société malacozoologique allemande fait parvenir son catalogue d'échange n* 64. M. L.-W. Schaufuss, de Dresde, adresse un prix courant de coquilles terrestres, fluviatiles et marines. M. Ulric Hoepli, de Milan, envoie son catalogue de librairie ancienne. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XCI Dons et envois reçus. M. R. Dedeyn fait hommage de son portrait photographié. Brochures offertes par leurs auteurs : M. Maurice Cossmann [Contfi- hition à Vétiide de la faune de V étage hatJionien en France — Gastropodes) ; M. É. Del vaux {La Vérité sous la carte géologique de la Belgiq%ie,par un géologue); M. A. Senoner {Cenni biUiografci); M. E. Van den Broeck (La Constitution géologique du territoire de la feuille d'Aerscliot, d'après la carte au 1/20.000 de MM. r/an Ertlorn et Cogels et d'après les levés d%i service géologique). Puhlications reçues en échange de la part de l'Académie royale des Lynx, de l'Académie pontificale des Nouveaux Lynx, de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie d'Hip- pone,de l'Académie royale bavaroise des sciences de Munich, de la Société royale de Londres, du Service géologique de l'Inde, du Service géologique des États-Unis, de la Commission de la carte géologique d'Espagne, du Muséum Francisco-Carolinum de Linz, du Musée d'histoire naturelle de Marseille, du Comité de l'expédition norvégienne de 1876-1878, des rédactions du Bulletin scientifique du département du Nord et des pays voisins, du Moniteur industriel., du Mouvement industriel belge., et des sociétés suivantes : Scientifique Argentine, Botanique de la Thuringe (Irmischia), d'Histoire naturelle du Schleswig-Holstein, Zoologique de Londres, Impériale et royale de zoologie et de botanique de Vienne, Royale belge de géographie, des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Centrale d'agriculture de Belgique, Linnéenne du Nord de la France, des Amis des sciences naturelles de Rouen, Nationale des sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg, Zoologique de France, des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, d'Agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon, Linnéenne de Lyon, d'Agriculture, de commerce et d'industrie du Var, Académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer, d'Étude des sciences naturelles de Nîmes, Géologique de France, Malacologique italienne, Hollandaise des sciences à Harlem, Finlandaise des sciences, Vaudoise des sciences naturelles, Entomologique suisse et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès- verbal de la séance du 5 septembre 1885. XCII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Rapports sur les trmmix présentés. M. le Secrétaire donne lecture du rapport suivant de M. Cogels sur le travail de M. L. Foresti, présenté en séance du 1" août 1885 : Le mémoire que notre savant confrère M. le D' Foresti vient d'adresser à la Société malacologique est consacré à l'étude des caractères du sous- genre Smendovia, créé par Tournouër aux dépens du genre Melanopsis. Il est particulièrement intéressant en ce que M. Foresti, tout en reconnaissant que ce sous-genre a été bien compris par son auteur, démontre qu'il n'a pas été caractérisé d'une manière suffisante. D'accord avec M. Fischer, M. Foresti regarde les protubérances épi- neuses qui se développent près de la suture comme un caractère des plus importants, tandis que M. Tournouër n'en a pas tenu grand compte. L'auteur compare les Smendovia Tliomasi, Bartliolini et decipiens^ dont il donne de minutieuses descriptions et termine son mémoire par la dia- gnose latine de ce sous-genre et par quelques renseignements sur le gise- ment des espèces précitées. Ce travail est rédigé avec le soin qui caractérise les œuvres de M. le D" Foresti et je propose bien volontiers d'en voter Timpression dans les Annales avec les figures qui l'accompagnent. Je propose également à la Société d'adresser des remerciements à M. le D' Foresti pour son intéressante communication. M. le Secrétaire annonce ensuite que M. G. Vincent, second rappor- teur, se rallie aux conclusions de M. Cogels. En conséquence, le travail de M. Foresti, intitulé : JVota sopra il sotto génère Smendovia, Tournouër, sera inséré dans le tome XX des Annales de la Société. Travaux pour les piihlications de la Société. M. le Secrétaire dépose, de la part de M. G. Dollfus, une note ayant pour titre : Liste des Ptéropodes du terrain tertiaire parisien, par G, Dollfus et G. Ramond. — Sont nommés rapporteurs : MM. A. Craven et Th. Lefèvre. Lectures. M. Pelseneer donne lecture, au nom de MM. A. Rutot et E. Van den Broeck, de la communication suivante : BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XCITI NOTE PRÉLIMINAIRE SUR L'AGE DES DIVERSES COUCHES CONFONDUES SOUS LE NOM DE TUFEAU DE CIPLY Par A. RUTOT et E. VAN DEN BROECK Les recherches que nous avons faites, depuis deux ans, dans les terrains tertiaires et crétacé supérieur de la Belgique, viennent de nous fournir un résultat de grande importance, car le niveau qu'elles font assigner à la base du tertiaire, dans la série générale des couches, se trouve notable- ment modifié. Dans le bassin de Mons, cette limite inférieure du tertiaire était, du reste, théorique et assez incertaine, en ce sens qu'on la plaçait à la partie inférieure du calcaire de Mons; mais cette base — sauf à la tranchée de Hainin où elle offre peu d'intérêt — n'avait jamais pu être directement observée. Or, loin d'être cachée à tous les yeux, la véritable base du tertiaire est visible en un grand nombre de points des environs de Mons ; cette base n'est autre que celle du tufeau de Ciply, bien connue, en certains endroits, par son faciès grossier spécial : le poudingue de la Malogne. Nous avons, en effet, reconnu que deux dépôts bien distincts avaient toujours été confondus jusqu'ici sous le nom de tufeau de Ciply Q). L'un de ces dépôts est le tufeau de Ciply type; l'autre est un tufeau renfermant une faune purement crétacée, caractérisée par l'abondance de Thecidium papillatum et de Belemnitella mucronata. Ce tufeau crétacé est lui-même nettement séparé des couches crétacées sous-jacentes par une ligne de ravinement avec gravier de nodules roulés. Nous proposons d'appeler cette couche, nouvellement distinguée par nous du véritable tufeau de Ciply : tufeau de Saint- Symjulhonen. Quant au tufeau de Ciply type, anciennement exploité à Ciply et actuellement connu depuis Saint-Symphorien jusque Cuesmes, en pas- sant par le sud de Mons, il est incontestablement tertiaire. Les nombreuses recherches que nous y avons faites nous ont montré, malgré son apparente pauvreté en fossiles, qu'il doit se rattacher insen- siblement au calcaire de Mons type, représentant le faciès supérieur de la nouvelle assise, par l'intermédiaire du calcaire de Gues7iies à grands Céri- thes (de MM. Cornet et Briart) et qu'il contient une faune riche et variée (') Au congrès de Berlin, plusieurs géologues étrangers, auxquels nous avons fait part de la présente découverte, nous ont engagés à abandonner l'expression tufeau, générale- ment peu usitée, et à la remplacer par celle de calcaire grenu. Nous comptons examiner la question avant de prendre une résolution définitive. {Note ajoutée pendant V impres- sion.) XCIV SOCIÉTÉ ROYALE MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE dans laquelle nous avons reconnu de nombreuses espèces du calcaire de Mous. Le total des espèces recueillies par nous dans le tufeau de Ciply, depuis la base graveleuse ou poudingue de la Malogne, jusque dans ses parties visibles les plus élevées, se monte à plus de cent vingt-cinq formes, com- prenant un grand nombre de gastropodes et de lamellibrancbes dont le test n'est pas conservé, mais qui se présentent à l'état d'empreintes très nettes. Nous venons de dire que la faune tertiaire a été rencontrée depuis le poudingue de la Malogne jusque dans les parties élevées; or, le poudingue de la Malogne a toujours été réputé jusqu'ici comme renfermant en abon- dance une faune uniquement crétacée et très caractéristique. Cette croyance provient de ce que, confondant les couches, on a aussi confondu leurs graviers de base. Dans ces derniers temps, MM. Cornet et Briart sont parvenus à distin- guer deux poudingues : l'un \q poudingue de la Malogne, base du tufeau de Ciply; l'autre \q poudingue de Cuesmes, base de la craie brune phosphatée, lorsque la craie de Spiennes fait défaut. Or, non seulement, les auteurs précités confondent encore, en un certain nombre de points, les deux graviers qu'ils ont cependant pu distinguer en d'autres, mais nous avons reconnu un troisième gravier, resté toujours confondu avec les précédents. Ce gravier qui se présente, comme les deux autres, sous forme de nodules roulés, est \q poudingue hase du tufeau de Saint-Sympliorien. Dans ce que l'on a persisté, jusque dans ces derniers temps, à appeler poudingue de la Malogne, il y a donc, en réalité, trois poudingues, dont deux sont crétacés et le troisième, tertiaire. Ce dernier poudingue, épais de 1 à 2 mètres, évidemment tertiaire, se voit principalement bien dans les parois d'une exploitation de phosphate abandonnée, située vers la cote 70, au-dessus de l'entrée des Trous des Sarrasins, au sud-est de Ciply. Nous avons recueilli dans la pâte calcaire qui cimente les galets environ cent espèces de mollusques à l'état d'empreintes, parmi lesquelles nous avons reconnu, après un premier examen, les espèces suivantes du calcaire de Mons : Triton Marice, Br. et C. Fusus MontiSy Br. et C. — Heberti, Br. et C. Ficula hicarinata, Dr. et C. Volula elevata, Sow. Volulomili'a dilatata, Br. et C. Voluthilites (esp. non décrite). Pseudoliva curvicostata, Br. et C. Cerithium monteuse, Br. et C. — unisulcatum, Lmk. Turritella monteuse, Br. et C. — instabilel Br. et C. Turbo (esp. non décrite). Calyptrœa (id.). Nalica parisiensis , Lmk. — Lavallei, Br. et C. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1885 XCV Crassatella (csp. non décrite) Peclunculus (id.). Arca (id.). Lucina (i(l.)('). — (id.). — (id.). Nucula (id.). Natica vifundibulum Br, cl C, Tornatella (esp. non décrite). Dentalium (lisse), (id.) — (strié), (id.) Cardium (esp. non décrite). Cardita flanicosta, Lmk. Corhis (esp, non décrite). - (id.). Il y aura lieu d'ajouter à ces espèces un certain nombre d'autres, iden- tiques ou très voisines de celles du calcaire de Mons, mais dont la déter- mination précise n'a pu être faite à cause de l'état incomplet des échan- tillons; plus, une série d'espèces qui semblent entièrement nouvelles pour la science (2). Une remarque intéressante consiste en ce que, dans le tufeau de Ciply, les espèces sont toutes franchement marines et présentent, en général, une taille très sensiblement plus grande que celle qu'elles acquièrent dans le calcaire de Mons type. La masse du tufeau de Ciply est ordinairement peu fossilifère, cepen- dant on y rencontre, à divers niveaux et surtout vers la partie supérieure, des lits de petits organismes renfermant aussi des moules de coquilles se rapportant à la faune du calcaire de Mons. Dans ces lits d'organismes, nous avons rencontré, outre de nombreux foraminifères du calcaire de Mons, deux petits brachiopodes crétacés, qui se trouvent aussi à Maestricht dans la partie supérieure du maestrichtien (lits à bryozoaires); ce sont : Tliecidium longifostnim, Bosq. et Argiopa microscopica, Schlot. Ces formes auraient donc persisté dans le tertiaire le plus inférieur. En résumé, la série classique admise jusqu'ici, et qui est : Tertiaire. Montien. Maestrichtien, Crétacé Senonien. Calcaire de Mons. Calcaire de Cuesmes à grands Cérithes. Tufeau de Ciply. Poudingue de la Malogne. Craie glauconii'ère à Thécidées. Craie brune phosphatée. Craie de Spiennes ou poudingue de Cuesmes. Craie de Nouvelles. (') Les Lucines sont particulièrement variées et abondantes dans le tufeau de Ciply, surtout dans son poudingue de base. Les Corbis sont également très communs. (2) On est loin de connaître la faune entière du calcaire de Mons type, puisque tous les fossiles recueillis dans cette assise proviennent de deux puits très voisins. 11 n'est pas douteux que des recherches faites en d'autres points, ou simplement plus prolongées dans le puits Coppée, fourniraient nombre d'espèces identiques à celles que nous avons rencontrées dans le tufeau de Ciply et surtout dans sa base graveleuse. XCVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Devient à la suite de nos nouvelles recherches : Calcaire de Mons. Tertiaire. Montien. { Calcaire de Cuesmes à grands Cérithes. Tufeau de Ciply. Poudingue de la Malogne. Maestrichtien. Tufeau de Saint-Symphorien à Thécidées. Poudingue de Saint-Symphorien. Craie glauconifère à Thécidées. Crétacé ( \ Craie brune phosphatée. Senonien. { Craie de Spiennes ou poudingue de Cuesmes. Craie de Nouvelles. Un mémoire stratigraphique et paléontologique sur le même sujet, avec nombreuses coupes à l'appui, est actuellement en préparation et destiné à être inséré dans les Bulletins du Musée royal d'histoire naturelle. Communications des memlres. M. Pelseneer communique les observations suivantes : SUR L'AIRE DE DISPERSION DE LAS/EA RUBRA, MONT. Cette espèce possède une distribution géographique très étendue, que certains naturalistes qualifient même d' « universelle » . On la trouve en Islande, dans toute l'Europe, tant sur les côtes océaniques que sur celles de la Méditerranée ; dans toute la partie septentrionale de l'Afrique, aux Canaries, au cap de Bonne-Espérance, aux îles Saint-Paul et Kerguelen et au Japon. On la rencontre, enfin, sur le continent américain, à Puget- Sound, en Californie et à l'extrémité sud-ouest de l'Amérique méridionale. On remarquera que les localités situées dans l'hémisphère austral sont fort éloignées l'une de l'autre : il y a particulièrement une distance énorme entre l'extrémité sud-ouest du continent américain et l'île Saint- Paul. J'ai trouvé récemment des spécimens de ce mollusque, provenant d'un endroit qui est éloigné, il est vrai, des autres points où se rencontre L. nibra, dans l'hémisphère austral, mais qui constitue un jalon entre les deux localités citées plus haut. Les spécimens en question ont été recueillis sur le byssus d'une moule conservée dans l'alcool, et prove- nant de l'îlot des Pins , à l'extrémité méridionale de la Nouvelle-Calé- donie. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1883 XGVII Eu jetant un coup d'œil sur un planisphère où a été figurée l'aire de dispersion de ce mollusque, on remarquera que, dans aucun des deux hémisphères, cet animal ne remonte, vers l'équateur, plus loin que les tropiques. Dans toute la région intertropicale, la présence de L. nihra, n'a pas été signalée. Il y a là un curieux exemple de longue solution de continuité dans la distribution géographique d'un mollusque marin. La séance est levée à 5 heures. * Séance du 7 novembre 1885 PRÉSIDENCE DE MM. P. COGELS ET J. CROCQ La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents : MM. P. Cogels, président; E. Bayet, F. Cornet, F. Crépin, J. Crocq, J. De la Fontaine, comte A. de Limburg Stirum, É. Delvaux, É. Fologne, G. Malaise, É. Pergens, H. Roffiaen, A. Eutot, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. Font excuser leur absence : MM. H. Denis et D. Raeymaekers. Le procès- verbal de la séance du 3 octobre 1885 est adopté. CoTTesjiondance . Par dépêche en date du 17 octobre 1885, M. le ministre de l'agricul- ture, de l'industrie et des travaux publics fait connaître que le subside relatif à la publication des tomes XV et XIX des Annales est accordé. Le ministre de la marine et des colonies de la République française a le regret de faire savoir qu'il ne peut donner une suite favorable à la demande de la Société relative aux collections de coquilles vivantes ayant figuré à l'exposition d'Anvers. M. Van den Abeele annonce qu'il espère pouvoir adresser, pour les collections de la Société, des spécimens de mollusques provenant des gisements de guano. MM. A. Senoner et G. Cotteau accusent réception des derniers volumes parus des Annales. M. A. Locard annonce l'envoi des publications malacologiques qu'il offre en échange à la Société. La Société géologique de Manchester fait savoir que c'est par suite d'une erreur que la Société ne reçoit pas ses travaux et annonce que ses Transactions nous seront adressées à l'avenir. 7 XCVIIl SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE M. A. Le Jolis, directeur de la Société nationale des sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg, donnant suite à une réclamation qui lui a été adressée, fait part de l'envoi de plusieurs volumes de mémoires. M. Koch, secrétaire de la Société des amis de Fhistoire naturelle du Meckleaibourg, donne avis de l'envoi des publications, non épuisées, de cette association. M. P.-L. Sclater, secrétaire de la Société zoologique de Londres, a le regret de faire savoir qu'il ne peut compléter la série des ProceecUngs en cours de publication et dont il manque plusieurs volumes dans la biblio- thèque de la Société. Les musées : de Zoologie comparative de Cambridge, de Géologie pra- tique de Londres; les Académies : des Sciences de Peabody, des Sciences de Californie, Royale des Lynx, des Sciences du Minnesota, les Services géologiques du Canada, de Pensylvanie, des États-Unis, la Société royale des sciences de Lund; les Universités : royale de Norvège et Caroline de Lund accusent réception de publications. Dons et envois reçois. Ouvrages et brochures offerts par leurs auteurs : Ch. de la Vallée Poussin {Les anciennes rhyolites dites eurites de Grand-Manit)-, É. Del- vaux {La Vérité sous la carte géologique de la Belgique, par un géologue); L. Foresti {Sul Pecten Histrix Doderlein-Meli); D'' A. Krantz {Catalogue de fossiles siluriens à vendre)-, J. Lehemann {Untersuchungen ueber die Entstchung der altkrystallinischen Schiefergesteine verhunden mit einer monographischenBeschreibung des Sàchsischen Grantditgebirges) ; A. Locard (1. Catalogue des mollusques vitrants, terrestres et aquatiques du département de l'Ain,- 2. Catalogue général des mollur^ques vivants de France. Mollusques terrestres, des eaux douces et des eaux sau- mdtres; 3. Contributions à la faune malacologique f?'ançaise. L Mono- graphie des genres Bulimus et Chondrus. IL Catalogue des mollusques terrestres et aquatiques des environs de Lagny, III. Monographie du genre Lartetia. IV. Sur la présence d'un certain nombre d'espèces 'méridionales dans la faune malacologique des environs de Lyon. V. Notes sur les hélices françaises du groupe de Vhelix nemoralis. VI. Monographie du groupe de Vhelix heripensis {Mabille), groupe des hélices dites striées. VIL Monographie des hélices du groupe de Vhelix bollenensis {Locard); VI IL Description de quelques anodontes nouveaux pour la faune française. IX. Monographie des hélices du groupe de Vhelix unifasciata {Poiret)-, 4. Description de la faune malacologique des terrains quaternaires des environs de Lyon; 5. Description de la faune des terrains tertiaires w^oyens de la Corse {Description des Echi- nides, par Gustave Cotteau)} 6. Description d'une espèce nouvelle de BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 XCLY ■mollusque appartenant au genre Paulia; 7. De la valeur des caractères spécifiques en malacologie ; 8. Description de deux nayades nouvelles pour la faiChe française; 9. Description d'une espèce nouvelle de mol- lusque gastèropode {Bythinclla Lancelevei); 10. Description de la faune de la onollasse marine et d'eau douce du Lyonnais et du Dauphinè; 11. Études malacologiques sur les dépôts préhistoriques de la vallée de la Saône; 12. Etudes sur les variatioiis malacologiques d'après la faune virante et fossile de la partie centrale du bassin du Rhône; 13. Les Coquilles sacrées dans les religions indoues; 14. Les Sciences naturelles et les naturalistes lyonnais dans l'histoire; 15. Malacologie lyonnaise ou description des mollusques terrestres et aquatiques des environs de Lyon, d'après la coUeciion Ange-Paidin Terver, donnée au muséum de Lyon par la famille Terver, en 1876 ; 16. Malacologie des lacs de Tibé- 7nade, d'Antioche et cVHoms; 17. Matériaux pour servir à l'histoire de la malacologie française; 18. Muséum dliistoire naturelle de Lyon. Guide aux collections de zoologie, géologie et minéralogie ; 19, Note sur un céphalopode nouveau de la fa/inille des Loliginidœ, le Pleuroteuthis costulatus; 20. Note sur lès formations tertiaires et quaternaires des environs de Miribel {Ain), en collaboration avec M. A. Faisan ; 21. Note sur les migrations malacologiques aux environs de Lyon; 22. Note sur une fautiule malacologique gallo-romaine ty^ouvée en 1885 dans la nécropole de Trion, à Lyon; 23. Note sur les brèches osseuses des environs de Bastia {Corse); 24. Notice sur Gaspard Michaud, sa vie et SCS œuvres; 25. Notice sur la constitution géologique du sous-sol de la ville de Lyon, considéré au point de vue du regimbe hydrographique; 26. Nouvelles recherches sur les argiles lacustres des terrains quater- naires des environs de Lyon; 27. Observations paléontologiques sur les couches à Ostrea Falsani dans les environs de Eauterives (Drôme)-, 28. Recherches paléontologiques sur les dépôts tertiaires à Milne- Fdwardsia et Vivipara du pliocène inférieur du département de l'Ain; 29. Sur la présence d'ossements humains dans les brèches osseuses de la Corse; 30. Sur quelques cas d'albinisme et de mèlanism^e chez les mol- lusques terrestres et d'eau douce de la faune française); M. M. -M. Schep- man (1. Malacologische Bijdragen; 2. Neritina (Clithon) subocellafa, V. Martens; 3. Weekdieren der Oosterschelde {Mollusciues de V Escaut de l'Est); Société géologique de Belgique {Pétition adressée aux Chambres législatices contre l'organisation actuelle du service de la carte géolo- gi.c/ue de la Belgicjue); Société royale hongroise des sciences naturelles {Le. Passé et le présent de la Société royale hongroise des sciences natu- relles); M. H. Wooàwâvà {Récent and fossil pleurotomarice). Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de TAcadémie royale des Lynx, du Muséum d'histoire naturelle de Lyon, du Coinité royal géologique d'Italie, du Musée colonial et Service géologique de la G SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Nouvelle-Zélande, de l'Université John Hopkins de Baltimore ; des rédac- tions de la Feiiille des jeunes naturalistes, àw Moniteur industriel lelge, du Mouvement industriel belge et des Sociétés suivantes : d'Histoire natu- relle de Cincinnati, Allemande d'histoire naturelle et de géographie de Yokohama, d'Histoire naturelle de Belfast, Gewerheschule de Bistritz, Royale linnéenne de Bruxelles, Centrale d'agriculture de Belgique, Eojale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Entomologique de Belgique, Belge de microscopie, Chorale et littéraire des mélophiles de Hasselt, de Borda à Dax, Italienne des sciences naturelles, Toscane des sciences naturelles et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 3 octobre 1885, ainsi qu'un exemplaire des tirés à part suivants des Annales : Sur une coupe obser- vèe, à Mesvin, dans le terrain quaternaire, par F.-L. Cornet; Note succincte sur l'excursion de la Société géologique de Belgique à Spa, Stavelot et Lammersdorf, en août-septembre 1885, par É. Delvaux; Quelques mots sur le grand bloc erratique d'Oudenbosc/i près de Brèda et sur le dépôt de 7'oches granitiques Scandinaves découvert dans la 7^égion, ^^arle même (Mémoires, t, XX, 1885); Le Terrain ciuaternaire dOstende et le Corbicula fluminalis ,Muller 5p., par G. Dollfus (Mémoires, t, XIX, 1884), et Note sur la nouvelle classification du terrain quater- naire dans la basse et dans la 'moyenne Belgique, par A. Rutot et E. Van den Broeck {Bidletin, tome XX, 1885). Présentation de travaux ;pour les ptiblications de la Société. M. Pergens donne lecture d'une notice intitulée : Nouveaux bryozoaires du crétacé supérieur^ par A. Meunier et Éd. Pergens. — L'assemblée vute l'impression de ce mémoire dans le volume à' Annales de 1885, et M. le Président adresse des remerciements aux auteurs, qui offrent à la Société le dessin sur pierre de la planche accompagnant ce travail. Lectîires. M. Cornet fait la lecture suivante : SUR L'AGE DU TUFEAU DE CIPLY par F.-L. CORNET et A. BRIART RÉPONSE A MM. RUTOT ET VAN DEN BROECK Dans la séance de la Société géologique de Belgique du 19 juillet 1885, MM. A. Rutot et E. Van den Broeck ont lu une communication intitulée : BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE I880 Cl Note sîcr la division du tnfemc de Ci{ply en deux termes stmtigmpliiques distincts. Le point principal traité dans ce travail concerne l'âge du tufeau de Ciply. Dans nos premières publications, remontant déjà à près d'un quart de siècle, nous avons fait de cet étage la partie supérieure du terrain crétacé du Hainaut et nous l'avons rapporté au système maestrichtien de Diimont. MM. Rutot et Van den Broeck viennent aujourd'hui combattre nos idées à ce sujet. Ils nous font la déclaration suivante, que nous croyons devoir reproduire dans les termes mômes qu'ils ont employés : « Malgré de très nombreuses recherches, il nous a été impossible jus- qu'ici de trouver la ligne de séparation entre le calcaire de Mons, que tous les géologues rapportent avec raison au tertiaire, et le tufeau de Ciply; de plus, bien que cette dernière roche soit fossilifère, nous n'avons jamais pu y recueillir une espèce crétacée caractéristique, abstraction faite, bien entendu, des fossiles très roulés qui se trouvent à certains points dans le gravier base du tufeau et qui a reçu le nom de poudingue de la Malogne. a Ces fossiles roulés proviennent, à l'évidence, du remaniement des couches sous-jacentes. » Comme conséquence de l'absence de fossiles crétacés dans ce que nous avons appelé tufeau de Ciply, nos contradicteurs avancent, vers la fin de leur notice, la phrase suivante : « Peut-être se rattachera-t-il au tertiaire. » A propos de l'état roulé et du remaniement supposé des fossiles du poudingue de la Malogne, il nous serait facile de répondre tout de suite à MM. Eutot et Van den Broeck en trouvant une partie de nos arguments dans leur notice même. Nous ne le ferons pas maintenant. Pour aujour- d'hui, nous nous contenterons de dire, en réponse à la note lue à la Société géologique : Si MM. Rutot et Van den Broeck n'ont jamais pu recueillir une espèce crétacée caractéristique dans ce que nous avons appelé le tufeau de Ciply ailleurs que dans le poudingue de la base, c'est qu'ils ont mal cherché. Nous en dirons davantage dans quelques instants. Dans la réunion tenue par la Société malacologiqne, le 3 octobre, M. Pelseneer a donné lecture, au nom de MM. Rutot et Van den Broeck, d'une nouvelle communication intitulée : Note préliminaire sur Vâge des diverses couches confondues sous le nom de tufeau de Ciply. Depuis le 19 juillet, date de la séance de la Société géologique, les auteurs ont, paraît-il, fait de nouvelles recherches dans le tufeau, car, cette fois, ils nous y signalent l'existence de deux brachiopodes crétacés qui se rencontrent aussi dans les couches de Maestricht. Néanmoins, ils se en SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE prononcent d'une manière catégorique sur l'âge de l'étage : il est tertiaire et doit être rattaché au calcaire de Mons. La preuve à l'appui de cette opinion est principalement la rencontre que MM. Rutot et Van den Broeek auraient faite dans le poudingue de la Malogne, base du tufeau, d'une faune nombreuse, comprenant cent espèces de mollusques, parmi lesquelles ils en ont reconnu trente- une du calcaire de Mons, dont une douzaine de gastropodes décrits par nous. D'après les auteurs, cette découverte a été faite dans une carrière aban- donnée, située vers la cote 70, au-dessus de l'entrée des Trous de Sarra- sins, au sud-est de Ciplj. Précisons mieux pour les membres de la Société qui voudraient explorer le gisement. La carrière dont il s'agit est celle qui desservait l'usine dite d'En-Haut, de M. Dessaillj. Elle appartient aujourd'hui à MM. Solvay et C'" et se trouve sur les parcelles n" 229, 230 et 231, à 800 mètres au sud-est du clocher de Ciply, dans une région sillonnée par des failles. On y voit, en effet, un poudingue très cohérent rempli de fossiles; mais ces fossiles, comme le déclarent d'ailleurs MM. Rutot et Van den Broeek, sont d'une conservation qui laisse beaucoup à désirer. Disons, nous, énormément à désirer. Ils sont tous à l'état d'em- preintes extérieures ou de moules internes, ce qui n'aurait pas, paraît -il, empêché d'en faire des déterminations exactes. Nous n'ignorons pas qu'il existe des procédés de moulage qui ont quelquefois permis des reconstitutions remarquables, mais nous savons aussi combien d'erreurs ont été commises par les paléontologues qui ont voulu se servir de fossiles à l'état d'empreintes pour déterminer un âge géologique. Il y a de ces erreurs qui sont devenues célèbres. Nous ne nous prononcerons donc pas aujourd'hui sur la question des dé- terminations faites par MM. Rutot et Van den Broeek, qui nous promettent, d'ailleurs, sur cette question un mémoire qui doit être inséré dans les Bulletins du Musée royal d'histoire naturelle. Mais, en admettant même que ces déterminations fussent exactes, s'ensuivrait-il cependant que le tufeau de Ciply, serait tertiaire? Non, car il resterait, entre autres problèmes, à prouver que le poudingue fossilifère appartient bien au tufeau, c'est-à-dire qu'il resterait à résoudre la question stratigraphique. Or, la solution de cette question pourrait amener nos contradicteurs à des conclusions bien différentes de celles qu'ils admettent. Quoi qu'il en soit, nous croyons devoir déclarer aujourd'hui que nous main- tenons ce que nous avons dit ailleurs à propos de l'âge du tufeau de Ciply, c'est-à-dire de cette roche que l'on voit, avec quelques bancs et quelques rognons isolés de silex, former des escarpements à pic dans les anciennes carrières encore ouvertes à l'ouest, dans le village même et au nord-est de Ciply; que l'on voit aujourd'hui reposant sur la craie brune phosphatée, BULLETIN DliS SÉANCES. — ANNÉE 1885 CllI dans les exploitations ouvertes à l'est du village par la Société anonyme des phosphates et engrais chimiques. C'est aussi ce tufeau qui se trouve dans la carrière où MM. Rutot et Van den Broeck ont fait leurs observations, sous le poudingue même qui a fourni les empreintes fossilifères dont ils parlent. Il est étonnant que nos contradicteurs ne signalent pas cette superposition. L'épaisseur totale des couches visibles aux environs de Ciply dépasse probablement 15 mètres. Elles sont crétacées, ce que prouve la faune qu'on y a recueillie. Cette faune se compose d'espèces nombreuses, représentées non pas par des empreintes ou des moules, mais par des coquilles d'une conservation parfaite. Ces fossiles se ren- contrent à différents niveaux, depuis la base jusque près de la partie supé- rieure visible de l'étage. Les points où l'on peut les observer se trouvent dans des chemins creux ou sur les talus des carrières anciennes et actuelles. Ces endroits sont accessibles à tous les chercheurs. Aussi nous devons déclarer que grand a été notre étonnement lorsque MM. Eutot et Van den Broeck sont venus dire qu'ils n'avaient pas trouvé de fossiles cré- tacés dans le tufeau de Ciply, si ce n'est des échantillons roulés dans le poudingue de la base. Ils nous permettront de leur dire que s'ils ont fait des recherches à ce sujet, ils ont été bien malheureux. Plusieurs mois avant le 19 juillet 1885, c'est-à-dire avant la séance de la Société géologique dans laquelle MM. Eutot et Van den Broeck ont lu leur première note relative à l'âge du tufeau de Ciply, nous avions com- mencé, sur cette assise, de nouvelles recherches dans le but d'élucider une question dont il est inutile de parler ici. Pour nous aider dans la détermi- nation des fossiles, nous nous étions adressés à M. Pergens, qui a étudié tout spécialement les couches de Maestricht. M. Pergens a bien voulu répondre à notre appel. Il est venu sur les lieux, à la fin du mois de mai, il a exploré Ciply et, sur nos indications, y a récolté des fossiles à diffé- rents niveaux dans le tufeau. Le travail de M. Pergens sur la faune qu'il a recueillie n'est pas ter- miné. Cependant nous pouvons aujourd'hui donner une première liste des espèces qui ont été rencontrées dans quelques décimètres cubes de roche enlevés d'une couche fossilifère que l'on voit dans un chemin creux à 200 mètres au sud sud-ouest du clocher de Ciply. Cette couche se trouve à plus de 6 mètres au-dessus de la craie brune phosphatée. Comme nous l'avons dit plus haut, tous les échantillons qui ont servi aux déterminations sont d'une conservation parfaite. Voici notre liste : Oxyrrhina angustidens, Ag. Cijthere reniformis, Bosq. — trigona, Bosq. Cypridina inteirupta, Bosq. Ostrea vesicularis, Lamk. — lateralis, Nils. CIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Crania Davidsoni, Bosq . — cômosa, Bosq. — nodulosa, Hœnigh. Thecidium papillatum, Davids. — longiroslre, Bosq. — recurvirostrum. Argiope Davidsoni, Bosq. Terebratulina striata, Wahl . Pentagonaster quinqiielobus , d'Orb. Porosphora nucifonnis, Goldf. sp . Trochosmilia Faujasi, Edw. et H. CeUariainxqualis, d'Orb. — cactiformis, d'Orb. Anavricella excavata, d'Orb, Vincularia bella, Hag. — canalifera , Hag . — procera, Hag. — inornata, d'Orb. Eschara qjclostoma, Goldf. sp. — sexangularis, Hag. — prapinqua, Hag. — pyriformis, Goldf. Lunulites Hagenowi, Bosq. — Goldftissi, Hag. Lunulites cretacea, d'Orb . Porina filagrana, Goldf. sp. Escharellina ^ieini, Hag. sp. Reptoscharipôra eleganUila, Hag. sp. Flustrellaria subcompressa, Hag. sp. — tubulosa, d'Orb. Reptofluslrella Duchateli, Hag. sp. Osculiporarepens, Hag. sp. Cricopora verticillata, Goldf. sp. Idmonea unipora, d'Orb. — pseudo-disticha, Hag. Unilubigerapapyrana, d'Orb. Actinopora Gaudryana, d'Orb. Entalophora linearîs, d'Orb. — variabilis, Hag. sp. — madreporacea, Goldf. sp. — tubulosa, Hag. sp. — pustulosa, Hag. sp. — virgula, Hag. sp. Lichenopora canosa, Hag. sp. Binnussicavea variabilis, d'Orb. Reptomulticavea cavernosa, Hag. sp. Escharites distans, Hag. Dans un demi-kilogramme de roche, pris dans une ancienne carrière, à 400 mètres à l'est du clocher de Ciply,à une hauteur de 8 à 10 mètres au-dessus de la craie brune, on a distingué : Ostrea lateralis, Nils. Thecidium longirostre, Bosq. Trochosmilia Faujasi, Edw. Vincularia bella, Hag. — canalifera, Hag. Eschara cyclostoma, Goldf. sp. Eschara sexangularis, Hag. Porina filagrana, Goldf. sp. Escharites dis tans, Hag. Cricopora verticillata, Goldf. sp. Entalophora pustulosa, Hag. sp. — virgula, Hag. sp. La plupart des espèces citées dans les deux listes précédentes se rencon- trent dans les couches de Maestricht. Comme nous l'écrit M. Pergens, on ne pourrait pas mieux choisir si l'on voulait se faire une collection de bryozoaires crétacés caractéristiques. Nous terminerons ici ce que nous avons à dire aujourd'hui sur la ques- tion soulevée par MM. Rutot et Van den Broeck. Ce que nous venons de lire suffit pour apprécier le peu de valeur de leurs assertions sur la faune du tufeau de Ciply. M. Cornet, empêché, quitte la séance et M. le Président prie M. Crocq, vice-président, de le remplacer au fauteuil. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 CV M. Coofels donne ensuite lecture de la note suivante : 'o' Dans la séance du 5 septembre, j'ai fait à la Société malacologique une courte communication relative à la détermination par M. van Ertborn et moi du niveau de la base de l'argile de Boom à Steendorp. M. Van den Broeck s'est aussitôt attaché à faire croire que la preuve que j'apportais de l'exactitude du renseignement donné par nous pour Steendorp en 1880 était sans valeur pour la détermination de niveau contestée par lui. La question étant très claire par elle-même, j'aurais pu m'abstenir de toute observation à cet égard, et je l'eusse certainement fait si M. Van den Broeck n'avait introduit dans la rédaction destinée au Bulletin des com- mentaires qui m'obligent à prendre la parole. En 1880, nous avons dit que la base de l'argile se trouve, à Steendorp comme à Niel et à Boom, vers la cote 0. M. Van den Broeck a contesté une première fois l'exactitude de ce ren- seignement dans la note qu'il a publiée en 1882. De notre côté, M. van Ertborn et moi l'avons maintenue, puis-je dire, en plaçant en 1883 cette base à la cote — 1 ou — 1.50 au lieu de 0. Ne me souvenant, à la séance du 5 septembre, que du sens, et non du texte même des critiques de M. Van den Broeck, je n'ai pas voulu en faire emploi ni m'appuyer dessus en rédigeant ma communication pour le Bulletin^ et je me suis borné à le citer en note. De son côté, M. Van den Broeck, qui assurément ne se souvenait pas plus que moi, en séance, des termes dont il s'était servi en 1882, m'a contesté le droit de me servir, pour préciser la couche en litige, de l'expression : exploitée par l'in- dustrie. Or, il se fait qu'en 1882, lui-même a écrit : « L'argile de Boom, dépôt important, dont l'exploitation constitue une branche si active de l'industrie des bords du Rupel et de l'Escaut, se trouve indiquée par MM. van Ertborn et Cogels comme ne descendant guère au-dessous de la cote dans la région de Boom, Tamise, Niel, Steendorp et Rupel- monde... Or, la base de ce dépôt se trouve à une profondeur relativement considérable dans les localités précitées... », ce dont il résulte que, même dans le cas où l'emploi des mots exploitée par Vindustrie pour désigner une formation géologique serait sujet à critique, M. Van den Broeck n'aurait pas le droit de le reprocher à qui que ce soit. Cela n'empêche que, recevant, pour rédiger sa réponse, communication du texte de ma note qui lui fournissait la citation rappelée ci-dessus, il n'écrive qu'il s'étonne « de ce que, entre géologues, lorsqu'on parle de la base de l'argile de Boom — ce qui constitue un niveau stratigraphique bien déterminé, — il ait pu entrer dans l'esprit de son collègue, ainsi V CVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE qu'il voudrait le faire croire aujourd'hui, que l'on mettait en discussion la cote de la base de la partie exploitable de l'argile de Boom. » Disons ici que, pour être clairs, il aurait peut-être fallu, à M. Van den Broeck et à moi, ne pas faire usage, dans la discussion en séance, des mots, en tout temps employés par lui — c'est intéressant à constater — aussi bien que par nous, d'argile de Boom, mais de ceux de onipelien SMjiérieur. C'eût été le bon et le seul moyen de savoir si nous étions d'accord ou non sur la place du niveau en litige. Mais comme, ni d'un côté ni de l'autre, cela n'a été fait, les commentaires insérés par M. Van den Broeck au Bidletin, et qui étaient peut-être destinés à faire leur chemin, demandent une explication. Quand M. Van den Broeck eut dit en séance que sous l'argile de Boom il y avait, bien au-dessous de la cote 0, du sable appartenant au même étage, j'ai répondu que la détermination de niveau se rapportait au massif argileux exploité par l'industrie, et j'ai donné cette indication, parce que je ne suis pas certain que M. Van den Broeck et nous soyons d'accord sur l'âge de certains sables qui séparent, à Boom, l'argile du wemmelien incontestable, sables auxquels j'étais autorisé à croire en ce moment qu'il faisait allusion. Continuant alors son argumentation, M. Van den Broeck m'a immédiatement répondu que, sous la couche sableuse, il y avait une première couche d'argile identique à la couche supérieure. C'est donc sur une équivoque soulevée dans une discussion rapide que M. Van den Broeck s'appuie pour faire les réflexions qui précèdent et pour les couronner — car il ne l'a pas dit en séance — par la phrase suivante : « C'est là un tour d'esprit très subtil peut-être, mais qui me paraît devoir rester étranger aux débats scientifiques. » Après cela, que penser de la polémique de M. Van den Broeck, quand, pour se refuser à admettre que la constatation de la base de l'argile de Boom à Steendorp à la cote — 1.10 répond victorieusement à sa critique pour un point bien déterminé, il argue de localités qui ne sont pas en cause. Il faut remarquer, en effet, que tandis qu'il est exclusivement question de Steendorp dans les quelques mots que j'ai insérés au bulletin de la séance du 5 septembre, M. Van den Broeck, dans les observations qu'il a faites, a cru devoir parler de beaucoup de choses, sauf du fait précis qui leur sert de prétexte. Que M. Van den Broeck me critique, qu'il se refuse à reconnaître, au renseignement donné par nous, la valeur que nous lui attribuons — soit — cela ne me concerne pas; mais qu'il me prête des procédés qui ne sont pas les miens, c'est trop, et je proteste énergiquement. En parlant d'un niveau sableux intercalé dans l'argile de Boom, M. Van den Broeck dit « que ce niveau a été et se trouve encore actuel- BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 CVII lement confondu, par MM. Cogels et van Ertborn, avec le sable éocône wemmelien, qui sert de SKÔsiratum à l'argile ». Qu'en sait M. Van den Broeck? S'il s'était donné la peine de rechercher ce que nous avons dit de la formation sous-jacente à la couche d'argile exploitée — il faut bien encore employer ici ce mot — à Boom, il n'aurait pu s'exprimer comme il l'a fait; mais c'est là un détail qui n'a pas de rapport avec la détermi- nation du niveau de la base de l'argile à Steendorp, et si je le relève, c'est pour montrer combien M. Van den Broeck s'écarte de la question et combien il abuse de la forme affirmative. Mais ce n'est pas tout. J'ai montré comment M. Van den Broeck finit sa communication ; il est juste que je fasse voir aussi comment il la commence. Critiquant, comme on le sait déjà, l'emploi des mots exploitée par l'industrie, dont je m'étais servi en séance pour l'argile de Boom, M. Van den Broeck exprime tout son étonnement de me voir « parler ici en exploitant, et non en géologue ». On se dira que, de la part de M. Van den Broeck, qui le premier a fait intervenir, en 1882, la question d'ex- ploitation pour préciser le dépôt dont il s'agit, cet étonnement est au moins étrange ; mais on ne saura plus trop ce qu'il faut en penser quand on se rappellera que cet étonnement est celui d'un géologue attaché au levé de la carte géologique du royaume. Les fonctionnaires de ce service ont si souvent proclamé l'unité de leurs vues, qu'il m'a paru intéressant de rechercher ce qu'ils pensent du but utilitaire des observations géologiques. Sans parler des pages consacrées par M. Van den Broeck aux matériaux utiles rencontrés sur les territoires dont il a effectué le levé, je rappel- lerai que, pour M. Rutot, la carte géologique a un but pratique bien défini, un but utilitaire; c'est « une œuvre répondant à un besoin écono- mique évident > . Grâce aux observations géologiques, « toute recherche coûteuse de la part des exploitants est supprimée » . Le chef du service lui-même fait attention, et avec raison, à des choses de bien moindre importance. Il enregistre les dénominations vulgaires des marbres et rap- porte quelle est la différence du grand et du petit mélange. L'importance de certaines exploitations industrielles lui paraît même si considérable, qu'il n'hésite pas à mettre en regard du résultat de ses recherches scien- tifiques sur les calcaires frasniens celui qu elles peuvent avoir pour l'in- dustrie. En effet, voici comment M. Dupont termine une communication dans laquelle il expose à l'Académie ses recherches scientifiques sur les calcaires frasniens d'origine corallienne : « Si l'on veut bien se rappeler que ce sont ces roches qui fournissent la plupart de nos matériaux de luxe, ces marbres qui ont donné naissance à l'une des grandes industries du pays, ou reconnaîtra que ces recherches n'ont pas moins d'importance au point de vue des données qu'elles peuvent apporter dans leur exploi- tation. » GVin SOCIÉTÉ ROYALK MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Ainsi, ce qui est utile et bon étant renseigné par les uns devient un sujet de dénigrement étant renseigné par les autres. Nous parions en vulgaires exploitants lorsque nous donnons un renseignement utilitaire, mais si nos adversaires en donnent un de même nature, ils parlent en savants, en hommes utiles à leur pays. Jamais, croyons-nous, jamais on n'a vu se trahir d'une manière plus manifeste l'emploi de deux poids et deux mesures. Le trait que m'a lancé M. Van den Broeck en disant que je parle en exploitant et non en géologue n'a pu m'atteindre, car il a perdu toute sa force en traversant son chef; mais je crois devoir le ramasser, et il trouvera une place de choix dans la galerie que l'on pourrait former des armes de guerre de M. Van den Broeck. M. Van den Broeck croit que la Société malacologique lui saura gré de ne pas suivre M. Cogels dans son système de polémique. Il considère le temps de ses collègues comme trop précieux et le but de leurs réunions comme trop élevé pour maintenir leur attention sur d'aussi stériles discus- sions. En l'absence de faits ou de documents nouveaux apportés par M. Cogels à l'appui de sa manière de voir et en présence des éléments absolument étrangers au débat que celui-ci a cherché h y introduire, il se borne à constater qu'il s'en tient à ses précédentes déclarations, que des faits positifs lui permettent de considérer comme absolument fondées. M. Cogels répond qu'il s'est exclusivement attaché, dans sa note du 5 septembre, à la communication d'un fait géologique précis et d'une portée incontestable. Il s'est abstenu de toute digression. Ce sont les com- mentaires introduits par M. Van den Broeck dans la rédaction de ses observations qui l'ont obligé à reprendre la parole. La responsabilité de la polémique ne retombe donc pas sur M. Cogels. M. Eutot donne lecture d'une note intitulée : SUR L'AGE TERTIAIRE DU TUFEAU DE CIPLY Par A. RUTOT et E. VAN DEN BROECK Depuis notre dernière communication relative au déplacement de la base du tertiaire dans les environs de Mons et à son transfert au niveau du poudingue base du tufeau de Ciply type, considéré jusqu'ici comme maestrichtien, nous avons encore été à même d'effectuer plusieurs obser- vations importantes, tant stratigraphiques que paléontologiques. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1885 CIX A ce dernier point de vue, le décroûtage et le classement des fossiles recueillis nous ont permis de composer deux séries comprenant : 1° La faune du poudingue base du tufeau de Ciply ; 2° La faune du tufeau de Ciply type. Nous connaissons actuellement trois points où la base du tufeau de Ciply est très fossilifère, mais nous n'avons encore exploité que l'un de ces gîtes, celui signalé comme se trouvant près de l'entrée des Trous des Sarrasins, au sud-est de Ciply. De ce point seul nous possédons, du poudingue de base, plus de cent cinquante espèces de gastropodes et de lamellibranches, représentées par plusieurs milliers d'échantillons, et renfermant un très grand nombre de formes du calcaire de Mons type, les autres étant nouvelles pour la science. Du tufeau de Ciply proprement dit, nous avons rassemblé ce qui avait été recueilli en plus de dix points situés entre Cuesmes et Saint- Symphorien et nous sommes arrivés à environ quatre-vingts espèces, indiquant une faune identique à celle du poudingue de base et où la proportion des formes du calcaire de Mons est plus nombreuse encore. C'est dans cette faune que l'on rencontre, mélangées aux formes du calcaire de Mons, un certain nombre d'espèces connues dans le crétacé et qui consistent en très petits brachiopodes, tels que : Terehmùulina, Argiopa, Thecidea, etc., et en bryozoaires, derniers vestiges d'une faune qui s'éteint. Il convient toutefois de remarquer que les foraminifères qui accom- pagnent ces brachiopodes et ces bryozoaires crétacés ne se rapportent pas aux formes si abondantes et si caractéristiques des lits d'organismes du maestrichtien {OrUtoïdes, OrbitoUtes, Amphistegina, Calcarina, etc.), mais bien à celles du calcaire de Mons. Au point de vue stratigraphique, nous avons acquis la preuve que le gisement typique de la Malogne avait été mal interprété jusqu'ici. Sur le plateau de la Malogne, il existe, abstraction faite des failles, d'abord le tufeau de Ciply tertiaire, avec un épais poudingue ou gravier de nodules à la base, renfermant toute la faune tertiaire et quelques rares fossiles crétacés très roulés. Sous ce poudingue, se trouve la craie brune phosphatée, bien caracté- risée, avec de très nombreux fossiles et présentant à sa base un poudingue peu cohérent de nodules roulés, renfermant de nombreux fossiles crétacés plus ou moins roulés. Ce poudingue repose k son tour sur la craie blanche. Or, le poudingue qui a été pris comme type du poudingue de la Malogne ex SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE est, non le gravier à faune tertiaire, base du tufeau de Ciplj, mais le gravier à faune crétacée base de la craie phosphatée. Il y a donc eu dans toute cette région des confusions de niveaux regrettables. En effet, le type du poudingue de la Malogne de MM. Cornet'et Briart n'e?t autre que le poudingue de Cuesmes des mêmes auteurs, de sorte que les dénominations usitées jusqu'ici ne peuvent être conservées sans donner lieu à d'inextricables difficultés. C'est surtout le nom de Poudingue de la Malogne qui peut donner lieu au plus d'équivoques; en conséquence nous proposons : 1° Soit de faire perdre à ce nom sa signification typique pour ne l'appliquer qu'au seul poudingue base du tufeau tertiaire de Ciply, et de laisser son nom au poudingue de Cuesmes, base de la craie phosphatée, bien que le type du poudingue de la Malogne soit ce même poudingue de Cuesmes; 2° Soit de supprimer les noms de poudingue de la Malogne et de poudingue de Cuesmes, pour les remplacer par les noms plus significatifs et plus exacts de : Poudingue base du tufeau de Ciinly et de Poudingue lase de la craie brune 'plwsjiJiatée. Séance du 5 décembre 1885 PRÉSIDENCE DE M. P. COGELS La séance est ouverte à 4 heures. Sont présents : MM. P. Cogels, président; E. Bayet, F. Crépin, J. De la Fontaine, baron A. de Loë, comte G. de Looz Corswarem, É. Delvaux, S. Determe, L. Dollo, É. Fologne, A. Joly, C. Malaise, P. Pelseneer, H. Roffiaen, A. Rutot, E. Van den Broeek, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. Se font excuser : MM. J. Crocq, H. Forir et D. Raeymaekers. Le procès-verbal de la séance du 7 novembre est adopté, après un échange d'observations entre M. Van den Broeek et M. le Secrétaire. Correspondance. M. A. Friren accuse réception des derniers volumes parus des Annales, M. A. Locard annonce l'envoi de plusieurs de ses travaux. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 CXI M. le marquis A. de Gregorio fait savoir qu'il se propose de présenter une étude sur le genre Amussium^ accompagnée d'un catalogue synony- mique et bibliographique de tous les pectens lisses vivants et fossiles des terrains tertiaires. M. A. Nobre annonce l'envoi d'un catalogue manuscrit des coquilles terrestres et fluviatiles des environs de Coïmbre. La Société d'histoire naturelle de Belfast, la Société géologique de Manchester, la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, l'Université John Hopkins de Baltimore, la Société académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer et l'Aca- démie du Var, donnant suite aux demandes qui ont été adressées en vue de combler des lacunes qui existent dans la bibliothèque, font parvenir des réponses favorables. La Société impériale-royale de zoologie et de botanique de Vienne et la Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales infor- ment qu'il leur est impossible de donner suite aux réclamations de publi- cations qui leur sont parvenues, les volumes demandés étant épuisés. La Société entomologique de Belgique fait connaître qu'il lui serait agréable de recevoir divers fascicules du Bulletin scientifique du dépar- tement du Nord, qui manquent dans sa bibliothèque et que la Société possède eu doubles exemplaires. — Accordé. Le Service géologique des États-Unis annonce l'envoi de publications. La Société royale delà Nouvelle-Galles du Sud, le Bureau des mines de l'État de Californie, le Service géologique de Pensylvanie et le Comité géologique russe accusent réception de publications. Do7is et envois reçus. M, Ressmann fait hommage de coquilles vivantes de la Carinthie. Ouvrages et brochures offerts par leurs auteurs : M. G. Dewalque (S'iir la termmaison N.-E. du massif camirien de Stavelot); M. A. Locard {Histoire des mollusques dans V antiquité); M. Ladislao Netto {Confé- rence faite au muséîim national en présence de LL. MM. II., le 4 no- vembre ^884)\ M. Paul Pelseneer {TJie cepMlic apjjendages of tlie Gym- nosomatous Pteropoda, and especially of Clione)\ M. Casimir Ubaghs {Catalogus collée tionis pjalœontologicce in agro Aquisgranensi collecta a doctore med. M. H. De Bey.) GXIl SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ^ Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de TAcadéraie des sciences naturelles de Philadelphie, de l'Académie des sciences d'Agram, de l'Académie royale bavaroise des sciences de Munich, de l'Académie royale des Lynx, du Comité géologique russe, de l'Université John Hop- kins de Baltimore, du Musée de Tromsœ, des rédactions de la Feuille des jeunes naturalistes, du Journal de conchyliologie, du Bulletin scientifique du département d%i Nord, du Mouvement industriel, du 3Ioniteur indus- | triel, des Sociétés d'Histoire naturelle de Zwickau, Malacozoologique ' allemande, d'Histoire naturelle de Bâle, des Sciences de Westphalie, des Amis des sciences naturelles du Mecklembourg, d'Histoire naturelle de Belfast, Zoologique de Londres, Géologique de Manchester, Entomolo- gique de Belgique, Centrale d'agriculture de Belgique, Royale belge de géographie, Belge de microscopie, des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles, des Sciences naturelles de Gand, Botanique de Lyon, d'Etude des sciences naturelles de Nîmes, d'Agriculture, science?, belles- lettres et arts d'Orléans, Zoologique de France, d'Études scientifiques de Paris, Géologique de France, Agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, Entomologique italienne, de Lecture et de couver- | sations scientifiques de Gênes, des Sciences naturelles de Pise, Royale de \ la Nouvelle-Galles du Sud, de l'Association des élèves des écoles spéciales de Liège et du Club scientifique de Vienne. Des remerciements sont votés aux donateurs. , M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- plaires du procès-verbal de la séance du 7 novembre 1885. Communications du Conseil. Le Conseil ayant été informé du décès de M. Thomas Davidson, membre honoraire de la Société, a décidé l'envoi d'une lettre de condoléances à la famille de l'éminent naturaliste et la publication d'une notice biographique, dont la Société est redevable à l'obligeance de M. le D"" Woodward. Le Conseil ayant appris le décès de M. le duc Lancia di Brolo, membre correspondant de la Société, a émis un avis favorable sur la publication d'une notice biographique adressée par M. le marquis A. de Gregorio. Dans cette même séance, le Conseil a reçu membres effectifs de la Société : M. Gaspard Schmitz, à Anvers, présenté par M. le comte A. de Limburg Stirum et M. L. Dollo, et M. le D' T. Holzapfel, professeur à l'Institut royal supérieur d'Aix-la-Chapelle, présenté par MM. C. Ubaghs et Th. Lefèvre. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE ^SSo CXIII Le Conseil a voté l'ordre du jour sur une demande de la librairie Man- ceaux, tendant à obtenir les publications de la Société en échange avec la bibliographie de Belgique qu'elle publie. Le Conseil s'est ensuite occupé de l'examen des mémoires présentés par M. M. Cossmann et par M. le marquis A. de Gregorio. Il a émis l'avis de soumettre ces travaux, pour rapport, à des commissaires, et a désigné MM. Crosse et Briart pour le premier de ces mémoires, et MM. Kobelt et Cogels pour le second. Ces avis seront annexés à la demande que le Conseil adressera au Gouvernement, à l'effet d'obtenir un subside extra- ordinaire, dans le but de poursuivre la publication de ces importants travaux. Il a été donné acte à M. P. Pelseneer du retrait de sa notice sur Gwyn Jeffreys, présentée dans la séance du 6 juin 1885. Le Conseil a ensuite décidé de publier un catalogue des coquilles ter- restres et fluviatiles des environs de Coïmbre, présenté par M. A. Nobre, ainsi qu'une notice sur Gwjn Jeffreys, présentée par M. Woodward — Il a dû prendre ces résolutions d'urgence, la dernière séance mensuelle de l'année ayant eu lieu. La question des impressions de la Société pour une nouvelle période de dix années n'a pu être résolue. — M. le Secrétaire a été chargé de demander des renseignements complémentaires à ce sujet. Lectures. M. Rutot donne lecture de la note suivante : NOUVEAUX DOCUMENTS RELATIFS A LA DÉTERMINATION DE L'AGE DE LA MASSE PRINCIPALE DU TUFEAU DE CiPLY Par A. RUTOT et E. VAN DEN BROECK La note que M. Cornet nous a lue à la dernière séance, en son nom et en celui de M. Briart, en réponse à la déclaration que nous avions faite relativement au déplacement de la base du tertiaire, n'a pu ébranler nos convictions. Celles-ci se sont, au contraire, confirmées depuis lors, à la suite de nou- velles constatations importantes que nous avons été à même d'effectuer. Avant de les faire connaître, nous dirons quelques mots au sujet de' la note de nos confrères. Sans nous arrêter à ce qu'avancent MM. Cornet et Briart sur l'état de conservation de nos fossiles, assertion qui s'est trouvée réfutée par les échantillons que nous avons fait passer sous les jeux des membres pré- 8 CXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGiQL'E sents h la dernière séance, nous signalerons immédiatement nne phrase nue nous reproduisons ci-après : -x - mm Bntnt Pt . C'e«t aussi ce tufeau qui se trouve dans la carrière ou MM. Rutot et Van den Broeck ont fait leurs observations, som le poudingue même qui a fourni le. empreintes fossilifères dont ils parlent. Il est étonnant que nos contradicteurs ce signalent pas cette superposition. . Nous avouons que nous nous serions bien gardés de faire une semblab e déclaration, car il suffit d'observer la coupe pour voir qu elle se présente d'une façon contraire à ce que disent nos honorables confrères. _ En eff;t, l'une des deux petites parois opposées de l'excavation ou nous avons recueilli des fossiles montre, sous du quaternaire et du landen en plus ou moins remaniés, environ l mètre de tufeau pur reposant sur 2 mètres de tufeau stratiSé avec des lits graveleux à petits organismes, fe" t rm né à la base par un banc de poudingue épais de 50 centimètres envi n Or, c'est de celui-ci que nous avons retiré cent cinquante espèce de mollusques gastropodes et lamellibranches ne renfermant pas de forme c é cées, maislecompagnées de quelques bryozoaires et de quelques rar fossiles crétacés manifestement roulés et provenant du remaniement des "CoXlT^t la partie inférieure est . plus de 4 mètres sous la surflce du sol, r pose nettement sur une craie grossière remplie de glau- jerenferman? une faune nettement crétacée; cette craie passe rapi- dement eUnsensiblement par le bas à la craie brune phosphatée normal e'ploUée. Au contact avec le poudingue fossilifère, base du tufeau, la craie fflauconifèie est plus ou moins durcie et perforée. 'Z% opposée à'celle qui vient d'être décrite -ntre une cou semblable; mais la base du poudingue fossilifère ny est qua 2 50 sous e sol et le tufeau qui surmonte le poudingue est stratifié avec d assez nombreux petits lits de galets et d'organismes roules .. Nous avouons donc ne pas comprendre pourquoi MM. Cornet et B lar disant que le poudingue fossilifère est a,.dessus du tufeau, alors qu .1 est^ «ini^é de s'assurer que c'est le contraire qui a heu. j Psan ensuite à l'appréciation de l'âge du tufeau, nos confrères le *tr.t«; fin- été recueillie dans les petits lits grave.ux . orga- nism^s du tufeau de Ciply, et elle s'est montrée constituée par . 1 dent de poisson 3 entomostracés ; BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 GXV 2 lamellibrauches (dont 0. lateralis, qui a persisté jusque dans le laa- denien) ; 8 brachiopodes ; 1 échinoderme ; 38 bryozoaires. D'après ce que nous en savons, il doit y avoir plus d'espèces encore dans cette faunule que ce qui vient d'être indiqué. Mais peut-on considérer toutes ces espèces comme caractéristiques du crétacé ? Nous ne le croyons, car, outre VOstrea lateralis dont il vient d'être question, l'un des brachiopodes qui peuvent sembler des plus con- cluants, Terehratulina striata, a dû persister également jusque dans le landenien, en ctiangeant légèrement de forme, ainsi qu'on le voit à Wansin. D'un autre côté, nous savons que le calcaire de Mons type, du puits Coppée, renferme au moins deux échinodermes crétacés et, enfin, chacun sait que les bryozoaires sont si loin d'être caractéristiques, que six espèces du maestrichtien ont prolongé leur existence jusque dans le pliocène d'Anvers et que même quelques-unes vivent encore de nos jours. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que l'on retrouve, dans la base du tertiaire, des organismes inférieurs qui avaient apparu dans le crétacé, mais nous nous serions bien gardés de considérer le tufeau de Ciply comme tertiaire, si, à côté de cette faunule de micro-organismes, nous n'avions reconnu en même temps l'existence, depuis le poudingue de base, d'une faune riche et variée de gastropodes et de lamellibranches à faciès tertiaire, et dont un grand nombre d'espèces sont identiques à celles recueillies dans le calcaire de Mons du puits Coppée. C'est cette belle faune de mollusques qui a échappé totalement à MM. Cornet et Briart, et qui, avec certains faits stratigraphiques, forme la base de notre argumentation. Quant à la décision à prendre, elle consiste, comme on le voit, en une simple question de balance, et il n'est pas douteux qu'une faune de mol- lusques de cent cinquante esrèces ne l'emporte immédiatement sur une faunule de micro-organismes qui va en s'éteignant. Voilà ce que nous avions à répondre à la note de nos confrères ; il nous reste maintenant à faire connaître les nouveaux résultats auxquels nous sommes parvenus depuis la dernière séance. Les 3,000 kilogrammes de poudingue fossilifère provenant du premier gîte ayant été concassés et nous ayant fourni nos cent cinquante espèces CXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE de mollusques à faciès tertiaire, nous nous sommes adressés à d'autres points où le tufeau de Ciply, reposant sur son poudingue de base, est bien visible. Au sud de Ciply, à 325 mètres de l'église, M. Passelecq a récemment ouvert une exploitation de craie phosphatée offrant une coupe très remarquable. On y voit, dans une paroi fraîche coupée par une faille et sous un peu d'humus végétal, d'un côté, 4 mètres de tufeau de Ciply, de l'autre, 2 mètres du même tufeau, avec poudingue fossilifère d'épaisseur variable à la base, reposant nettement sur la surface durcie et perforée de la craie phosphatée normale, exploitée et visible sur près de 8 mètres de puissance. En certains points, la partie supérieure du poudingue est durcie et alors il est facile de recueillir des blocs cohérents, remplis d'empreintes de fossiles, généralement très nettes, stratifiées dans la masse. Grâce à l'obligeance de M. l'ingénieur Lemonnier, nous avons pu nous procurer 800 kilogrammes de roche fossilifère dont le concassage nous a fourni une faune de mollusques d'une soixantaine d'espèces entièrement identiques à celles déjà rencontrées au premier gîte exploré. Cette importante constatation faite, nous avons continué nos investiga- tions et nous sommes ainsi arrivés à la Malogne. Ainsi que nous l'avons dit, le type du poudingue de la Malogne de MM. Cornet et Briart est leur poudingue de Cuesmes, soit pur, soit immédiatement surmonté du poudingue base du tufeau de Ciply, à cause d'un amincissement rapide de la craie brune phosphatée. Le poudingue base de la craie phosphatée ou poudingue de Cuesmes, rempli de fossiles crétacés, est encore actuellement visible dans une exploitation abandonnée, située à une douzaine de mètres du point clas- sique de la Malogne, et le poudingue base du tufeau de Ciply qui le sur- montait, avec une épaisseur de plusieurs mètres de craie phosphatée intercalée, était anciennement visible in situ, mais ne se trouve plus actuellement que dans les déblais de l'excavation avec les débris du tufeau qui le recouvrait. Or, nous avons commencé l'exploration des très nombreux blocs du poudingue base du tufeau. Ceux-ci sont constitués par une multitude de nodules serrés, réunis par un ciment calcaire, souvent durci et sub-cristallin, dans lequel les traces de coquilles ont le plus souvent disparu. En concassant de pareils blocs, on ne trouve que des nodules roulés, et rien de la faune crétacée connue sous le nom de faune du poudingue de la Malogne } ce qui n'a rien d'étonnant, vu que cette faune est renfermée BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 188o CXVII dans 1(3 poudingue de nodules inférieur à la craie phosphatée et qui, lui, n'est pas durci et est agglutiné dans un ciment crayeux. Cependant, en cherchant bien dans les tas de blocs, on en rencontre où les nodules sont moins abondants et où le ciment calcaire grenu, semblable au tufeau, ne s'est pas cristallisé. Dans ces blocs — où l'on ne rencontre pas d'espèces crétacées, sauf des fragments ou des moules internes fortement roulés, ou des bryo- zoaires — nous avons recueilli les principaux éléments de la faune ter- tiaire, c'est-à-dire des coquilles se rapportant aux genres : Chama, Arca, Lucina, Cardita^ Corhis, Tornatella, Natica, Dentalium, Turlo, Troclius, Calyptrœa, Voluta^ Turfitella et CeritMum montense, le tout spécifique- ment déterminable. Ici encore, les deux poudingues tertiaire et crétacé sont donc parfaite- ment caractérisés par leur faune. Nous comptons compléter notre démonstration pour tous les points où affleurent le tufeau de Ciply et son poudingue de base, en promettant à la Société de la tenir au courant des progrès successifs de la question. Une particularité pour finir. Pour la première fois, le poudingue base du tufeau de Ciply, pris à la Malogne, nous a présenté un fragment d'un brachiopode paraissant bien m situ. C'est un morceau d'un3 valve de grande Terebratulina. L'examen attentif qu'en a fait M. Pelseneer a montré que cette espèce était inconnue dans le crétacé. Il est bien entendu que nous reconnaissons, toutefois, l'existence de brachiopodes in situ dans les lits de petits organismes renfermés dans la masse du tufeau, brachiopodes appartenant à des espèces existant dans les couches crétacées. Communications des membres. M. Cogeîs communique l'analyse bibliographique suivante : La géologie, cultivée depuis de longues années en Belgique, semble n'avoir pas attiré au même degré que partout ailleurs l'attention de nos voisins du Nord. L'uniformité du sol, le manque de coupes expliquent cer- tainement la raison pour laquelle cette science n'y a pas les nombreux adeptes qu'elle rencontre dans les pays mieux favorisés à ce point de vue spécial, et pourquoi les Néerlandais ont fait porter leurs recherches de préférence dans d'autres directions, comme sur la chimie, la zoologie et la paléontologie. On se tromperait, cependant, si l'on croyait à l'absence d'études ayant directement trait à la géologie, car la connaissance des CXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE phénoinènes naturels, tels que Taction de la mer et les cours d'eau de toute importance, intéresse trop directement le pays pour que ces recherches puissent être négligées; mais aussi est-ce dans les recueils spéciaux qu'il faut puiser les renseignements que l'on adresse ailleurs aux sociétés scientifiques, où tous les géologues les ont à leur disposi- tion. On ne connaît généralement pas assez, en Belgique, les travaux de nos voisins et, par le fait même, on ignore, de ce côté de la frontière, la constitution géologique d'un pays sur le territoire duquel se trouve le prolongement de couches dont l'étude est pleine d'intérêt et qui pré- sentent parfois des problèmes dont la solution ne peut être trouvée chez nous. Grâce au docteur J. Lorié, Privaat Docent à l'université d'Utrecht, la regrettable lacune que nous constatons ici se trouve, en grande partie, comblée pour le pliocène. Dans le premier fascicule de ses Contributions à la géologie des Pays- Bas, M. Lorié expose les Résultats géologiques et paléontologiques des forages de puits à UtrecTit, Goes et Gorjium ('). Attirer l'attention sur cet ouvrage, c'est, nous en avons l'assurance, rendre service à plus d'un de nos confrères. Nous en présenterons une analyse rapide, car l'ouvrage est de ceux qui doivent se lire, s'étudier. M. Lorié a divisé son travail en quatre parties. Dans l'introduction, il s'occupe des trois forages précités, en fait l'historique, énumère les couches traversées et reproduit, pour celui de Goes, une liste de fossiles dressée par Bosquet. M. Lorié cite avec beaucoup de soin les ouvrages malheureusement peu connus auxquels il se réfère et dont nous pouvons signaler plusieurs comme présentant un très grand intérêt. Dans la deuxième partie, il donne la description des fossiles rencontrés et dont le nombre s'élève à cent quarante-deux espèces, soit quatre échi- nodermes, dix-sept bryozoaires, quatre brachiopodes, soixante-six lamel- libranches et cinquante et un gastropodes. Il indique pour, chaque espèce, le niveau oh. elle a été rencontrée dans les puits artésiens, décrit avec soin les échantillons recueillis, les com- pare avec ceux de la Belgique et de l'Angleterre, renseigne l'habitat des espèces vivantes, le gisement des espèces fossiles et ajoute aux ren- seignements concernant tous ces points, ainsi que la synonymie, des réfé- rences aux ouvrages qu'il a consultés. C'est ici le lieu de dire que des figures admirablement lithographiées (') Extrait des Archives Teyler, série II, tome II, Haarlem, 1885, BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1883 CXIX et représentant la plupart des échantillons recueillis accompagnent ce travail ('). M. Lorié étudie ensuite, dans la troisième partie de son ouvrage, la formation pliocène en Belgique et en Angleterre. Il est au courant des travaux belges par YEsquisse géologique de notre collègue M. Van den Broeck et par la Géologie de la Belgique de M. Mourlon. Nous trouvons d'abord un mot sur les dépôts miocènes, au sujet desquels il expose qu'après le dépôt de l'argile rupelienne, la partie septentrionale de la Belgique a émergé et est restée à sec pendant la première partie du miocène, puis s'est abaissée et a été recouverte d'un puissant dépôt de sables glauconifères dans lequel on distingue les sables à PanoptBa Menardi et les sables à Pectunculus pilosus. M. Lorié adopte, pour ce dépôt, la manière de voir des auteurs qui le rapportent au bolderien. Pour le pliocène supérieur, M. Lorié, après avoir retracé les variations subies par la classification de ce dépôt, rend compte des opinions exposées par M. Van den Broeck dans son Esquisse géologique des environs d'Anvers, et, d'après ce guide, ainsi que d'après les dernières publications de M. Vau den Broeck, dont il adopte la manière de voir, il établit la con- cordance des divisions créées par les géologues plus anciens. Les sables à Isocardia cor passent ainsi dans le diestien, avec l'ensemble de couches que M. Van den Broeck groupait sous le nom de Sables moyens â^ Anvers. Pour le pliocène supérieur, M. Lorié décrit l'étage scaldisien, restreint aux sables à Fusus contrariiis et dans lequel il énumère les subdivisions reconnues aux environs d'Anvers et dans la Campine. Passant alors à la description des dépôts pliocènes de l'Angleterre, il s'occupe, en premier lieu, du Crag corallin. A ce sujet, il fait remarquer avec raison que ce dépôt doit son nom à la quantité de petits coraux qu'il renferme, mais que ces prétendus coraux sont, en réalité, des bryozoaires. Le Crag corallin correspondrait au diestien belge dans l'acception donnée à cette formation géologique par M. Vau den Broeck. M. Lorié rappelle les particularités présentées par le dépôt en Angle- terre et mentionne la présence, à la base de la couche, d'un bloc de porphyre rouge du poids de 250 kilogrammes et d'origine inconnue. L'hypothèse d'un transport par des glaces flottantes ne lui semble pas entièrement satisfaisante pour en rendre compte, et il suggère l'idée d'un transport dans les racines d'un arbre. La partie supérieure du Crag (') Cinq planches représentant cent douze figures. CXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE corallin, qui se distingue de la partie inférieure stratifiée horizontale- ment par sa stratification oblique et souvent entre-croisée, est mise en regard de la couche à bryozoaires de la porte de Borsbeek, près d'An- vers. M. Lorié résume alors ce que l'on sait du Crag rouge. En Angleterre et en Belgique, après la formation du Crag corallin et de son équivalent le diestien, « il y eut une période d'émersion pendant laquelle les fos- siles déjà enterrés furent mêlés avec des coquilles dont l'animal venait de mourir. Cette période fut caractérisée par une forte érosion, qui ne res- pecta que quelques vestiges du CoralUne crag et probablement du dies- tien, et par une couche de gravier en Belgique comparable aux blocs de calcaire corallin et de silex en Angleterre », que l'on trouve à la base du Crag rouge, blocs pesant parfois plusieurs tonnes et probablement trans- portés par des glaçons. Cherchant ce que nous apprennent les faunes pliocènes belge et anglaise, M. Lorié dit que la faune du CoralUne crag, comme celle da diestien, témoigne d'affinités plus grandes avec la faune de la Méditer- ranée que celle du Crag rouge. De part et d'autre, les espèces boréales ne tardent pas à devenir abondantes, ce qui s'explique par la difficulté de plus en plus grande des communications de la mer du Nord et de l'Atlan- tique, par suite de l'obstruction graduelle du Pas-de Calais. Les opinions émises par Wood, Jeffreys et M. Prestwich, sur l'impor- tance qu'il convient d'attribuer à la proportion des espèces vivantes dans une faune, attirent spécialement l'attention de l'auteur, qui ter- mine son exposé par une liste des principales coquilles caractéristiques des sables à Isocardia des sables à Fusus, du Crag corallin et du Crag rouge. La quatrième partie est consacrée à la comparaison des terrains plio- cènes des forages avec ceux de la Belgique et de l'Angleterre, ainsi qu'à la division des couches traversées. On trouve d'abord un tableau général des fossiles indiquant leur dis- tribution verticale et horizontale dans les couches fossilifères comprises entre 136 et 369 mètres pour Utrecht, 33 et 110 mètres pour Goes, et 96 et 182 mètres pour Gorkum, ainsi que leur répartition dans le dies- tien et le scaldisien pour les espèces rencontrées en Belgique, dans le Crag corallin, le Crag rouge et le dépôt glaciaire pour les espèces rencontrées en Angleterre, dans les mers du Nord et les mers du Sud pour les espèces vivantes. Nous ne suivrons pas l'auteur dans la discussion des matériaux mis en œuvre par lui, parce que ce chapitre mérite une étude approfondie, hors de propo.-tion avec le cadre d'une simple notice bibliographique, et BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1885 CXXI nous passerons Ji la récapitulation par laquelle M. Lorié termine son inté- ressant travail. Nous ne pouvons, toutefois, omettre de signaler que le Fîisus contra- Q'ivs et la Nucula Cohhodiae auraient fait leur apparition plus tôt en Hollande qu'en Belgique et en Angleterre, et que certains dépôts trouvés à Gorkum pourront être interprétés « en faveur de l'origine fluviatile d'au moins une paitie du « Zanddiluvium » . Voici maintenant les conclusions de M. Lorié. A Goes, le pliocène a été traversé en entier et repose sur l'argile rupe- lienne. Les alluvions modernes ont 8 mètres d'épaisseur. Le « Zanddilu- vium » s'étend de 8 mètres à 33 ou 39 mètres ; le scaldisien de 33 ou 39 jusqu'à 60 ou 62 mètres, et le diestien, enfin, depuis 60 ou 62 jusqu'à 97 mètres. « Une démarcation nette entre le tertiaire et le quaternaire ne se laisse point tracer à Goes. » A Utrecht, sous une couche alluviale de 5 mètres, M. Lorié trouve le quaternaire extrêmement épais, présentant à la base, à 155 mètres de profondeur, un fragment de granit, puis le scaldisien, de 160 à 242 mètres de profondeur, enfin, le diestien, de 242 à 369 mètres, rencontré sur une épaisseur de 125 mètres sans avoir été traversé. Certaines différences ou alternances constatées dans les sédiments qui constituent ces couches sont attribuées par M. Lorié aux variations de l'embou- chure d'une rivière ou à l'apport d'une rivière différente qui se jetait dans un delta. A Gorkum, il reconnaît les divisions suivantes : 12 mètres de dépôts récents, puis 80 mètres de dépôts quaternaires présentant à leur base, depuis 92 mètres jusqu'à 120 mètres, une couche avec faune d'eau douce, enfin le scaldisien de 120 à 182 mètres, niveau oii sa base n'était pas encore atteinte. En résumé, le scaldisien s'épaissit depuis Anvers dans la direction du nord-ouest vers Goes, mais surtout dans celle du nord vers Utrecht. « Comme le diestien repose à Goes sur le rupelien, celui-ci doit avoir été à sec pendant une longue durée de temps et l'étendue du mouvement vertical du sol y est probablement en proportion directe avec l'épaisseur des couches. L'axe horizontal de ce mouvement ne se trouve probable- ment pas loin d'Anvers, et a une direction de l'est à l'ouest on plutôt de l'est-sud-est à l'ouest-nord-ouest. L'affaissement du sol s'est encore continué pendant la période quaternaire, le moins à Goes, davantage à Gorkum, et le plus à Utrecht. » Ce que nous venons de dire de l'ouvrage de notre savant confrère néerlandais témoigne suffisamment du haut intérêt que présentent ses recherches pour qu'il soit nécessaire d'insister à ce sujet. Nous ne pouvons GXXIl SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE qu'en recommander l'étude à tous ceux qui ont k cœur les progrès de la géologie en Belgique. , Si toutes les difficultés ne sont pas encore résolues, si, en de certains points même, il y des nuances entre sa manière de voir et la nôtre, il n'en est pas moins vrai qu'avec de pareils matériaux d'étude, les problèmes ne pourront tarder à être élucidés. Félicitons-nous donc de voir un géo- logue comme M. le D' Lorié travailler pour éclairer d'un jour nouveau l'histoire de ce qu'il faudra peut-être nommer collectivement notre ter- tiaire et notre quaternaire, car le patrimoine géologique, plus on en scrute l'origine, plus il se trouve être commun aux habitants d'en-deçà et d'au-delà de la frontière. M. Pelseneer annonce qu'il est chargé, par la direction des publications du Challenger, de faire le travail sur l'anatomie des ptéropodes et sur les ptéropodes gymnosomes recueillis par l'expédition du Challenger. Comme ces animaux ont été peu étudiés jusqu'ici et que M. Pelseneer ne possède, par conséquent, que peu de matériaux de comparaison, il prie ceux de ses collègues qui posséderaient des ptéropodes en alcool de bien vouloir les lui communiquer La séance est levée à 5 heures. II BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE LISTE DES OUVRAGES DEPOSES A LA BIBLIOTHÈQrE DE LA SOCIÉTÉ PENDANT L'ANNÉE 1885 (Les ouvrages dont le format n'est pas indiqué sont in-8'.) 4'«' » AcADEMiA Nacional DE CiENCiAS EXACTAS EN CoRDOBA. — Boletin. Tomo VI, entrcga 4. Tomo VII, entrega 1-4. Tomo VIII, entrega 4. Buenos-Aires, 1884-1885. — Actas. Tomo V, entrega 2. Buenos-Aires, 1884. Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon, — Mémoires. Année 1883. Besançon, 1884, planches. Académie d'Hippone. — Bulletin, u°i9. Idem, supplément. Idem, n» 20, fasc. 2-4. Bône, 1884-1885, carte et planches. Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. — Bulletin. Tome XXIX, n»' 2-4. Tome XXX, n» 1. Saint-Pétersbourg, 1884-1885, in-4". — Mémoires. Tome XXXII, n^' 9-12. Saint-Pétersbourg, 1884, in-4o. Académie Nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen. -— Mémoires, 1884. Caen, 1884. Académie Rq-yale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. — Bulletin, 53e année, 3« série, tome VIII, n° 12. Idem, 54« année, 3« série, tome IX, n»« 1-6. Idem, 54« année, 3« série, tome X, n°' 7-11. Bruxelles, 1884-1885, planches. — Annuaire. 51e année, 1885. Idem, 52» année, 1886. Bru.xellcs, 1885-1886, gravures . Accademia d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. — Memorie. Volume LXl délia série III, fasc. 1-2. Verona, 1884, planches. Accademia Gioenia di Scienze naturali in Catania. — Atti. Série terza. Tomo XVIII. Catania, 1885, planches. Accademia Pontificia de' Nuovi Lixcei. — Atti. Anno XXXVI, sessione8-9. Idem. Anno XXXVII, sessione 1. Idem. Anno XXXVIII, sessione5-7 (1885). Roma, 1884-1885, in-4°, planches. 9 CXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE AcADEMY OF Naturâl SCIENCES OF Philadelphia. — Proceedings, 1884, part III. Idem, 1885, part III. Philadelphia, 1884-1885, planches. Anonyme. — La Question de la carte géologique. A propos de la brochure intitulée : la Vérité sur la carte géologique de la Belgique. Bruxelles, 1885, brochure. AsiATic Society of Bengal. — Proceedings, 1884, n°' 8-11. Idem, 1885, n»» 1-8. Calcutta, 1884-1885. — Journal. Vol. LU (ncw séries), pari II, 1883. Idem. Vol. LUI (nevv séries), part II, n» 2, 1885. Idem. Vol. LIV, part II, n°' 1-2. Calcutta, 1884-1885, planches. Ateneo di Brescia. — Commcntari per l'anno 1884. Idem per l'anno 1885. Brescia, 1884-1885. — Prodromi délia faunistica Bresciana. Brescia, 1884. AusTRALiAN MusEUM OF SvDNEY. — Report ofihe trustées for 1884. Sydney, 1885, in-4». Belfast Natural History and Philosophigal Society. — Report and Proceedings for the sessions 1871-1872 to 1873-1877. Idem, 1884-1885. Belfast, 1873-1885, planches. Boston Society of Natural History. — Memoirs. Vol. III, number 8-10. Boston, 1884, in-4°, planches. — Proceedings. Vol. XXII, part II-III. Boston, 1883-1884, planches. Brookville Society of Natural History. — Bulletin n» 1. Richmond, 1885. Bulletin Scientifique du Département du Nord. — 6* année, n°' 11-12, Idem. 7» et 8« années, n»« 1-10. Paris, 1883-1885. California Academy of Sciences. — Bulletin 1885, n«' 2-3. San-Francisco, 1885, planches. California State Mining Bureau (San-Francisco). — Annual Report. Fifih. Sacramento, 1885, planches. Chaper, m. — Description de quelques espèces et genres nouveaux de coquilles vivantes de diverses provenances. Extrait du BuUetin de la Société géologique de France, Tome X, 1885. Cincinnati Society of Natural Sciences. — Journal. Vol. VU, n° 4. Idem. Vol. VIII, n*' 1-3. Cincinnati, 1885, planches. CoGELS, P. — {Vide : van Ertborn, 0.). Collett, R. — Thynmis thunnina, Cuv., og Fierasfcr dentatus. 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Tome Xll, Mémoires. 1835. — Compte rendu de la session extraordinaire de la Société Géologique de Belgique à Audenarde, Renaix, Flobecq et Tournai, les 14, 15, 16 et 17 août 1884. Liège, 1885, brochure. — Compte rendu des excursions de la Société Royale Malacologique de Belgique, à Audenarde, Renaix, Flobecq et Tournai, du 14 au 17 août 1884. Bruxelles, 1885, brochure, — La Vérité sur la carte géologique de la Belgique, par un géologue. Bruxelles, 1885, brochure. — Note succincte sur l'excursion de la Société Géologique de Belgique à Spa, Stavelot et Lammersdorf, en août-septembre 1885. Extrait des Mémoires de la Société Royale Malacologique de Belgique. Tome XX, 1835. — Quelques mots sur le grand bloc erratique d'Oudenbosch, près de Bréda,et sur le dépôt des roches granitiques Scandinaves découvert diuis la région. Extrait des Mémoires de la Société Royale Malacologique de Belgique. Tome XX, 1885. — Note sur les relations qui existent entre le levé géologique de la planchette de Bruxelles, par M. A. Rutot, et celui de la feuille de Flobecq, par É. Delvaux. Extrait des Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome XII. BuUetin, 1885. Den Norske Nordhavs Expédition 1876-1878. — XII. Zoology (Pennalulida). XIII. Idem (Spongiadae). XIV. Idem (Cruslacea). MI, Christiania, 1885, in-i", planches. CXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Department of Geology and Natural History of Indiana. — Annual Report. Foorleeuih annual report, 1884. Indianopolis, 1885, planches. Deutsche Geologische Gesellschaft. — Zeitschrift. XXXVI. Band, 3.4. Heft. Idem. XXXVII. Band, 1.-3. Heft. Berlin, 1884-1885, planches. Deustche Gesellschaft fur natur und Volkerkunde Ostasiëns. — Milthcilungen. IV. Band, 32. Heft. Idem. IV. Band, 33. Heft. Yokohama, 1883, in-4°, planches. Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. — Jahrbiicher. Zwôlfler Jahrgang, 1886, 1.-4. Heft. Frankfurt-a/M., 1885, planches. — Nachrichlsblalt. Siebzehnter Jahrgang, 1886, n"' 1-12. Frankfurt-a/M., 1885. De Sélys Longchamps (le baron). — Encouragements aux sociétés scientifiques. Discours prononcés au Sénat, les 22 et 25 avril 1884,pendant la discussion du budget de l'Intérieur. Liège, 188î, brochure. Dewalque, g, — Compte rendu de la session extraordinaire de la Société Géologique de Belgique, tenue à Liège, les 26, 27 et 28 août 1883. Liège, 1884, brochure. — Société Géologique de Belgique. Rapports annuels, 1874-1883. Liège, 1884, 1 volume. — Stries glaciaires dans la vallée de l'Amblôve. Filons granitiques et poudingues de Lammersdorf. Liège, 1885, brochure. _ Sur la terminaison N.-E. du massif cambrien de Stavelot. Extrait des Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome XI. Bulletin. — Quelques observations au sujet de la note de M. É. Dupont sur le poudingue de Wéris. 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Extrait. Service de la Carte géologique du Royaume. — Carte et texte. Feuille de Modave. Idem. Feuille de Virton. Idem, Feuille de Ructte, planche et figures dans le texte. Idem. Feuille de Lamorleau. Idem. Feuille de Landen. Idem. Feuille de Saint-Trond. Idem. Feuille de Hoers. SociEDAD CiENTiFicA Argentina. — Anales. Tomo XVIII, entrega 6. Idem. Tomo XIX, entrega 1-6. Buenos-Aires, •1884-1835, planches. Sociedad Esi'Anola de IIistoria NATURiVL. — Anales. Tomo XIII, cuadcrno 3. Idem. Tomo XIV, cuaderno 1-2. Madrid, 1884-1885, planches. SociETA Di Letture e Convtîrsazioni Scientifiche di Genova. — Giornale. Anno IX, fasc. 1-6. Suppléments aux fascicules 4-5 et 6. Genova, 1884. SociETA DEI Naturalisti DI MoDENA — Atti-Rcddiconti. Série III. Vol. VI. Idem. Vol. VII. Modena, 1883-1885. — • Atti-Memorie. Série III. Tomo II. Anno XVII. Idem. Tomo lîl. Anno XVIII. Modena, 1883-1884, planches. SociETA Entomologica Italiana. — Rullcttino. Anno sedicesimo. Trimestri 3-i. Idem. Anno diciassetlesimo. Tiimestri 1-4. Fircnzo, 1885. — Atli. Anno 1884. Firenze, 1885. SoctETA Italiana di Scienze Naturali. — Atti. Vol. XV, fasc. 3, fogli 10-12. Idem. Vol. XX, fasc. 1-2. Idem. Vol. XXI, fasc. 1-2. Idem. Vol, XXVII, fasc. 1-4. Milano, 1872-1885. SociETA Malacologica Italiana. — Bullellino. Vol. X, 1884, fogli 9-19. Idem. Vol. XI, 1885, fogli 1-7. Pisa, 1885. SociETA ToscANA DI SciENZE Naturali. — Atti (Proccssi verbali). Vol. IV, 1884. (Séances de juin 1884 à mai 1885.) Pisa, 1884-1885. — Memorie. Vol. IV, fasc. 3. Idem. Vol. VI, f^sc, 2. Pisa, 1885, planches et figures. — X°Anniversario. Pisa, 1885. SociETA Veneto-Trentina di Scienze Naturali. — Atli. Anno 1884. Vol. IX, fasc. 1. Padova, 1884, planches. — Bullettino. Tomo IH. Padova, 1885. Societas pro Fauna et Flora Fennica. — Meddelanden. Elfte Hiiftet. Hclsingsfors, 1885. Soctetas Scientiarum Fennica. — Acta. Tomus XIV. Helsingfors, 1885, in-4°, planches. Société Académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer. — Bulletin. Tome III, livraisons 6-7. Idem. Tome IV, livraisons 1-2. Boulogne-sur-Mer, 1884-1885. Société Académique Franco-Hispano-Portugaise de Toulouse. — Bulletin. Tome V, n"^ 3-4. Idem. Tome VI, n° 1. Toulouse, 1884-1885. — Annuaire. Année 1884-1885. Toulouse, 1885. Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. — XXII^XXVI« et XXVlle volumes. Perpignan, 1876-1885, planches. Société Archéologique, Historique et Scientifique de Soissons. — Bulletin. 2» série, tome XII. Idem. Tome XIII. Soissons, 1881-1882, BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE GXXXVU Société Belge de MicuoscoriE. — Bullclin. M« année, n^^ 3-11. Idem. 12« année, n° I. Bruxelles, 1885. — Annales. Tome X, année 1883-188i. Bruxelles, ■1885. Société Botanique de L\on. — Annales. H» année, 1883. Lyon, 1884. — Bulletin mensuel. 2"^ séné, noM-12. Bulletin trimeslriel. 3« année, n°' 1-3 Lyon, 1884-1885, planches. Société Centrale d'Agriculture de Belgique. — Journal. 32^ année. Décembre 1884, novembre 1835. Bruxelles, 1884-1885. Société Chorale et Littéraire des Mélophiles de Hasselt. — Bulletin. Section littéraire. XX'-' volume. Idem. XXI« volume. Hasselt, 1883-18S4. Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Var, — Bulletin. 7« série, tome VI, 5« et G« livraisons. Idem. Tome VI!, !''« et 3« livraisons. Draguignan, 188^-1885. Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. — Annales, 5^ série, tome VI, 1883. Lyon, 1884. Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. — Mémoires. Tome XXV, n°= 1-3, 1884-1883. Orléans, 1885. Société de Borda, a Dax. — Bulletin. 9« année (1884), 4« trimestre. Idem. 10^ année (1885), 1", 2«, 3«et 4« trimestres. Dax, 1884-1885, planches. Société d'Études des Sciences naturelles de Nîmes. — Bulletin. 2« année, n"' 1, 3-4. Idem. 3« année, n'^ 2-4. Idem, i" année, n° 1. Idem. 5* année, n" 1 . Idem. 7« année, n° 5. Idem. 10« année, n°' 6-7. Idem. 12« année, n°» 8-12. Idem. 13* année, n»s 1-3. Nîmes, 1874-1885. Société d'Études Scientifiques de Paris. — Bulletin. 7« année (1884), 2« semestre. Idem. 8« année (1885), l^-^ semestre. Paris, 1885. Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. — Bulletin. £*^ série, 19° année, 188Î. !«' semestre. Idem. 2Û« année, 188i, 2« semestre. Rouen, 1884-1885, Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie. — Mémoires. Tome IX, fasc. 1-2. Odessa, 1884-1885, planches. Société des Naturalistes Dinantais. — Bulletin. Année 1884-1885. Dinant, 1885. Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. — Mémoires. 4« série. Tome VIII. Mons, 1885. Société DES Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. — Bulletin. Année 1884. 38e volume, 8^ de la 3^ série. Idem, Année 1885, 39« volume. 9« de la 3^ série, Auxerre, 1885, carte. Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. — Bulletin, l^'s année, 1864, Semur, 1865, planches. Société des Sciences naturelles de la Charente-Inférieure — Annales, 1883, n° 20. LaRocheHe, 1884, Société des Sciences naturelles de Neuchatel. — Bulletin. Tome XIV. Neucliatel, 1884, planches . Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques de l'Algérie. — Bulletin. 21« année, 1884. Alger, 1885. Société d'histoire naturelle de Metz. — Bulletin. 16« cahier, 2^ série. Metz, 1884. CXXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. — Annales. 2« série, tome XV[, n»" 5-6. Idem. Tome XVII, n"» 2-S. Montpellier, 1884-1885. Société Entomologique de Belgique. —Annales. Tomes I- VIII. Idem. Tome XXIX. 1885. Bruxelles, 1857-1885, planches. — Compte rendu. Série III. Séances de décembre 1884 à octobre 1885. Bruxelles, 1885. Société Géologique de Belgique. — Annales. Tome X, 1882-1883. Idem. Tome XI, 1883- 1884. Idem. Tome XII, 1884-1885. Liège 1883-1885, planches. — Pétition adressée aux Chambres législatives contre l'organisation actuelle du service de la carte géologique de Belgique. Liège, 1884. Société Géologique de France. — Bulletin. 3» série, tome XI, 1883, n°3-4. Idem. Tome XII, n° 8-9. Idem. Tome XHI, n»» 1-9. Paris, 1882-1885, planches. Société Géologique du Nord. — Annales. Tome XII (1884-1885), livraisons 1-4. Lille, 1885, planches. Société Hollandaise des Sciences, a Harlem. — Archives néerlandaises. Tome XIX, 4«-5« livraisons. Idem. Tome XX, l^-S* livraisons. Harlem, 1884-1885, planches. Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin. Année 1884, n°' 2-3. Moscou, 1884-1885, planches. Société Linnéenne de Bordeaux. — Actes. Vol. XXXVII, 4« série, tome VII. Bordeaux, 1883, planches. Société Linnéknne de Lyon. — Annales. Année 1883. (Nouvelle série.) Tome XXX. Lyon, 1884, planches. Société Linnéenne du Nord de la France. — Bulletin mensuel. Tome VI, M» année, n-» 123-1 2(). Idem. 12« année, n"» 127-1.38. Amiens, 1882-1883. Société Nationale des Sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg. — Mémoires. Tome XXIV. 3« série, tome IV. Cherbourg, 1884, planches. Société Royale Belge de Géographie. — Bulletin. 8^ année, 188 ?•, n» 6. Idem. 9* année, 1885, n»» 1-5, cartes. Société Royale de Botanique de Belgique. — Bulletin. Tome XIII, 1884. Idem. Tome XIV, 1885, fasc. 1. Bruxelles, 1884-1885. — Comptes rendus. Tome XXIV, 1885. Séances de janvier-avril, de mai-novembre. Bruxelles, 1885. Société Royale des Sciences de Liège, — Mémoires. 2^ série. TomeXlL Bruxelles, 1885. Société Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — Journal. 41* année, 41 e volume, janvier-décembre 1885. Bruxelles, 1885. Société Royale Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin. Tome XII, 4«-G« livraisons. Idem. Tome XHI, l«-'Miv:aisons. Bruxelles, 1885. Société Scientifique et Industrielle de Marseille. — Bulletin. Année 1882, 4» trimestre. Idem. Année 1884. Procès-verbaux. Idem. Année 1885, 1" U-imestre. Marseille, 1882-1885, planches. Société Scientifique et Littéraire du Limboirg. — Bulletin. Tome XVL Tongres, 1884. Société Vaudoise des Sciences naturelles. — Bulletin. 2« série, volume XX, n° 91. Idem. Vol. XXI, n" 92. Lausanne, 1885, planches. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXXIX Société Zoologique de France. — Bulletin. 4'« année, 4*-6« parties. Idem. 2« année, "2* volume. Idem. 3« année, 3« volume. Idem. 9* année, 1884, 5»-6" parties. Idem. Kl» année, 1885, i^-S» parties. Paris, 1876-188.'}, planches. Tromsoe Muséums Yirksomhed. — Deretning i Aarcl 1879. Tromsœ, 1880. — Aarsberetning for 1880-1884. Tromsœ, 1881-1885. — Aarshefler I-VIII. Tromsœ, 1878-188o. Ibaghs, C. — Catalogue des collections géologiques, paléontologiques et d'archéologie préhistorique du Musée Ubaghs,à Maestrichl, rue des Blanchisseurs, n° 2384. Liège, 1885, brochure. — Catalogus collectionis palseontologic* in agro Aquisgranensi, collecta a doctore med. M. H. De Bey. Aquisgrani, 1885, brochure. United States of Ajierica. Department of Agriculture. — Report of thc Commis- sioncr of Agriculture for ihe ycar 1883. Idem for Ihc year 1884. Wasliinglon, 1883-1884,"" planches. United States of America. Department of the Interior. — Report of the United States Geological Survey of the Tenilories. Vol. VIH. Wasliinglon, 1883, in-4°, planches. — Third annual Report of thc United States Geological Survey of thc Secretary of ih'i Interior, 1881-1882. Washington, 1883, in-4°, planches. — Geological and Geographical Survey. Minerai Resources of the United States. Washington, 1883. — Monographs of the United States Geological Survey. Vol. IIl-IV. Washington, 1882-1883, in-4«, planches. — United Slales Geological Survey. Bulletin, n»= 2-6. Washington, 1 883-188 i. — United States Geological Survey. Atlas to accompagny ihe Geology of the Comstock Sodé, etc. Washington, 1882, in-plano. — United States Geological Survey. The Copper-Bearing Rocks of Lac Superior. Vol. V. Washington, 1883 {]'ide : Monographs), in-i®, planches. — Report of ihe United Siates Geological Survey of Territories. Vol. VII. Washington, 188 i-, in-4*>, planclics. — United Siates Geological Survey, Monographs. Vol. VII. Silver Lead Deposits of Eurêka Nevada. Washington, 188i, in-4°, planches. Université de Liège. Association des Élèves des Écoles spéciales. — Rapport annuel présentée l'assemblée générale du 8 novembre 1885. Liège, 1885. Universitatis Ludensis. — Acta. Tome XIX, 1882-1883. Idem. Tome XX, 1883-1884. Lund, 1882-1884, in-4°. — AccessioDs-Katalog. 1883-1884. Lund, 1885. Van den Broeck, E. ~ Quelques mots au sujet des barques trouvées à Anvers. Extrait dos Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome XII, 1885. — Nouvelles controverses relatives aux erreurs d'interprétation au point de vue géologique de MM van Erlboin et Cogels. Réponse et réplique. Extrait du Bulletin de la Société Royale Malacologique de Belgique. Tome XX, 18S5. — {Vide : RUTOT, A.) Van Ertborn, 0. et Cogels, P. — Note sur les conséquences de certaines erreurs d'inter- prétation au point de vue géologique. Extrait du Bulletin delà Société Royale Malacologique de Belgique. Tome XX, 1885. CXL • SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Verein der Freunde der Naturgeschichte in Mecklenburg. -— Archiv. Heft i. Idem. Heft 7-8. Idem. Heft 12-19. Idem. Heft 25-26. Idem. 38. Jahrgang (1884)- Neubrandenburg-u. Giistrow, 1S47-1884, planches. Verein der Naturfreunde in Reichenburg. — Miitheilungen. Sechzehnter Jahrgang. Reichenburg, 1885. Verein fur Naturkunde zu Zwickau. — Jahresbeiichte 1884. Zwickau, 1885, planches. Verein fur Naturwissensgh.'iftliche Unterhaltung. — Verhandlungen 1878-1882. V. Band. Hamburg, 1883, planches. Verein fur Vaterl.endische Naturkunde in Wurtemberg. — Jahreshefie- Einundvierzig- stcr Jahrgang. Stuttgard, 1885, planches et atlas. Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. — Schrificn. Vierundzwanzigsler Band. Vereinsjahr 1883-1884. Wien, 1884, figures. ViDENSKABS Selskabet I CHRISTIANIA. — Fôrhandlingcr 1884. Christiania, 1885, planches. Von Koenen, A. — Comparaison des couches de l'oligocène supérieur et du miocène de l'Allemagne septentrionale avec celles delà Belgique. Liège, 1885, brochure. — Ueber Dislokalioncn westlich und sudwestlich von Harz. Extrait du Jahrbuch der Koniglich, Preu?sischen Geologischen Landesanstalt far 1884. West American Scientist (the). — Vol. I, n"" 2-1 1 . San-Diego, 1885. Westfalischer Provinzial- Verein f'ùr Wissenschaft und Kunst. — Dreizehnler Jahresbcricht, 1884. Munster, 1885. Wissenschaftlicher Club in Wien. — Monatsblâtter. I. Jahrgang, n"' 5-11. 1880. Idem. VI. Jahrgang, n"» 4-lS. Idem. VII. Jahrgang n»» 1-3. Wien, 1880-1885. — Ausscrordenlliche Beilage zu den Monatsblâttern. N°' 4-12, VI. Jahrgang. Idem. N°» 1-3. VII. Jahrgang. Wien, 1885. — Jahresbericht 1876-1877. Idem. II. Vereinsjahr 1877-1878. Idem. III. Vereins- jahr 1878-1879. Idem. IV. Vereinsjahr 1879-1880. Wien, 1878-1880. WoODWARD, H . — Récent and fossil Pleurolomariae. Extrait du Geological Magazine. Octobre 1885. Wright, B. — A Catalogue raisonné of the natural history ethnological spécimens and curiositics collected by Lady Brassey. London, 1885, figures. ZooiOGiCAL Society of London. — Procecdings of the scicntific meetings of the Zoological Society of London for the year 1884, part. I. Idem, part. IV. Idem, for the year 1885, part. I-III. London, 1884-1885, planches. III COLLECTIONS MALACOLOGIQUES 10 DONS REÇUS POUR LES COLLECTIONS MALAC0L0GIQUE8 DE LA SOCIÉTÉ PENDANT L'ANNÉE 1885 Les envois enregistrés en 4885 comprennent 334 numéros. I. — ESPÈCES VIVANTES Coquilles terrestres et fluviatiles de la Carinthie ; don de M. le D*" F. Ressmann. n. — ESPÈCES FOSSILES Coquilles fossiles du bassin de Paris ; don do M. M. Cossmann. IV INSTITUTIONS CORRESPONDANTES LISTE DES ACADÉMIES, INSTITUTS, SOCIÉTÉS SAVANTES. MUSÉES, REVUES ET JOURNAUX. ETC. EN RELATION D'ÉCHANGE DE PUBLICATIONS AVEC LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE AU 31 DÉCEMBRE 1885 (L'astérisque indique les institutions dont des publications ont été reçues pendant l'année. AFRIQUE Algérie Alger. — Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques d'Alger, BûNE. — Académie d'Hippone. Egypte Le Caire. — Institut égyptien. Ile de la Réunion iiInt-Denis. — Société des Sciences et Arts de l'île de la Réunion. Ile Maurice )RT-Louis. — Roval Societv of Arts and Sciences of Mauritius. AMÉRIQUE A.rgentine (République) ^lEXGS-AiRES. — Museo publico Id. — Sociedad Cienl "ORDOBA. — Academia nacional de Ciencias Id. — Sociedad Cienlifica Argenlina. l CXLVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Brésil Rio-de-Janeiro. — Museu Nacional de Rio de Janeiro. Id. — Observatoire Impérial de Rio de Janeiro. Canada Halifax. — Nova Scotian Inslitute of Natural Science. * Ottawa. — Geological and Natural History Survey of Canada. i^ * S'-JOHN. — Natural histoiy Society of New-Brunswick. ' États-Unis I ' Baltimore. — John's Hopkins University. Beloit. — Geological Survey of Wisconsin. Boston, Mass. — American Academy of Arts and Sciences. Id. — Boston Society of Natural History. Id. — Commonwealth of Massachusetts. Id. — Science record (Cassioo). *Brookville, Indiana. — The Brookville Society of Natural History. Buffalo, N.-Y. — Buffalo Society of Natural Sciences. * Cambridge, Mass. — Muséum of Comparative Zoology at Harvard Collège, Id. — Science. Chicago, III. — Academy of Sciences of Chicago. ; Cincinnati, Ohio. — Natural History Society of Cincinnati. Dayenport. — Academy of Natural Sciences. Détroit, Mich. — Geological Survey of Michigan. Frankfort, Kent. — Geological Survey of Kenlucky. Indianapolis. — Geological Survey of Indiana. MA'asoN. — Wisconsin Academy of Sciences, Arts and Letters. Malden. — The Editor of Science Record, M.-K. Kingsley. Milwaukee, Wisc. — Naturhistorischer Verein von Wisconsin in Mihvaukee. * Minneapolis. — Minnesota Academy of Natural Sciences. MoNTGOMERY. — Gcological Survey of Alabama. New-Haven, Conn. — Connccticut Academy of Arts and Sciences. New-York, N.Y. — Lyceum of Natural History. ' Philadelphie, Penns. — Academy of Natural Sciences of Philadelphia. Id. — Gcological Survey of Pennsylvania . Id. — The American Naturalists" Journal. PORTLAND, Maine. — Portland Society of Natural History. Saint-Louis, Miss. — Academy of Natural Sciences of Saint-Louis. Id. — Gcological Survey of the State of Missouri. * Salem, Mass. — Essex Instilute. Id. — Peabody Academy of Sciences. *San-Diego, Calif. — The West-AmeneanScienti8t(C. R. Orcutt). * San-Francisco, Cal. — California Academy of Natural Sciences. Id. — California State Mining Bureau. Washington, D. C. — Smiihsonian Institution. Id. — United States of America. Department of Agriculture. Id. — United Statos of America. Department of the Interior. Geological and Geographical Survey of the Territories. INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXLIX * Washington, D. C. — United Stalcs of America. Geological Survey. Id. United States of America. War Department. Mexique Mexico. — Musco Nacional de Mexico. ASIE lade anglaise ' Calcutta, — Asiatic Society of Bengal. Id. — Geological Survey of India. Id. — Indian Muséum. •lapon * ToKio. — Deutsche Gesellschaft fur Nalur- und Volkerkunde Ûst-Asiens. EUROPE A.lleniagne AUGSBOURG. — Naturhistorischer Verein in Augsburg. Berlin. — Deutsche geologische Gesellschaft. * Id. _ Kônigliche Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin. Bonn. — Archiv fur Naturgesciiichte, * Brème. — Naturwissenschafilicher Verein zu Bremen. * Breslau. — Schlesische Gesellschaft fur vaterlândische Cultur. Brlnswick. — Verein fur Naturvvissenschaft zu Braunschweig. Cassel. — Verein fur Naturkunde. Chemnitz. — Nalurwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. Colmar. — Société d'Histoire naturelle de Colmar. Darmstadt. — Verein fur Erdkunde und verwandte Wissenchaflen . * Dresde. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. Elberfeld. — Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. * Francfort-sur-le-Mein. — Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. GiESSEN. — Oberhcssische Gesellschaft fiir Natur- und Heilkunde. Greifswald. — Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und Riigen, * GiiSTROW. — Verein der Freunde der Naturgeschichte in Meklenburg. Halle. — Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinische deutsche Akademie der Naturforscher. Id. — Verein fiir Erdkunde. Hambourg. — Muséum Godeffroy. Id. — Verein fiir Nalurwissenschaftliche Unterhaltung. Hanau. — Wetterauische Gesellschaft fiir die gosainmte Naturkunde zu Hanau. Heidelberg. — Naturhistorisch-Medizinischer Verein. * Inspruck. — Nalurwissenschaftliche medizinische Vereia in Innsbruck. Karlsruhe. — Naturwissenschaftlicher Verein in Karisruhe. * Kiel. — Naturwissenschaftlicher Verein fiir Schleswig-Holstein. Konigsberg. — Kônigliche Physikalisch-OEkonomische Gesellschaft. Leipzig. — Zoologischer Anzciger. CL SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ' Metz. — Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz, lu, — Société d'Histoire naturelle de la Moselle. * Munich. — Kaiserlich-Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Mùnchen. * Munster. — Westfâlischer Provinzial-Verein fiir Wissenschaft und Kunst. * Nuremberg. — Naturhistorische Gesellschaft zu Nûrnberg. * Offenbach-sur-le-Mein. — Offenbacher Verein fiir Naturkunde. Ratisbonne. — Zoologisch-inineralogischer Verein zu Regensburg. * SoNDERSHAUSEN. — Botanischcr Vcrcin « Irmischia » fiir das nijrdliche Thiiringen. * Stuttgart. — Verein fiir vaterlandische Naturkunde in Wiirtteniberg. * V^iESBADE. — Nassauischer Verein fiir Naturkunde. * ZwicKAU. — Verein fiir Naturkunde. Angleterre Belfast. — Natural History and Philosophical Society. Croydon . — Croydon Microscopical and Natural History Club . Dublin. — Royal geological Society of Ireland. Id. — Royal Irisli Academy. " Glasgow. — Natural History Society of Glasgow, Leeds. — The Quarterly Journal of Conchology. lu. — Yorkshire Naturalists' Union. * Londres, — Geological Society of London. Id. — Geological Survey ofthe United Kingdom. Id. — Linnean Society of London. Id. — Royal Microscopical Society. Id. — Royal Society of London. Id. — Zoological Society of London. ' Manchester. — Manchester Geological Society. Newcastle-upon-Tyne. — Natural History Society of Northumberland and Durham. NoRWiCH. — Norfolk and Noiwich Naturalists' Society. Id. — Norwich Geological Society. Penzance, — Roval Geological Societv of Cornwall, 'o* Autrlelie-Hongrle * Agram. — Jugoslavenska Akademija Znanosti i Umjetnosti. " Bistritz. — Gewcrbcschule. ' Brunn. — Naturforschender Verein in Briinn. Budapest. — Kirâlyi Magyar Tennészcttudomânyi Târsulat, Id. — Mag^'ar Kirâlyi Fôldtani intczet igazgatôsiiga. Id. — Magyar Nemzeti Muzeu m. Id. — Magyarhoni Kôldtani Târsulal. Gratz. — Naturwissenschaftlichcr Verein fur Steiermark. Hermannstadt. — Sicbi'nbiirgischer Verein fur Nalurwissenschaften. Klagenfurt. — Natuihistorischcs Landes Muséum von Karnthen. * LiNZ. — Jluseuni Francisco-Carolinum. * Reichenburg. — Verein der Naturfreunde in Reichenburg. Triëste. — Socictà Adiiatica di Scienzo Naturali. Vienne. — Kaiscrliche Akademie der Wissenschaften. ' Id. — Kaiserlich-Konigliche Geologische Reichsanslalt. INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CLI * Vienne. — KaiseiHche-Konigliche Zoologisch-Bolanische Gescllschafi in Wien. Id. — Verein zur Veibreitung Naturwissenschafllicher Kcnnlnisse in Wien. Id. — Wisscnschaftiicher Club. Belgique Ari.on. — Institut Archéologique du Luxembourg. Bruxelles. — Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. In. — Ligue de l'Enseignement. Id. — Mouvement Industriel belge. Id. — Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique. Id. — Observatoire Royal. Id. — Service de la carte géologique de la Belgique. Id. — Société belge de Microscopie. Id. — Société centrale d'Agriculture de Belgique. Id. — Société Entomologiquc de Belgique. Id. — Société Royale belge de Géographie. Id. — Société Royale de Botanique de Belgique. Id. — Société Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. Id. — Société Royale Linnéenne de Bruxelles. Id. — Société Scientifique de Bruxelles. Id. — Université libre de Bruxelles. Charleroi. — Société Paléontologiquc et Archéologique de l'arrondissement de Charleroi. 'Dînant. — Société des Naturalistes dinanlais. * Gand. — Natuurwctenschappelijk Geaootscliap van Cent. * Hasselt. — Société chorale et littéraire des Mélophiles de Rassoit. ' Liège. — Association des élèves des écoles spéciales de l'Université de Liège. Id. — Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique. Id. — Société Géologique de Belgique. Id. — Société libre d'Émulation de Liège. Id. — Société Médico-Chirurgicale de Liège. Id. — Société Royale des Sciences de Liège. * MoNS. — Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. Namur. — Société Archéologique de Namur. * TONGRES. — Société scientifique et littéraire du Limbourg. Danemark. Copenhague. — Natnrhistorisk Forening i Kjôbenhavn. Kspagne Madrid. — Academia de Ciencias. Id. — Comision dcl Mapa geolôgico de Espaiîa. Id. — Sociedad Espanola de Historia Natural. France Abbeyille. — Société d'Émulation d'Abbeville. " Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la Franco. Angers. — Société Académique de Maine-st-Loire. Id. — Société d'Études scientifiques d'Angers. CLH SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUK DE BELGIQUE * AuxERRE. — Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. Bayonne, — Société des Sciences et Arts de Bayonne. * Besançon. — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. Béziers. — Société d'Étude des Sciences naturelles. Bordeaux. — Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts. Id. — Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. Id. — Société Linnéenne de Bordeaux. * Boulogne-sur-Mer . — Société Académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer. * Caen. — Académie nationale des Sciences, Arts el Belles-Lettres. Id. — Société Linnéenne de Normandie. Chalons-sur-Marne. — Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne. ' Cherbourg. — Société nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. * Dax. — Société de Borda. Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon. * Draguignan. — Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Yar. La Rochelle. — Académie des Belles-Lettres, Sciences et .Arts de La Rochelle. * Lille, — Bulletin Scientifique, Historique et Littéraire du département du Nord et des pays voisins. * Id. — Société Géologique du Nord. ' Lyon, — Annales du Muséum. Id. — Association Lyonnaise des Amis des Sciences. Id. — Société Botanique de Lyon. Id. — Société d'Agriculture, Histoire naturelle el Arts utiles de Lyon. Id. — Société Linnéenne de Lyon. MÂcoN. — Académie de Màcon. Société des Sciences, Arts, Belles-Lettres et d'Agriculture. * Marseille . — Société Scientifique et Industrielle. Id. — Annales du Musée de Marseille. ' Montpellier. — Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. * Nancy. — Académie de Stanislas. * Nîmes. — Société d'Études des Sciences naturelles de Nîmes. * Orléans. — Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. * Paris. — Feuille des Jeunes Naturalistes. Id. — Institut de France. Académie des sciences. Id. — Journal de Conchyliologie. Id. — Société d'Études scientifiques de Paris. Id. — Société Géologique de France. Id. — Société Zoologique de France. * Perpignan. — Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. * Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. Saint-Brieuc. — Société d'Émulation des Côtes-du-Nord. * Semur. — Société des Sciences historiques et naturelles de Scmur. * Soisso.NS. — Société Archéologique, Historique <>t Scientifique. Toulon. — Société Académique du Var. * Toulouse — Sociéti'' Académique Franco-Hispano-Poilugaise. Tours. — Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belh-s-Letlros du département d'Indre- et-Loire. Verdun. — Société Philomatique de Verdun. INSTirUTlONS COUUESPOIS'DANTES CLllI Italie Bologne. — Reale Accadcmia dell' Insliluto di Bologna. * Brescia. — Atcneo di Brescia. * Catâne. — Accademia Giœiiia di Scionzc naturali in Calania . * Florence. — Società Entoniologica Italiana. Gènes. — Museo Civico di Storia naturale. * Id. — Società di Lelturc e Conversazioni scientilichc. * Milan. — Società Uaiiana di Scienze naturali. *iM0DÈNE. — Società dei Naluralisli in Modena. Naples. — Società di Scienze fisiche e naturali di Napoli. Id. — Zooiogische Station, * Padoue. — Società Venelo-Trentina di Scienze naturali. PalErme. — Accademia Palermilana di Scienze, Lettere ed Arti. Id. — Il Naturalista Siciliano. Id. — Società di Acclimazione e di Agricoltura in Sicilia. ' PiSE. — Società Malacologica Italiana. * Id. — Società Toscana di Scienze naturali. * Rome. — Accademia Ponlificia de' Nuovi Lincei. * Id. — Reale Accademia dei Lincei . * Id. — Reale Comilato Geologico Italiano. ^;ri~?r*>*p. ' Sienne. — Reale Accademia dei Fisiocritici di Siena. -'^t>.^' ^^^c >. Id . — Società Geologica Italiana. .^; * Turin. — Reale Accademia délie Scienze di Torino. '\ Venise. — Reale Istituto Venelo di Scienze, Lettere od Arti. ^ y , ^'j * VÉRONE. — Accademia d'Agricollura, Arti e Commercio di Vorona. / ^i Liuxembourg Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg, Kéerlande * Amsterdam. — Koninklijke Akadcmie van Wetenschappen te Amsterdam. Id. — Koninklijk Zoologisch Genootschap Nalura Artis Magislra. Groningue. — Academia Groningana. Id. — Natuurkundig Gcnoolschap te Groningen, Harlem. — Hollandsche Maatschappij dcr Wetenschappen te Haarlcm. Id. — ïeyler's Stichting. Leide. — Academia Lugduno-Batava. * Id. — iNederlandsche Dierkundige Verecniging. IVorvège * Christiania. — Den Norske Nordhavs-Expedition 1876- Î878. Id. — Kongelig Norsk Fredcricks-Universitel. Id. — Videnskabs-Selskâbeti Christiania. Drontheim. — Kongelig Norsk Vidcnskabs Selskab i Throndhjcm. * Tromsoe. — Tromsœ Muséum. CLIV SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE Portugal * Lisbonne. — Secçâo dos Trobalhos Geologicos de Portugal. Porto. — Sociedade de Instrucçao do Porto. Russie DoRPAT. — Dorpater Naturforscher Gesellschaft. Ekatherinenbourg. — Société Ouraliennc d'Amateurs des Sciences naturelles. * Helsingfors. — Finska Vetenskaps Societeten. Id. — Societas pro Fauna et Flora Fennica. * MiTAU. — Kurlandische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. Moscou. — Société impériale des Amis des Sciences naturelles, d'Anthropologie cl d'Ethnographie. * 1d. — Société impériale des Naturalistes de Moscou. * Odessa. — Société des naturalistes de la Nouvelle- Russie. * Riga. — Naturforschender Verein zu Riga. Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. Id. — Comité Géologique Russe. 1d, — Kaiserlisch-Russische mineralogische Gesellschaft. Suède GOTHEMBOURG. — Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhàllct i Goteborg. LuND. — Kongliga Fysiografiska Sallskapet i Lund. * Id. — Universitas Carolina Lundensis. Stockholm. — Konglig Swensk Vetenskaps Âkademie. Upsal. — Kongliga Vetenskaps Societeten. Suisse Aarau. — Argauische Naturforschende Gesellschaft zu Aarau. * Bale. — Naturforschende Gesellschaft zu Basel. * Berne. — Naturforschende Gesellschaft in Bern. Id. — Schvveizerische Gesellschaft fur die Gesammten Naturwissenschafien. * Coire. — Naturforschende Gesellschaft Graubiinden's zu Chur. * Genève. — Institut National Genevois. * Lausanne. — Société Vaudoise des Sciences naturelles. Neuchatel. — Société des Sciences naturelles de Neuchatel. * Saint-Gall. — S'-Gallische Naturwisscnschaftliche Gesellschaft. * ScHAFFHOUSE. — Schwcizcrische Entomologische Gesellschaft. * Schweizerische Naturforschende Gesellschaft. Zurich. — Naturforschende Gesellschaft. OCÉANIE ÏVouvelle-G ailes du Sud * Sydney. — Âustralian Muséum of Sydney. Id. — Department of Mines. * Id. — Linncan Society of New South Walcs. * Id. — Royal Society of New South Wales. LNSTITUTIONS CORRESPONDANTES GLV i%.uetralie. * Brisbane. — Royal Society of Queensland. IVouvelIe-Zêlaude AuKLAND. — Aukland Inslilutc. * Wellington. — Colonial Muscum and Geological Survey Department. Id. — New Zealand Instiiute. Xasmanie * HoBART-TowN. — Royal Society of Tasmania. Souscripteurs aux annales de ia Société Bruxelles. — Département de l'Agriculture, de l'Industrie cl des Travaux publics. Id. — Commission belge des échanges internationaux. Id. — Institut cartographique militaire. Id . — Librairie Manceaux . Londres. — British Muséum. V LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ 11 TABLEAU INDICATIF DES PRESIDENTS DE LA SOCIÉTÉ «*> DEPUIS SA FONDATION (L'astérisque indique les Pi"ésidents décédés.) 1863-1865. MM.* H. LAMBOTTE. 1865-1867. H. ADAN. 1867-1869. * le comte M. DE ROBIANO. 1869-1871. *J. COLBEAU. 1871-1873. *H. NYST. 1873-1875. G. DEWALQUE. 1875-1877. J. CROCQ. 1877-1879. A. BRIART. 1879-1881. J. CROCQ. 1881-1882. F, ROFFIAEN. 1882-1884. J. CROCQ. 1884-1886. P. COGELS. LISTE GÉNÉRALE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DÉ BELGIQUE AU 31 DÉCEMBRE 1885 (Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque.) Membres honoraires 1877. Bellardi, professeur Luigi. — Turin (Italie). 1880. Crosse, Hippolyte, directeur du journal de Conchyliologie. — Rue Tronchet, 25, Paris. 1880. Fischer, D' Paul, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle. — Rue Cuvier, 57, Paris. {Conchyliologie.) (1863)-1881. *F0L0GNE, Égide, architecte, trésorier de la Société Entomologique de Belgique. — Rue de Namur, 12, Bruxelles. 4863, FUNCK, N., directeur du Jardin Zoologique de Cologne, membre de diverses Sociétés savantes. — Cologne (Allemagne). 1870. Hammelrath, D"" Gustave, ancien directeur du Jardin Zoologique de Bruxelles, r— Paris. 1878. Hayden, F.-V., géologue des États-Unis— Washington D. C. 188i. Medlicott, Henry-Benedict, superintendant du Service géologique de l'Inde anglaise. — Calcutta (Inde Anglaise). 1878. Selwyn, Alfred-R.-C, directeur de la Commission géologique du Canada. — Saint- Gabriel Street, 7G, Montréal (Canada). (1864)-1872. Senoner, D' Adolf, membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — Landstrasse, Kieglergasse, 14, Vienne (Autriche). (18G7)-1870. Staes, Célestin, mombre do plusieurs Sociétés savantes. — Louvain. CLXH SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1884. WooDWARD, D'' Henry, conservateur de la section de géologie du Biitish Muséum, membre de la Société Royale. — Cromwell road, South Kensington, S, W. Londres. Domicile : 129, Beaufort street, Chelsea. — Londres, S. W. Membres correspondants 1867. BiELz, E.-Alb., inspecteur royal de l'enseignement, membre de diverses Sociétés savantes. — Hermannstadt, Transylvanie (Autriche). 1867. Brusina, Spiridione, conservateur du Musée national de zoologie, professeur à l'Université d'Agram, membre de diverses Sociétés savantes. — Agram, Croatie (Autriche). 1864. Canofari de Santa Vittoria, comte J. — Sora, Terra di Lavoro (Italie). 1864. Charlier, Alexandre, capitaine au long cours dans la marine belge. — Place Saint- Joseph, 15, Ostende. 1868. Chevrand, Antonio, D"" en médecine, etc. — Cantagallo (Brésil). 1864. D'Ancona, Cesare, D'' en sciences, aide-naturaliste au Musée royal d'histoire natu- relle, etc. — Florence (Italie). 1869. Erjavec, Francesco, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Gôrz (Autriche). 1878. Foresti, D"" Lodovico. — Hors la Porta Saragozza, n» 140-141, Bologne (Italie). 1876. Gaucher, Élie. — Chaussée d'Etterbeek, 12i, Bruxelles. (1868)-1880. Gentiluomo, D^ Cammillo, conseiTateur du Musée royal d'histoire naturelle. — Via S. Francesco, 23, Pise (Italie). 1867. GOBANZ, D'" JosEF, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Klagcnfurt, Carinthie (Autriche). 1872. Heynemann, D. -F., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — Schifferstrasse, 53, Sachsenhausen, près de Francfort-sur-le-Mein (Allemagne). 1868. Hidalgo, D'' J. -Gonzalez. — Huertas, 7 Duplicado, 2" derecha, Madrid (Espagne). 1874. IsSEL, D'' Arturo, professeur. — Gênes (Italie). 1865. Jamrach, Ch., naturaliste. — S*-George street, 180, East, Londres. 'I873-(1882). Jones, T.-Rupert, professeur k l'Université, membre de la Société Royale.— 10, Uverdale Road, King's Road, Chelsea, Londres, S. W. 1872. KoBELT, D'' W., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc.— Schwau- heim-sur-le-Mein (Allemagne). 1864. Lallemant, Charles, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — L'Arba, près d'Alger (Algérie). 1866. Ma.nfredonia, commandeur Giuseppe, O"" en médecine, professeur, membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — Via Fonscca, 70, Naples (Italie). LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CLXIII 1872. Matthew, g. -F., membre de diverses Sociétés savantfis. — Lcustones, depart- mcnt S'-John, Nouvcau-Brunswick (Canada). 1866. MouiÈRE, J., doyen de la faculté des sciences, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de Baycux, 40, Cacn, Calvados (France). 1860. Paulucci, M'"« la marquise Mauianna. — Villa Novoli, Florence (Italie). {Coquilles vivantes.) 188-2. Renard, D"" Charles, conseiller privé, président de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Slary Piniéne, maison de la princesse Koudachefî, Moscou (Russie). 1876. Ressmann, D"" Fr. — Malborgeth (Autriche), 1868. RoDRiGUEZ, Juan, directeur du Musée d'histoire naturelle. — Guatemala. 186T. RoTHE, TvGE, directeur du Jardin Royal de Rosenborg. — Copenhague (Danemark). 1868. Sciuto-Patti, Carmelo, ingénieur, membre de l'Académie des Sciences naturelles de Catanc et de diverses Sociétés savantes. — Catane (Sicile). •1864. Stossich, Adolf, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Trieste, Istrie (Autriche). 4878. Tapparone-Canefri, chevalier Cesare. — Via Sant'Ugo, 8 (interne 4), Gênes (Italie). 1882. Von Koenen, D'' Adolphe, prof(^sseur h l'Université royale de Gôtiinge. — Gottinge (Allemagne) . iSlU. Westerlund, D"" Carl-Agardh. — Ronneby (Suède). 1865. Westerman, G. -F., directeur du Jardin zoologique d'Amsterdam, membre de diverses Sociétés savantes. — Amsterdam (Néerlande). 1873. Winkler, T.-C, D'" en sciences naturelles, conservateur au Musée Teyler, membre de diverses Sociétés savantes. — Harlem (Néerlande.) Afembres efTectirs 1883. Albreciit, D' Paul. — Chaussée d'Eppendorf, i44*'^, Hambourg (Allemagne). 1882, Ballion, Jean, membre de la Société Géologique de Belgique. — Place de la Calandre, 8-9, Gand. (CoUeclion de mollusques vivants et fossiles.) 1874. Barrois, Charles, licencié en sciences naturelles, préparateur de géologie à la Faculté des sciences. — Rue Rousselle, 47, faubourg Saint -Maurice, Lille (France). (Spongiaires.) i88o. Bauwens, Charles, notaire. — Place du Pelit-Sablon, Bruxelles. 1870. Bauwens, L. -M., receveur des contributions, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue Ganshoren, 15, Koekelberg-Bruxolles. 1880. Bayet, Ernest, étudiant en ch-oit. — Rue Joseph II, ,H8, Bruxelles, 1879. Beine, Victor. — Rue du Trône, 33, Ixelles, 1873. BouYET, Alfred, général-major. — Rue du Méridien, 100, Saint-Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1864. Briart, Alphonse, ingénieur en chef des charbonnages de Mariemont et Bascoup, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique. — Morlanwelz, Hainaut. CLXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1872. Bricourt, C, avocat. — Avenue Louise, -182, Bruxelles. 1877. Brot, D'' Aug. — Malagnon, 6, Genève. 1882. BtJLTER, Charles. — Rue d'Assaut, 20, Bruxelles. 1879. Carez, L.-L.-H., membre de la Société Géologique de France. — Avenue Hoche, 36, Paris. 1880. Cluysenaar, D'" Gustave, professeur de Sciences naturelles à l'École normale de Huy , — Huy (Statte). 1863. * CocHETEUx, Charles, général-major en retraite. — Rue Fabry, 25, Liège et Sclessin (Ougrée). 1870. Cogels, Paul, membre de diverses Sociétés savantes. — Château de Boecken- berg, Deurne, près Anvers. (Géologie et paléontologie des environs d'Anvers.) 1873. COLBEAU, Emile, membre de la Société royale Linnéenne de Bruxelles. — Rue Hydraulique, 14, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1864. Cornet, François-Léopold, ingénieur, directeur de la Société anonyme des phos- phates de Mesvin-Ciply, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique. — Boulevard Dolez, 28, Mons. (Fossiles crétacés.) 1885. Cossmann, Maurice, ingénieur civil, inspecteur du Mouvement au Chemin de fer du Nord. — Rue Saint- Vinceni-de-Paul, 17, Paris. 1874. Cotteau, Gustave, juge honoraire, membre de la Société Géologique de France, etc. — Auxerre, département de l'Yonne (France). (Échinodermes.) 1869. Craven, Alfred-E., membre de diverses Sociétés savantes. — S^ George 's road, 65, S.W., Londres. 1876. Crépin, François, directeur du Jardin botanique de l'État, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, secrétaire de la Société royale de Botanique. — Rue de l'Esplanade, 8, Ixelles-Bruxelles. 1873. Crocq, D"^ Jean, sénateur, professeur à l'Université libre de Bruxelles, membre de l'Académie royale do médecine de Belgique, etc. — Rue Royale, 110, Bruxelles. 1884. Daimeries, Anthyme, ingénieur. — Rue Royale, 2, Bruxelles. 1879. Da Silva Ribeiro, Di^Abel. — Aideia Gallega, près do Lisbonne (Portugal). 1866. Dautzenberg, Philippe. — Rue de l'Université, 213, Paris. (Coquilles marines d'Europe.) 1873. Davreux, Paul, ingénieur, inspecteur-adjoint de l'enseignement professionnel, secré- taire de la commission du Musée royal de l'industrie. — Rue Lefrancq, 14, Schaerbeek-Bruxclles. 1871. De Bullemont, Emmanuel, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue del'Arbre- Bénit, 39, Ixelles-Bruxelles. 1874. Deby, Julien, ingénieur, membre de diverses Sociétés savantes. — 31, Belcize Avenue, St-John's Wood, London, N. W. (Observations microscopiques.) 1880. De Cort, Hugo, étudiant. — Rue de l'Arbre-Bénit, 79, IxeHes-Biuxelles, 1874. De Cossigny, J. Charpentier, ingénieur, membre de la Société Géologique de France, etc. — Courcelle, près Saint-Parrcs-Ies-Vaudcs, département de l'Aube (France). 1885. Dedeyn, Raymond, avocat. — Rue des Plantes, 28, Saint-Josse-ten-Noode. 1880. De Dorlodot, l'abbé Henry. — Au château de Floreffe. 1883. DE Gregorio, marquis Antonio, docteur en sciences naturelles. — Via Molo, Palerme. 1874. De Guerne, Jules, licencié es sciences, membre de la commission d'histoire naiurelle du Musée de Douai. — Rue Monge, 2, Paris (Nudibra^iches .) LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ GLXV 187(3. Dejaer, Ernest, ingénieur au corps dos mines, — Rue de la Chausséi.', 22, Mons, 1869. De Jonche, vicomte Baudouin. — Rue du Trône, GO, Quartier-Léopold, Bruxelles, 1875. Delacre, Ambroise, pharmacien. — Montagne de la Cour, 80, Bruxelles, 1879, De Ladrière, Prudent. — Rue de Namur, 13, Bruxelles. 1874. De la Fontaine, Jules, conservateur des collections de l'Université, membre de plu- sieurs Sociétés savantes . — Garni , 1885. De La Vallée Poussin, Charles, professeur à l'Université. — Rue de Namur, 190, Louvain . 1880. De Limburg Stiru.m, comte Adolphe, étudiant. — Rue du Luxembourg, 30, Bruxelles, et château de Lumay, près Hougaerde. 1883. De Loë, baron Alfred. — Château de Beugnies, Harmignies, près Mons, et boulevard de Waterloo, 64, Bruxelles. 1871. De Looz Corswareh, comte Georges, membre de diverses Sociétés savantes. — Château d'Avin, par Avcnnes, province de Liège, et Boulevard de Waterloo, 64, Bruxelles. 1880. Delvaux, Emile, capitaine de cavalerie. — Avenue Brugmann, 456, k Uccle-Iez- Bruxelles. {Géologie tertiaire.) 1872. Denis, Hector, avocat, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Rue de la Croix, 42, Ixelles-Bruxelles. 1863. *De Sélys Longchamps, baron Edmond, sénateur, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Quai de la Sauvenière, 34, Liège, et château de Longchamps, près de Waremme. 1871. Desguin, Pierre, ingénieur. — Rue des Croisades, .32, Bruxelles. 1880. Determe, Stanislas, étudiant. — Cliaussée do Wavre, 19, Ixelles-Bruxelles. 1863. *Dewalque, D'' Gustave, professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Rue de la Paix, 17, Liège. 1872. DOLLFUS, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. -—Rue de Cha- brol, 45, Paris. 1880. DoLLO, Louis, aide-naturaliste au Musée royal d'histoire naturelle. — Rue de la Tou- relle, 44, Etterbeek-Bruxelles. 1882. Dupont, Victor, industriel. — Rue de Saint-Sauveur, à Renaix. 1882. Eben, Guillaume, instituteur. — Délie, près de Velthem. 1876. EcK, André, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Bourg-Tibourg, 4, Paris. 1872, Fleming, S.-R, — Boulevard du Régent, 15, Bruxelles. 1865. Fontaine, César, membre de diverses Sociétés savantes. — Papignies, Hainaut. 1879. Forir, Henri, ingénieur des mines, répétiteur de minéralogie et de géologie à l'École des mines, conservateur des colieclions de minéralogie et de géologie de l'Uni- versité, — Rue Haut-Laveu, 75, Liège, 4874. Friren, abbé A,, piofosseur au petit Séminaire, membre de diverses Sociétés savantes, — Montigny-lez-Melz, Lorraine (Allemagne). {Fossiles du lias et de l'oolile inférieure.) 1881. Gardner, John, Starkie, membre de la Société géologique de Londres. — Damer Terrace, 7, Chelsea, Londres {Paléontologie végétale.) 1874. Giard, Alfred, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, etc. — Lille (France) 1874.- Gosselet, Jules, professeur de géologie à la Faculté des Sciences, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue d'Antin, 18, Lille (France). CLXVI SOCIÉTÉ ROYALF: MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1880. H^.usLER, D'' Rudolf, membre de la Société Géologique de Londres. — The Military Cottage, Sunhury-on-Thames, Middlesex. 1880. Hennequin, Emile, major du coips d'état-major, directeur de l'ïnstitul cartogra- phique militaire. — La Cambre, Ixelles-Bruxelles. 1873. HouzEAU DE Lehaie, Auguste, membre de la Chambre des représentants, de la Société des Sciences du Hainaut, etc. — Hyon, près de Mons. 1885. HoLZAPFEL, D^ E., professeur de paléontologie et de minéralogie à l'Institut royal supérieur technique. — Aix-la-Chapelle (Allemagne). 1883. Janson, Paul, avocat. — Place du Pctit-Sablon, 18, Bruxelles. 1879. JoLY, A., professeur à ri'niversité libre de Bruxelles. — P»ue du Parnasse, 3.S, Lxellcs-Bruxelles. 1875. JoRissENNE, D'' Gustave, membre de la Société Géologique de Belgique, etc. — Boulevard de la Sauvenièrc, 130, Liège. 1867. Lanszweert, Edouard, pharmacien. — Piue de la Chapelle, 85, Ostende. {Mollus- ques marins de Belgique.) 1872. Lefêvre, Théodore, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Pont-Neuf, 10, Bruxelles. {Paléontologie tertiaire.) 1879. Liénard, Valère. — Ghoy-lez-Lessines . 1884. MacLeod, Jules, docteur en sciences naturelles. — Melle, près Gand. 1871. Malalse, Constantin, D'' en sciences, professeur à l'Institut agricole de l'État, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Gembloux. {Terrain silurien et fossiles qu'il renferme.) 1882. Mallien, Célestin, instituteur k l'École primaire supérieure de l'Étal. — Rue de Terre-Neuve, 169, Bruxelles. 1873. Mazé, h., ordonnateur de la Guadeloupe. — Basse-Terre (Guadeloupe). 1875. Michelet, Gustave, ingénieur, membre de la Société belge de Microscopie. — Rue de Pascale, 6, Quartier-Léopold-Bruxelles. 1882. MoENS, Jean, avocat. — Lede, près Alost. 1879. Monthiers, Maurice, ingénieur des mines, membre de la Société Géologique de France. — Rue d'Amsterdam, 70, Paris. 1877. Mors, Emile, étudiant. — Rue Solferino, 4, Paris. 1884. Nobre, Augusto. — Liberdade, 59, Oporto (Portugal). 1872. Ortlieb, J., chimiste, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de Mérode, 169, Saint-Gilles, Bruxelles. {Géologie générale du bassin tertiaire anglo- flamand.) 1880. Pelseneer, Paul, docteur en sciences naturelles. — Rue du Gentilhomme, 17, Bruxelles. 1882. Pergens, Edouard. — Rue de la Station, 93, Louvain. {Mollusques terrestres et flu- viatiles de la Belgique. Fossiles maestrichtiens .) 1881. PiGNiiUR, LÉOPOLD, candidat en sciences naturelles. — Rue de la Consolation, 88, Schaerbcek-Bruxelles . 1870. Pire, Louis, professeur honoraire de l'Athénée royal de Bruxelles, membre de diverses Sociétés savantes. — Villa Singnpoor, allée du Waux-Hall, Spa. 1879. Piret, Adolphe, Comptoir belge de Minéralogie et de Paléontologie. — Quai de l'Arsenal , Tournai. LISTK DHS MKMnRF.S DK LA SOCIKTI;: CLXVIl 1873. Potier, Alfred, ingénieur cIps mines, membre de la Socidlé géologique de France. — Boulevard Saint-Michel, 89, Paris. 1870. PuRVEs, J.-C, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle. —Chaussée de Char- leroi, 191, Saint-Gilles-BruxcUes. 1882. Raeymaekkrs, Désiré, étudiant en médecine. — Rue de la Station, 164, I.ouvain. (Coquilles inariiies, terrestres et ftiiviatiles; fossiles tertiaires.) 1883. Raeymaekers, Louis. — Rue do la Station, 1G4, Louvain. 1883. Renson, Charles, pharmacien. — Rue de Tirlemont, 52, Louvain. 1880. RoBiE, Françols, instituteur. — Au Chant-dcs-Grenouillos, Forest-lez-BruxcUes. 1863. 'RoFFiAEN, François, arlisto peintre, membre de plusieurs Sociéjés savantes. — Rue Godecharle, 16, I.xclles-Druxelles. (Collection des espèces terrestres , principale- ment du genre Hélix.) 1880. RoFFiAEN, Hector, lieutenant du génie. — Rue Godecharle, 21, Ixelles. 1881. RoMBAUT, Eugène, inspecteur de l'industrie et de l'en.seignement professionnel. — Rue des Chevaliers, 12, Bruxelles. 1884. RoiFFART. EMILE, D^ en médecine. — Boulevard du Régent, 9, Bruxelles. 1883. Roussel, Armand, architecte. — Rue des Sablons, 4, Bruxelles. 1879. RucQUOY, Alfred. — Rue du Pont-Neuf, 28, Bruxelles. 1872. RuTOT, Aimé, ingénieur honoraire des mines, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, membre de la Société géologique de Belgique. — Rue du Chemin-de- Fer, 31, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1882. Sacré, J., étudiant. — Rue Notre-Dame, 10, Louvain. 1874. Schepman, M. -M., naturaliste. — Rhoon, près de Rotterdam (Néerlande). 1885. ScHMiTZ, Gaspard. — Avenue de Wilryck, 2, Anvers. 1880. Shrubsole, W.-H., membre de la Société Géologique de Londies. — High street, 62, Shecrness-on-Sea, comté de Kent (Angleteric). 1880. Steel, Thomas. — Condong Sugar mill. Tweed River (Nouvelle-Galles du Sud). 1879. Stevens, J.-D. — Bouhvard de Waterloo, 99, Bruxelles. (Fossiles tertiaires de Belgique.) 1878. Stevens, Jean, ingénieur. — Rue des Palais, 155, Schaerbeek-Bruxelles. 1879. TiLLiER, Achille, architecte. — Pâturages. ^872. Ubagus, Casimir, membre de plusieurs Sociétés savantes.— Rue des Blanchisseurs, Maastricht (Limbourg néerlandais). 1884. Van Beneden, Édou.\rd, professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académie ■ des sciences de Belgique. — Rue des Auguslins, 43, Liège. 1369. Van den Broeck, Ernest, conservateur au Musée royal d'histoii'e naturelle, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue de Terre-Neuve, 102, Bruxelles. (Fora- minifères. Distribution géographique des Mollusques. Collection spéciale des Mollusques belges.) I 882. Va>dendaele, Henri. — Rue des Prêtres, 136, Renaix. (Fossiles tertiaires.) 873. Van Ertborn, baron Octave. — Cliâteau de Solhof, Aertselaer, et rue des Lits, 14, Anvers. (Géologie tertiaire.) S80. Van Mossevelde, Jules, industriel. — Diffordange (Giand-Duché de Luxembourg). 880. Velge, Gustave, ingénieur civil. — Lennick-Saint-Quentin. (Géologie tertiaire.) CLXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQ'JE DE BELGIQUE 1869. Vincent, Gérard, contrôleur des recherches paléontologiques du 3Iusée royal d'his- toire naturelle. — Avenue d'Audcrghem, 97, Etterbeek-BruxcUes. {Fossiles des terrains e'ocènes de Belgique.) 1873. Weinmann, Rodolphe, chimiste, membre de la Société Entomologique de Bel- gique, etc. — Rue Berckmans, 36, Saint-Gillcs-Bruxelles. 1876. Weissenbruch, Paul, imprimeur du Roi. — Rue du Poinçon, 43, Bruxelles. 1863. 'Weyers, Joseph -Léopold, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue Joseph II, 35, Bruxelles. 1882. WooT DE Trixhe, Jos., pharmacien. — Namur. 1874. Wright, Bryce, membre de la Société royale d'Histoire de Londres. — Hesket House, Guildfort Street, Russell Square, Londres. 1879, Yseux, Emile, D' en médecine, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Avenue du Midi, 97, Bruxelles. Membres décédés 1875. Davidson, Thomas, membre de la Société Royale et de la Société Géologique de Londres, à Brighton (Angleterre). 1876. Jeffreys, Gwyn, membre de la Société Royale de Londres, à Londres (Angleterre). 1867. SowERBY, G.-B., à Londres (Angleterre). 1866. Dubrueil, E., membre de diverses Sociétés savantes, ^ Montpellier (France). 1872. LA^CIA di Brolo, duc Frederico, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences de Palerme, ù Palerme (Italie). 1867. ScHMiDT, Oscar, professeur ^ l'Université de Strasbourg, à Strasbourg (Alsace- Lorraine). 1867. Wiechmann, Di^C-M., membre de diverses Sociétés savantes, à Kadow, Mecklem- bourg (Allemagne). TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME XX, 1SS5 DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Pages. Annales de la Sociélé Royale Malacologique de Belgique, tome XX, 1885 . . iij Assemblée générale annuelle du 5 juillet 1885 LXIV Bulletin bibliographique CXXIII Bulletin des séances de la Société III Bulletins de la Sociélé Royale Malacologique de Belgique, tome XX, 1885 . . I Catalogue des Mollusques des environs de Coïmbre (Portugal), par Auguste Nobre 45 Collections malacologiques CXLI Époque quaternaire. — Quelques mois sur le grand bloc erratique d'Ouden- bosch, près de Bréda, et sur le dépôt de roches granitiques Scandinaves découvert dans la région, par É. Dclvaux G Institutions correspondantes CXLV Liste dés Ptéropodes du terrain tertiaire parisien, par G. DoUfus et G. Kamond (pi-nO 38 Liste générale des membres CLVIl Mémoires de la Société Royale Malacologique de Belgique, tome XX, 1885 . , 1 Note succincte sur l'excursion de la Société géologique do Belgique h Spa, Stavelot et Lammersdorf en août-septembre 1885, par Ë. Delvaux. ... 15 Note sur le sous-genre Smendovia, Tournoucr (1882), par le U"" Lodovico Foresti (traduit de l'italien par le major É. Henncquin) 27 Notices biographiques v Nouveaux Bryozoaires du crétacé supérieur, par A. Meunier et Éd. Pergens (Pl. II) 3^2 Séances de la Société : 3 janvier 1885 V Note sur les conséquences de certaines erreurs d'inlerprctalion au point de vue géologique, par le baron 0. van Ertborn cl P. Cogels. GLXX TABLE DES MATIÈRES Pages. Réponse à la note de MM. van Ertborn et Cogels sur les conséquences de certaines erreurs d'interprétation au point de vue géologique, par E. Van den Brocck. Quelques mots sur l'étage asschien, par A. Hutot. Sur la distinction spécifique des Sepiola Atlantica el Rondeleti, par P. Pelseneer. 7 février 4885 ^^^^ Réplique à la réponse de M, Van den Broeck h la note de MM. van Ertborn et Cogels sur les conséquences de certaines erreurs d'in- terprétation au point de vue géologique. Réponse à la réplique de MM. van Ertborn et Cogels au sujet des con- séquences de certaines erreurs d'interprétation au point de vue géologique. Noie sur la présence du Dreissena Cochleata, Nysl, dans un étang au nord d'Anvers, par D. Raeymackers et le baron A. de Loc. 1« mars 1885 • • ^^^' Recherches malacologiques à l'embouchure de la Somme, à vSaint- Valéiv, au Crotoy, à Cayeux, au Bourg-d'Ault, à Mers et au Tréport, par le baron A. de Loë et D. Raeymaekers. 4 avril 188îi ^^'^ 9 mai 1885 ^^^^^^ 6 juin 1885 LV De la constitution géologique du territoire de la feuille d'Aerschot d'après la carte au 1/20.000 de MM. van Ertborn et Cogels et d'après les levés du Service officiel, par E, Van don Broeck. 5 juillet 1885 (assemblée générale annuelle). .,.,,.... LXIV Rapport du Président. Budget. Fixation des jours el heures des assemblées de la Société, Choix de la localité et de l'époque de l'excursion annuelle de la Société. Nomination de trois membres du Conseil pour les années 1885-1886 et 1886-1887. Nomination de trois membres de la Commission des comptes pour l'année 1885-1886. 1" août 1885 • ^^^ Note sur deux gisements des sables et argiles d'Hautrages, par F.-L. Cornet. Sur les résultats de l'étude des étages landenien et hecrsien sur les feuilles de Landen, Saint-Trond et Heers, par A. Rutol. Note sur la nouvelle classification du terrain quaternaire dans la basse et la moyenne Belgique, par A. Rutot et E, Van den Broeck. TABLE DES MATIERES CLXXl 5 septembre i885. . . ^^«^s- LXXXV 3 octobre 1885 . . XC Note préliminaire sur l'âge des diverses couches confondues sous le nom de tufeau de Ciply, par A. Rutot et E. Van deu Broeck. Sur I aire de dispersion de Lasœa rubra, Mont, par P. Pelseneer. 7 novembre i885 . . XGVII ^"m!?^ "^^ '"*"''" ^' ^'""^y' J*'' ^•-^- Co'"<^t «t A. Briart. Réponse à 3IM. Rutot et Van den Broeck. Sur l'âge tertiaire du tufeau de Ciply, par A. Rutot et E. Van den Broeck . 5 décembre 1885 . . ex Nouveaux documents relatifs à la détermination de l'âge de la masse principale du tufeau de Ciply, par A. Rutot et E. Van den Broeck. Sur le terrain quaternaire des environs de Mons, par A. Rutot <,. net Tpr^r '^'"'''' ^ *^''''" "^'"^ ^' ''"'''" quaternaire, par" F.-L. Cor- ^twrf t\,";«^^f ^ ^«"^'^""«« dan; i; tome' XX d'es Anndes' d^ ^ la Société Royale Malacologique de Belgique . n .-jy Tableau indicatif des Présidents de la Société depuis sa fondation ; ' * ' CL X PLANCHES DU TOME XX, 1885 DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE Planxhe I. — Coupe observée à Mesvin, dans le terrain quaternaire, par F.-L. Cornet. Mémoires, page 3. — II. — Nouveaux Bryozoaires du crétacé supérieur, par A. Meunier et Éd. Pergens. Mémoires, page 32. — III. — List:? des Pléroiiodes du terrain tertiaire parisien, par G. Dollfus el G. Ramond. Mémoires, page 38. PLANCHE I Coupe observL^e à Mesvin, dans le terrain quaternaire. .4nn. df la Soc. Rui/ J/a/ac fie Belfiaue- Thma XX(,S8Si, PI r Figure 2. JLchetu, de z mtUi/nètres pour j mèùv . Fièure 1. Mcitelle. des loitgueiw.v. lOTndIifii pour loo mitres Echelle des ItauUurs. i nullini pouf 1 tujélre.- LEGENDE A TsTtun rréOia- B ffrttatre Niveau- Je lu niez; PLANCHE II 1. Camerapora recta, sp. n. a. Grandeur naturelle; b. Id., 8/1, vue d'en haut; c. Id., 8/1, vue de face. 2. Clausacamerapora mamillata, sp. n. o. Grandeur naturelle; b. Id. 8/1. 3. Id. a. Grandeur naturelle; 6. Id. 8/1. 4. Id. Var. inflata, nob. a. Grandeur naturelle; b. Id. 8/1. 5. Curvacamerapora cretacea, sp. n. a. Grandeur naturelle (figurée sens dessus dessous); b. Id. 8/1 (aussi figurée sens dessus dessous), vue de face; c. Id. 8/1; vue postérieure (ici la figure est dans sa position normale) ; d. Coupe transversale schématique, 25/1 , 6. Lopholepis rapax, sp. n. a. Grandeur naturelle, vue postérieure; b. Colonie, 8/1, vue antérieure; c. Id., 8/1, vue postérieure. 7. Beptotubigera cristata, sp. n. a. Grandeur naturelle; b. Id. 8/1. 8. Discoflustrellaria Ubaghsi, sp. n. a. Grandeur naturelle, vue inférieure; b. Id. 1/1, vue de profil; c. Id. 6/1, vue flupé* rieure; d. Id. 6/1, vue inférieure; e. (Quelques zoécies, 2S/1. 9. Bidiastopora Corneti, sp. n. a. Grandeur naturelle ; b. Coupe transversale, 9/1; c. Id., vue de face, 9/1 7of„c.\Ti/SS.T>Pl//. ia r-eriens A Mennier- fiel PLANCHE III Fig. Ui-b. — Spirialis pygmcea, Lamk. (fip,uros copiées de Lamarck). — \c-d-e. — — — — (d'aprc^s nature, grossies 10 fois, coll. Bezançon). — 2. — Sinrialis Bernayi, de Laub. (ropié d'après l'auteur). — 3. — F«^i?îe//a pa/'iszensù.Wat. (copié d'après l'auteur). — 4a-b. — Euchilotheca succmcla, Defr. (figure copiée du Dictionn. des Se. Nat.). — J^c-d. — — — — (d'après nature, coll. Bez., grossies 10 fois). .hui /ie fa S(K:. /^<>y. J/a/zu: de. Nc/çtçue 7'c„u. À'X ( /SS.7 1 PL/// é lâ ib 16 •}• %. G-Dollfrs, del luA. CSdiV'X i/'is Pf' "Ife ANNALES DE LA v^^ DE BELŒIQ;TJE TOME XX (rUuiSIKME SÉRIE, TOME V) ANNEE 1885 BRUXELLES p. W'EISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 45, RUE OU POINÇON, 45 J■:•■v'^ ' ■:■<■■'<'■- ■.!■ -jr ;.■;., j(. ■'■'^.■ ■v:- -.■'s^' ■ ~ ■'T "".)'.. ;■ .-'•■-'j',"-. i-'^A'.';^.", ■.V'-.'viJ'. ■ _ ,;'' ' '. -■ 1 .'i-V '. .;ii<.?>i'-\N,r4i(» ■.,; '.i:. iJi:, ■. .'■„.■.■■.,;■:';■ r'V.);i!t"'V''i'JT'''"'j^''''° ..<.■.. -H A-.-wV'' K< ».-■. ,jilU.4,i.;.i,|r <<_■ •,v..-. :.■. ; ^^^, •;' '^.■'/•' ■:■;'''' /;S«''j>iy«f<".'«.< JÎÎi.i<^'i.-£'^- -'"'■"• Vi'-'''''V."-i'"''"-î'P*'?.'''^''i'"\'i ■x'^v: *""^'*''''Sr'!f'*" ■aB^ttanMittÉ ÉiasÉièaÉ